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Une étude menée à l’Université de Windsor, au Canada, au département de chimie et biochimie a donné des résultats étonnants qui signifieraient un nouvel espoir aux patients atteints de cancer.

A savoir, comme ”Natural News” l’a rapporté, cette étude a découvert que la racine de pissenlit bio ”tue” efficacement les cellules infectées par le cancer, sans autres effets néfastes sur d’autres cellules dans le corps.
Mais aussi :
• Contre l’Hypertension artérielle
• Anti-cancer
• Soigne les maladies du rein
• Anti-inflammatoire
• Anti-cellulite
• Contre les rhumatismes, l’arthrite et l’arthrose
• Contre l’eczéma
• Contre l’excès de cholestérol
• Elimination les toxines
• Contre calculs biliaires

Acheter sur la boutique Biologiquement.com de la racine de pissenlit bio ou dent de lion bio en gélules pour le traitement naturel du cancer

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Les scientifiques ont constaté que la racine de pissenlit bio a même de meilleurs effets que la chimiothérapie car elle ”tue” complètement les cellules infectées par le cancer. En outre, cette plante offre d’autres avantages très importants pour la santé, elle agit comme un diurétique, qui stimule la sécrétion de bile, réduit le cholestérol, nettoie le foie et est utile pour les allergies.

Le pissenlit bio est riche en vitamines et minéraux importants, y compris vitamine C, fer, calcium, potassium, vitamine B6, thiamine, riboflavine, acide folique et magnésium.

En outre, on sais depuis des années que 30 g de feuilles de pissenlit bio contiennent jusqu’à 195% de la dose nécessaire de vitamine K et 102% de la dose quotidienne recommandée de vitamine A.

La racine de pissenlit bio ou dent de lion bio en gélules pour le traitement naturel du cancer

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John DiCarlo, un homme de 72 ans était personnellement convaincu des propriétés curatives du pissenlit bio. Il a été soumis à une chimiothérapie intense et ”agressive” pour se battre pour sa santé, et après trois ans d’absence de succès, il a été renvoyé chez lui pour passer ses derniers jours avec ses proches. Ensuite, John a commencé à boire des décoctions de racine de pissenlit bio comme un ultime effort pour lutter contre le cancer, comme il n’y avait pas d’effet après la procédure de chimiothérapie et les médecins ne proposaient pas d’alternatives pour traiter le cancer.

Selon Natural News, en seulement quatre mois, cet homme a survécu et a eu une rémission de la maladie.


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Graviola Corossol: La plante qui combat le cancer et dont personne ne parle!!

Une étude menée à l’Université de Purdue à Lafayette (États-Unis) a récemment découvert que les feuilles de l’arbre Graviola Corossol peuvent tuer les cellules cancéreuses chez six lignées cellulaires humaines et sont particulièrement efficaces contre les cancers de la prostate, du pancréas et du poumon.

Le corossol (son nom en anglais), connu en Italie comme le fruit de Graviola Corossol est donc un remède miracle (et naturel) pour éradiquer les cellules cancéreuses.
Pour être exacte, 10 000 fois plus puissant que la chimiothérapie!!!

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Les tests de laboratoire effectués depuis 1970 ont montré son efficacité, et tuer les cellules malignes dans 12 types de cancer, y compris le côlon, du sein, de la prostate, du poumon et du pancréas, et est jusqu’à 10 000 fois plus forte en ralentissant la croissance des cellules cancéreuses par rapport à l’Adriamycine, un médicament de chimiothérapie couramment utilisé dans le traitement du cancer. Contrairement à la chimiothérapie, le composé extrait de l’arbre Graviola Corossol tue seulement les cellules cancéreuses sans nuire aux cellules saines.

Une importante société pharmaceutique américaine a alors investi près de sept ans à essayer de synthétiser deux des ingrédients anti-cancer de la Graviola Corossol. Mais il n’a pas été possible de synthétiser en aucune façon les ingrédients actifs de la Graviola Corossol contre le cancer. L’original tout simplement n’a pas pu être reproduit en laboratoire. Il n’y eu donc aucun moyen pour la société pharmaceutique en question de protéger leurs propres intérêts, et ainsi donc récupérer l’argent investi dans cette recherche. Cette société pharmaceutique a donc abandonnée le projet et décida de ne pas publier les résultats de ses recherches.

La feuille de Graviola Corossol anti-cancer naturel puissant

La feuille de Graviola Corossol anti-cancer naturel puissant

Le National Cancer Institute a effectué la première recherche scientifique en 1976. Les résultats ont montré que les feuilles et les tiges de la Graviola Corossol se sont révélés efficaces pour attaquer et détruire les cellules malignes. Inexplicablement, les résultats ont été publiés dans un rapport interne, mais jamais rendus publics.

Une fois de plus, on se rend compte que c’est l’argent qui mène le monde et que les compagnies pharmaceutique préfèrent leur poches et leurs milliards de dollars à la santé mondiale et à notre bien-être. Nous constatons également que Mère-Nature nous a fournie tout le bagage médicale que nous avons besoins sans avoir recours à la science.


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Qu’il s’agisse de militantisme, d’une question de santé ou d’identité, le retour aux cheveux naturels connaît un véritable succès dans la communauté afro depuis ces 10 dernières années.

« Alors, tu es devenu (e) nappy ? »

Nappy. Voici le mot derrière lequel est porté le retour au naturel. Si aujourd’hui il désigne la contraction positive de « natural and happy », il n’en a pas toujours été ainsi.

Son utilisation, ségrégationniste, date en réalité de la traite négrière désignant en anglais la « couche crépue » assimilée aux cheveux des esclaves.

Le terme est d’ailleurs parfois contesté aux États-Unis notamment, où les organisations liées aux cheveux afros préfèreront le terme « Natural Hair ».

Les « Nappy » ce sont donc celles qui ont décidé d’arrêter, progressivement ou radicalement, l’utilisation de défrisants en arborant plutôt leurs boucles, coupes afros ou coiffures protectrices.

A contrario, l’utilisation des produits défrisants a elle, diminuée de 18,6 % entre 2013 et 2015 (source : Mintel).

A contrario, l’utilisation des produits défrisants a elle, diminuée de 18,6 % entre 2013 et 2015 (source : Mintel).

La nappy fever a d’abord pris aux États-Unis avant de toucher les diasporas en Europe et enfin l’Afrique.

L’Afrique a donc été le dernier continent a suivre le mouvement. On peut néanmoins y trouver des résistances où l’offre en matière d’expertise du cheveu afro et produits spécialisés se fait encore attendre.

Mouvement d’une génération 2.0 ?

Être bien coiffé dans beaucoup de cultures et d’autant plus dans les mœurs africaines, c’est important.

D’après une étude menée par l’institut Ak-a, une femme noire utiliserait 9 fois plus de produits capillaires et 5 fois plus de produits de soins qu’une femme de type caucasien.

Cependant un afro brut ou avoir des cheveux « au vent » n’a pas toujours été compatible avec l’idée que nos aînés se faisaient d’une tête présentable.

Les jeunes Africaines s’en souviennent, des heures passées assises par terre étant petites à se faire peigner par leurs mères, la tête se balançant dans tous les sens en se faisant tresser ou défriser les cheveux. Dresser la tignasse était l’idée, entre autres.

Avant même de pouvoir avoir conscience de la texture afro, le défrisant a été très tôt une habitude pour beaucoup.

Mais qu’est-ce qui a facilité l’émergence du mouvement « nappy » ces 10 dernières années ?

On le voit sur Facebook, Instagram, Youtube, les hashtags #nappy #bigchop #shrinkage… Entre « twist out », « bantu knots » et autres, tout un vocabulaire s’est fait connaître, a évolué avec l’avancée du mouvement, mais surtout a connecté les intéressé(e)s entre eux.

Plus que le choix d’arrêter de se défriser les cheveux, les adeptes du mouvement ont l’occasion de s’informer à travers les expériences de chacun publiées sur Internet, des blogs spécialisés ou encore des tutoriels sur YouTube. Les e-shop spécialisés sont florissants et la connaissance des produits adaptés aux différentes textures de cheveux aussi.

Que l’on veuille se libérer du conformisme capillaire, affirmer son identité ou dire non aux produits défrisants, Internet et les réseaux sociaux ont sans aucun doute joué un rôle important dans le choix et la facilitation du retour au naturel. Ces plateformes collaboratives ont en effet permis aux individus d’être de plus en plus informés là où de nombreux salons de coiffure ne savent pas toujours répondre à une clientèle aux cheveux frisés ou crépus.

Force est de constater que le marché des cheveux afro a explosé ces dernières années et ce nouveau souffle capillaire intéresse de grands groupes tels que L’Oréal en ayant racheté des marques spécialisées comme Carol’s Daughter par exemple.

Morgane LANOY

Rédactrice invitée

Africapostnews


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Les femmes noires savent que le défrisage est dangereux, mais la pression est trop forte.

Chaque mercredi, « M » rencontre une femme qui fait bouger les choses. Cette semaine Aline Tacite, coiffeuse-formatrice experte en cheveux afro-métissés naturels et fondatrice du salon-événement Boucles d’Ebène, qui entend casser les stéréotypes sur la coiffure noire.
Aline Tacite, 43 ans, est une précurseuse en France de la coiffure naturelle pour les femmes noires et métissées. Une tendance autant capillaire qu’identitaire. D’après une étude Ipsos sur les femmes africaines, 68 % des Kenyanes préfèrent les coiffures naturelles, contre seulement 3 % des Ivoiriennes et 4 % des Sénégalaises. La question divise aussi les afro-descendantes. Victime d’une importante chute de cheveux occasionnée par des défrisages répétitifs, cette ancienne assistante de direction trilingue dans un cabinet d’avocats international a découvert aux Etats-Unis le natural hair movement, ou « nappy », qui invite les femmes noires à abandonner les altérations chimiques pour se réapproprier leur véritable texture. En 2001, Aline Tacite lance la première journée de débats et ateliers autour de la coiffure noire, puis en 2005 le salon Boucles d’Ebène devenu un rendez-vous incontournable pour les communautés noires.

