Derniers articles Africa Fan

Vous avez sûrement déjà vu la photo Violon d’Ingres (Une femme nue de dos avec un dession évoquant les formes d’un violon), et vous pensez peut-être bien connaître Man Ray?

Man Ray, un personnage haut en couleur

Man Ray (version américaine et raccourcie de son vrai  nom Emmanuel Radnitsky) est né en 1890 à Philadelphie. Issu d’une famille immigrée russo-juive, il passe la plus grande partie de sa jeunesse dans le quartier de Brooklyn à New York. Peintre à l’origine, il vient à la photographie parce qu’il n’est pas satisfait des photos prises de ses tableaux.

Il fonde avec Marcel Duchamp la branche américaine du dadaïsme à New York. Nul n’étant prophète en son pays, il quitte les Etats-Unis en 1921 pour s’installer à Paris, où il est immédiatement adopté par l’avant-garde parisienne et devient partie intégrante du mouvement surréaliste, au côté d’André Breton et Tristan Zara. Il s’installe à Montparnasse et tombe amoureux du mannequin Kiki de Montparnasse. C’est là qu’il révolutionne l’art de la photographie pendant plus de vingt ans.

Personnage haut en couleur, il s’indigne un jour sur la question d’un journaliste qui lui demande sa date de naissance. « C’est dans tous les livres. Si vous êtes trop paresseux pour faire des recherches, je serai trop paresseux pour répondre à votre question».

L’art africain, de l’ethnographie confidentielle à la popularisation dans les mass medias

Auparavant réservé aux musées d’ethnographie ou d’histoire naturelle, l’art africain s’installe dans une galerie d’art pour la première fois, en 1914. Présenté sur des piédestaux et non comme dans des spécimens en vitrine, l’art africain s’affiche pour sa seule valeur esthétique et sans aucune explication sur son utilisation originelle.

Une exposition au Musée d’art moderne (MOMA), African Negro Art, en 1935, vient consacrer l’art africain. Walker Evans, photographe très connu aux Etats-Unis pour avoir dépeint la Grande dépression, réalise un reportage photo de cette exposition. La photo n’est encore considérée que comme un moyen technique de représenter la réalité, et non une forme d’art à part entière. Les artistes de la Harlem Renaissance s’inspireront de ces photos, à l’instar de Loïs Mailou Jones, dont la peinture cubiste représente un masque exposé au MOMA.

Man Ray entre en scène dans les années 30, lorsqu’un collectionneur danois, Carl Kjersmeier, lui demande de réaliser des photos de sa collection d’art africain. La photo n’est encore qu’un media considéré neutre pour mettre en valeur la collection d’objets originels. Mais, c’est l’âge de la reproduction mécanique qui permet à l’art africain de devenir connu d’un plus large  public, et plus seulement des connaisseurs qui fréquentent musées et galerie.

La photo devient un art en soi et l’art africain est utilisé dans le mouvement surréaliste, comme le montrent les photos de Man Ray, mais aussi de photographes d’avant-garde tchécoslovaques, allemands et britanniques.

L’art africain entre dans l’ère des mass medias et est définitivement popularisé lorsque Man Ray publie dans Vogue Noire et Blanche, une photo représentant Kiki de Montparnasse avec un masque africain. L’art africain inspire la mode, à l’instar de Lilly Daché, modiste française qui a fait carrière à New York, et dont les chapeaux s’inspirent visiblement de l’art africain.


Crédits photographiques:

1. Man Ray, Simone Kahn (with Vanuatu male figure, eastern Malekula), vers 1927. Modern print. Collection of Edmunde Treillard. © Man Ray Trust / Artist Rights Society, NY / ADAGP, Paris

2. Man Ray, Mode au Congo (comtesse de Saint-Exupéry). 1937. Gelatin silver print. The Baltimore Museum of Art. Photo: Mitro Hood. © Man Ray Trust / Artist Rights Society, NY / ADAGP, Paris

3. Man Ray. Noire et Blanche, 1926. Gelatin silver print. The Baltimore Museum of Art. Photo: Mitro Hood. © Man Ray Trust / Artist Rights Society, NY / ADAGP, Paris

source :La Plume d’WAA

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

De belles fesses rondes

Trop basses, trop généreuses, molles, plates ou tombantes : nos fesses, c’est toute une histoire. On rêve toutes d’un joli popotin, bien ferme et rebondi façon Jennifer Lopez ou Heidi Klum. Alors vite, plus une minute à perdre on remplace la graisse par du muscle grâce à une bonne alimentation, des exercices de gym ciblés et des soins malins. Action !

Comme le ventre et les jambes, les fesses font partie des zones à problèmes du corps féminin. En cause : l’élasticité des tissus (en prévision d’une éventuelle grossesse) et la structure particulière des cellules adipeuses. Ces deux phénomènes favorisent l’accumulation desgraisses et de l’eau. D’où des rondeurs « molles » et un effet peau d’orange.

Les muscles des fessesOutre de bonnes réserves de graisses, les fesses abritent 3 muscles différents.

- Le grand fessier ou « postérieur » : situé à l’arrière du bassin, il est le plus volumineux et le plus superficiel des muscles fessiers. Il constitue l’essentiel de la région fessière. Tonifié, c’est lui qui donne l’aspect bombé des fesses.

- Le moyen fessier : situé sur le côté du bassin, en haut, c’est un muscle épais et court en forme d’éventail. Tonifié, c’est lui qui souligne le haut des fesses et leur apporte leur galbe.

- Le petit fessier : il est situé plus en profondeur et un peu plus bas, sous le moyen fessier. Tonifié, c’est lui qui évite les débordements sur le côté, à la jonction entre la cuisse et le bassin, là où se niche justement la masse graisseuse.

Quand ces muscles sont peu sollicités, ils se relâchent facilement et laissent les rondeurs s’installer.

Les activités pour solliciter les fessiers Le pire ennemi de notre popotin ? La sédentarité, qui nous fait passer de nos sièges de voiture…à nos fauteuils de bureau… à nos canapés !

Comment bouger au quotidien ?

- Marchez : Déplacez-vous au maximum à pied. Poussez sur vos jambes et allongez la foulée.

- Prenez les escaliers : Montez les marches deux par deux, une fois lentement et une fois rapidement en poussant bien sur vos jambes. Finis les escalators et les ascenseurs !

- Serrez les fesses : En faisant la cuisine, dans les transports, sous la douche : contractez vos fessiers le plus souvent possible, en vous tenant droite et en maintenant la position.

Les bons sports pour compléter (2 à 3 fois par semaine)

- La course à pied : Non seulement elle fait fondre les graisses, mais en plus elle tonifie les fessiers. Pas la peine de chercher la vitesse, privilégiez la durée (au moins 30 à 45 minutes) et la régularité.

- L’aquagym : Ça muscle, ça masse et ça draine. C’est l’idéal.

- La natation : Battements de jambes ou mouvements de brasse, tous les muscles fessiers sont intensément sollicités et massés. Avec des palmes, c’est encore mieux. -La danse : Salsa, rock, danse africaine : quand la jambe travaille, les fessiers aussi.

- Le step et l’élliptique. C’est le même principe que monter des escaliers, mais en musique et avec un professeur. Donc moins rébarbatif !

A vous de jouer, pour avoir des fesses dignes de Shakira !

Le bouye ou pulpe de baobab est un très bon complément alimentaire qui vous aidera à garder la ligne tout en conservant votre tonus et en vous faisant plaisir.

source : dakarshopping.net

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

1 Commentaire

Des protocoles d’accords ont été signés, samedi à Shanghai, entre structures sénégalaises et chinoises. A l’exemple de l’Adpme qui a signé un mémorandum, d’une durée initiale de 5 ans, pour la promotion de « l’économie bilatérale et la coopération commerciale » avec l’Institution de la province de Zhejiang chargée des petites et moyennes entreprises. Les chefs d’entreprises privées sénégalaises ont aussi eu des rencontres fructueuses. C’est ainsi que Bio-essence a signé un contrat de vente de produits avec une société chinoise exerçant dans la distribution de matières premières. « Il s’agira de leur fournir des produits comme le Karité, l’huile de boabab », a expliqué Mama Khary Diémé, la Directrice générale. Par ailleurs, en marge de la journée nationale du Sénégal, célébrée samedi 24 juillet 2010, en présence du ministre du Commerce Amadou Niang et du vice-ministre chinois du Commerce Jiang Yaoping, les délégations ont visité les stands de pays comme la Chine, le Mali, le Ghana, le Togo, le Niger, la Gambie, la Mauritanie et celui de l’Union africaine. Elle a également été marquée par des prestations culturelles (soirée musicale, défilé de mode, danse avec le ballet national « La Linguère »).

SHANGHAI-BIS : SITES TOURITIQUES DE JOAL FINIO ET POINTE SARENE

Pour l’aménagement des nouveaux sites touristiques à Joal Finio, Pointe Sarène et de l’ile de St-Louis, entre autres, le Sénégal va à la recherche de partenaires, à Shanghai. « La réalisation de ces objectifs permettrait au Sénégal de donner un coup de fouet au secteur du tourisme », a commenté M. Ibrahima Wade, le secrétaire permanent de la Stratégie de croissance accélérée (Sca). Selon lui, « Toutes les zones concernées ont été immatriculées et un décret pris depuis décembre 2009 ». Quant au Directeur général de l’Agence nationale des Ecovillages, il a révélé « la disponibilité de 15 millions de dollars venant du Fonds mondial pour l’environnement (Fem) et de l’Allemagne, pour financer le programme dont Belvédère est le premier exemple ». Adama Ly signale, par ailleurs, que grâce à un partenariat avec les Chinois, les sachets plastiques biodégradables vont être utilisés dans les pépinières de reboisement.

Source: le Soleil

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Ingrédients

  • 120 gr de sucre
  • 80 gr de farine
  • 50 gr de pulpe de baobab disponible sur notre boutique
  • 60 gr de beurre fondue
  • 60 gr de pate d’arachide
  • 2 oeufs
  • 1 sachet de levure

Préparation

  1. Mélangez dans un bol la farine, la pulpe de baobab Baomix, la levure et le sucre.
  2. Ajoutez les oeufs, la pâte d’arachide et le beurre mou. Mélangez bien.
  3. Préchauffez votre four et beurrez la plaque de cuisson.
  4. Faites à la main des petites boulette et aplatissez les un peu sur la plaque. Enfournez pou 12min à 200°.
  5. Laissez refroidir avant de les décoller de la plaque de cuisson.

Biscuits à la pâte d'arachide et à la pulpe de baobab

Ces biscuits se conservent facilement 3 ou 4 jours dans une boite hermétique. On peut les déguster tel quel, dans du café ou émietté dans un yaourt c’est tout simplement délicieux.

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Les smoothies sont efficaces pour réduire votre appétit.

Smoothie baobab banane

Idéalement consommés au petit déjeuner, ils vont vous permettre de tenir jusqu’au déjeuner sans faiblesse ni grignotage.

Les smoothies doivent leur efficacité à leur composition riche en sucres naturels, en fibres et en vitamines fraîches.

Recette :

  • 1 poire
  • 1/4 de tasse de baie de goji réhydratée
  • 1 banane
  • 2 tasse d’eau
  • 1/8 de c. à thé de cannelle
  • 1 c. à soupe de lait en poudre
  • 4 c. à soupe de pulpe de baobab

Passer tout les ingrédients au mixer et rajouter un peu d’eau si la consistance vous parait trop épaisse.

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Verrine exotique

Pour cette recette, j’ai préparé 3 jus de différentes couleurs, du bissap pour avoir une jolie couleur rouge, du lait de coco pour un blanc intense et du jus de ditakh qui donne une couleur verte. Pour obtenir un entremets qui se tienne bien, j’ai mis 1 sachet de 7 g. de gélatine pour 40 cl de jus de fruit. Le résultat est superbe…

Nombre de personnes : 4
Préparation : 1 H;
Cuisson : 5 mn

Ingrédients :

  • 4 ditakhs
  • 1 poignée de fleur d’hibiscus rouges
  • 1 noix de coco
  • sucre
  • 3 sachets de gélatine en poudre

Recette :

Lavez les fleurs de bissap avant de les faire tremper dans 50 cl d’eau. Laissez-les macérer pendant 2 h. Filtrez et sucrez selon votre goût.

Râpez la noix de coco et pressez la pulpe pour obtenir 40 cl de lait de coco.

Retirez l’écorce des ditakhs, puis faites-les tremper dans l’eau. Malaxez lesfruits pour en extraire la pulpe.

Préparez la gélatine en versant 1 sachet sur 5 cl de jus de bissap, puis ajoutez 5 cl d’eau bouillante en remuant constamment dissoudre complètement la poudre. Lorsque le mélange est homogène, versez le reste du jus de bissap . Faites de même pour le jus de ditakh et le lait de coco.

Au gré de votre fantaisie, versez un jus, faites-le prendre au réfrigérateur, puis continuez avec les autres jus.

Source :blog-recettes-afrique.info

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Les pétales de fleurs de bissap seraient traditionnellement utilisées pour :

  • Favoriser la pousse des cheveux
  • Prévenir la chute des cheveux
  • Les rendre plus épais
  • Empêcher le grisonnement prématuré
  • Combattre les pellicules

Fleurs de bissap

Comment l’utiliser ?

Réduire les pétales de bissap en poudre et mélanger cette poudre de bissap avec de l’eau chaude ou du lait de coco de manière à obtenir une pate lisse.

Appliquer cette pâte sur le cuir chevelu et les cheveux puis laisser agir 30 à 45 minutes (voire 1 heure) avant de rincer abondamment à l’eau tiède.

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Dans les lignes qui suivent, je vais vous montrer comment perdre du poids facilement en consommant quotidiennement de la pulpe de baobab. Un fruit riche en fibres, vitamines, minéraux et acides aminés essentiels à votre organisme.

Perdre du poids grâce au fruit du Baobab Baomix, fruit bio

Perdre du poids grâce au fruit du Baobab Baomix, fruit bio drainant

  • Vous avez fait beaucoup de concessions alimentaires, mais vous n’avez jamais réussi à maigrir durablement ?
  • Vous avez essayé beaucoup de régimes contraignants sans jamais retrouver votre poids de forme?
  • Votre travail et votre vie de famille vous prend trop de temps pour une cuisine 100% maison et équilibrée?
  • Vous avez peur de ne pas retrouver votre corps d’antan?
  • La chirurgie esthétique vous tente mais vous ne vous sentez pas encore prêt à franchir le pas?

Le problème de beaucoup de régime c’est qu’ils apportent des carences alimentaires. C’est pourquoi la pulpe de baobab sera un soutien de choix pour vous aider à perdre du poids. Sa richesse en fibres vous apporte un sentiment de satiété immédiat tout en vous apportant les vitamines, minéraux et acides aminés dont votre organisme à besoin. Vous pouvez ainsi diminuer vos rations alimentaires en consommant avant ou pendant chaque repas un grand verre de jus de pain de singe (fruit du baobab) (3 cuillères à café dans un verre d’eau, de tisane, de jus de fruit,…)

Concrètement, comment ça marche? La pulpe de fruit du baobab contient 44% de fibres qui contribuent à apporter un sentiment de satiété important et qui facilite le transit intestinal.