Femme au cheveux naturel, femme nappy

Femme au cheveux naturel, femme nappy

Les femmes noires ont souvent une histoire complexe avec leur chevelure. Quelle est la vôtre ?
Je suis née à Paris de parents guadeloupéens. Enfant, je me souviens de moments douloureux quand ma maman me tressait et, à 7 ans, j’ai pris conscience de ma différence le jour où on m’a traitée de « sale grosse vache noire » à l’école. J’ai intériorisé cette différence comme un problème qu’il fallait corriger en grandissant. Je me rappelle de crises de larmes : « Maman, dis-moi que quand je serai grande, je serai blanche avec des cheveux lisses. » C’était le seul moyen d’accéder aux canons de beauté de la société française. Mal dans ma peau, j’ai commencé à me défriser les cheveux à l’adolescence. A force de brûlures au cuir chevelu et de chutes de cheveux, je n’en avais plus. Ma meilleure amie blonde aux yeux bleus a explosé de rire nerveusement en me découvrant. Catastrophée, je me suis interrogée sur ce mal-être que je n’arrivais pas à identifier. Pourquoi est-ce que je faisais ça ? Pourquoi chercher à être quelqu’un que je ne serai jamais ?
Afficher des cheveux naturels est devenu un moyen de faire reconnaître votre identité ?
Depuis que nous avons créé Boucles d’ébène avec ma sœur Marina, le mouvement du retour au naturel s’est enraciné, dans la lignée du retour au bio, de l’acceptation de nos rondeurs… Mais je n’aime pas l’étiquette « nappy », contraction de « nap », qui désigne de façon péjorative la petite frisure mal organisée, et « happy » pour le remasteriser de façon positive. C’est stigmatisant.
« Des écoles interdisent encore les afros et locks, jugés inacceptables. »
Les femmes noires ou métissées se sont longtemps laissées enfermer dans le regard cliché qu’on portait sur elles. On leur répète qu’elles sont impossibles à coiffer, ou on sniffe leur chevelure comme à de petits animaux. Quand elles décrochent un entretien pour un job, elles demandent souvent à leur coiffeur « une coiffure qui passe ». Et quand elles ont envie d’être elles-mêmes sans avoir à se justifier, elles manquent d’informations sur la façon d’y parvenir. Porter ses cheveux naturels est, pour moi comme pour beaucoup de femmes, un simple retour à l’essentiel. Un retour à soi sans autre besoin de justification.
Mais les coiffures afros restent encore stigmatisées…
Je préfère parler de textures – crépues, bouclées, frisées – que d’afro parce qu’avec les métissages, des femmes caucasiennes peuvent avoir les mêmes cheveux. Mais oui, il est triste de constater que Beyoncé a créé une polémique en laissant libre la chevelure de sa fille, que Voici a jugé qu’Omar Sy « frisait le ridicule » en laissant pousser ses cheveux pour le film Chocolat ou que pour Public, Solange Knowles était « coiffée comme un dessous-de-bras ».
« Les tresses de Christiane Taubira au gouvernement étaient aussi une façon de dire “je suis ce que je suis, je ne me plierai pas à vos codes”. »
Des écoles interdisent encore les afros et locks, jugés inacceptables. Nous manquons de role models. Il y a les cheveux courts du mannequin Alec Wek et de l’actrice Lupita Nyong’o. Les tresses de Christiane Taubira au gouvernement étaient aussi une façon de dire « je suis ce que je suis, je ne me plierai pas à vos codes ». Elle a envoyé un puissant message d’affirmation de soi. Michelle Obama a dû jouer une autre carte stratégique. Mais ses cheveux lisses ne sont pas défrisés, c’est un brushing. Une différence subtile.
En somme, le cheveu est une arme politique ?
On parle à travers le cheveu d’acceptation et de valorisation de la femme noire, de problèmes d’identification, de représentation, de sociologie, de santé. Mais nous ne voulons pas être vues comme politiques. Il s’agit juste d’être soi. On a été les premières à ouvrir le débat en France, il y a quinze ans. Le sujet était tabou pour les Noirs assimilés qui ont tellement intégré la beauté lissée, et les Blancs qui y voyaient du communautarisme. Le défrisage et la dépigmentation restent de très gros marchés. Les femmes savent que c’est dangereux, mais la pression est trop forte. Nous ne sommes pas dans le jugement. Notre but est de transmettre des informations et de donner accès à des produits naturels. La réalité change à grande vitesse. On a vu naître des marques françaises comme Les Secrets de Loly, aujourd’hui sponsor de l’événement.
Vous pointez les risques pour la santé à cause de certaines coiffures. Quels sont-ils ?
Dans mon salon de coiffure ouvert en 2011 à Bagneux, je vois des petites filles aux yeux tirés par les tresses, des jeunes femmes de 20 ans chauves. Le défrisage est le seul produit de coiffure chimique que l’on trouve en grande surface alors que son pendant, la permanente, est réservé aux professionnels. Ces produits contiennent de la soude, des perturbateurs endocriniens, mais affichent des visages d’enfants sur leurs paquets. Une pause trop longue entraîne des risques de brûlures. Ça passe dans le sang et peut créer des cancers. Ce devrait être interdit pour les enfants et les femmes enceintes. Quand on ne connaît pas les bons produits et techniques, on crée beaucoup de souffrance. Le démêlage se transforme en arrachage. Après le tressage trop serré, des femmes doivent prendre du Doliprane pour supporter le mal de tête. Le poids des mèches peut aussi entraîner des alopécies. Beaucoup de femmes noires se cachent sous des perruques et tissages, mais quand le cuir chevelu ne respire pas cela peut causer des mycoses.
Que peut-on découvrir au salon-événement Boucles d’ébène ?
Notre cheval de bataille, c’est la transmission. En Afrique et aux Antilles, on a des techniques de grand-mères pour assouplir les cheveux. Sous un climat humide et un climat tempéré, les ressentis ne sont pas les mêmes. Le cheveu dit texturé a besoin d’hydratation et de nutrition, une synergie qui va lui donner malléabilité, souplesse, brillance et le rendre coiffable. L’entrée du salon (13 euros en prévente) donne droit à un diagnostic des cheveux et de la peau avec des coiffeurs et dermatologues, et accès à une trentaine de conférences sur la dépigmentation, des ateliers mamans-enfants, car si le coiffage redevient un moment de plaisir, cela participe à la construction d’une identité positive, ou encore sur le leadership féminin. On expose des marques de beauté consacrées et des créateurs de mode et design. Beaucoup de femmes blanches y trouvent aussi leur bonheur, à prix très compétitifs.


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En moins de dix ans, la tendance nappy s’est répandue sur la planète comme un virus contagieux. Aujourd’hui, plusieurs millions de femmes retournent au naturel.

C’est la revanche des afro du 21ème siècle, piquées par la mouche du ras-le-bol des publicités mensongères et de l’apologie et/ou du dictat du cheveu lisse imposé par le défrisage. Avec ce retour massif au naturel, les normes sont déconstruites, les complexes raciaux sont dépassés et les canons de beauté sont redéfinis. Mais, au-delà du simple aspect capillaire, il y a derrière ce mouvement, une véritable guerre identitaire. Les femmes afro ont pris conscience de leur spécificité. « Une chinoise n’irait jamais faire en sorte que ses cheveux deviennent crépus. Pourquoi j’irais lisser les miens ? », question d’une militante nappy. Voilà ainsi résumé l’essence de cette approche qui, l’air de rien, parle à des millions de jeunes filles noires.

Cheveux crépus coiffure afro d'une femme nappy

Cheveux crépus coiffure afro d’une femme nappy

D’ailleurs qui est la fille noire aujourd’hui ? Les afro-féministes elles, ont trouvé la réponse. C’est celle qui revendique son authenticité. Sa peau, ses cheveux, sa langue, sa culture etc. C’est celle qui accepte et assume l’image qu’elle renvoie à la société, qu’elle soit confrontée au racisme, à la violence ou à des discriminations de tout genre. Parlant de discrimination, les nappy poursuivent subrepticement leur lutte contre la stigmatisation. Ça commence dans leurs familles, pour se déporter dans les milieux professionnels. De nombreuses nappy à la recherche d’un emploi, en Europe et plus encore aux Etats-Unis, ont dénoncé le fait de s’être clairement entendu dire : « Vous ne pouvez pas avoir ce travail avec ces cheveux-là ». Vous avez parlé d’une guerre identitaire ? Les afro doivent-elles admettre qu’on considère que leurs cheveux sont sales et peu présentables ? Non, il faut s’accepter. Dissimuler sa vraie nature c’est comme se cacher des rayons du soleil à l’aide d’une seule main.

Etre nappy, aujourd’hui, c’est militer, consciemment ou inconsciemment (parce qu’il y en a qui le deviennent pour faire joli) pour une meilleure acceptation de soi, pour une prise de conscience collective. La femme noire impose ses codes sans plus avoir cure du qu’en dira-t-on. Et, s’il y en a qui tirent leur épingle du jeu, ce sont bien les fabricants de produits cosmétiques. Les plus grandes marques ont adapté leurs offres, un fait inimaginable il y a encore quelques années seulement.


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Adieu tressages, défrisages et lissages brésiliens ? De plus en plus de femmes noires affichent leurs cheveux crépus pour revendiquer leur identité. Être “nappy” ou ne pas l’être ? Ce mouvement capillaire prônant la coiffure afro, né aux Etats-Unis dans les années 1960, est loin de se réduire à un mouvement esthétique. Il a pourtant du mal encore à s’imposer en terre africaine.

« Nappy » et fière de l’être … Le terme « nappy » vient de la contraction de deux mots anglais, « natural » et « happy ». et pourrait bien servir de libération, du moins dans un premier temps capillaire de la femme noire…

Derrière cette bannière « nappy girls », se sont regroupées toutes les femmes qui ont décidé d’assumer leurs cheveux crépus. Fini les crèmes lissantes, et autres techniques (assez nocives en général) de défrisage, séances de «tortures », que les femmes noires ou métisses s’infligeaient à elles-mêmes, dans la droite ligne de ce que leur avait imposé plus tôt leur maman.

La nappy planète est devenue une véritable communauté, de nombreux blogs comme www.africafan.com et forums spécialisés se sont créés pour donner les conseils et astuces nécessaires.

Phénomène de mode ou militant ?

Sur les réseaux, dans les publicités, ou dans les clips musicaux, mannequins, chanteuses affichent fièrement leur coiffure afro. Mais le mouvement Nappy ne se réduit pas à un phénomène de mode ou purement esthétique.

Pour beaucoup, il devient une revendication politique liée à la place des populations noires et métissées dans la société. Être Nappy, c’est être fier-e de ses origines et de son identité. Le cheveux crépus, laissés à l’air libre, seraient donc l’instrument de cette identité noire. Dans les années 1970, avec l’émergence du parti des « Black Panthers », c’était l’un des signes montrant que l’on refusait de se plier aux règles des Blanc-he-s. En 1962, depuis Harlem, naissait le courant « Black is beautiful ». Son symbole : un peigne terminé par un poing noir.
Au cours de ces années, un vaste mouvement en faveur de la réhabilitation de la culture africaine et afro-américaine se développe aux Etats-Unis. De son côté, l’Afrique se décolonialise. Dans les Caraïbes, la Jamaïque résonne aux rythmes de la musique reggae et du mouvement rastafari, dont les adeptes, les rastas sont souvent reconnaissables à leurs dreadlocks.

Pourquoi les femmes noires (les hommes aussi sont concernés) ont-ils donc voulu cacher (parfois raser pour les hommes) ou lisser leur cheveux crépus ? Cela remonte à l’histoire de l’esclavage. Les épouses des maîtres blancs demandent à leurs servantes noires de cacher leurs cheveux parce qu’ils troublent leur mari. Les maîtres quant à eux, demandaient à leurs esclaves noirs de se raser par hygiène ou purement pour leur infliger un asservissement de plus.

Dans son ouvrage, “Peau noire cheveu crépu, l’histoire d’une aliénation” (Jasor, 2005), la sociologue martiniquaise Juliette Sméralda, explique : “Se défriser, c’est faire la preuve de son aptitude à devenir un sujet socialement adapté (…) au modèle occidental”. Son livre est devenu référence en la matière.

En 2009, l’acteur américain Chris Rock produit un documentaire “Good Haïr”. L’idée de ce film a germé dans l’esprit du réalisateur quand sa fille Lola, lui a demandé « Papa, comment puis je faire pour avoir de beaux cheveux ? » De beaux cheveux, que signifie avoir de beaux cheveux pour sa petite fille ? Des cheveux lisses comme les stars à la télé !

En voix off, le comédien Paul Mooney l’explique en quelques mots : « Si tes cheveux sont lisses, les blancs restent « peace ». Mais si tu gardes ton afro, pour eux c’est trop affreux » (« If your hair is relaxed, white people are relaxed. If your hair is nappy, they are not happy »). Dans ce documentaire, Chris rock remonte la filière des produits lissants, particulièrement nocifs, avec démonstration scientifique à l’appui.

En 2012, Eva Doumbla met en scène une pièce “Moi et mon cheveu. Cabaret capillaire”, sur des textes de Marie-Louise Bibish Mumbu. De ses workshops (ateliers) menés depuis 2009 en Afrique et au Brésil, elle a rassemblé autour d’elle une fabuleuse équipe de femmes autour d’une question simple : pourquoi les femmes noires lissent-elles à tout prix leurs cheveux, au prix de souffrances intolérables ?

Si le mouvement des nappy girls semble conquérir de plus en plus de jeunes femmes, sur les podiums des défilés de mode, dans les magazines, sur la scènes musicale et dans les quartiers “branchés” des grandes métropoles, en Afrique, il semble néanmoins avoir du mal à séduire comme l’explique dans son reportage au Togo, notre correspondante Emmanuelle Sodji. Chez beaucoup de femmes, cette coiffure « afro » reste encore souvent assimilée à une coiffure « négligée », voire « pas civilisée ».
Après le combat contre les crèmes éclaircissantes pour la peau, si dangereuses pour la santé, pouvons-nous voir alors se profiler sur ce front capillaire une nouvelle bataille vers l’émancipation des femmes noires ou métisses ?

La culture nappy est-elle plus qu’une question… bởi totemexperience


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Depuis quelques temps, la tendance est au « Nappy » (dérivé de « natural and happy »). Laisser les cheveux afro au naturel et opter pour des coiffures adaptées, c’est ce que signifie ce terme.

Au Togo spécialement, et partout en Afrique, le style afro a fait le come back. Beaucoup de femmes afro souhaitent renouer avec leur identité et faire la paix avec leurs cheveux en abandonnant les lissages et les extensions. N’est-ce pas beau ?

Pour hydrater vos cheveux afro, il faut préconiser une huile végétale comme par exemple l'huile de baobab bio Baoil.

Pour hydrater vos cheveux afro, il faut préconiser une huile végétale comme par exemple l’huile de baobab bio Baoil.

Des cheveux afro naturels et heureux, c’est l’essence de la tendance « nappy hair » qui fait fureur chez les filles branchées ces derniers temps. Les réseaux sociaux aidant, le mouvement a vite trouvé des adeptes. Adieu les lissages chimiques, les tissages et les extensions ! Et, c’est au bonheur des cheveux, mais attention cela a un prix. Les cheveux crépus sont très fins et très secs par nature. Cette coiffure d’apparence pourtant simple nécessite, cependant, énormément d’attention et de patience.

Pour adopter le style afro, le premier pas est de couper les longueurs lissées de manière radicale, de passer aux cheveux très courts afin de permettre aux frisures naturelles de revenir. La patience s’impose donc. Si, entretenir votre nappy hair au quotidien devient une corvée, vous pouvez opter pour des coiffures qui vous permettent de souffler un peu, tout en protégeant votre chevelure naturelle.

Pour hydrater vos cheveux afro, il faut préconiser une huile végétale comme l’huile de baobab bio Baoil. Après un shampooing doux et un après-shampooing démêlant, il faut d’abord rincer correctement,, essorer puis, masser les cheveux de la racine jusqu’aux pointes avec l’huile chauffée dans les mains. Les cheveux crépus sont de toutes évidences plus exigeantes et il faudra leur apporter un soin particulier pour qu’ils exercent tout leur attrait.


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Les femmes ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de donner de l’éclat à leurs cheveux. Aujourd’hui, la coiffure tendance qui cartonne actuellement est le Nappy Hair.

Cette tresse dont les origines remontent à un passé bien lointain refait surface dans l’univers de la beauté féminine. Mais ce nouveau phénomène qui fait parler de lui de plus en plus a bien une particularité qui la distingue des autres coiffures.

Petite histoire autour de cette nouvelle tresse tendance

Depuis un certain moment, l’on s’est rendu compte d’un nouveau phénomène de mode appelé Nappy Hair qui signifie «crépu » en anglais. Depuis l’époque de la colonisation, les femmes africaines avaient les cheveux crépus et elles étaient souvent reconnues à travers cela. Puis après l’abolition de l’esclavage, celles qui ont eu la chance de se retrouver dans les pays occidentaux ont dû s’adapter aux moyens mis à leur disposition pour entretenir leur chevelure, raison pour laquelle les femmes africaines avaient plus tendance à avoir des tresses lisses, soit parce que la vie en Occident leur imposait cela, ou soit parce qu’elles ne savaient pas trop comment les entretenir. Le Nappy est donc considéré comme une revanche des femmes d’origine africaine, un retour vers des cheveux naturels afro ou n’ayant aucun lissage quelconque.

Comment avoir les cheveux Nappy ?

Pour avoir cette chevelure de retour à la mode, il existe deux moyens. Il faut soit éviter de se défriser, puis laisser la repousse dans les cheveux. Pour vous mesdames qui ne pouvez opter pour cette option, il y’a la seconde technique. Vous pouvez aussi tailler votre chevelure jusqu’à un certain niveau ou encore les couper totalement et les laisser repousser naturellement sans aucun produit pouvant les rendre lisse dans le but d’avoir des cheveux afro. Depuis les 5 dernières années, le mouvement Nappy a pris de l’ampleur et toutes les femmes noires arborent une parure naturelle avec leurs cheveux. Même certaines stars américaines comme Alicia Keys, Raven Symone, Solange Knowles ou Oprah Winfrey ont préféré laisser tomber le lissage des cheveux pour se concentrer sur les cheveux naturels.

Les cheveux Nappy: le nouveau phénomène à la mode

Les cheveux Nappy: le nouveau phénomène à la mode

Un phénomène de mode anti-défrisage ?

Pour les adeptes de Nappy, il est important de rappeler que le défrisage ou le lissage est à bannir car il constitue un frein à l’épanouissement du mouvement , comme cela a été rapporté sur le site madamelefigaro.fr : « pour les Nappy extrémistes, adopter un cheveux non naturel, et donc se soumettre aux codes imposés par les canons de beauté occidentaux est synonyme de déloyauté. ». Les cheveux crépus n’utilisent pas assez de sébum il est donc nécessaire d’entretenir la fibre capillaire puis le cuir chevelure dans le but de stopper la casse des cheveux et encore moins occasionner l’arrivée des pellicules.

Comment entretenir ces tresses nouvelles tendances ?