Cqfd, vous avez moins faim et vous éliminez plus facilement!

Ces résultats vous les obtenez grâce à un produit 100% naturel, biologique et issu du commerce équitable.

C’est la raison pour laquelle nous avons voulu vous faire découvrir ce produit utilisé depuis des temps immémoriaux par les populations ouest-africaine, sa richesse en fibre et en vitamines en fait un aliment de premier choix dans leur alimentation quotidienne. Notre fournisseur travaille en partenariat étroit avec des groupements féminins du sud-est du pays fortement démunis et pour qui l’exportation de la pulpe de baobab est une grande opportunité.

  • Comment conserver votre tonus tout en pratiquant un régime? En ingérant quotidiennement vos besoins essentiels en vitamines et minéraux.
  • Comment retrouver votre corps d’avant? En ayant un régime alimentaire riche en fibre qui vous aidera à limiter votre appétit tout en facilitant votre transit intestinal.
  • Quelle est la méthode pour vous mettre en maillot sur la plage cet été sans complexe? En consommant quotidiennement Baomix sous forme de savoureux cocktails et smoothies.
  • Comment maigrir tout en respectant ses choix de consommation éthique? Baomix un produit 100 % naturel issu de l’agriculture biologique et du commerce équitable.
  • Est-il possible de pratiquer un régime sans contrainte? Un verre de Baomix vous apporte un sentiment de satiété et vous évite ainsi de vous resservir ou de consommer de grosses portions, ainsi l’estomac bien rempli, il n’y a pas de sentiment de manque.

Si vous voulez profiter de tout les bénéfices de Baomix dès cet été sur les plages je vous conseille de commencer maintenant, plus tôt vous commencerez, plus tôt vous en verrez les résultats!

Un résultat bluffant pour une saveur unique et originale, n’hésitez plus et essayez.

Témoignage :

- »Après trois grossesses mon corps s’est retrouvé vraiment transformé et ma vie de famille ne me facilite pas les choses pour suivre un régime. En consommant Baomix quotidiennement je peux enfin manger comme mes enfants en diminuant seulement mes portions alimentaires, j’ai ainsi toute l’énergie dont j’ai besoin pour avancer »

- »Maintenant que je consomme Baomix quotidiennement, mon corps retrouve son harmonie naturelle et j’apprécie croiser le regard des hommes sur mes formes à mon passage ».

- »Je ne retrouvais plus le regard empli de convoitise de mon mari sur mon corps comme à nos débuts et mon caractère épicurien m’empêche vraiment de suivre un régime. En buvant un verre de Baomix à chaque repas je peux continuer à concocter des repas savoureux, retrouver ma ligne et surtout la convoitise de mon époux ! »

- »J’aime être bien dans mon corps et dans ma tête, le fait de consommer de la pulpe de baobab me rend en pleine forme et m’a en plus aidé à gommer les kilos superflus sans effort, j’adore! »

- »J’ai un mari qui m’aime, des enfants adorables, un métier passionnant mais je trainais vraiment mes kilos en trop comme un boulet, un sentiment d’échec qui m’empêchait de m’épanouir pleinement. Avec Baomix, j’ai trouvé la solution à mon problème, mon corps a retrouvé de belles proportions et je suis enfin une femme comblée! »

- »Le plus épatant avec le pulpe de baobab, c’est l’énergie que ça vous donne, j’ai fortement diminué la taille de mes repas et je me sens en pleine forme. Baomix, c’est un concentré de vitamine »

Pulpe de Baobab Baomix Bio agoji

Pulpe de Baobab Baomix Bio agoji

Baomix est un produit totalement naturel sans adjuvant quelconque. En dehors de son intérêt dans le cadre d’un régime c’est un complément alimentaire de choix pour toute la famille.

Cliquez ici pour le découvrir

  • Une consommation quotidienne de Baomix de 10 gr à savoir 1 bonne cuillère à café par verre à raison de trois verres par jours vous reviendra à 1,04€ par jour.
  • Baomix sera un soutient pour vous aider à diminuer vos rations alimentaires sans frustration. La frustration alimentaire est la première cause d’échec dans la plupart des régimes.
  • La pulpe de baobab est reconnu depuis des millénaire en Afrique d’où elle provient, elle est autorisée sur le marché européen et américain depuis bientôt trois ans ou elle rencontre un franc succès comme complément alimentaire grâce à ses qualités nutritionnelles surprenantes.
  • La composition de la pulpe de baobab la rend efficace en toute situation, c’est sa richesse en fibre qui en fait un atout de choix dans tout régime alimentaire.

Avec Baomix obtenez des résultats rapidement sans effort

Ce qu’ils en disent :

- »Baomix, un produit original pour une saveur unique! » Cécile.R de Laval

- »Enfin un produit de régime savoureux! » Maryline.G de Nantes

Africa Fan le site des femmes nappy et du baobab

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Nous savons que jeûner, c’est donner la possibilité à votre corps d’éliminer les excédents de toxines accumulés, provenant d’une surcharge alimentaire, de stress et de sédentarité. Il permet de prendre de la distance et de faire la différence entre envie et besoin, faim et envie de manger, de faire un retour à une alimentation équilibrée, la seule qui permet de retrouver une santé de fer. Néanmoins, le menu durant ce mois béni de ramadan doit être composé d’aliments riches en vitamines mais aussi et surtout en sels minéraux capables de fortifier l’organisme.

Alimentation: une véritable pharmacie naturelle !

Alimentation: une véritable pharmacie naturelle !

C’est dans cet ordre d’idée que nous sommes décidés de vous parler de l’oseille de Guinée ou « bisaab bu xonk » très prisée durant cette période de jeûne.

Composition et vertus de l’oseille de Guinée
Notons d’emblée que les vertus nutritionnelles et médicinales de l’oseille de Guinée sont très nombreuses et peuvent nous aider au quotidien pour nous permettre de garder une forme olympienne et nous débarrasser de plusieurs affections. Elle est une véritable pharmacie naturelle !

L’oseille contient de l’acide oxalique, préjudiciable à la calcification des os mais aussi du fer en quantité importante. Elle est une boisson très prisée, il est entré petit à petit dans les mœurs des Africains, car il est classé parmi les boissons assez naturelles. Les vertus nutritionnelles et médicinales de l’oseille de Guinée sont très nombreuses et peuvent aider au quotidien pour garder une bonne forme et peuvent débarrasser de plusieurs affections.

Cette plante est exploitée en médecine moderne pour traiter des hémorroïdes et des blessures. La recherche récente a prouvé que l’oseille de Guinée a des propriétés antibactériennes. C’est un laxatif doux et il contient la vitamine C et l’acide malique. Ainsi elle constitue un bon remontant durant ce mois béni. Il a été aussi noté que les vertus de l’oseille sont utilisées pour détendre l’utérus et pour réduire la tension artérielle, pour régler les problèmes d’indigestion et de perte d’appétit.

L’oseille de Guinée est très riche : en vitamine C : 48mg / 100g ; en provitamine A : 400mg ; en potassium, magnésium et en fer. La plante entière contient : 1.3% d’oxalate de potassium, de l’acide oxalique, des glucosides anthraqui-noniques en petite quantité.

En usage interne, la décoction non sucrée de ses fleurs séchées est employée comme antiseptique urinaire, par son action inhibitrice de certains bacilles : Escherichia coli, Proteus et Streptococcus.

Pour cela, préparer une infusion de 15 g de fleurs séchées dans un litre d’eau, laisser en contact pendant 10 mn. Boire 1/2 à 1litre par jour en dehors des repas pendant une semaine.

Enfin, les feuilles d’hibiscus séchées donnent une infusion très rafraîchissante riche en vitamine C. Cette infusion qui peut être consommée froide possède des propriétés digestives et circulatoires.

africafan le site de la fleur d’hibiscus

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Perdre du poids avec les baies de Goji
Est -ce possible de perdre 13 kg en 30 jours avec les baies de Goji et comment?

Perdre du poids avec les baies de Goji naturelles

Perdre du poids avec les baies de Goji naturelles

par le DR. Shiroma
Quand j’étais plus jeune, j’étais mince et en bonne santé comme la plupart des femmes de mon âge. J’ai fait beaucoup de sport et pris beaucoup de plaisir en salle de gym.
Mais, quelques années plus tard, ma vie a complètement changé. J’ai eu de gros problèmes personnels et en à peine trois ans mon poids a explosé, passant de 54 kg à 77 kg en très peu de temps!
De mince, en forme et en bonne santé, je suis devenu manifestement en excès de poids. Je détestais me regarder dans le miroir et m’acheter de nouveaux vêtements était devenu une corvée – A chaque essayage le miroir me rappelait comment la graisse est inesthétique et je me trouvais moche. Je me sentais repoussante, je le vivais comme un échec, et j’avais perdu toute estime de moi. Mon style de vie insouciant faisait partie du passé. Et puis, finalement, je suis arrivée au point où j’ai décidé que ça suffisait, – il était temps d’agir!

« S’affamer n’est pas la solution. . .  »

J’ai fait mes premiers pas sur cette route pénible que l’on appelle « régime ». Tout d’abord, j’ai essayé de perdre du poids simplement en mangeant moins. Pendant un moment, je me suis pratiquement affamée, vivant de quelques feuilles de laitue. J’ai perdu quelques kilos – mais à peine assez pour faire une différence notable – et j’en ai payé le prix , je me sentais constamment fatiguée.
J’ai vite compris que s’affamer n’était pas la réponse!

Perdre du poids avec les baies de Goji naturelles

Perdre du poids avec les baies de Goji naturelles

Ensuite, j’ai commencé à prendre des produits de régime. J’ai essayé à peu près tout comme indiqué dans les livres de régime ; pilules, capsules, les régimes de fruits, régimes à la mode – même le régime à base de soupe aux choux! J’en ai essayé plusieurs, mais aucun ne marchait. Mon poids vacillait de façon alarmante; je perdais quelques kilos, puis je les reprenais de nouveau.

«J’ai découvert le régime avec des baies de Goji. . .  »

J’étais sur le point de jeter l’éponge et me résigner à rester grosse pour le reste de ma vie et j’ai entendu parler des baies de Goji.
Tout le monde parlait de cet étonnant “super” aliment cultivé dans les montagnes himalayennes. Le phénomène des baies de Goji a été traité dans tous les médias avec des articles dans les magazines de remise en forme et des reportages dans de célèbres émissions de télévision.. Des milliers de personnes partout dans le monde ont dit que les baies de Goji les avaient aidées à perdre du poids, à améliorer leur santé, et elles ont augmenté leur niveau d’énergie.
Et puis j’ai découvert un mélange de baies de Goji, de baies d’Acai combinées à du thé vert.
Ce produit est 100% naturel. Et non seulement cette combinaison favorise la perte de poids et la suppression de l’appétit, mais elle améliore votre santé et stimule votre énergie!
Enfin j’avais trouvé ce qui me satisfaisait, c’était parfait pour moi.

 

«J’ai perdu 13 kilos en 30 jours. »

J’ai utilisé ce mélange baies de Goji, d’Acai, thé vert et j’ai perdu 13 kilos en 30 jours. Combiné avec un régime alimentaire sain et équilibré, des d’exercices physiques légers ,m’ont permis de perdre 19 kg en moins de 15 semaines.
L’avantage majeur c’est que j’ai pu essayer ce type de régime sans danger pour ma santé,seulement en payant les frais d’expédition, car j’ai bénéficié d’un essai gratuit.

Vous n’allez pas le croire … J’ai perdu 13 kilos en seulement 30 jours! Et je me suis sentie plus en forme et pleine d’énergie presque tout de suite! Les baies de Goji m’ont permis de conserver mon appétit, d’accélérer mon métabolisme, et de nettoyer mon système digestif.
Les baies de Goji couplées avec les baies d’açai et du Thé Vert pris à l’unisson font fondre votre masse graisseuse, en un court laps de temps.
Les baies de Goji et le thé vert aident à contrôler l’appétit et augmentent votre métabolisme, la baie d’acai favorise le bon fonctionnement de votre système digestif .
Enfin, je vous conseille pour vous aider à perdre du poids ce «remède miracle» où sont associés baies de GOJI, pulpe de Baobab et thé de fleur d’hibiscus.

Acheter vos baies de Goji sur le site officiel du Goji

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

1 Commentaire

Le style « nappy » : une nouvelle tendance
Alors que la tendance du look capillaire est au lissage brésilien et autres procédés consistant à lisser le cheveu, on observe une nouvelle tendance dans le monde de la chevelure afro : le style « nappy ». Une nouvelle mode qui prône la beauté du cheveu afro naturel. Exit les défrisage et autres techniques chimiques qui fragilisent les cheveux !

LE STYLE « NAPPY » : UNE NOUVELLE TENDANCE

LE STYLE « NAPPY » : UNE NOUVELLE TENDANCE

Etre une « nappy », contraction de « natural + happy », c’est tout simplement être heureuse d’être naturelle. C’est aimer et être fière de la beauté noire en laissant pousser ses cheveux au naturel. Garder ses cheveux crépus est un style. Pas de défrisage, lace wig ou tissage, on laisse exprimer sa vraie nature. Et oui, toutes les femmes « nappy » vous le diront. Peu importe si elles prennent du temps à démêler leurs cheveux ou à se coiffer, elles adorent leurs cheveux tels qu’ils le sont : crépus ! Beaucoup pensent qu’il est impossible de se coiffer avec un cheveu naturel et crépu. Mais ce n’est pas le cas, vous pouvez tout à fait adopter un style ethnique, retro, chic, BCBG, rock ou glamour. Le tout est de savoir quels produits utiliser pour obtenir au mieux le résultat souhaité ou créer son propre look.
Quels soins pour le cheveu crépu ? Le cheveu crépu étant naturel, il est conseillé de l’entretenir avec des produits naturels, contenant le moins d’ingrédients susceptibles de nuire à leur santé tels que : le silicone, l’alcool, ou encore les sodium laureth et lauryl sulfates,… Ces ingrédients empêchent l’hydratation du cheveu.
Le cheveu crépu est naturellement sec. Il convient donc de le soigner avec des acides gras essentiels : huiles végétales d’argan, de Baobab, de monoi, de jojoba,….
Pour celles qui supportent son odeur, le beurre de karité est vivement recommandé.

Voici quelques conseils qui vous aideront à mieux entretenir votre crinière naturelle :
- Ne jamais coiffer ou démêler les cheveux crépus à sec. Le cheveu crépu doit être coiffé en étant humide ou mouillé.
- Démêlez les cheveux avec un peigne à dent large ou une brosse à picot.
- Hydratez le cheveu tous les jours, voire tous les 2 à 3 jours, avec une huile végétale.
- Evitez de laver vos cheveux trop régulièrement. Une fois tous les 15 jours s’avère suffisant, sachant que le cheveu crépu est déjà sec, et plus il est crépu moins il se salit vite.
- Utilisez un shampoing doux, sans silicone. Moins le shampoing mousse, moins il agresse le cheveu.