Pour leur entretien, il est recommandé d’opter pour des coiffures qui permettent à nos tresses naturelles de respirer, ou faire de nattes africaines. Il est aussi conseillé de faire des tissages qui ne dérangent en rien les cheveux naturels, de faire des twists ou mieux encore des dreads locks. Le Nappy hair est, certes un phénomène de mode, mais il est aussi et surtout beaucoup plus hygiénique pour la santé de notre chevelure, car qui parle de cheveux naturels afro parle de coiffure rare.


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Le mouvement Nappy fait déjà parler de lui en Europe. Voilà qu’il gagne à présent nos côtes. Cependant, ce n’est pas qu’un phénomène de mode. Bien au contraire, la coupe afro c’est l’affirmation d’une identité longuement refoulée.

Jadis considérée comme marginale, la coupe afro revient en force. Si beaucoup l’adoptent pour être à la mode, d’autres choisissent cette coupe pour affirmer leurs origines. À Maurice, le collectif Frudge’Hair a même vu le jour pour encourager les Mauriciens à laisser parler leur chevelure crépue.
Pour Anouchka Massoudy, chef de projet du collectif, il était grand temps de valoriser ceux qui avaient les cheveux frisés. « Pendant des années, les codes de la société ont fait croire à la communauté noire que pour être belle, il fallait avoir des cheveux droits. Du coup, nombre de personnes ont eu honte de leurs chevelure. C’est là qu’a débuté la grande ruée vers les salons de coiffure pour se faire défriser. Mais à présent, il y a un grand retour au naturel. D’où la naissance de notre collectif. »
Cependant, le mouvement est conscient qu’il ne pourra pas changer la mentalité du jour au lendemain. « Notre but est de redonner de l’assurance à ceux qui ont les cheveux crépus. Nous sommes là pour les encourager à assumer pleinement leur identité. Mais au final, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut. »

Nappy girl

Nappy girl

Dans ce contexte, le collectif a tenu sa première campagne de sensibilisation, samedi dernier, à l’Apocalyse Grill and Bar. « L’évènement a permis à ceux qui ont les cheveux crépus de découvrir une panoplie de produits bio qui facilitent la vie au quotidien. Les participants ont aussi bénéficié de conseils. Mais la priorité était de créer une vraie communauté nappy à Maurice. À terme, notre ambition est qu’aucun salon ne propose à ses clients de se faire défriser les cheveux. »
Entretien facile
Par ailleurs, quand on parle de nappy, il faut aussi briser un autre mythe : celui de l’entretien difficile. Ce n’est pas Annaëlle Firmin, également membre du collectif, qui dira le contraire. « J’avoue que, dans le passé, c’était assez difficile de trouver les bons produits entre Rs 60 et Rs 2 000 pour entretenir des cheveux crépus. Aujourd’hui, il existe plusieurs produits qui facilitent l’entretien d’une chevelure afro. Mais, je ne cache pas qu’il faut tout de même une dose de patience. »
Pour prouver qu’on peut être beau avec des cheveux crépus, Annaëlle va jusqu’à donner une petite astuce beauté. « Je recommande un lavage tous les trois jours. Mais il faut veiller à ce que les cheveux soient correctement hydratés pour que les boucles soient bien définies. Pour cela, les produits à base de l’huile de coco sont très efficaces. »
Et la coupe afro ne concerne pas uniquement les femmes. Les hommes s’y mettent eux aussi. à l’instar de Hermann Sophie qui a choisi d’adopter cette coupe il y a huit mois. D’emblée, il concède que ce n’est pas une coiffure très évidente à porter. « Certains membres de ma famille comprennent. D’autres, comme ma grand-mère, me disent tout le temps : ‘Hermann tay sa seve la pou to fer zoli garson.’ »
C’est un commentaire qu’il entend aussi régulièrement sur son lieu de travail. « Pour le moment, je joue un peu au chat et à la souris avec mon patron. Je suis obligé de porter une casquette pour ne pas attirer son regard. Outre les regards, cette coupe attire aussi beaucoup de commentaires désobligeants. N’empêche que j’ai fait un choix que j’assume pleinement. »
Malgré ces petites persécutions, Hermann entend bien garder sa coupe pour le meilleur et pour le pire. « Ma coupe afro est un symbole de rébellion pour rejoindre un peu la mouvance révolutionnaire des Black Panthers en 1966. Alors, qu’il pleuve ou qu’il vente, je la garderai. »
Fanio Guillaume, moins revendicateur, estime que sa coiffure afro n’est rien d’autre qu’un style naturel. « Je ne revendique rien. Je n’affirme pas non plus quoi que ce soit. Ce n’est pas une coupe rebelle ou hors-norme ; elle est naturelle, c’est ainsi qu’elle pousse et fleurit. Disons que c’est une forêt vierge », lance le jeune homme sur le ton de la plaisanterie.


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Afro : cheveu crépu porté au naturel , simplement peigné et lâché, sans autre mise en forme , style de coiffure ronde et large réalisé par les cheveux crépus.

Big chop : la grande coupe, c’est le fait de couper en une seule foie la partie défrisée de ses cheveux pour revenir au naturel.
Braid out / twist out : une natte/vanille (torsade avec deux mèches) défaite qui laisse une empreinte crantée, ondulée selon la technique. Très en vogue, cela permet de donner ponctuellement une texture différente (un peu moins dense) aux cheveux crépus ou frisés.
Twist : en général designe une torsade libre à une branche (au lieu de trois) réalisé avec les doigts ou au peigne. Pour certains il signifie vanille, une tresse réalisée avec deux nattes au lieu de trois.
Bun : un chignon.
Cornrow : les cheveux sont nattés sur toute la tête. Appelées aussi tresses plaquées ou collées.
Flat twist : vanilles plaquées sur la tête.
French twist : chignon banane. Les cheveux sont relevés en forme de banane
Nappex : extrémistes nappy
Nappy : cheveu naturel crépu, frisé ou bouclé non dénaturé par des produits chimiques (type défrisage, assouplissement chimique, “curly” ) .
Puff : l’afro est ramené vers l’arrière à l’aide d’un bandeau pour former un “ponpon”.
Shrinkage : rétrécissement naturel du cheveu crépu ou frisé quand il est hydraté. Selon la texture capillaire, le cheveu peut se rétracter entre 30% et 70% de sa longueur réelle.
Updo : coiffure relevée. Les cheveux sont relevés comme un chignon. Il existe une grande variété de Updo dont certains très élaborés.
Wave : désigne une technique de défrisage qui détend le cheveux afro en laissant de légères ondulations (“vagues”) dans le cheveu.


[Total : 3    Moyenne : 5/5]

Le phénomène Nappy relance la mode de la coupe afro

Alors que Rihanna et Beyoncé exposent fièrement leurs longs cheveux lisses et colorés, la coupe afro a toujours une carte à jouer chez les femmes noires. Fatiguées d’utiliser des produits chimiques souvent agressifs pour défriser leur tignasse, certaines font le choix de garder leurs cheveux crépus. Au point que des salons de coiffure se spécialisent dans ce nouveau marché du cheveu naturel.

On les appelle les « Nappy », un mélange des mots « natural » et « happy ». « Naturel » parce que cette tendance proscrit le défrisage et les tissages, des extensions tissées sur les cheveux. « Heureux », parce que les Nappy aiment leurs cheveux d’origine et en sont fières.

La femme nappy

La femme nappy

Comme beaucoup de femmes noires ou métisses, Joséphine est passée par la case défrisage à l’âge de 11 ans. Aujourd’hui, cette étudiante antillaise porte fièrement sa coupe afro, qu’elle embellit avec des accessoires comme des fleurs ou des bandeaux. « En terminale, j’ai décidé de me raser les cheveux et de repartir sur une base naturelle », raconte-t-elle. La réaction de son entourage ne s’est pas fait attendre : « qu’est-ce que tu vas faire avec une tête comme ça ? Comment tu vas pouvoir te coiffer ? C’est pas présentable ! Comment tu vas faire quand tu chercheras du travail ? »

Plus qu’une affaire de look, Joséphine est persuadée que ce « diktat des cheveux lisses » est aussi identitaire. Pour elle, le fait de défriser ses cheveux « c’est cacher ses origines et faire comme un Français [blanc] lambda » pour être mieux intégré. La mode Nappy serait donc aussi un sursaut identitaire, un moyen d’afficher ses origines.

Business du cheveu naturel

Depuis une dizaine d’années aux Etats-Unis, cinq ou six ans en Europe et en Afrique, cette nouvelle tendance s’ancre peu à peu dans la communauté afro. A Paris, des coiffeurs se sont même spécialisés dans les cheveux naturels, à l’image d’Aline Tacite, créatrice du salon By B.E, à Bagneux, au sud de Paris.

« Pendant trop longtemps, la femme noire a été ignorée en France, dans ses spécificités propres, notamment son cheveu, explique-t-elle. On n’était pas considérées comme des consommatrices ayant un pouvoir d’achat. » Sont ensuite apparus les premiers salons de coiffure afro, mais qui pratiquent généralement le défrisage. Un moyen de maîtriser plus facilement le cheveu pour des coiffeurs traditionnels qui ne sont bien souvent pas formés au cheveu naturel, avance Aline Tacite.

Mais cette mode s’inscrit aussi en réaction à l’utilisation de défrisants par beaucoup de femmes noires ou métisses. « Quand on applique du défrisant dans ses cheveux, c’est à partir du moment où ça commence à brûler la tête qu’on doit le rincer », explique Joséphine. Pour elle, ces produits attaquent le cuir chevelu et peuvent être « très violents ».

Souffrir…

Lydia, une mère de famille haïtienne installée en région parisienne, se défrise régulièrement les cheveux. Pour autant, elle a bien conscience des risques. « Imaginez une petite fille avec les cheveux crépus. Elle se fait défriser les cheveux et si ce n’est pas bien fait, si ce n’est pas un défrisant doux, elle n’a plus de cheveux sur la tête ! C’est très dangereux. Il faut faire très attention aux défrisants. J’ai une petite nièce métisse qui s’est fait défriser les cheveux. C’était catastrophique la première fois ! Le produit l’a brûlée de partout ! Et malheureusement, ça a eu des conséquences graves. »

D’ailleurs, son amie Rose-Esther en a déjà fait les frais. « Je me souviens d’une fois, je ne sais pas ce que la personne a utilisé comme produit. Au début, ça a été, mais les jours suivant, je me suis retrouvée à perdre des cheveux. J’avais des trous un peu partout sur la tête. » Et son amie Laurie de renchérir : « il y a des femmes qui n’ont rien sur la tête. Elles sont obligées de mettre des tissages presque tous les mois. »

Pour Lydia, le risque est d’autant plus élevé chez les nombreuses femmes qui se défrisent elles-mêmes. A Paris, il est d’ailleurs très facile de trouver des défrisants dans des commerces de proximité, expliquent les trois jeunes femmes, qui déplorent que la vente de ces produits ne soit pas assez réglementée. « Moi, je leur conseille sincèrement d’aller voir un professionnel », lance Lydia.

… pour être belle

Des coiffeurs, on en trouve facilement à Paris, dans le quartier du Château-d’Eau, à Barbès ou encore à Saint-Denis, au nord de Paris, où une coiffeuse nous explique que la perte de cheveux « n’a rien à voir avec le produit en lui-même », mais plutôt à une mauvaise utilisation des défrisants. Pour elle, les défrisants ont un avantage, c’est de rendre les cheveux « lisses et disciplinés » et donc plus faciles à coiffer.

Pourquoi continuer à se défriser les cheveux malgré les risques ? Pour Laurie, le choix s’est fait très vite, dès l’enfance. « Quand j’étais gamine, ma sœur et mes cousines me faisaient mal quand elles me coiffaient parce qu’il fallait tirer sur mes cheveux crépus. Alors quand j’ai commencé le défrisage, c’était la belle vie. Je pouvais me coiffer sans me faire du mal. »

L’autre critère, et pas des moindres, c’est l’esthétique. Le défrisage, « c’est pour faire comme tout le monde, explique Lydia. Comme les copines blanches, avec les cheveux fins. Et puis ça nous permet de mettre des bigoudis, de les tirer en arrière, de les lisser. Bref, on trouve ça plus beau ».

« On dépense beaucoup plus que les Européennes ! »

Mais encore faut-il avoir les moyens d’entretenir ses cheveux. Lydia estime y consacrer 150 à 200 euros par mois. « Pour les produits cosmétiques, coiffure, etc, on dépense beaucoup plus que les Européennes ! », assure-t-elle.

Pour autant, garder ses cheveux crépus n’est pas gratuit non plus. Beaucoup de produits comme les shampoings spéciaux pour les cheveux naturels sont importés. Par exemple, Joséphine achète son shampoing sept euros, soit deux à trois fois plus cher qu’un shampoing classique. Mais pour Rose-Esther, « il vaut mieux mettre plus cher […] plutôt que de se retrouver sans cheveux. »


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De plus en plus, les Maliennes reviennent au cheveu naturel. Finis les défrisages et autres produits chimiques. Être « nappy » ou « natural », c’est être tendance !

Avoir un bel afro, c’est le but de toutes celles qui ont décidé de revenir au naturel, en abandonnant les défrisages, tissages et autres extensions qui les faisaient ressembler à Beyoncé, la star du RnB, ou aux naïades brésiliennes, dont elles mimaient la chevelure. Aujourd’hui, la tendance est plutôt à l’imitation d’Angela Davis, Miriam Makeba, ou tout simplement de nos mères, qui avaient de beaux cheveux savamment entretenus, dans les années 60 ou 70.

Nappy les cheveux afro au naturel

Nappy les cheveux afro au naturel

Pour y arriver, il faut réaliser le « big chop », explique Titi’s curl, sur sa chaîne YouTube. C’est à dire couper au ciseau toute la partie défrisée pour recommencer à zéro. « Mieux, précise Gilette Leuwat, qui confectionne une gamme de produits traditionnels hérités du savoir de sa grand-mère, il faut tout raser pour retrouver ses cheveux de bébé ». Aussi simple que ça ! Si le mimétisme exagéré conduit au travestissement de soi, toutes n’ont pas le courage d’effectuer ce grand saut dans l’inconnu des cheveux crépus. Pour la simple raison qu’entretenir ses boucles frisées, demande du temps et de l’argent. « Celles qui pensent que le style nappy coûte moins cher se trompent », témoigne Lalla, fière de son afro coloré. Il faut en effet faire des soins, utiliser des huiles essentielles, faire des bains d’huile, des coiffures protectrices, etc. « Il n’y a pas meilleur que conserver ses propres cheveux », renchérit Madame Sidibé, tresseuse au marché de Dibidani. Fanta Koné, institutrice à la retraite conseille ses petites filles sur l’importance de conserver les cheveux naturels : « De notre temps, nous n’utilisions pas les mèches, et nos cheveux étaient plus doux que ceux des Blancs. Grâce au beurre de karité que nous appliquions chaque soir, nous les entretenions bien et étions pris en exemple pour avoir lancé l’ère de l’afro au Mali ».

Pour les adeptes modernes du style nappy, Internet est un bon moyen de communiquer. La bloggeuse Mamy Laure a lancé le concept « Mussoya » pour sensibiliser ses sœurs maliennes sur les techniques et mesures appropriées pour garder une chevelure saine et admirable. Les nappys bougent aussi en Europe, avec plus de 3 000 fans sur Facebook. D’ailleurs, le mouvement « les Nappys de France » (NDF) organise sa 4ème rencontre de l’année 2015, le 12 septembre à Montrouge. Objectif : promouvoir les cheveux naturels comme un vrai retour aux valeurs.


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De nos jours, on connait les extraordinaires bienfaits des Oméga 3 sur l’organisme. Et lorsqu’on réalise clairement les nombreuses fonctions qu’exercent les acides gras de type oméga-3 dans le bien-être de notre santé, on se rend compte de l’importance d’en absorber le plus que possible tous les jours de notre vie.

L’acide α-linolénique (ALA) fait partie de la famille des acides gras dits oméga 3. Il est dit essentiel parce qu’il ne peut pas être synthétisé dans notre organisme et doit donc être fourni par l’alimentation.
Les plantes, sous forme de fruits, de légumes verts, de graines ou d’huiles issues de ces graines constituent une source majeure d’ALA. Cette synthèse a pour but de rappeler l’importance relative des végétaux quant à leur capacité à nous fournir des acides gras essentiels. Il est donc conseillé de consommer au moins 5 à 7 aliments contenants des omégas 3 pour avoir la dose nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.
Les meilleures sources végétaliennes d’Omega 3 sont :
– la graine de lin,
– la graine de chia,
– la noix de grenoble,
– la graine de chanvre bio

La graine de chanvre bio, une source importante d'Omega 3 pour votre bien être

La graine de chanvre bio, une source importante d’Omega 3 pour votre bien être

On en retrouve de petites traces dans nombreux aliments végétaux, même dans les verdures et les fruits.
Ainsi, le pourpier qui constitue 25% de l’apport quotidien. Les autres tels que :
le poireau, le plantain, la laitue, le pois, le pissenlit, la lentille, le brocoli, la ciboulette, le persil, la coriandre ou le céleri représentent certes une faible quantité mais restent très fortement recommandés dans la consommation journalière.
C’est le temps qui fait son effet, tous les jours, on en consomme et donc on préserve sa santé !
L’avocat, le bluet, la fraise, la mangue, la banane, le citron, orange, pomme, raisin sont aussi des fruits apportant leur dose en oméga 3.
Selon « l’Institute Of Medicine », les besoins d’un adulte sont de 1.1g d’omega-3 ALA par jour pour les femmes et 1.5g d’omega-3 ALA par jour pour les hommes². La carence en omega-3 ALA entraîne des anomalies neurologiques et une faible croissance tandis qu’un excès peut nuire à la coagulation et au système immunitaire.
Les bienfaits sont nombreux, voici quelques effets positifs sur :
– l’hypertension
– la maladie d’Alzheimer
– la polyarthrite rhumatoïde et ses douleurs
– les maladies inflammatoires et les douleurs musculaires
– les maladies cardio-vasculaires
– le poids, l’obésité, le mauvais cholestérol et réduction du taux des lipides sanguins
– le diabète
– le système nerveux
– la dépression et ainsi favorisent la bonne humeur
– la résistance au stress
– la concentration et de la mémoire…

Mais, si vous n’arrivez pas à en consommer naturellement, optez pour un petit pouce en vous procurant des intégrateurs d’Oméga 3, comme ici , qui pourront vous aider à prendre les doses journalières nécessaires à votre organisme.


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Le karité est recommandé aux peaux les plus sèches. Utilisez le sel de bain de guérande au beurre de karité et une fine couche invisible se déposera sur le corps, l’hydratant ainsi parfaitement.

Idéal pour vous détendre et vous procurer une sensation de bien-être votre peau sera toute douce à la sortie du bain.
Les composantes principales sont:
Acides gras essentiels poly-insaturés (AGPI ou AGE) ou vitamine F : acide linoléique (oméga 6) (7.20%)
Acides gras mono-insaturés (AGMI) : acide oléique (47.90%)
Acides gras saturés (AGS) : acide stéarique (41.90%), acide palmitique (1.80%)

Le beurre de karité bio

Le beurre de karité bio

Le beurre de karité est extrait des fruits du karité, arbre poussant uniquement à l’état sauvage dans les savanes arborées de l’Afrique de l’Ouest. Il peut atteindre plus de 12 mètres de haut et son pied peut prendre une largeur de 2 mètres.
Le fruit, charnu, ressemble à un petit avocat. Sa pulpe sucrée et comestible renferme en son centre une noix qui une fois pressée donne le beurre de karité à base duquel est fait le sel de bain au beurre de karité. Ce beurre est très largement utilisé pour ses nombreuses vertus depuis des siècles dans certaines régions d’Afrique. Il fait d’ailleurs partie de la pharmacopée Sénégalaise, où il est recommandé comme décongestionnant pour calmer les entorses, les courbatures et les rhumatismes.