Maintenant, vous savez l’essentiel pour adopter vous aussi une belle chevelure au naturel !

Isabelle Tshibamba

Africa Fan le site de nappy

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

1 Commentaire

La Kényane Wangari Maathai, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l’environnement, est morte, dimanche 25 septembre, des suites d’un cancer.

Wangari Maathai, celle qui plantait des arbres

Le Mouvement de la ceinture verte (Green Belt Movement), qu’elle avait fondé en 1977, a annoncé ce lundi sa mort sur son site Internet: « C’est avec une immense tristesse que la famille du Pr Wangari Maathai annonce son décès, survenu le 25 septembre 2011 après un long et courageux combat contre le cancer. »

Auteure de nombreux ouvrages, cette biologiste et vétérinaire de formation était âgée de 71 ans. Elle était une figure du combat écologiste dans son pays dès les années 1970. En 2004, lorsqu’elle s’est vu décerner le prix Nobel, le jury avait alors motivé son choix en louant son « approche holistique du développement durable, qui englobe la démocratie, les droits humains et en particulier ceux de la femme ».

DES ARBRES POUR LA BIODIVERSITÉ ET LE DROIT DES FEMMES

Le Green Belt Movement œuvre, grâce à des projets de plantations d’arbres en Afrique, à promouvoir la biodiversité tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société. Depuis sa création, il y a bientôt quinze ans, l’organisation a permis de planter près de 40 millions d’arbres sur le continent.

Dans son autobiographie publiée en 2006, Unbowed: A Memoir (« Insoumise : Mémoires », Celle qui plante des arbres, éditions EHO), Wangari Maathai racontait comment, sous l’effet du changement climatique notamment, l’environnement s’était dégradé dans sa région du mont Kenya. « A l’époque de ma naissance, les paysages autour d’Ihithe (Centre) étaient riches, verts et fertiles, (…) les saisons étaient si régulières », raconte-t-elle. « Aujourd’hui, le climat et l’environnement ont changé » et sont devenus « imprévisibles ».

Au-delà de son pays natal, Wangari Maathai avait étendu son combat pour l’environnement à toute l’Afrique. Ces dernières années, la militante s’était investie dans la sauvegarde de la forêt du bassin du Congo, en Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical au monde.

CARRIÈRE POLITIQUE

Wangari Maathai a été la première lauréate d’un doctorat en Afrique centrale et de l’Est. Elle a dirigé la Croix-Rouge kényane dans les années 1970, s’impliquant surtout dans le combat contre le régime autoritaire du président de l’époque, Daniel Arap Moi.

Plusieurs fois blessée par les forces de sécurité lors de manifestations, elle a connu à plusieurs reprises la prison.

Après l’avènement du multipartisme et l’élection de Mwai Kibaki, en 2002, Wangari Maathaï devient secrétaire d’Etat à l’environnement entre 2003 et 2005. Elle sera vite déçue de cette expérience et, quand le Kenya se retrouve au bord du chaos dans la foulée de la réélection contestée de Kibaki en 2007, elle accuse ce dernier d’avoir « échoué à protéger ses citoyens et leurs biens ». Ce qui lui vaudra, dira-t-elle, des menaces de mort.

Certaines de ses déclarations controversées sur le sida en 2003 – sur lesquelles elle est revenue – avaient cependant suscité des réserves à son égard, notamment de Washington.

Mme Maathai a été mariée un temps à un politicien, qui a divorcé d’elle, la laissant avec trois enfants – Waweru, Wanjira et Muta – et une petite-fille, Ruth Wangari. Son ex-mari lui reprochait d’être « trop instruite, trop forte, trop brillante, trop têtue et trop difficile à contrôler ».

Pour en savoir plus :

Lire la note du blog Africamix qui lui était consacrée en 2007.

Source : http://www.lemonde.fr/

Vous pouvez poursuivre son oeuvre et vous aussi planter des arbres. L’association Planete Urgence vous propose de planter un baobab en Afrique et avec Baomix vous pouvez planter un baobab chez vous.

« Celui qui a planté  un arbre n’a pas vécu inutilement »

Proverbe africain

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

2 Commentaires

Pêches de vigne pochées au bissap

Ingrédients (pour 4  personnes) :

700 ml d’eau

100 gr de sucre

2 bonnes poignées de fleurs d’hibiscus séchées

2 baies de poivre de selim

1 cuillère à moka de cannelle en poudre

1 gousse de vanille

500 gr de pêches de vigne

Quelques feuilles de menthe

Préparation :

Choisissez des pêches bien mûres, coupez les par la moitié et pelez les oreillons.

Mettez dans une casserole l’eau, le sucre et portez à ébullition. Lorsque l’eau boue, jettez les fleurs d’hibiscus, le poivre de selim écrasé, la gousse de vanille fendue et la cannelle.Versez les oreillons de pêches et faites pocher pendant 10 minutes.

Retirez du feu et laissez refroidir dans le liquide. Mettez au frais.

Servez dans des coupes et décorez avec quelques feuilles de menthe.

Mon conseil : utiliser des pêches de vigne n’est pas indispensable mais cette variété est très parfumée c’est pourquoi je vous la conseille pour cette recette. C’est d’ailleurs la saison alors profitons en !

Pelez vos fruits car la peau de cette variété de pêches est particulièrement épaisse. Pour une recette plus bio, vous pouvez utiliser du sirop d’agave, miel, stevia… en remplacement du sucre.

Pêches de vigne pochées au bissap

Source : cuisinedetouslesjours.over-blog.com

Africa fan le site des nappy

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Femme noire, femme africaine,
Ô toi ma mère, je pense à toi…

Ô Dâman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos,
Toi qui m’allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas,
Toi qui, la première, m’ouvris les yeux aux prodiges de la terre,
Je pense à toi…

Femme des champs, des rivières, femme du grand fleuve,
Ô toi, ma mère, je pense à toi…

Ô toi Dâman, ô ma mère, toi qui essuyais mes larmes,
Toi qui me réjouissais le coeur, toi qui, patiemment, supportais mes caprices,
Comme j’aimerais encore être près de toi, être enfant près de toi !

Femme simple, femme de la résignation,
Ô toi, ma mère, je pense à toi…

Ô Dâman, Dâman de la grande famille des forgerons,
Ma pensée toujours se tourne vers toi,
La tienne à chaque pas m’accompagne, ô Dâman
Comme j’aimerais encore être dans ta chaleur, être enfant près de toi. …

Femme noire, femme africaine, ô toi ma mère ,
Merci pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils, si loin, si près de toi !

Camara LAYE
L’Enfant Noir (1953)

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Avec 7 des 8 espèces de baobabs connues présentes sur son sol, Madagascar est la destination de choix des éco-touristes et des scientifiques fascinés par cet arbre étrange aux milles vertus mal connues.

Avec sa silhouette si caractéristique, le baobab est une des richesses naturelles de Madagascar, répartie partout sur le pourtour de l’île. Il existe de par le monde huit espèces de baobabs dont six sont endémiques à Madagascar. Parmi elles, les trois premières sont spécifiques aux régions littorales.

Les six espèces endémiques à Madagascar sont :

- Adansonia perrieri et Adansonia suarezensis que l’on ne trouve que dans la région de Diego Suarez,
- Adansonia madagascarensis que l’on trouve dans le nord et la région de Mahajunga,
- Adansonia grandidieri appelé localement « renala » qui pousse dans la région de Morondava – la célèbre « allée des baobabs »,
- Adansonia rubrostipa connu sous le nom vernaculaire de « fony », il forme l’espèce la plus petite de Madagascar. Ce baobab ne mesure que quatre à cinq mètres et est endémique des forêts sèches de l’ouest de Madagascar.

Madagascar, l’Île aux Baobabs

Madagascar, l’Île aux Baobabs

- Adansonia za, le plus répandu parmi les baobabs de Madagascar, il pousse dans le sud, l’ouest, et le nord-ouest.
Les deux autres espèces sont :
- Adansonia digitata, le baobab d’Afrique, c’est l’espèce la plus répandue et la mieux étudiée qui est présente dans 31 pays africains dans les régions les plus sèches du Sud Sahara jusqu’aux forêts à Madagascar. Il aprobablement été introduit à Madagscar via les Comores mais ne s’est pas naturalisé.
- Adansonia gregorii : cette espèce est confinée au nord-ouest de l’Australie.

Perierii et suarezensis sont actuellement menacées de disparition en raison de l’étroitesse de leur niche écologique qui est mise en péril par la déforestation incontrôlée et la pratique de la culture sur terre brulée (le tavy).

Tous les baobabs appartiennent à l’espèce Adansonia (dont le nom a été attribué par Bernard de Jussieu en l’honneur de Michel Adanson -1727-1806-, botaniste et explorateur français qui a le premier décrit l’Adansonia Digitata, le baobab africain), et à la famille des malvacées.
Les baobabs malgaches sont cependant bien différents de leurs cousins du continent : depuis la séparation du super-continent préhistorique, le Gondwana, il y a quelques 160 millions d’années, l’île de Madagascar est restée isolée du continent africain.
L’absence de certains prédateurs a conduit les espèces à se différencier, en s’adaptant à des écosystèmes particuliers. Ce phénomène est accentué par l’existence de plateaux au centre de l’île, qui forment une barrière infranchissable entre la côte ouest et la côte est.

L’arbre «bouteille»
Baptisé arbre bouteille par les Européens, il est parfois qualifié d’« arbre à l’envers » en raison de sa forme qui semble s’être retournée racine en haut.
C’est un arbre africain à caudex du genre Adansonia et de la famille des Bombacacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique. Le caudex est un renflement de la partie basse du tronc, qui lui permet de stocker l’eau sous forme de sucs (plantes succulentes), afin de faire face aux périodes de sécheresse. Un baobab peut contenir jusqu’à 10 000 litres d’eau.
La plante de baobab ne présente des feuilles que durant trois ou quatre mois. Cette période de foliation coïncide avec la saison des pluies. Elle est généralement précédée par une période de floraison. Les fleurs de baobab sont d’une beauté extraordinaire. Leur couleur varie selon l’espèce, de blanche à orangée en passant par le jaune clair et le jaune vif. Ces fleurs donnent ensuite des grosses baies ayant une forme oblongue ou ovoïde. Les fruits ont un diamètre tournant autour de 100 mm. Ils sont susceptibles de contenir une centaine de graines au goût acidulé et très riches en vitamines. Le baobab, un arbre de croissance lente, est généralement séculaire, voire millénaire. Il a une grande longévité puisqu’il arrive à vivre pendant une période de mille, voire deux mille ans. Il est cependant difficile de déterminer leur âge par des méthodes de dendrochronologie car les baobabs ne produisent pas de cernes tous les ans du fait des sécheresses récurrentes qui touchent la savane africaine.

Un arbre au mille vertus
Cette essence et ses fruits font l’objet de nombreux usages traditionnels, ou rénovés (alimentaires, cosmétiques et utilitaires variés).

Le fruit du baobab (les akoussa ou pain de singe) se présente sous une forme oblongue d’environ 100 mm de diamètre et 200 mm de long. Il contient des graines enrobées d’une pulpe déshydratée qui est comestible. Son goût acidulé plaît aussi bien aux humains qu’aux animaux (d’où leur appellation de «pain de singe»). Ils sont très riches en vitamines B1 et C et contiennent deux fois plus de calcium que le lait.
La pulpe des fruits frais ou séchés mêlée à de l’eau fournit une boisson rafraichissante appelée bouye ou jus de bouye. En Afrique de l’Ouest et Afrique australe, la décoction de la pulpe sèche du fruit est utilisée comme anti diarrhéique pour ses propriétés astringentes. La pulpe a jadis été utilisée contre le paludisme. Elle est également utilisée comme fébrifuge et dans l’hémoptysie. La pulpe est préparée en porridge dans l’agalactie (absence de lait après l’accouchement). Depuis juillet 2008, le fruit est autorisé à la vente par la Communauté européenne.

Au Mali, au Pays dogon, le fruit séché du baobab est transformé en «maracas» après l’avoir percé de petits trous et décoré au fer rouge
La pulpe de baobab est un complément alimentaire naturel recommandé aux enfants pour favoriser une bonne croissance. Elle est riche en calcium (3 fois plus que le lait) qui est important dans le renforcement des os et l’acquisition de dents solides. Elle contient du magnésium renforce le système immunitaire et les os. La teneur en fer de la pulpe de baobab est plus élevée que la viande rouge ou les épinards. Une carence en fer conduit notamment à un affaiblissement du système immunitaire.
Quand les enfants et les mères allaitantes ne mangent pas assez de fruits et légumes ils courent le risque d’avoir de faibles apports en vitamines A et C, vitamines du complexe B (thiamine, la niacine, de riboflavine et d’autres vitamines ,carence qui peut être supplées par la pulpe de baobab. Une consommation régulière de pulpe de baobab, va aider l’enfant dans une croissance harmonieuse.

Les graines du baobab se consomment grillées et sont également très nourrissantes. On s’en sert parfois pour remplacer le café. On en extrait encore une huile alimentaire. Riches en phosphate, les graines sont utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais.

La feuille de baobab riche en protéines et minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore et zinc) se consomme bouillie. Au Sénégal, le «lalo» est une poudre de feuilles de baobab séchées que l’on incorpore aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil. Elle est également utilisée en décoction dans des tisanes médicinales et contre le paludisme. La feuille peut également servir de fourrage pour le bétail durant la saison sèche.

Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.

L’écorce est fibreuse, grise et lisse, quelquefois irrégulièrement tuberculée. Elle a la particularité de pouvoir se régénérer.
Elle a été utilisée comme fébrifuge et sert à confectionner cordes et cordages.

La sève entre dans la fabrication du papier.

Au sud de Madagascar, on creuse le tronc des baobabs afin de les transformer en réservoirs d’eau pour la saison sèche, mais le bois est trop mou et gorgé d’eau pour d’autres usages.
Étymologie
Son nom vient de l’arabe bu hibab, fruit à nombreuses graines. En effet, chacun de ses fruits ovales contient souvent plusieurs centaines de graines.

Africafan le site du fruit du baobab

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Par Claire-Lise dans Poésie du monde

Il y a un baobab

Pavillon de tendresse et de jeunesse

Odeur fraîche de la savane

Il y a un baobab épais et dur qui chante.

Il y a un baobab

Aurore des premiers chants du coq

Du bel horizon

Où une voix siffle sa chanson

Aux vents de la savane.