Le sel de bain au karité bio

Le sel de bain au karité bio

Son procédé de désodorisation se fait par simple séchage au soleil selon une technique traditionnelle et ancestrale maîtrisée par les femmes du village utilisant ni solvant ni vapeur d’eau. Ainsi débarrassé naturellement et sans hausse de température de son odeur aigrelette, le beurre de Karité BIO conserve tous ses bienfaits.
Il protège la peau contre les méfaits du soleil grâce à la présence de karitène, de Vitamine A et des alcools terpéniques qui absorbent une partie des rayons UV et renforcent l’activité des filtres solaires.
Action anti-inflammatoire, il apaise et calme les irritations (phytostérols, alpha et beta amyrine).
Facilite la cicatrisation grâce aux alcools terpéniques (lupéol, parkéol) et aux phytostérols qu’il contient.
Hydrate et nourrit la peau en profondeur.
Régénérant cutané, il revitalise les tissus et redonne son élasticité à la peau.
Prolonge le bronzage.

Achetez du sel de bain au karité bio sur la boutique en ligne : sel de Guérande


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Accordons nous le temps de respirer ! No Stress Box propose un concept de box conçue pour la relaxation, autant du corps que de l’esprit.

Plongez dans la douceur et le calme que propose cette box.

Pas de miniatures, que des produits en taille réelle No Stress Box met en avant dans ses boxs des produits naturels et biologiques pour être encore plus en accord avec la nature et notre bien être intérieur.

La box relaxation au naturel

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Des produits pour prendre soin :
De son corps avec des crèmes, des huiles bio …
De son esprit à l’aide de conseil pour se sentir moins stressé

Mais aussi pour se faire plaisir : En gourmandise en se faisant du bien !

Des gadgets totalement pensés pour la relaxation, et des produits naturels bio de la boutique en ligne Biologiquement.com

Chut !!! N’en disons pas plus! Découvrez la vous même en vidéo !!!

Commendez dès à présent votre box sur labox14.wix.com/nostressbox


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Si la pratique perdure encore de nos jours, pour la sociologue Juliette Smeralda – auteure d’un essai anthropologique qui retrace le cheminement de l’image de soi dans les diasporas noires et indiennes – c’est que la société occidentale impose des codes de beauté – peau claire, cheveux lisses – qui ne correspondent pas aux femmes noires.

Nappy, la beauté des femmes noires au naturel

Nappy, la beauté des femmes noires au naturel

Une pression ressentie dès le plus jeune âge : « l’exposition constante de la fillette noire à la poupée occidentale risque de modifier son rapport intime à elle-même ». Même si les Barbies de couleur ont fait leur apparition sur le marché du jouet, « la texture du cheveu, les traits du visage sont restés longs et caucasoïdes. » Cendrillon, Pocahontas, La Belle au Bois Dormant, Alice au Pays des Merveilles… Des contes pour enfants les plus connus aux films Disney, toutes les histoires imaginent le même type d’héroïne : brunes, blondes ou rousses, aux cheveux longs et lisses.
Se tourner vers les icônes de beauté noire ? Même les plus connues, comme Naomi Campbell, ne transgressent pas les codes imposés. « Les Noirs vivent dans un monde où ils n’ont pas fixé les règles » ajoute Juliette Smeralda. Selon la sociologue, le rejet du cheveu crépu par le peuple noir s’explique aussi par la perte d’un héritage. Arrachés à l’Afrique et démunis de tous leurs biens, les esclaves n’ont pas pu transmettre l’enseignement de la coiffure. Une piste étudiée par le Docteur Willie L. Morrow, dans son ouvrage intitulé 400 ans sans peigne.

Une question d’identité culturelle

Le retour de l’afro souligne alors une certaine volonté d’affirmer son appartenance ethnique, une façon d’assumer ses origines. « Je me sens moi-même », confirme Caroline, nappy depuis deux ans. Comme elle, nombreuses sont celles qui ont ressenti ce passage au naturel comme une révélation. « Je me suis sentie libérée quand j’ai compris d’où venait mon complexe » confie une autre convertie. « Quand tu portes tes cheveux au naturel, c’est aussi un moment où tu t’intéresses à tes racines, à ta culture » ajoute Caroline. Et hors de question pour elle de repenser au défrisage.

D’ailleurs, à l’époque, elle refusait littéralement qu’on lui touche les cheveux, même qu’on lui en parle. « Je ressentais comme une sorte de honte, la conscience de traverstir ma vraie nature ». Pourtant, ce n’est qu’à 22 ans qu’elle décide de mettre fin aux traitements lissants. Et nombreuses sont celles qui refusent de sauter le pas, prenant comme excuse la difficulté à s’occuper des cheveux afro. En désaccord total, Juliette Smeralda affirme qu’il s’agit là « d’une façon de se cacher derrière un problème ». Elle explique qu’il est « difficile de remettre en question l’image qu’on s’est renvoyée dans le miroir pendant longtemps. Vous imaginez le désarroi des femmes politiques noires si elles étaient forcées un jour de porter le cheveu crépu ? »


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Inspirée du mélange et du partage, Tamboo Bambooest une marque qui se veut être le lien entre l’Occident et l’identité ethnique de certains peuples d’Afrique.

Il n’y a pas de frontière rigide entre les styles, et les matières sont volontairement détournées de leur utilisation classique. Originalité et tradition peuvent faire un excellent mariage.

Les collections Tamboo Bamboo sont placées sous le signe du confort et de l’élégance avec des lignes épurées et des détails colorés.
Inutile de changer votre garde robe pour adopter le style. Désormais vous pourrez parader telle une déesse Africaine avec votre jeans et vos bottes !

Points de vente

VENTE PRIVÉE DE NOËL DU 3 AU 5 DECEMBRE 2010

De 11h00 à 19h00
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75011 PARIS
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En savoir plus

So Naturel

27 rue gambetta
31000 toulouse

Ethik Concept

Forum des Halles – Espace Créateurs
11-13 Grand Balcon – BP 123
75045 Paris cedex 01

Pirouette

13 rue de la Juiverie
91150 ETAMPES

Lilie Look

10, rue Croix Au Lin
29250 Saint Pol de Léon

Marcher Ethic

25 rue Maréchal Joffre
64000 PAU


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Solange Knowles, Alicia Keys, Oprah Winfrey, Tyra Banks… Sur les tapis rouges comme sur les réseaux sociaux, les stars Afro-américaines sont de plus en plus nombreuses à troquer leurs extensions contre des crinières crépues. Depuis quelques années aux États-Unis, on assiste à un grand retour au naturel chez les femmes noires. Tendance, désir de prendre soin de soi, revendication ? On fait le point.

« Nappy ». Il suffit de taper le mot dans Google pour mesurer l’ampleur du sujet. Résultat : quelques 5,5 millions de contenus. Contraction de natural happy, le phénomène du retour des afros envahit l’univers de la beauté noire depuis près de six ans aux États-Unis. Sur la Toile, nombreuses sont les femmes qui racontent leurs expériences et revendiquent leurs cheveux crépus. « Je n’ai pas l’impression d’être la même personne qu’avant » avoue la comédienne Raven-Symone, qui a troqué ses extensions lisses contre son afro naturel. Comme elle, Alicia Keys, Oprah Winfrey, et Solange Knowles – la plus connue – ont fait le même choix.
Cette tendance capillaire gagne du terrain et notamment le Web. Blogs, vlogs, forums… À l’image des coiffeuses pro, les internautes enseignent l’art de la coiffure afro à coups de tutoriels et de fiches pratiques. Ainsi, on apprend ce qu’est un big chop (« la grande coupe » du cheveu défrisé vers le crépu), une transition (période de sevrage de défrisant), une coiffure protectrice (comme les tresses qui préservent les pointes), un twist out (coiffure qui permet de boucler son afro), le fameux processus du shrinkage (phénomène de rétrécissement lorsque la fibre capillaire est en contact avec l’eau)… Et tout ce qui entoure l’univers du cheveu crépu, à des années-lumière de ce qu’on avait l’habitude d’entendre.

Jeune femme africaine nappy, les cheveux au natutel

Jeune femme africaine nappy, les cheveux au natutel

En effet, pendant longtemps le défrisage dominait les ventes du marché de la beauté noire. Composés d’actifs très agressifs (soude et émulsions qui détruisent progressivement la structure du cheveu), les produits défrisants sont des traitements chimiques irréversibles qui lissent la partie visible du cheveu. Il faut alors renouveler régulièrement le traitement, à chaque repousse, au grand bonheur des marques de cosmétiques. Malheureusement à terme, il peut entraîner l’alopécie. « Quand j’ai vu les répercussions, j’ai été écœurée » confie Carelle, adepte du mouvement nappy depuis quelques années. Après de nombreux témoignages et d’études scientifiques menées qui pointent du doigt l’assouplissant capillaire, le défrisage a perdu aujourd’hui ses lettres de noblesse. Un fait qui ne surprend pas quand on sait que les nappy sont aussi à l’origine du mouvement no poo. Et de plus, le bannissement du célèbre produit chimique trouve parfaitement sa place dans la phase ultra green que traverse l’univers de la beauté en ce moment.

L’afro, signe d’une revendication politique

Mais plus qu’une tendance beauté, le retour de la chevelure naturelle chez les femmes noires s’inscrit dans une dimension plus historique. Si le cheveu crépu attire les regards aujourd’hui, c’est qu’il était tombé dans l’oubli depuis la fin du mouvement des Black Panthers en 1966, et des années disco. Par signe de revendication politique, les Black Panthers se laissaient pousser l’afro pendant la ségrégation aux États-Unis dans les années 1960. Une décennie plus tard apparaît la musique disco, popularisée par les Noirs américains. Mais l’afro ne résiste pas longtemps aux tensions sociales, et fait profil bas dès le milieu des seventies. Et c’est là qu’entre en jeu le défrisage. Vestige de l’esclavage, il était pour les Noirs un moyen de se rapprocher physiquement de « l’homme blanc » en gommant cette différence physique, et ainsi de voir leur condition sociale s’élever.

“Les Noirs vivent dans un monde où ils n’ont pas fixé les règles”

Si la pratique perdure encore de nos jours, pour la sociologue Juliette Smeralda – auteure d’un essai anthropologique qui retrace le cheminement de l’image de soi dans les diasporas noires et indiennes (1) – c’est que la société occidentale impose des codes de beauté – peau claire, cheveux lisses – qui ne correspondent pas aux femmes noires. Une pression ressentie dès le plus jeune âge : « l’exposition constante de la fillette noire à la poupée occidentale risque de modifier son rapport intime à elle-même ». Même si les Barbies de couleur ont fait leur apparition sur le marché du jouet, « la texture du cheveu, les traits du visage sont restés longs et caucasoïdes. » Cendrillon, Pocahontas, La Belle au Bois Dormant, Alice au Pays des Merveilles… Des contes pour enfants les plus connus aux films Disney, toutes les histoires imaginent le même type d’héroïne : brunes, blondes ou rousses, aux cheveux longs et lisses.
Se tourner vers les icônes de beauté noire ? Même les plus connues, comme Naomi Campbell, ne transgressent pas les codes imposés. « Les Noirs vivent dans un monde où ils n’ont pas fixé les règles » ajoute Juliette Smeralda. Selon la sociologue, le rejet du cheveu crépu par le peuple noir s’explique aussi par la perte d’un héritage. Arrachés à l’Afrique et démunis de tous leurs biens, les esclaves n’ont pas pu transmettre l’enseignement de la coiffure. Une piste étudiée par le Docteur Willie L. Morrow, dans son ouvrage intitulé 400 ans sans peigne.

Une question d’identité culturelle

Le retour de l’afro souligne alors une certaine volonté d’affirmer son appartenance ethnique, une façon d’assumer ses origines. « Je me sens moi-même », confirme Caroline, nappy depuis deux ans. Comme elle, nombreuses sont celles qui ont ressenti ce passage au naturel comme une révélation. « Je me suis sentie libérée quand j’ai compris d’où venait mon complexe » confie une autre convertie. « Quand tu portes tes cheveux au naturel, c’est aussi un moment où tu t’intéresses à tes racines, à ta culture » ajoute Qita, également adepte du mouvement. Et hors de question pour elle de repenser au défrisage. D’ailleurs, à l’époque, elle refusait littéralement qu’on lui touche les cheveux, même qu’on lui en parle. « Je ressentais comme une sorte de honte, la conscience de traverstir ma vraie nature ». Pourtant, ce n’est qu’à 22 ans qu’elle décide de mettre fin aux traitements lissants. Et nombreuses sont celles qui refusent de sauter le pas, prenant comme excuse la difficulté à s’occuper des cheveux afro. En désaccord total, Juliette Smeralda affirme qu’il s’agit là « d’une façon de se cacher derrière un problème ». Elle explique qu’il est « difficile de remettre en question l’image qu’on s’est renvoyée dans le miroir pendant longtemps. Vous imaginez le désarroi des femmes politiques noires si elles étaient forcées un jour de porter le cheveu crépu ? »
Nappy, une dictature ?

Comme le confirme Juliette Smeralda, chaque mouvement identitaire trouve ses extrémistes. Depuis le début du phénomène nappy, les internautes soulèvent une problématique : doit-on bannir les cheveux lisses pour être une « vraie noire » ? Pour les « nappex » (nappy extrémistes), adopter un cheveu non naturel (défrisés, ou tissages) – et donc se soumettre aux codes imposés par les canons de beauté occidentaux – est synonyme de déloyauté. « Défriser ses cheveux, c’est renier son identité » juge l’une d’entre elles. Cette micro-communauté considère les non-adhérentes au mouvement nappy comme des « racistes qui trahissent les femmes noires et refusent de s’assumer ». Cette position radicale qui suscite de violentes réactions et débats conflictuels au sein de la blogosphère.
En 2006, la chanteuse India Arie ripostait avec sa chanson I Am Not My Hair, accusant alors les nappex de culpabiliser bon nombre de femmes noires. « La façon dont je traite mes cheveux fait-elle de moi une meilleure personne ? »

« Good hair » : qu’est-ce qu’un bon ou un mauvais cheveu ?

Mais il n’y a pas qu’au sein de la communauté noire que le cheveu crépu pose problème. On pourrait citer de nombreuses affaires où les Noirs ont subi de sévères sanctions en raison de la nature de leurs cheveux. En septembre 2013, la direction de l’école Deborah Brown Comunity (Oklahoma) renvoyait la jeune Tiana Parker, âgé de 7 ans. Son tort ? Avoir refusé de couper ses dreadlocks, « non présentables » et censées « distraire l’atmosphère sérieuse qui règne dans l’établissement ». Plus tôt en 2012, c’était Air France qui mettait à pied l’un de ses stewards : l’homme avait refusé de porter plus longtemps la perruque imposée par la compagnie afin de cacher ses cheveux crépus. Sans parler de l’armée américaine qui a annoncé cette année l’interdiction des coiffures afro pour les femmes, avant de reculer face à la pétition contre cette prohibition, qui a réuni plus de 17 000 signatures. La persistance de ces injustices autour du cheveu noir soulève la question suivante : qu’est-ce qu’un cheveu correct ? Un sujet exploré par l’humoriste américain Chris Rock, dans son documentaire Good Hair (2009), reprenant le terme utilisé couramment aux États-Unis pour désigner une belle chevelure. Avec humour, Chris Rock investit les salons de coiffure afro-américains et les instituts de cosmétologie pour comprendre le rapport qu’entretiennent les femmes noires avec leur chevelure. Un reportage récompensé en 2009 par le prix spécial du jury du Festival du Film Indépendant Américain de Sundance.
Les cheveux crépus : une fascination qui dérange

Chris Rock n’est pas le seul à s’intéresser aux cheveux afro. Le 6 juin 2013, la blogueuse new-yorkaise (www.un-ruly.com) Antonia Opiah a organisé un événement en plein Union Square autour de la fascination que nourrissent ces crinières. Baptisée You Can Touch My Hair, l’expo-événement – filmée et présentée à Paris le mois dernier – met en scène trois jeunes mannequins noires, portant chacune une pancarte où il est inscrit « Vous pouvez toucher mes cheveux ». Dans ce film, de nombreuses femmes noires racontent comment des mains se sont enfouies dans leurs cheveux à leur insu. « Je faisais la queue dans une épicerie quand c’est arrivé » raconte Belynda Gardner. « C’était la première fois qu’un inconnu passait sa main dans mes cheveux, jusqu’aux racines. Je me suis sentie vulnérable ». Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce geste est souvent fréquent aux États-Unis et soulève évidemment la colère des femmes, qui le vivent comme une agression. « J’étais devenue un objet de curiosité » explique une autre. Une curiosité que la réalisatrice a choisi de mettre en lumière, afin de comprendre « pourquoi certaines personnes pensent que ce geste est normal ».
« Quand un chien ou chat a le poil soyeux, on ressent le besoin de le toucher, le caresser, et on le fait sans lui demander une quelconque autorisation ; évidemment puisque c’est un animal » précise Antonia Opiah, qui voit là une corrélation en rapport avec l’esclavage, où le noir était considéré comme un objet, un animal.

Un mouvement qui redonne du poids au commerce de la beauté noire

Outre le fait de soulever des problématiques sociétales, le phénomène nappy a bouleversé les mentalités en même temps que le marché. Nombreuses sont les entreprises comme Les Secrets de Loly, Activilong, Shea Moisture qui prennent naissance ou se réveillent grâce à la recrudescence des crinières crépues. « Les femmes noires sont celles qui utilisent le plus de cosmétiques au monde (selon une étude de Softheen Carson, filiale ethnique de L’Oréal NDLR) » explique Kelly Massole, fondatrice de Les Secrets de Loly, jeune marque française de cosmétiques capillaires ethniques. Et puisque le défrisage ne remplit plus les caisses, il a bien fallu trouver un substitut, surtout que la demande augmente en même temps que le nombre d’adeptes au mouvement. « Ce marché n’est pas tellement nouveau. Mais il devient très connu. Alors forcément, il représente une source de revenus supplémentaires pour toutes les enseignes » rappelle Kelly. D’où l’initiative des grandes industries, comme DOP, ou Garnier, d’élargir leur gamme de produits aux cheveux crépus. Entre les lignes complètes de cosmétiques, les ouvertures de salons spécialisés, les blogs et vlogs à succès qui deviennent de réelles entreprises (Belle Ebène), le marché de la beauté noir est pleine effervescence. « Avant, je me plaignais souvent du manque de cosmétiques pour ce type de cheveux » avoue la jeune nappy Caroline. Et d’assurer, avec la foi des convertis: « Aujourd’hui, les femmes noires ont toutes les raisons du monde d’arrêter le défrisage ».


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Une jeune femme témoigne, après avoir mit des tissages encore et encore, avoir défrisé encore et encore..elle a perdu tout ses cheveux, elle a des trous.. en sommes elles se battent pour soulever le problème…

Pourquoi la femme noire TORTURE autant ses cheveux ? Bref je vous laisse regarder : Qu’en pensez vous?

Mme Zébi Clémence est spécialiste des questions capillaires. Après ses études aux Etats-Unis, elle vient de créer en Côte d’Ivoire, un centre dénommé Feymie’s Hair Care Center (FHAC). Une structure à travers laquelle elle s’engage dans l’éducation et la sensibilisation des jeunes et la gent féminine, en particulier, contre les maltraitances faites par ignorance aux cheveux. Entretien.