« Il y a un baobab

Enfant de la savane

Héritier des temps lointains

Il y a un baobab

Carnaval lumineux

Des nouvelles plumes

Des terres d’Afrique… »

Ô ! Voici les fleurs immortelles

Jardin d’Allah

Ô ! Voici le jardin où je rêve

Il y a un baobab

Il y a un baobab qui s’épanouit

Aux vents de la savane…

(Ugah ADA, Rêves interdits, poèmes suivis

de La révolte des Griots et de Rêves retrouvés)

———————————————–

Majestueux Baobab

Baobab ! je suis venu replanter mon être près de toi

Et mêler mes racines à tes racines d’ancêtre ;

Je me donne en rêve à tes bras noueux

Et je me sens raffermi quand ton sang fort

Passe dans mon sang

Baobab ! « l’homme vaut ce que valent les armes ».

C’est l’écriteau qui se balance à toute porte de ce monde.

Où vais-je puiser tant de forces pour tant de luttes

Si à ton pied je ne m’arc-boute ?

Baobab ! quand je serai tout triste

Ayant perdu l’air de toute chanson,

Agite pour moi les gosiers de tes oiseaux

Afin qu’à vivre ils m’exhortent.

Et quand faiblira le sol sous mes pas

Laisse-moi remuer la terre à ton pied :

Que doucement sur moi elle se retourne !

(Jean-Baptiste TATI-LOUTARD, Les racines congolaises)

Découvrez toute la générosité du baobab sur Le site du baobab

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

1 Commentaire

C’est sur l’invitation d’un des petits fils de l’érudit Cheick Oumar Kaba Diakité, qu’une équipe multimédia, s’est rendue le vendredi 15 juillet dernier, dans le cercle de Banamba dans la région de Koulikoro, pour visiter cet arbre un baobab naturel, bien aménagé à l’intérieur par la grâce de Dieu, pour y donner l’ossature d’une mosquée-et, en faire comme un lieu de prière de l’islam.

Il a été le lieu d’adoration de Dieu, par un érudit  de Kiban, qu’on appelait Cheick Oumar Kaba Diakité, dont les descendants restent attachés à ce symbole. En effet, ce baobab est fait mosquée dont la porte d’entrée est une fente faite par la nature au flanc de l’arbre. Ainsi, une fois entré à l’intérieur, se  trouve un espace bien situé pour être le « mihrab » (Niche à l’intérieur d’une mosquée qui indique la direction de la Mecque), la place réservée à l’islam devant les fidèles. Elle se caractérise par une première rangée derrière l’imam laissant  de la place bien distincte pour quatre personnes et une seconde rangée pour trois personnes. Au total  quarante personnes peuvent entrer à l’intérieur-mais neuf personnes seulement peuvent prier dedans  à l’aise et les autres personnes restent à l’extérieur.

Mali-Bamako: Baobab Mosquée: Incroyable ! Mais vrai…

Mali-Bamako: Baobab Mosquée: Incroyable ! Mais vrai…

«  La mosquée  ou le baobab que vous voyez là, laisse entrevoir deux fenêtres qui ne sont nullement visibles qu’une fois à l’intérieur ; par ce que disposées de telle sorte qu’elles ne sont pas perceptibles ni en regardant de l’extérieur, ni en grimpant sur l’arbre… », Nous confit un fidèle musulman du coin. Et, selon les informations  généalogiques données par son petit fils, Cheik Oumar  kaba Diakité serait resté dans le baobab pour prier et adorer Dieu pendant sept ans, sept mois et jours.

« C’est pendant ce temps de pénitence que l’arbre aurait pris cette ossature faisant de lui pratiquement une mosquée naturelle à la disposition de l’érudit…. », Nous explique Karamoko Bâ Kaba Diakité. Avant d’ajouter «  Ses prières pendant sa période de retraite ont été exaucées par Dieu ». Car, selon lui, ce sont trois choses que son grand-père, aurait demandées à Dieu et qui se sont réalisées jusqu’à ce jour. Parmi ces trois choses : deux sont en rapport avec ce monde et la troisième chose est propre à la vie dans l’au-delà.

Mali-Bamako: Baobab Mosquée: Incroyable ! Mais vrai…

Mali-Bamako: Baobab Mosquée: Incroyable ! Mais vrai…

Par ailleurs, il est à noter que le premier fils de l’érudit Cheick Oumar Kaba Diakité qui est Cheick Sidya Kaba Diakité se repose à Niamina. Le premier fils de celui-ci est Mahamadou Kaba Diakité repose par contre à Kiban. Et, le premier fils de ce dernier est Karamoko Bâ Kaba Diakité, qui a d’ailleurs invité la presse la semaine dernière pour visiter ce riche  patrimoine culturel par excellence. Un quinquagénaire qui vit aujourd’hui à Kiban et à Bamako. Ce qui reste clair, c’est que les petits fils de l’érudit sont restés attachés  au baobab mosquée de kiban, qui reste un lieu touristique et un lieu de mystère et de « Ziarra » (pèlerinage)  pour les fidèles musulmans tous  les 12 janvier de chaque année.

Ainsi, pour avoir plus d’information sur cette œuvre de  la nature et le mystère qui l’entoure-ainsi que la vie de l’érudit, vous pouvez joindre Karamoko Bâ Kaba Diakité au téléphone :( +00223 )66 73 52 49/ 76 39 28 63 ou  domicile  à Moribabougou Rue 368- porte 62

Syllam, pour radio-kankan.com

AfricaFan le site du fruit du Baobab

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Naturi Ebene, une femme de caractère!

Je suis Naturi Ebene, jeune maman et entrepreneur de 30 ans. J’ai fondé il y a 7 ans le forum Cheveux-Ebene dédié à la beauté et à l’entretien du cheveu naturel et pionnier dans le “nappy hair” francophone. Je conseille, aide et accompagne depuis 7 ans, les femmes noires souhaitant apprendre à s’occuper de leurs cheveux crépus en les entretenant sans défrisage. Je suis aujourd’hui la créatrice et la gérante de la boutique en ligne Mes Recettes Cosmétiques qui commercialise des matières premières cosmétiques en mettant en avant les ingrédients de la pharmacopée africaine.

- Qu’est ce qui t’a décidé à opter pour le naturel ?
J’ai toujours été intéressée par notre histoire, j’ai donc fréquenté les milieux élitistes afrocentristes parisiens et je me suis rendue compte que je ne pouvais pas prôner la renaissance africaine et la fierté de soi tout en dénaturant mes cheveux. J’ai donc décidé de retourner au naturel il y a 7 ans. De mon côté, c’est vraiment pour des raisons politiques et non par effet de mode ou pour cause de cheveux abîmés.

- Des moments de doute ?
Très honnêtement non, je n’ai jamais douté. Avant de big choper, j’ai pris le soin d’effectuer une transition psychologique qui m’a conforté dans mon choix et m’a permis d’aborder mon retour au naturel de manière très saine et sereine.

Naturi Ebene de mes recettes cosmétiques

Naturi Ebene de mes recettes cosmétiques

-Ta routine du moment ?
Ma routine est de ne pas avoir de routine. Je suis naturelle depuis 7 ans donc je sais écouter mes cheveux et leurs besoins. S’ils sont secs, je bois plus d’eau car on hydrate de l’intérieur et pas de l’extérieur. S’ils sont ternes ou fatigués, je leur fabrique un de mes masques capillaires revitalisants aux protéines et aux huiles africaines. Ma seule fréquence est le shampooing que je fais une fois par semaine.

- Ce que tu auras appris ?
Qu’il n’existe pas de cheveux trop crépus, juste des gens qui ne savent pas s’en occuper.

- Des produits stars ?
Ce sont en particulier les ingrédients issus de la pharmacopée africaine comme le beurre de kombo, le beurre de kpangnan, l’huile de manketti, l’huile de papaye, l’extrait de bissap ainsi que la pulpe de fruit de baobab qui fait des miracles sur les cheveux.
Mes liens:
Mesrecettescosmetiques.com

Ma boutique en ligne où on retrouve mes produits stars:
Boutique.mesrecettescosmetiques.com

Source : www.sowomag.com

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

2 Commentaires

Oreille rouge, Eric Chevillard, Editions de Minuit - ©DR -

Dans son roman postmoderne « Oreille rouge », Eric Chevillard se moque avec humour de l’écrivain voyageur qui magnifie l’Afrique des clichés.

Ah, les récits de voyage! Ah, l’écrivain voyageur! Ah, l’Afrique, ses animaux, la savane, les baobabs… Ah, Eric Chevillard, son humour, son impertinence et ses jeux avec la langue! Dans Oreille rouge, l’authenticité n’a qu’à bien se tenir, et la littérature de voyage aussi. Un texte d’une savoureuse dérision qui fait voler en éclat les clichés sur l’Afrique!

Oreille rouge: quand l’écrivain voyage en Afrique

Invité en résidence d’écriture au Mali, Oreille rouge ambitionne un projet « original »: écrire un grand poème sur l’Afrique. Lui, l’écrivain casanier qui ne dédaigne pas une « sieste sur la canopée », il se vante déjà de son voyage. L’Afrique, c’est chez lui… mais mieux vaut prendre ses précautions, se faire vacciner à outrance et préparer une trousse à pharmacie conséquente

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

1 Commentaire

Une mosquée dans un baobab

C’est bien un arbre, un baobab, aménagé à l’intérieur, par la grâce de Dieu pour y donner l’ossature d’une mosquée, et en faire un lieu de prière de l’islam. Il a été le lieu d’adoration de Dieu par un érudit de Kiban, appelé Cheick Oumar Kaba Diakité, dont les descendants restent aujourd’hui attachés à ce symbole (cercle de Banamba région de Koulikoro).

Ce baobab est fait mosquée, dont la porte d’entrée est une fente faite par la nature au flanc de l’arbre. Une fois entré, à l’intérieur se trouve un espace bien situé pour être le ‘’mihrab’’(Niche à l’intérieur d’une mosquée qui indique la direction de la Mecque), la place réservé à l’islam devant les fidèles. Une première rangée derrière l’imam laisse de la place bien distincte pour quatre personnes et une deuxième rangée pour trois personnes, tous pouvant prier à l’aise. Selon un témoin, la mosquée ou le baobab laisse entrevoir deux fenêtres qui ne sont nullement visibles qu’une fois à l’intérieur, parce que disposées de telle sorte qu’elles ne sont pas perceptibles ni en regardant de l’extérieur, ni en grimpant sur l’arbre.

Selon les informations généalogiques, Cheick Oumar Kaba Diakité serait resté dans le baobab pour prier et adorer Dieu pendant sept ans, sept mois et sept jours. C’est pendant ce temps que l’arbre aurait pris cette ossature faisant de lui pratiquement une mosquée naturelle à la disposition de l’érudit, explique-t-on. Ses prières pendant sa période de retraite ont été exaucées par Dieu, explique-t-on car ce sont trois choses qu’il aurait demandées à Dieu et qui se sont réalisées jusqu’à ce jour. Parmi ces trois choses, deux sont en rapport avec ce monde, la troisième est propre à la vie dans l’au-delà.

Le premier fils de Cheick Oumar Kaba Diakité qui est Cheick Sidya Kaba Diakité repose à Niamina. Le premier fils de ce dernier, Mahamadou Kaba Diakité repose à Kiba. Son premier fils Karamako Bâ Kaba Diakité vit aujourd’hui à Kiba et à Bamako. Ils sont restés attachés au baobab mosquée de Kiban qui reste encore un lieu de mystère et de ‘’Ziarra’’ (pèlerinage) pour les fidèles musulmans tous les 12 janvier. Pour plus d’info sur cette œuvre de la nature et le mystère qui l’entoure, ainsi que sur la vie de Cheick Oumar Kaba Diakité, Karamoko Bâ Kaba Diakité est joignable au : 66 73 52 49 ou au 76 39 28 63 à Moribabougou Rue 368 Porte 62 de 12H à 17 h 30 et de 21 h à 01 h. (walilahi bi taofic).

B. Daou

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Bien que le diabète soit tout aussi meurtrier que le VIH/SIDA et que sa prévalence en Afrique ait pratiquement doublé au cours des 15 dernières années pour atteindre plus de sept millions de cas, d’après la Fédération internationale du diabète (IDF), la maladie reçoit une attention limitée de la part des bailleurs de fonds ou des gouvernements d’Afrique.

Le diabète, qui selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est la cause de six pour cent environ des décès enregistrés chaque année dans le monde, est une maladie chronique qui résulte d’une production insuffisante d’insuline par le pancréas, ou d’une utilisation inefficace par l’organisme de l’insuline produite.

Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur de Santé Diabète Mali, une association à but non lucratif, a expliqué que l’urbanisation, la sédentarisation, l’accès à des moyens de transport motorisés, les importations de denrées alimentaires et l’industrialisation ont mis à rude épreuve la santé des Maliens.

« Les motos étant moins chères, les gens marchent tout simplement moins. L’huile artisanale, qui était autrefois fabriquée au goutte à goutte, est désormais produite et importée en masse, ce qui a des répercussions négatives sur les habitudes alimentaires ».

Au Mali, dans les services de médecine interne, le diabète est la seconde cause d’hospitalisation après le VIH/SIDA, et la cause de 40 pour cent de l’ensemble des consultations, d’après le ministère de la Santé, qui se base sur les données les plus récentes de 1996. M. Besançon a expliqué que le diabète était difficile à dépister et que le gouvernement menait actuellement une enquête nationale pour actualiser ces chiffres.

M. Besançon a par ailleurs indiqué que certains facteurs culturels aggravaient le risque, tels que le fait de partager un même plat pour les repas, qui ne permet pas de contrôler les portions, et la perception de l’obésité comme un signe de beauté et de prestige.

Un double fardeau

Alieu Gaye, directeur de l’IDF pour l’Afrique, a dit que le continent se voyait contraint de lutter contre les maladies chroniques, alors même qu’il était aux prises avec le plus grand réservoir de maladies infectieuses au monde.

« Les pays africains ne sont pas encore venus à bout des maladies infectieuses que déjà des maladies chroniques font leur apparition », a dit M. Gaye. « Mais ces maladies ne sont pas financées, ne reçoivent pas d’attention et sont rarement diagnostiquées ».

L’OMS estime qu’à l’horizon 2025, l’augmentation la plus significative de la prévalence du diabète sera enregistrée dans les pays en voie de développement, qui devraient abriter 75 pour cent des patients diabétiques du monde. Au minimum la moitié d’entre eux n’ont cependant pas été diagnostiqués, ce qui signifie que de nombreuses autres complications médicales ne seront pas non plus diagnostiquées, selon l’IDF.

D’après l’OMS, le diabète est à l’origine de 60 pour cent des amputations dans les pays en voie de développement. Outre les maladies du pied, le diabète peut entraîner une cécité, des maladies cardiaques (la première cause de décès au monde), une insuffisance rénale et une perte de sensations dans les membres.

Une étude de 2004 menée par l’association Santé Diabète Mali a révélé que les patients diabétiques présentant des complications payaient plus de 160 dollars par mois pour financer leur traitement, contre 60 dollars pour les patients sans complication. « Sans dons des bailleurs de fonds ni subventions gouvernementales, les patients paient de leur poche, ou interrompent simplement le traitement qui les maintient en vie », a expliqué M. Besançon.

En moyenne, les salariés maliens gagnaient à peine plus de 41 dollars par mois en 2007, d’après la Banque mondiale.

De récentes études menées au Mali et au Mozambique ont révélé qu’une personne ayant besoin d’insuline pour survivre décèderait en moins d’un an, selon l’IDF. En Zambie, cette moyenne est de 11 ans.

Selon M. Gaye, les maladies infectieuses monopolisent toute l’attention dans les pays en voie de développement, alors que les maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, l’hypertension et le diabète sont considérées à tort comme des préoccupations de « pays riche ».

Sans l’aide des bailleurs de fonds, il est peu probable que les gouvernements pauvres accordent davantage d’attention au diabète, a regretté M. Besançon. « Il n’est de secret pour personne que les gouvernements soutiendront tous les programmes sanitaires, quels qu’ils soient, que les bailleurs de fonds sont prêts à financer. Les dons des bailleurs de fonds déterminent les priorités nationales ».

Depuis 2001, les bailleurs de fonds ont alloué près de 12 milliards de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

D’après une étude de 2004 publiée dans une revue médicale, le diabète et les autres maladies chroniques non transmissibles sont rarement favorisées par les bailleurs de fonds ou dans les politiques, bien qu’ils soient la première cause de mortalité à travers le monde, selon l’OMS.

Qui sauver ?

En 2006, l’Union africaine et l’OMS ont été le fer de lance de la déclaration et la stratégie africaines sur le diabète qui, selon M. Gaye, ont suscité une prise de conscience, mais n’ont pas donné lieu à une levée de fonds significative.

M. Besançon a remis en cause le fait de subventionner la prise en charge d’une maladie mais pas celle d’une autre. « Le traitement d’un patient atteint du VIH est pris en charge, mais pas celui d’un patient diabétique. Or le patient sauvé du VIH pourrait tout à fait décéder du diabète ».

M. Gaye a affirmé que les études préliminaires menées auprès de patients atteints du VIH/SIDA ont révélé que la malnutrition ainsi que d’autres effets secondaires pouvaient exposer les patients risque de diabète.

Pour M. Besançon, injecter de l’argent pour éradiquer une maladie donnée permet de minimiser les interactions entre les maladies. « Cette situation crée un problème éthique pour les médecins, qui sont en mesure de sauver la vie d’un patient atteint d’une pathologie donnée, mais pas celle d’un autre ».

« La question n’est pas de déterminer comment lever davantage de fonds ou créer un Fonds mondial ambivalent, mais plutôt comment redistribuer ces fonds dans le système de santé global, afin que les complications mortelles sont traitées de façon égale ».

Le diabète en Afrique

Source : réseau des journalistes africains contre le diabète

Lisez aussi cet article sur les dangers du sucre pour la santé

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Bon pour vos papilles mais pas toujours pour votre santé

Le sucre est par lui-même une substance naturelle qui compose de nombreux aliments sains comme les fruits et les légumes dont il est extrait. Le sucre fournit de l’énergie à l’organisme pour le fonctionnement de toutes les cellules. On ne peut donc dire que le sucre par lui-même est nocif mais les problèmes qu’il cause sont dus à ce qu’il n’apporte pas. Le sucre raffiné ne contient ni vitamines, ni fibres, ni antioxydants, ni aucune substance d’accompagnement qui existe chez les végétaux et qui exercent un effet protecteur. Ses calories sont vides et du point de vue nutritif, il est très incomplet et très déséquilibré. Il déséquilibre le régime, le métabolisme, et prend la place des autres aliments. Il est cause des caries dentaires, obésité, diabète, hyper-tension, cancers… De même, les sucres artificiels ou synthétiques (saccharine, aspartame…) actuellement très utilisés dans l’industrie alimentaire ont des effets secondaires indésirables. Non nutritifs, ils n’apportent aucun nutriment, et peuvent causer des troubles nerveux et provoquer des cancers. Ils peuvent aussi entraîner une augmentation de l’appétit avec une prise de poids. Il convient donc de remplacer l’usage du sucre blanc par des sucre plus naturels comme la Stevia, le sirop d’agave, le miel, le rapadura,..

Vous trouverez de la stévia sur notre boutique Agoji

Stévia en sucrette prêtes à l'emploi

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Verrine de fraises et son coulis d'hibiscus

Verrine de fraises et son coulis d'hibiscus

Ingrédients

50 cl d’eau
75 g de sucre roux
1 belle poignée d’hisbiscus séchées de Goji-boutique
4 yaourts de brebis (maison)
1 gousse de vanille
1 càs de miel de sirop de riz de Bio des Hauts de France
Préparation
Faites infuser les fleurs d’hibiscus dans l’eau pendant 30 min.
Passer au chinois et versez l’infusion dans une casserole et ajoutez le sucre et faites cuire jusqu’à ébullition.
Lorsque la préparation épaissit arrêter la cuisson et laissez tiédir.
Entreposer au frigo dans un récipient filmé.
Pendant ce temps, équeuter et laver les fraises et les couper en deux.
Battre les yaourts avec la gousse de vanille égrainée et le sirop de riz.
Dans le fond des verrines mettre 2-3 càs de yaourt puis des fraises et verser du sirop d’hibiscus par dessus.
Et remettre au frais jusqu’au moment de servir.

www.africafan.com le siteweb de la beauté noire au naturelle

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Née entre 1910 et 1920 à Kabrousse dans le quartier de Mossor, la fille de Silosia Diatta et d’Assonelo Diatta, est devenue le symbole de la résistance de la Casamance à toute forme de domination.

Avec la mort prématurée de son père elle sera prise en charge par son oncle paternel Elaballin Diatta. Très jeune, elle quitta son village pour aller travailler à Ziguinchor comme docker. Mais à cause des conditions de vie éprouvantes, elle va quitter la Casamance pour Dakar, où elle sera bonne à tout faire chez un colon du nom de Martinet, Régisseur des produits de base dans l’Ouest africain. Elle devait avoir 18 à 19 ans.

Pour certains elle eut sa première révélation en 1941 à Dakar, lui demandant de rentrer chez elle, d’où elle mènerait une lutte pour sauver le « Sénégal » du colon. D’autres sources précisent que c’est le 8 mars 1940, en se rendant au travail, qu’elle entendit une voix lui dire « Rentre chez toi, ou il t’arrivera malheur ».Mais elle n’a pas obtempéré. Au quatrième jour, à son réveil, elle constata qu’elle était paralysée. Elle sera ramenée en Casamance où la paralysie cessa dès son arrivée, mais elle en gardera des séquelles, notamment en boitillant.

Elle demanda à son peuple le refus catégorique de toute activité imposée par les colons (refus de payer l’impôt en espèces ou en nature, rejet de la culture d’arachide au détriment de celle du riz, recrutements/enrôlements pour la guerre) et engagea celui-ci sur le chemin de la résistance. En outre, elle disait aussi être porteuse d’un message divin qui consistait en un retour aux sources. Ainsi, elle réhabilita l’ancienne semaine diola des 6 jours (5 jours travaillés et repos le 6e jour), ordonna des sacrifices, de nouvelles formes de prières, une nouvelle religion traditionnelle.

Faiseuse de miracles

Aline Sitoé Diatta

Une sécheresse s’étant abattue sur son village, la population lui demanda d’agir. Pour certains, c’est après une concentration, suivie de ses incantations que la pluie vint, et que la sécheresse fut balayée. Pour d’autres, c’est après le sacrifice de boeufs noirs que les pluies bienfaisantes arrosèrent les rizières desséchées.

Elle fut aussi capable d’accomplir des miracles. Elle commença par guérir des malades rien que par une imposition de mains. Cela s’était produit presque à son insu. Elle rendait visite à une famille et, miraculeusement, dès qu’elle tournait le dos, un homme ou une femme alités retrouvaient leur entrain grâce à la poignée de main d’Aline.

Son nom se répandit dans toute la région. De nombreuses délégations villageoises se rendirent à Kabrousse pour la rencontrer. L’audience de la prophétesse ne cessa de croître car, en plus des différents miracles qu’on lui attribuait, son message de respect pour les traditions, touchait tous les groupes ethniques, quelle que soit leur obédience religieuse. Et comme l’ancien Roi de Casamance était mort, et que son successeur ne pouvait être qu’une personne douée de pouvoirs surnaturels, on pria Aline Sittoé d’assumer la charge. « Elle fut sacrée reine » et beaucoup de monde venait en pèlerinage, ou pour faire les sacrifices qu’elle réclamait en vue du pardon divin (ou pour que la pluie tombe, etc.)

Rebelle et insoumise

Devant le nombre de plus en plus important de gens qui venaient en « pèlerinage » ou qui se réclamaient de ses « idées » ou qui désobéissaient aux toubabs, les colons sentant le danger grandir de plus en plus, se lancèrent à sa recherche… L’administration coloniale décréta qu’elle était rebelle et insoumise, qu’elle prônait une insurrection rampante, qu’elle s’opposait à la France et qu’elle était à abattre. C’est ainsi que les soldats arrivèrent un jour où elle était en règles « menstruelles » (chez les diola, les règles sont considérées comme impures et la femme en règles doit, entre autres, quitter son domicile pour aller dormir dans un lieu réservé à cet effet). Ils tirèrent sur ceux qui se trouvaient dans les alentours tuant une femme qu’ils prenaient pour Aline Sitoé, (sa coépouse nous dit-on). Le lendemain, pour éviter que d’autres innocents furent tués, elle alla elle-même se présenter aux colons.

Aline Sitoé Diatta fut arrêtée, le 8 mai 1943. On mit aussi son mari aux arrêts. Il sera libéré des années plus tard. La Reine-prêtresse de Kabrousse alla d’une prison à l’autre au Sénégal et en Gambie et finalement fut déportée à Tombouctou, au Mali, où elle sera déclarée morte en 1944. Elle a probablement succombé aux brimades, aux tortures aux privations de nourriture et au refus de la soigner lorsqu’elle tombait malade.

source : www.au-senegal.com

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Cette question n’a pas cessé, depuis plusieurs décennies, d’alimenter les discussions ou de permettre des prises de positions assez tranchées, au sein même de cette société, mais aussi et surtout en dehors de celle-ci.

Longtemps considérée dans certaines coutumes africaines, et même sénégalaises, comme inférieure à l’homme et devant se soumettre à lui, ou du moins comme une personne devant seulement s’occuper de son foyer, la femme africaine a fini par se mettre à l’écart de toutes les sphères de décisions même dans la société moderne. Elle devait obéir à ses parents, à son époux ; son avis n’étant presque jamais tenu en compte. Elle n’est pas consultée avant les prises de décisions même pour ce qui la concerne. Son rôle principal était non seulement de s’occuper du foyer mais aussi d’assurer la pérennisation de la famille : pour cela la femme sans enfant était peu considérée.

Bien que marquée encore par le poids de la coutume, la femme sénégalaise semble aujourd’hui sortir progressivement de ce stéréotype qui l’a longtemps caractérisée.
Le Sénégal est un de ces pays africains dans lesquels les femmes se sont mises, au fil des années, au premier plan dans la vie sociale, politique et économique. Les associations féminines y sont florissantes, ce qui a conduit au niveau étatique à la création du Fond national pour la promotion de l’entreprenariat féminin (FNPEF).

Les principaux éléments qui rendent minimes la participation des femmes à la vie de la cité dans ce monde moderne sont : le taux élevé de l’analphabétisme, la faible participation ou intégration dans les activités socio-économiques et le poids des coutumes ou traditions.

Elles étaient totalement absentes des activités génératrices de revenus. Aujourd’hui, la pente connaît un réel redressement et il n’est pas rare de voir, dans certains foyers, la femme tenir le rôle traditionnel de l’homme, c’est-à-dire pourvoir aux besoins de la famille et même parfois prendre aussi en charge économiquement son mari.

La femme sénégalaise, quoi qu’on puisse dire, a une indépendance et une autonomie plus ou moins importante, selon les régions et la religion. Elle est aujourd’hui présente dans tous les domaines économiques (financier, agricole, commercial, …) ; nombres d’entres elles sont arrivées aux plus hauts postes administratifs ou rangs sociaux du pays (députés, ministres, leader de parti politique, PDG…).

Comme dans beaucoup de pays en voie de développement, l’illettrisme et l’analphabétisme sont importants au Sénégal et sont un frein à la croissance. Ils constituent en fait dans notre société moderne le point principal de la relégation de la femme en seconde zone. Dans le monde rural et dans une moindre mesure, dans le monde urbain, les parents investissent plus facilement dans le suivi scolaire du garçon que dans celui de la jeune fille. En effet, selon certaines statistiques, au Sénégal seulement 20% des femmes sont alphabétisées (une sur cinq) contre 45% des hommes (presque un sur deux). Depuis quelques années maintenant, le gouvernement sénégalais a mis sur pieds un programme de lutte contre l’analphabétisme et l’illettrisme. L’accent est surtout mis sur l’accès des jeunes filles à l’école au même titre que leurs compagnons garçons.

Longtemps, dans beaucoup de coutumes africaines, on a pensé que la scolarisation des filles n’était pas nécessaire, vu que celles-ci sont appelées, par les liens du mariage, à quitter leur famille d’origine. Mais force est de reconnaître que l’élévation du niveau d’éducation des filles a une incidence favorable sur la croissance économique. Une éducation, dépassant les dix ans de scolarisation, conduit, selon des études, à un pouvoir économique accru, à un taux de fécondité inférieur, à une amélioration de la survie infantile, et à une réduction de la mortalité liée à la maternité. Selon Mark Blackden, spécialiste principal des questions d’inégalité entre les sexes de la région Afrique à la Banque mondiale. «En Afrique subsaharienne, les efforts de lutte contre la pauvreté ont été entravés par la discrimination dont souffrent les femmes».

Dans certaines villes du pays et particulièrement dans la capitale, Dakar, on voit la situation s’inverser petit à petit et des experts pensent que d’ici cinq ans, la population féminine, au niveau lycée dans la région, sera supérieure à la population masculine.

Au Sénégal, les femmes détiennent quasi le monopole du petit commerce et de l’exploitation des fruits et légumes. En association ou de manière individuelle, elles sont présentes dans tous les marchés du pays. La micro entreprise est aussi un lieu dans lequel la présence féminine est très importante. «Il est évident que le manque d’accès des femmes aux ressources économiques, à la propriété et aux titres fonciers contribue à anéantir les efforts de lutte contre la pauvreté en Afrique [...] Les femmes africaines sont des agricultrices et exécutent 70% au moins, des tâches agricoles. L’agriculture est de loin, la principale source d’emplois et de revenus des pays au Sud du Sahara. Paradoxalement, une grande partie des revenus des activités économiques revient aux hommes, les femmes n’ayant pas leur mot à dire », explique Blackden de la Banque Mondiale.

Aujourd’hui, les femmes africaines sont de plus en plus actives dans le domaine de la micro finance. De fait, depuis quelques années, s’est développé au Sénégal un phénomène assez particulier et qui gagne de plus en plus du terrain, même en zone rurale. Ce nouveau phénomène est celui des « Tontines ».

Ce nom viendrait de Tonti : nom d’un banquier italien (Lorenzo TONTI ) du XVII siècle. Son invention est la toute première tentative d’utilisation de lois de probabilité pour constituer des rentes .
Ce système d’épargne semble répandu sur l’ensemble du continent. Il est quasi exclusivement pratiqué par les femmes. La tontine est avant tout un système de répartition des ressources à l’échelon local, et elle dépasse rarement le cadre du petit groupe d’amis ou du quartier ou du village. Le principe de la tontine pratiquée au sénégalaise est simple : chaque semaine la mère de famille donne une somme fixe (habituellement entre 500 et 1000CFA) et, mensuellement, une ou plusieurs familles se voient attribuer à tour de rôle, et généralement en présence de tout le groupe, une somme importante. Cette somme attribuée à l’avance permettra à la famille nécessiteuse d’avoir une importante somme avant que son tour suivant n’arrive.

Si ce système a connu et connaît encore de beaux jours, c’est certainement à cause d’une confiance mutuelle régnante entre les femmes qui composent ce groupe et qui se connaissent généralement toutes ; mais aussi à cause de leur solidarité, avec la possibilité du groupe d’intervenir dans des cas particuliers directement envers l’une d’entre elles qui éprouveraient des difficultés réelles. Il faut aussi préciser qu’avec la « Tontine », la personne ne rembourse pas le montant alloué, mais devra simplement s’acquitter de sa cotisation chaque semaine. Ce qui rend ce système plus acceptable que les banques traditionnelles pour nombre d’africains : c’est que dans la plupart des cultures, et particulièrement dans les cultures sénégalaises, les gens sont moins portés à contracter des dettes, mais plutôt à faire le troc ou l’échange. Sans oublier que, avec les prêts, les banques poursuivent en justice en cas de non remboursement et vous arrachent tout ce que vous leur devez.

Un des nombreux problèmes que rencontrent les femmes au Sénégal, et dans tant d’autres pays africains, est bien celui de la polygamie. Elle est massivement rejetée par les femmes qui de plus en plus optent pour la monogamie, même si au sein de certaines religions, traditionnelles at musulmane, l’homme a droit à prendre plusieurs épouses. Celles qui s’y opposent le plus sont surtout celles qui sont instruites ou qui vivent en ville. Mais il faut reconnaître que cela n’est pas exclusif, parce qu’il n’est pas rare de rencontrer une intellectuelle deuxième épouse ou le contraire : une femme de zone rurale, peu ou presque pas instruite pent refuser un homme parce qu’il est déjà marié. La pression familiale ou sociale reste toujours forte et le mariage forcé ou arrangé existe encore. Les femmes, pour lutter contre les abus, ont créé des associations, mais parfois peu connues.

La culture, comme mode de vie d’un peuple quelconque avec ses expériences propres, plante toujours ses racines dans un passé plus ou moins lointain et qui le caractérise. Elle n’est pas une chose statique ; elle est appelée à évoluer, à se parfaire avec le temps et les nouvelles expériences faites par cette société. Le contact avec une culture étrangère a toujours été, et de manière souvent inconsciente, un moment d’échange, ou mieux, de copie et intégration mutuelles de certaines valeurs de l’autre, absentes ou moins en exergue dans l’une.

La rencontre avec la culture européenne a, dans ce sens, permis à la société africaine de prendre conscience, sur certains points, du rôle plus ou moins secondaire qu’occupe la femme. Cette situation ne semble pas générale, car il existe des sociétés africaines où la femme n’envie pas sa consoeur européenne considérée comme la plus émancipée. Nous pouvons citer au Sénégal l’exemple de la Reine Aline Sitoe qui a dirigé la résistance dans le royaume Diola Kassa au Sud du pays contre les colons européens

S’il est vrai que la femme africaine, particulièrement sénégalaise, cherche encore à se frayer une place confortable dans la société du point de vue de l’égalité homme-femme, il n’en demeure pas moins qu’à ce jour, elle puisse se sentir de plus en plus autonome et libre dans ses activités quotidiennes, et de pouvoir, comme les hommes, exercer une activité génératrice de revenus qui lui soient propres.

Ce qui semble manquer le plus à la femme sénégalaise, c’est bien cette autonomie financière qui l’amènera à ne pas dépendre entièrement de l’homme ; mais aussi l’égalité des chances à l’éducation. La volonté politique de changer cette situation qui est un frein à la croissance même de ce pays pourra créer, et de manière peut-être imminente, une nouvelle force tant sur le plan économique que social : la force féminine qui se présente de plus en plus en Afrique comme une voie obligatoire pour un développement durable et global.

Source: AGENCE FIDES

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

L’Art et le design à l’Africaine

Joelle Le Bussy, directrice de la galerie ARTE

A 51ans, Joëlle le Bussy est mère de deux enfants et aussi grand-mère, elle est la directrice de la galerie ARTE à Dakar depuis 13 ansGaleriste et designer, elle intègre aussi bien l’art et le design dans l’espace de la galerie que dans son processus de créativité. Elle incorpore ainsi l’art traditionnel dans des meubles contemporains. Joëlle est aussi designer d ‘intérieur et collabore avec ses clients en quête d’un environnement agréable et personnalisé.

Vous êtes galeriste, designer, ancienne membre du comité scientifique de la Biennale de Dak’Art. Vous exposez en Afrique, en Europe et aux Etats-unis et vous avez récemment obtenu le Prix du Design de la Fondation Thamgidi lors de la dernière édition du Dak’Art
Pouvez-vous nous parler de votre parcours et notamment de celle de la galerie ARTE?

La Galerie ARTE a Dakar été créée en 1996, celle de Saly il y a 2 ans. Elle est spécialisée dans l’art, l’artisanat d’art, le design et plus récemment dans la décoration d’intérieur. Au début j’ai commencé par la présentation d’artistes plasticiens en majorité Sénégalais. Parallèlement, je « designais » des meubles fabriqués en sous-traitance par des menuisiers. Je me suis très vite confrontée à des problèmes de délais, de finition et aussi de plagiat. Donc en 2000, J’ai créé un atelier de production de meubles pour avoir plus de contrôle sur celle-ci. Les ébénistes de la GALERIE sont tous Casamançais. Le chef d’atelier, Lamine, a rassemblé autour de lui les meilleurs ébénistes de sa région. Ceux ci ont une connaissance du bois qu’ils tiennent de leur culture, ils savent mieux le travailler que quiconque, en particulier les essences de bois très dures comme le vène, le dimb ou le rônier. Ils tirent cette connaissance du bois par tradition car les adolescents reçoivent une initiation dans le bois sacré qui leur permet d’honorer et de respecter le matériau.

Aujourd’hui il semble que le design de meubles contemporains constitue une des activités principales de la galerie. D’où provient cette passion, cette fascination pour le bois ?

Lorsque j’étais enfant, mes parents avaient l’habitude de m’emmener visiter les expositions et surtout les antiquaires. Ils avaient un véritable amour pour les meubles en bois cirés, ce sont eux qui m’ont transmis cette passion. En 1981, je me suis mariée et je suis venue vivre au Sénégal. J’ai voulu alors meubler ma maison et je n’ai trouvé aucun meuble à mon goût. Les seules boutiques de la place proposaient des meubles brillants en provenance d’EUROPE. J’ai trouvé dommage de ne pas profiter du bois massif, précieux dont on dispose en Afrique et qui est tout simplement exporté en Europe (et maintenant en Chine..) Ces bois sont ensuite réimportés en AFRIQUE, transformés en panneaux de particules, sous forme de meubles qui ne me plaisaient pas. J’ai travaillé pendant 8 ans dans une grande société de transit de la place et chaque jour je voyais des conteneurs de meubles débarquer au port et les dédouaner amenait toutes sortes de tracasseries administratives, sans parler des droits de douane exorbitants. Je me suis demandée pourquoi les Sénégalais ne consommeraient pas d’avantage de meubles fabriqués localement. Nous avons en effet du bois magnifique en Afrique et des artisans très habiles au Sénégal…Pourquoi importer des meubles qui souvent sont faits de particules de bois aux finitions trompeuses? Petit à petit l’idée à germé et j’ai donc ouvert la galerie pour présenter non seulement des tableaux mais aussi des meubles originaux, aux finitions soignées, fabriqués localement dans des essences de bois massif, précieux et de première qualité .

Vous dites « que vos meubles racontent l’histoire esthétique de l’Afrique » Pourriez-vous définir quelques concepts de votre processus de créativité ?

J’ai lancé deux collections de meubles et objets. La première est la collection THIOSSANE où, pour le design des meubles, je récupère des éléments traditionnels de l’Afrique comme les portes Dogon, Baoulé, Ashanti que j’intègre dans mes meubles. Ainsi à travers ce geste, les portes Dogon transmettent et perpétuent l’histoire du peuple Dogon avec contemporanéité. Pour les accessoires comme les poignées et boutons de porte en bronze, Ils sont tous faits à la main avec la technique de la cire perdue ; une tradition artisanale Africaine qui est aussi transmise à travers les meubles.
La deuxième collection est contemporaine. Pour celle-ci j’assemble entre elles les différentes essences de bois pour en faire du patchwork. Cela ressemble à la marqueterie bien que la technique soit différente. Je mets ainsi à profit les couleurs naturelles des bois ainsi que leur veinage variés pour créer des meubles et objets aux lignes pures et simples. Dans cette collection la beauté du bois est mise en valeur par l’harmonie des couleurs et par un travail soigné.
Les meubles sont des pièces uniques ou faits en série limitée. Chaque meuble est estampillé du logo ARTE.

À part les meubles quels sont les objets et les divers produits que l’on peut trouver dans la galerie ?
IL y a les œuvres d’art. La Galerie organise trois expositions individuelles par an et expose en permanence de l’art africain contemporain. Nous privilégions les expositions des Maîtres de la peinture sénégalaise mais « dénichons » et encourageons les jeunes talents
Nous présentons aussi de l’artisanat sous-régional comme l’artisanat Touareg et aussi l’artisanat du Sénégal comme les assiettes peintes à la main ou les suweer –peinture sous-verre, tradition artisanale Sénégalaise- Récemment, j’ai organisé une exposition à Paris à la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur, et j’ai eu à présenter des objets confiés par des artisans.

On connaît l’esthétique de vos objets divers. À quoi ressemble votre intérieur ? Quels styles, quels objets de décoration peut-on trouver chez Jöelle ?
Mon intérieur est à l’image de la galerie donc de moi-même. C’est un mélange d’Afrique et d’occident et il reflète ainsi ma personnalité puisque je suis métisse.
Les meubles sont en bois d’Afrique aux lignes épurées, j’ai des toiles de maître comme Viyé Diba, Souleymane Keita, Amadou Sow et également des œuvres de jeunes artistes. Pour ce qui est de l’art traditionnel, j’ai quelques portes Dogon, une statue Tellem , des poteries maliennes et des tissus Nschak zaïrois.

En tant que designer d’intérieur, quel regard portez-vous sur les intérieurs au Sénégal? Quels conseils pouvez-vous donner aux femmes Sénégalaises et peut-être aux femmes Africaines?
Je ne pourrais donner de conseils car je pense que l’esthétique est une question de goûts avant tout. Il est difficile de généraliser car au Sénégal, la décoration est assez éclectique, les goûts y sont très variés. Certains Sénégalais sont des amateurs d’art donc très souvent leurs intérieurs reflètent l’art et le design contemporains avec de belles œuvres, des tapisseries locales, des meubles design. D’autres, comme partout dans le monde, vont plutôt pencher vers les meubles vernis et les sofas en cuir. Encore une fois, cela dépend vraiment des goûts des uns et des autres, on ne peut faire une généralisation.

Aujourd’hui on constate que les intérieurs se métissent. Les styles fusionnent ; des masques d’Afrique, en passant par les meubles Chinois ou tissus d’Asie. Pensez-vous que ça soit une tendance ou un phénomène durable ?
Avec la globalisation, les gens voyagent de plus en plus et sont moins cloisonnés dans leur culture. Il y a un brassage, un métissage des cultures qui est reflété dans les intérieurs. Beaucoup d’Européens vivant à Dakar sont confrontés aux cultures locales et s’imprègnent donc de celles-ci et des styles du pays. En France, on note que des grandes marques de meubles présentent des styles appelés en occident « ethniques » ou design « exotique » qui prouve que la tendance est aujourd’hui au métissage des styles.

Quelles projections faites-vous sur le design d’intérieur en Afrique et plus particulièrement au Sénégal?
Le Sénégal a une fibre artistique plasticienne traditionnelle, probablement une des premières en Afrique et ceci grâce au Président Senghor, qui a ouvert plusieurs structures dont l’Ecole des Beaux Arts et a beaucoup œuvré pour la culture au Sénégal. Je constate que les Sénégalais visitent les expositions de plus en plus. La biennale Dak’Art est une vitrine qui attire du monde, les galeries sont nombreuses à Dakar. Je pense donc que la décoration a une place grandissante. Je suis absolument convaincue que cela va aller de l’avant !

On constate votre engouement pour l’intégration, la combinaison de pièces traditionnelles dans des meubles contemporains. Pourrait-on voir un jour ce genre d’assemblage comme un élément architectural d’un intérieur ou voire une façade ?
Ces assemblages existent déjà, l’héritage de l’architecture Soudanaise notamment celle de la mosquée de Djenné a inspiré la polyclinique ou la devanture de l’hôpital Le Dantec. Senghor dans son concept du parallélisme asymétrique a aussi donné le coup d’envoi à une architecture contemporaine inspirée de la tradition africaine. Je pense effectivement qu’on verra de plus en plus ce genre de combinaisons entre tradition et design contemporain dans les concepts de design. Il avait compris que l’avenir est dans le métissage des cultures, c’était un précurseur.

Sur le plan académique, pensez-vous qu’une école de design puisse voir le jour à Dakar ou dans une autre ville Africaine ? Seriez-vous intéressée par une telle initiative?

Tout à fait ! Beaucoup de designers sont formés à l’étranger ou autodidactes. Aujourd’hui au Sénégal, d’excellentes écoles de niveau supérieur s’ouvrent dans tous les domaines et pourquoi pas dans le design ? Si on me le proposait je serais prête à m’impliquer dans un tel projet.

Votre mot de la fin ?
L’Afrique est un continent qui reste encore mystérieux et souvent inaccessible dans sa compréhension pour l’occident. En Afrique le savoir-faire artisanal est toujours traditionnel et nous ne connaissons pas la fabrication en grande série comme en Asie. Cela est bien sur un handicap économique car il est difficile de commercialiser des produits sans production de masse mais c’est aussi un avantage pour une clientèle raffinée qui recherche des pièces authentiques, faites en petites série ou pièces uniques. Ce type de clientèle est à la recherche d’un artisanat fait à la main avec des matériaux originaux et non de substitution. Notre succès vient aussi de ce là car le continent excelle dans ce domaine et offre une créativité exceptionnelle. De plus, l’ère OBAMA est un facteur qu’il ne faut pas négliger pour le regain d’intérêt des occidentaux par rapport à l’Afrique.
Fatimata Ly
Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

La naissance d’Afrodiziak Touch

Une jeune créatrice férue de mode qui entre dans le monde du stylisme ethnique. Une marque pour les femmes qui aiment l’Afrique et le stylisme contemporain.

Vous êtes d’origine malienne?

Oui, je suis née en France de parents originaires du Mali, issus des ethnies Bambara par ma mère et Soninké par mon père.

Qu’est ce qui vous a donné envie de vous lancer dans la mode ethnique ?

Tout d’abord, ma passion pour la mode, j’aime tout ce qui touche à la créativité et l’originalité ! Ensuite mon grand intérêt pour les pays du monde, notamment l’Afrique.

Qu’est ce qui vous différencie des autres créateurs ethniques?

J’espère apporter aux femmes d’aujourd’hui, la touche d’originalité et de fraîcheur qu’elles attendent dans leurs garde-robe, car côté produits, fidèle à son univers, Afrodisiak Touch fait ressortir une double personnalité de chaque pièce par ses jeux de matières ou de couleurs…
Les silhouettes sont « chic » dans les matières ethniques, et imposent le glamour et la séduction dans des matières comme la soie, le satin.

Quel est votre parcours

Mes parents sont commerçants de tissus africains et bijoux, j’ai donc pu bénéficier de leurs expériences dans ce domaine. J’ai su me distinguer dans le mannequinât,
mais également dans mes engagements dans le domaine associatif, entre la France et le Mali. De ces expériences captivantes au cœur même de l’Afrique, j’ai su créer un univers artistique propre, métissé, contemporain et intemporel en composant à partir de coupes modernes, de
textures ethniques et de formes atypiques.

Qu’est ce qui vous inspire pour vos créations ?

Mon concept Afrodisiak Touch joue avec le mélange des cultures et signe des collections mariant design et modernité, ainsi qu’une intense inspiration ethnique, où les couleurs rythment la cadence, ponctués par une
touche d’originalité.

Les ambitions pour la marque.


Quelles ont été vos difficultés en tant que créatrice?

Le plus difficile actuellement, est que j’occupe différentes casquettes,pour faire vivre Afrodisiak Touch : Le contrôle qualité et le choix des tissus, le design et la création des produits, la préparation et l’expédition des colis, ainsi que le suivie clients, la comptabilité et la gestion des stocks.

Je gère en parallèle, les shootings photos et spots publicitaire vidéo,l’administration du site internet et
la communication avec tous les supports marketing…

Bref, la grande difficulté est d’être partout en même temps, mais tout se passe très bien ! Je suis perfectionniste, très engagée et j’adore mon activité !

Quels sont vos objectifs ?

Internationaliser mon concept à travers le monde, développer des partenariats avec des prestataires de qualité et complémentaires à mon activité et qui partage la même passion.

La femme selon Kadiatou Soumare

Magazine Miss Ebene

Quelle est l’actualité d’Afrodisiak touch ?

Je suis nominé au concours de jeunes Talents Soninké « Linondaade », dans la catégorie Styliste.

Je participe en tant que Styliste l’élection de Miss mali France 2010

Bientôt des parutions dans les pages Mode des magazines Afro-caribéens.

Un défilé de mode prévu pour le 2ème trimestre 2011.

Votre mode est adressée à quel type de femme ?

Toutes les femmes plurielles, mon objectif est d’allier toutes les cultures du monde et de proposer des créations accessibles à toutes !

Que représente pour vous la femme « Noir au Féminin »

Une femme qui s’assume et qui n’a pas peur d’exprimer ses pensées…

Citez nous 5 qualités qui mettent en valeur la femme

L’originalité

La créativité

La perfection

L’intelligence

L’ambition

Pour découvrir son talent et sa collection :
AFRODISIAK TOUCH

Tour Pleyel, 153 Bd Anatole France – 93571 St Denis Cedex

Hotline : 06.29.58.49.74

Mail : support@afrodisiak-touch.com

Site : www.afrodisiak-touch.com

Partez à la découverte de l’univers mode de Kadiatou Soumare dédié aux femmes du monde…

Leslie. CAROMBO

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Assireni Boutique

ASSIRENI, la boutique de cosmétiques bio en ligne. Pour les accros de beauté et de naturel, découvrez le portrait de sa fondatrice ivoiro-martiniquaise. Une jeune femme dynamique.

1/ Parlez-nous de votre parcours ?
Originaire de la Martinique et de la Côte d’Ivoire, j’ai un parcours atypique. J’ai grandi en banlieue parisienne jusqu’à l’âge de 18 ans puis je suis partie aux Antilles pour poursuivre mes études. Pendant plus de trois années, ce « retour aux sources » m’a permis de renouer avec mes origines et de découvrir les richesses des caraïbes : Martinique, Barbade, Sainte-Lucie et Trinidad-and-Tobago.

Mon expérience professionnelle dans la gestion de projets et le management de ressources débute en 2002 chez Fauchon, puis chez Colt Télécommunications, Barilla France et PPD France. En Mai 2008, ma passion des cosmétiques biologiques et naturels me décide à créer mon entreprise : Assireni avec la boutique en ligne www.assireni.com.

2/ Qu’est ce qui vous a donné envie de créer votre entreprise ?
L’attrait pour les produits naturels et la sensibilité aux questions d’environnement ont toujours fait partie de mon quotidien. Il y a trois ans, le jour où j’ai pris conscience que la crème au beurre de karité que j’achetai en cosmétique conventionnelle ne contenait en réalité qu’un infime pourcentage de beurre de karité et que le reste n’était en fait que de la synthèse et autres ingrédients pas toujours très bon pour la santé ou l’environnement. Pour moi ça a été LE déclic ! Mon ambition première en créant Assireni est de proposer des produits de beauté en respect avec l’environnement ; une cosmétique plus responsable en accord avec les aspirations des consommatrices, la nature et sa biodiversité.

3/ Vous êtes dans les cosmétiques, trouvez vous ce secteur facile et sur quel créneau êtes- vous ?
Je ne pense pas qu’il existe de secteurs d’activité plus facile que d’autres. J’évolue dans un environnement que j’apprécie cela rend certainement les choses plus agréables. Mon créneau ? La beauté cosmopolite et naturelle. Offrir des soins bios et naturels à tous les types de peau. Je suis convaincue de l’efficacité d’une cosmétique qui se base sur des principes actifs riches en ingrédients naturels. Assireni.com conjugue éthique et bien-être, authenticité et harmonie ; propose des produits de qualité fidèles à une charte scrupuleusement respectée. Les produits que l’on retrouve sur www.assireni.com sont basés sur des actifs naturels exotiques : argan, karité, avocat, buriti, etc. Ces ingrédients originaires des pays du sud, possèdent de véritables propriétés qui méritent d’êtres connues. En sélectionnant ce type de soins, c’est une manière d’encourager les producteurs qui travaillent dans ce sens.

La chef d’entreprise.


4/ Quels ont été les obstacles et les difficultés à surmonter en tant que femme et chef d’entreprise.
En tant que femme, j’ai rencontré les mêmes difficultés que tous les créateurs d’entreprise. Monter un projet solide et arriver à lever des financements pour le réaliser. Ce sont des difficultés qui font parties du jeu.

5/ Quels conseils souhaitez vous donner à des femmes qui sont, ou ont envie d’être, dans votre secteur d’activité ?
Il est selon moi, important de bien s’entourer, de se faire accompagner, d’adhérer à des structures d’aide à la création, de développer un réseau…

6/ Quelles sont vos ambitions ?
Mon ambition première est de développer l’accès à une cosmétique Bio de qualité. Aujourd’hui il y a de plus en plus de produits qui sortent sur le marché et qui sont dignes de concurrencer la cosmétique conventionnelle actuelle. Trop de gens aujourd’hui ne tente pas l’expérience de la cosmétique Bio car ils la connaissent peu et pensent à tort que cette cosmétique ne leur est pas destinée. A travers assireni.com j’essaie un peu de changer cet état des choses.

7/ Comment gérez vous votre vie de femme et de chef d’entreprise ?
L’important pour moi est de toujours garder un équilibre. Je gère ma société mais je n’oublie pas de me réserver du temps pour mes proches et pour moi.

8/ Quels autres combats souhaitez-vous mener ?
Toujours dans le secteur de la beauté, j’aimerai que le retour au naturel soit une valeur montante. Que les gens réapprennent un peu plus chaque jour la richesse des ingrédients naturels et que l’on réapprenne à les utiliser. Je pense notamment à des produits tels que le karité, l’huile de carapate, l’huile d’avocat…

9/ En quelques mots, que représente la femme noire pour vous ?
Elégante et pleine de bonne humeur, la femme noire possède un capital beauté naturel dont elle doit prendre soin avec attention.

Petits secrets de femmes.

Valériane Dauphoud Eddos, fondatrice d'Assireni

10/ Quels sont vos petits secrets de beauté (peau, cheveu, maquillage)
Je suis fan des huiles et beurres végétaux. Je les utilise en soins de la peau et du cheveu. Je suis devenue également une inconditionnelle des crèmes de nuit, elles ont l’avantage de nourrir la peau en profondeur et de la laisser douce et souple.
Merci et longue vie à Assireni…

ASSIRENI, la boutique
www.assireni.com
Valériane DAUPHOUD-EDDOS – Fondatrice d’Assireni
17 rue Constant Coquelin
94400 VITRY-SUR-SEINE
contact@assireni.com
+ 33 1 45 732 988

Leslie. CAROMBO

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Jeune semis de baobab

Lorsque les fruits sont bien mur, les bourrasques de vent parviennent à les faire tomber. S’ils ne se cassent pas pendant leur chute les termites finissent par les ouvrir, libérant ainsi la pulpe et ses graines. Ensuite de nombreux animaux vont transporter les graines loin des arbres, il y a les singes, les écureuils, les rats, le bétail, les éléphants, les oiseaux,…. Les fruits sont aussi consommés et dispersés par les hommes qui en apprécient ses qualités gustatives et thérapeutiques.

Les fruits peuvent aussi être dispersés par les eaux, eau de pluie, eau des fleuves, qui conduisent un moment ou un autre à la mer.

Le baobab africain ( Adansonia Digitata) étant caractéristique des forêts d’épineux et des savanes, des craintes ont été exprimées suite aux nombreuses sécheresses qu’a subit l’Afrique sub-saharienne. Ces sécheresses successives nuisent à la régénération naturelle des baobabs. Les sécheresses entrainent aussi de nombreux feux de brousse qui stoppent la croissance de jeunes plants. Tout aussi important est la tendance à éliminer les baobabs quand ceux-ci se trouvent à proximité des zones de production de coton et de cacao parce que le baobab est connu pour être un hôte alternatif pour les organismes nuisibles qui affectent ces cultures. En Afrique de l’Est, la diminution des populations de baobab a été considérée comme le résultat d’une augmentation de la quantité d’éléphants dans les parcs nationaux.

On sait étonnamment peu de choses sur les taux de régénération naturelle, mais à une grande échelle ce pourrait être parce que les semis ne sont pas facilement reconnus, car il manque à l’évidence ses feuilles facilement reconnaissables et son tronc gonflé si caractéristique. En outre l’association des baobabs avec les parcs d’élevage ou de savane est une association volontaire en raison de l’utilisation des feuilles de baobab pour le pâturage. Mais le bétail n’est pas regardant, il mange aussi bien le fourrage qu’on lui donne que les jeunes pousses bien tendres qu’il trouve.

Pour les raisons ci-dessus, de nombreuses populations de baobab sont à proximité des villages en tant que vestiges des anciens modes de peuplement humain. Toutes les parties du baobab étant fortement appréciées des populations villageoises, dans le passé, certains groupes ethniques au Mali comme les Dogons, Kagolo et Bambara ponctionnaient des boutures dans la nature pour reboiser les abords de leurs villages.
Par exemple le peuple Dogon plantait des plants de baobab près de leurs toilettes afin de recevoir les eaux usées et permettre ainsi une meilleure croissance des baobabs et une production plus abondante de feuilles.

Dans des conditions naturelles le taux de germination des graines est généralement inférieur à 20% (Danthu et al. 1995). En outre, les plantes régénérées doivent être protégés contre les animaux errants pendant la saison sèche sous peine d’être mangé. Des tressages à base de matériaux naturels assurent cette protection indispensable.

De plus en plus les populations perçoivent l’intérêt de protéger les baobabs et de faciliter leur croissance. L’exploitation du baobab serait une grande opportunité financière pour les villageois. Car de son fruit on tire une pulpe aux propriétés nutritives et antioxydantes qui séduit de plus en plus l’occident, l’ huile extraite de ses graines ravie les amateurs de cosmétique naturelle et la farine issu de la transformation des graines est riche en protéine.

Vous pouvez acheter sur ce site des jeunes plants de baobab originaires du Sénégal et issu du commerce équitable.

Un baobab à la maison

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Magnifique baobab près de Thiès au Sénégal

Le baobab a une grande importance culturelle dans les pays où on le trouve. Il est le symbole de la République du Congo. Il est utilisé au Sénégal sur de nombreux documents administratifs. Au Sénégal, au Congo, au Burkina et dans des nombreux pays africain, on retrouve l’effigie du baobab sur les timbres.

Dans les zones arides et au temps de civilisations plus anciennes les nomades utilisaient les baobabs aux troncs creux pour en faire des réservoirs d’eau pour leur bétail pour affronter la saison sèche. Certain tronc de baobab peuvent ainsi contenir jusqu’à plusieurs millier de litres d’eau. L’eau peut ainsi se conserver toute l’année si le tronc à été bien refermé à l’aide d’une chape d’argile. En cas de grande sécheresse, le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif.

Dans toute l’Afrique les troncs de baobab à l’envergure suffisamment large et au cœur évidé fournissent divers abris ; maison, abri bus, salle de réunion, magasin de stockage, bistrot,…

En Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal et au Zimbabwe, les vieux baobabs creux ont été utilisés comme des tombeaux, au Sénégal se sont les griots que l’on inhumait dans les troncs de baobab.

Son ombre bienveillante est aussi un lieu de rendez vous, de palabres, on y discute des affaires du village sous la fraîcheur de ses branches, accompagné d’un bon attaya.

Au Nigeria certains baobab sont des centres de culte ou l’on invoque les esprits de la fertilité, dans le Saloum un autre est sacré parce qu’une source d’eau potable a vu le jour sous ses racines.

De par son espérance de vie, son allure des plus originales, des bienfaits que l’on retire de chaque partie de l’arbre, des hôtes un peu mystiques qu’il peut héberger, le baobab est un arbre sacré et détient un certain pouvoir spirituel au sein de la collectivité.

On n’abat que très rarement un baobab, personne ne souhaite vexer les esprits mais par contre le baobab reste une espèce fragile malgré sa présence si imposante, les jeunes pousses sont la victime du pâturage intempestif et des feux de brousse et beaucoup d’arbres sont défiguré à cause de la récolte de ses feuilles pour nourrir le bétail en saison sèche. Ces pratiques tendent à changer depuis que les populations ont découvert que le baobab, en plus de leur apporter aliment et médicament, pouvait aussi être une source de revenu en exportant ses fruits et son huile à travers le monde.

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

Forum social mondial 2011 de Dakar

Les enjeux du Forum Social Mondial à Dakar s’organisent autour de trois grandes questions : la situation mondiale et la crise ; la situation des mouvements sociaux et citoyens ; le processus des forums sociaux mondiaux.

La situation mondiale et la crise

La situation mondiale est caractérisée par la profondeur de la crise structurelle de la mondialisation capitaliste. Les quatre dimensions de la crise, sociale, géopolitique, écologique et idéologique, seront abordées à Dakar. La crise sociale sera abordée à partir notamment des inégalités, de la pauvreté, des discriminations. La crise géopolitique sera discutée à partir notamment des guerres et des conflits, de l’accès aux matières premières, de l’émergence des nouvelles puissances mondiales. La crise écologique sera présente à partir notamment du changement climatique, de l’épuisement des ressources naturelles, de l’eau, de l’accaparement des terres, de la désertification, de la biodiversité. La crise idéologique sera débattue à partir notamment des idéologies sécuritaires, de la remise en cause des libertés et de la démocratie, de la culture, de la science, de la modernité. L’hypothèse d’une crise de civilisation, très présente depuis le Forum social de Belém, sera approfondie.

L’évolution de la crise met en évidence une situation contradictoire. Les analyses portées par le mouvement altermondialiste sont acceptées et reconnues et contribuent à la crise de l’idéologie néolibérale. Les propositions issues des mouvements sont acceptées comme base de référence ; par exemple, le contrôle du secteur bancaire et financier, la suppression des paradis fiscaux et judiciaires, les taxes internationales, le concept de sécurité alimentaire, considérées il n’y a pas si longtemps comme des hérésies, sont à l’ordre du jour du G8 et du G20. Pour autant, elles ne se traduisent pas dans des politiques viables ; elles sont déviées et récupérées et se heurtent à l’arrogance des classes dominantes sûres de leur pouvoir.

La validation des hypothèses se traduit par une certaine banalisation de la parole du mouvement. Elle nécessite d’affiner les perspectives et de donner plus de place au débat stratégique, à l’articulation entre l’urgence et la durée, les résistances et la transformation en profondeur. La situation met en évidence la double nature de la crise, celle d’un emboîtement entre la crise du néolibéralisme, qui est une phase de la mondialisation capitaliste, et une crise de la mondialisation capitaliste elle-même ; une crise du système qui peut être analysée comme une crise de civilisation, celle de la civilisation occidentale qui s’est imposée au début du 15ème siècle.

Les alliances stratégiques dans cette situation doivent correspondre à une double exigence. La première exigence concerne la lutte contre la pauvreté, la misère, les inégalités, la précarité, les atteintes aux libertés dans le monde pour permettre l’amélioration des conditions de vie et l’expression des couches populaires directement frappées par les politiques économiques et sociales dominantes. La deuxième exigence met en évidence qu’un autre monde possible et nécessaire passe par la rupture avec les modes de production, de consommation et de redistribution économiques, sociaux, écologiques, avec les rapports de force géopolitiques posés ces dernières décennies et les modèles démocratiques mis en avant par l’occident.

Trois propositions émergent dans les réponses à la crise : celles du néo-conservatisme qui proposent la sauvegarde de la logique dominante et des privilèges qui lui sont attachés au prix de la restriction des libertés, de la poursuite de l’accroissement des inégalités et de l’extension des conflits et des guerres ; celle d’une refondation en profondeur du capitalisme défendue par les tenants du « Green new-deal » qui proposent une régulation mondiale, des redistributions relatives et une promotion volontariste des « économies vertes » ; celle d’une alternative radicale écologique et sociale qui corresponde à un dépassement du système actuellement dominant. L’espace du Forum social mondial regroupe tous ceux qui refusent l’option néoconservatrice et le maintien de la logique néolibérale. Il constitue un espace de discussion, vigoureux et évolutif, entre les mouvements qui se situent dans la perspective d’un « débordement » d’un « Green new-deal » et ceux qui défendent la nécessité des alternatives radicales.

La référence au contexte africain

Le Forum social mondial de Dakar mettra en avant plusieurs questions essentielles que la référence au contexte africain permettra de mieux mettre en évidence. L’accent sera mis sur la place de l’Afrique dans la situation mondiale et dans la crise. L’Afrique est un révélateur et un analyseur de la situation mondiale. L’Afrique n’est pas pauvre ; elle est appauvrie. L’Afrique n’est pas marginalisée ; elle est exploitée. Elle est indispensable à l’équilibre économique et écologique du monde par ses matières premières et ses ressources naturelles et humaines qui sont convoitées tant par les pays du Nord que par les pays émergents, avec la complicité active d’une partie des dirigeants des Etats africains.

L’accent sera aussi mis sur la décolonisation en tant que processus historique inachevé. La crise du néolibéralisme et celle de l’hégémonie des Etats-Unis inscrivent la possibilité d’une nouvelle phase de la décolonisation, ainsi que l’affaiblissement des puissances colonisatrices européennes. La représentation Nord-Sud est en train de changer ce qui n’annule pas la réalité des contradictions géopolitiques et économiques entre le Nord et le Sud.

L’accent sera mis sur les diasporas et les migrations en tant que question structurelle de la mondialisation. Cette question sera abordée à partir de la situation actuelle des migrants et de leurs droits. Elle sera inscrite dans le temps long à partir d’un retour sur la traite esclavagiste. Elle sera mise en perspective à partir du rôle grandissant, économique et culturel, des diasporas.

L’accent sera mis sur l’évolution du système international, des institutions internationales et des négociations internationales. Elle concernera particulièrement des questions qui rendent criantes les nécessités d’une régulation mondiale : les équilibres écologiques ; les migrations et les diasporas ; les conflits et les guerres.

La situation des mouvements sociaux et citoyens

La convergence des mouvements qui constitue l’espace du Forum social mondial est engagée dans des résistances sociales, écologiques et démocratiques. Les luttes sociales se prolongent dans les luttes citoyennes, pour les libertés et contre les discriminations. Les résistances sont indissociables des pratiques concrètes d’émancipation qui sont portées par les mouvements.

L’orientation stratégique des mouvements s’organise autour de l’accès aux droits pour tous, de l’égalité des droits et de l’impératif démocratique. Les mouvements sont porteurs d’un nouveau mouvement historique d’émancipation qui prolonge et renouvelle les mouvements précédents. C’est autour de la définition des droits, de leur mise en œuvre et de leur garantie que se définit une nouvelle période d’émancipation possible. Elle implique que soit revisitées les conceptions des différentes générations des droits : les droits civils et politiques formalisés par les révolutions du 18ème siècle, réaffirmés avec la Déclaration universelle des droits de l’Homme, complétés par les approches de remise en cause des totalitarismes des années 60 ; les droits des peuples portés par le mouvement de décolonisation autour du droit à l’autodétermination, du contrôle des ressources naturelles, du droit au développement et du droit à la démocratie ; les droits économiques, sociaux et culturels spécifiés dans la Déclaration universelle et précisés par le Protocole additionnel adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2000.

Une nouvelle génération de droits est en gestation ; elle correspond à l’expression de la dimension planétaire et aux droits qui se définissent dans la recherche d’un autre monde par rapport à la mondialisation dominante. De ce point de vue, deux questions seront très présentes à Dakar : les droits environnementaux dans la perspective de la préservation de la planète ; les droits des migrants et des migrations qui interpellent la place des frontières et l’organisation de l’espace mondial. Le FSM de Belém a mis en évidence l’intérêt de l’approche des mouvements dans la question écologique dans ses différentes dimensions, du climat à l’épuisement des ressources naturelles et de la biodiversité, à l’accaparement de l’eau, des terres et des matières premières. Le FSM de Dakar mettra en évidence une nouvelle approche des migrations avec la liaison entre migrations et diasporas et la Charte mondiale des migrants.

Le FSM de Dakar sera aussi un moment d’interrogation sur la décolonisation inachevée et sur l’ouverture d’une nouvelle phase de la décolonisation. C’est dans cette perspective que se situe l’évolution des rapports entre le Nord et le Sud. Certes la représentation Nord-Sud change ; du point de vue de la structuration sociale, il y a un Nord dans le Sud et un Sud dans le Nord. L’émergence de grands Etats modifie l’équilibre économique et géopolitique mondial. Elle est confortée par la montée en puissance de plus de trente Etats qui peuvent être considérés comme émergents. Pour autant, les formes de domination restent déterminantes dans l’ordre du monde ; la notion du Sud conserve une forte actualité. Le Forum social mondial met l’accent sur une question nouvelle, celle du rôle historique et stratégique des mouvements sociaux et citoyens de l’ensemble des pays émergents, par rapport à leur Etat et par rapport à la place de ces Etats dans le monde à venir. Cette question qui a déjà marqué l’espace des forums avec le rôle joué par les mouvements brésiliens et indiens, prend une importance stratégique avec l’évolution géopolitique liée à la crise.

Le Forum social mondial est l’espace de la rencontre entre les mouvements de diverses natures et des différentes régions du monde. Cette rencontre avait déjà commencé à partir des réseaux regroupant les différents mouvements nationaux. Deux évolutions s’affirment à travers le processus des forums. D’abord, les rapprochements entre les mouvements par grandes régions, leurs caractéristiques et leurs situations spécifiques. Ainsi, les mouvements en Amérique Latine, en Amérique du Nord, en Asie du Sud et notamment en Inde, en Asie du Sud-Est, au Japon, en Europe, en Russie. Le Forum social mondial de Dakar sera marqué par deux évolutions importantes. L’importance nouvelle des mouvements de la région Maghreb-Machrek a marqué l’année 2010 et la préparation de Dakar. La vigueur du mouvement social africain sera visible à Dakar, à partir des mouvements paysans, syndicaux de salariés, des femmes, des jeunes, des habitants, des migrants et des refoulés, des groupes culturels et originaires, des comités contre la pauvreté et la dette, de l’informel et de l’économie solidaire, etc. Ces mouvements sont visibles, avec leur convergence et leur diversité dans les sous-régions africaines, en Afrique du Nord, surtout le Maghreb, en Afrique de l’Ouest et centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique Australe.

Au cours du Forum social mondial de Dakar, une question très présente sera celle des débouchés politiques des mobilisations sociales et citoyennes. Elle concerne à la fois la question de l’expression politique des mouvements et des prolongements des mouvements par rapport aux institutions, à la scène politique et au gouvernement des Etats. Au niveau de l’ensemble des mouvements, la réflexion progresse sur l’importance de préciser, à travers l’invention d’une nouvelle culture politique, le rapport entre pouvoir et politique. Le processus des FSM a posé des bases de cette nouvelle culture politique (horizontalité, diversité, convergence des réseaux citoyens et des mouvements sociaux, activités autogérées, …) mais doit encore innover sur plusieurs approches de la politique et du pouvoir pour pouvoir dépasser l’ancienne culture politique qui reste largement dominante. Par ailleurs, la traduction politique des avancées des mobilisations dépend des situations. Elle se différencie suivant les niveaux de la nature des institutions et des représentations politiques : au niveau local avec la possibilité de peser sur les choix des autorités locales ; au niveau national et international avec le gouvernement des Etats, les régimes politiques et les institutions internationales ; au niveau régional et mondial avec les alliances géoéconomiques et géoculturelles et avec la construction d’une opinion politique mondiale et d’une conscience universelle.

Le processus des forums sociaux mondiaux

Après le Forum social de Belém, pendant l’année globale d’actions 2010, plus de quarante événements ont montré la vigueur du processus. Parmi eux, le forum des dix ans à Porto Alegre, le forum social des Etats-Unis, celui de Mexico et le forum des Amériques, plusieurs forums en Asie, le forum mondial de l’éducation en Palestine, plus de huit forums au Maghreb et au Machrek, etc. Chaque événement associé a été décidé et organisé par un comité d’initiative local. Celui-ci se réfère à la Charte des principes du Forum social mondial, adopte une méthodologie qui laisse une place importante aux activités autogérées, déclare son initiative au Conseil International du FSM. Cette multiplication ouvre une perspective d’extension du processus des forums. Elle a pris une autre forme avec celle des « forums étendus » qui consiste à associer à un forum, par des liaisons internet, des initiatives locales dans différents pays. Ainsi, au moment du Forum mondial de l’éducation en Palestine, plus de quarante initiatives se sont associées aux diverses manifestations de Ramallah. Les initiatives associées du « Dakar étendu » innovera dans le processus des forums.

La préparation du FSM de Dakar s’est appuyée sur les événements de l’année globale d’actions 2010 et sur une série d’initiatives qui a cherché à faire converger les mobilisations et a permis d’explorer de nouvelles pistes en matière de l’organisation et de la méthodologie des forums. Ainsi, on peut déjà retenir les caravanes convergentes vers Dakar en passant par le forum des femmes à Kaolack, les journées migrations et diasporas, les assemblées de convergence pour les actions, les forums associés (l’Assemblée mondiale des habitants, science et démocratie, syndical, des autorités locales et des autorités locales de périphérie, des parlementaires, de la théologie de la libération, etc.)

Après Dakar, un nouveau cycle du processus des forums sociaux sera engagé. Le renforcement du processus des forums sociaux pourrait rejoindre les grandes mobilisations qui comme Rio+20, les mobilisations pour le G8-G20, ou d’autres en accepteraient la démarche. Elles seraient reconnues comme des événements associés au processus des forums, renouant ainsi avec les mobilisations qui, comme à Seattle en 1999, ont contribué à son lancement.

Par Gustave Massiah, Nathalie Péré-Marzano – Research and Information Centre for Development (CRID – France)

Source: Ciranda Internacional da Comunicação Compartilhada - http://www.ciranda.net/fsm-dacar-2011/article/les-enjeux-du-forum-social-mondial

Blogger PostHotmailYoolinkAOL MailGoogle GmailTwitterYahoo BookmarksTypePad PostMySpaceViadeoFacebookShare

Pas de Commentaires

 

 

 

 

Les articles plus anciens »

 

 

 

Partenaires pub : pompe a chaleur - La boutique Cosmetine vous propose un large choix d'ingrédients cosmétiques naturels destinés à la réalisation de vos cosmétiques maison. - Santé, beauté mode et encore plus sur Féminimix - Forum terrasse Calcul ipp recouvrement de facture jeux pour un anniversaire - - Tapis