Mme ZE BI Clémence, vous êtes responsable du centre capillaire Feymie’s Hair Care Center. Est-ce qu’on peut savoir de quoi il s’agit ?

Le centre de soins capillaire Feymie’s Hair Care Center pour objet d’éduquer la population jeune et adulte. A les sensibiliser sur les maltraitances au niveau capillaire auxquelles ces populations sont confrontées certainement par ignorance. Nous visons dans un premier temps l’éducation. Nous voulons instruire sur ces domaines que nous trouvons assez importants. Nous savons que les cheveux sont un point important pour les jeunes filles. Pour les femmes, les cheveux sont un élément assez important dans leur beauté et comme moyen de séduction. Nous voulons les sensibiliser sur ce qu’elles font qui ne sont pas correctes pour la santé de leurs cheveux.

Naomi Campbell, que l’on a l’habitude de voir avec une large frange, a quelques problèmes capillaires liés aux nombreuses extensions faites durant sa carrière.

Naomi Campbell, que l’on a l’habitude de voir avec une large frange, a quelques problèmes capillaires liés aux nombreuses extensions faites durant sa carrière.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de maltraitance que nous faisons subir par ignorance à nos cheveux ?

Comme premier élément, nous pouvons parler des défrisages. Nous avons pour habitude de nous défriser pour pouvoir assouplir et aider au coiffage. Mais quand ces défrisages sont faits dans des conditions pas correctes, cela a une incidence dramatique sur le système capillaire. Secondo, il y a des teintures à base d’ammoniaque que les femmes utilisent. Ces teintures sont très agressives pour le système capillaire. Il y a des teintures qui sont vendues mais qui ne sont pas fabriquées à base d’ammoniaque ou de peroxyde par exemple.

Que voulez-vous dire par ‘’dans les conditions pas correctes’’ ?

Il faut d’abord savoir que les produits utilisés dans le cadre des défrisages, sont des produits chimiques. C’est très important. On oublie cela assez souvent. Et donc on les utilise à tort et à travers. Il y a une posologie comme tout produit chimique qu’il faut respecter. Si on remplaçait les produits de défrisages par des médicaments, on aurait eu une autre approche. Mais c’est pratiquement rentré dans les mœurs si bien que la posologie n’est pas suivie. Et le défrisage est appliqué sans aucune méthode. Le temps de pose n’est pas forcement respecté.
Le produit utilisé n’est pas forcément adapté au type de cheveux sur lesquels il est appliqué. Mal appliqué les produits peuvent brûler le cuir chevelure à des stades plus ou moins grave.

Est-ce que les coiffeuses sont dans votre cible ?

Les coiffeuses et toutes les personnes qui appliquent ces produits sont effectivement notre cible parce qu’elles sont face à des personnes qui ne savent pas. Elles sont censées être des spécialistes de l’application des défrisages. Mais la réalité montre que ce qui doit être fait n’est pas fait comme il le faut. Cela engendre d’énormes problèmes.
Vous parliez tantôt de tresse et de tissage qui constituent aussi un problème ?
Il faut d’abord savoir que, nous voyons partout des mèches. Vous prenez un échantillonnage, vous aller voir que sur dix femmes, il y a au moins neuf qui portent des mèches. Pour pouvoir poser ces mèches, il y a au moins deux façons de le faire : il y a ce qu’on appelle les tissages à la colle et les tissages qui ont pour support les cheveux, eux-mêmes, d’abord nattés sur lesquels les tissages cousus sont posés. Pour le point concernant le tissage à la colle, c’est de la glue qui, en général, est posée sur le cuir chevelure. Cela entraîne naturellement une incidence de la colle sur les pores, et sur les racines mêmes des cheveux. Ça va boucher les pores. Pour retirer ces tissages, il y a de très fortes chances que les cheveux soient arrachés. Et quand c’est le cas, c’est jusqu’à la racine que les cheveux sont arrachés. Cela crée un traumatisme au niveau du cuir chevelu. Pour les tissages cousus sur les nattes, généralement, les nattes sont très serrées. Cela aussi traumatise le cuir chevelu. La pression exercée peut entraîner des chutes de cheveux. En plus de cela, il y a le poids des mèches qui exerce une pression aussi sur les cheveux. Les deux facteurs combinés entraînent la chute des cheveux.

Quels sont les conseils que vous prodiguez à ce niveau ?

Les tresses serrées traumatisent aussi le cuir chevelu. Des fois, quand on regarde le cuir chevelu des enfants, filles en général, victime de ces nattes, il y a des apparitions de petits boutons qui dénotent du traumatisme, stress qu’a subis le cuir chevelu après ces nattes. On n’a pas besoin de serrer les tresses pour pouvoir faire pousser les cheveux. Ce n’est pas ce facteur qui stimule la pousse des cheveux. Au contraire, cela abîme les cheveux, et traumatise aussi le cuir chevelu qui est le support même des cheveux. Il faut plutôt faire des tresses qui sont lâches au niveau des racines pour ne pas trop abîmer le cuir chevelu. Et on peut leur faire des tresses toutes simples qui sont assez correctes et qui permettent aux enfants d’aller à l’école avec des cheveux correctes et propres sans pour autant avoir une incidence sur le cuir chevelu.

Avez-vous des solutions à tous problèmes suscités ?

Oui nous en avons. Notre centre dénommé Feymie’s Hair Care Center, outre la sensibilisation et l’éducation des populations concernée, dispense des soins spécialisés avec des produits spéciaux en ce qui concerne les problèmes particuliers et personnalisés. Il suffit simplement de s’y rendre.
Comme solutions d’ordre général, ce que nous préconisons chez nous, c’est l’espacement des défrisages. Nous accompagnons les dames qui visitent le Centre Feymie’s Hair Care Center, à vraiment espacer le défrisage. Nous voyons des choses ahurissantes. Il y a des dames qui se défrisent toutes les deux voire trois semaines. C’est énorme. Moi dans mon cas précis, je me défrise tous les quatre mois. Ce qui fait un total de trois défrisages par année. Cela est très important pour pouvoir permettre au cuir chevelu de se reposer après la pose d’un défrisage. Parce que, comme je le disais tantôt, c’est des produits chimiques qui dérangent le système capillaire. Mais si on ne peut pas s’en passer, il faut espacer le défrisage pour permettre un temps soit peu au cuir chevelu de se reposer. Notre centre offre des solutions en termes de conseils et produits en vue de rattraper ce qui a été abîmé. Il faut assainir le cuir chevelu qui s’est trouvé traumatisé par le défrisage. Nous faisons tout cela pour permettre aux dames d’avoir des cheveux qui poussent correctement et avoir un cuir chevelu sain. En ce qui concerne les tresses, nous faisons des tresses assez lâches pour les enfants dont on préconise le non défrisage. Nous assouplissons les cheveux des enfants pour leur permettre de faire des tresses sans douleur. Bref, je voudrais donc inviter toutes les femmes concernées par ces types de problèmes à nous rendre visite, afin de pouvoir bénéficier de solution personnalisée. C’est-à-dire au cas par cas. Le Centre est situé aux Deux-Plateaux les Vallons, ici à Abidjan. Elles peuvent nous joindre aux numéros suivants : 20010533 ou 07492921. Nous envisageons une décentralisation de nos activités dans toutes les communes, en attendant de viser l’intérieur. Il y va du bien-être de nos sœurs, voire de nos mamans.

Et les hommes ?

Oui les hommes peuvent se retrouver chez nous. Nous sommes en train de travailler avec des partenaires de la santé. Nous avons avec nous un biologiste et un dermatologue pour pouvoir mettre en place un protocole pour la prise en charge complète des personnes qui sont à des stades d’alopécie, pour ne pas arriver à la calvitie qui est le stade terminal. Et cela demande l’intervention de spécialiste. Si la calvitie est à ses débuts, il y a moyen de rattraper.

Vous débutez vos activités en Côte d’Ivoire bientôt. Il s’agit de quoi concrètement ?

Nous démarrons par une conférence de presse, ce vendredi14 septembre. Après cela, nous allons mettre l’accent beaucoup plus sur la sensibilisation, des jeunes filles, des dames et pourquoi pas les hommes, sur les dangers liés aux tresses, défrisages, tissages et autres pratiques inadéquats que ces personnes ont l’habitude de faire pas forcément de façon correcte et qui peuvent avoir des incidences catastrophiques sur leur système capillaire. Il faut sans exagération apparenter ce problème à celui de la dépigmentation. Vous voyez où nous en sommes avec ce fléau de dépigmentation ? Aujourd’hui, des personnes en souffrent psychologiquement et physiquement parce que leur cas est arrivé à un niveau de non retour.

Comment comptez-vous mener cette campagne de sensibilisation ?

Il y a une campagne média qui est prévue. Et plus, nous comptons nous rapprocher du ministère de l’Education nationale pour voir dans quelle mesure nous pouvons éventuellement toucher le maximum de jeunes adolescents et même de parents d’élèves à travers les structures scolaires. En tout cas, sensibiliser le maximum de personnes sur le sujet, faire assurément des conférences dans les écoles et grandes écoles pour sensibiliser la population féminine, surtout les enfants à ce fléau pour éviter plus tard, de porter des perruques (rires).

 


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La mode est bel et bien au retour du cheveu naturel (nappy)! Si vous avez décidé de l’adopter, voici quelques conseils dont vous aurez bien besoin pour discipliner (dès le départ) vos boucles crépues.

Le mot n’est pas exagéré. C’est bien à un phénomène de société que l’on assiste depuis quelques années. Et comme d’habitude, il est venu des pays occidentaux. Quelques stars décident de laisser tomber les pots de défrisants et les extensions “brésiliennes” et voici partie la mode du “nappy style”, entendez par-là, la coupe afro naturelle.

Depuis, on entend parler que de cela. De manifestations de nigérianes, fières d’exhiber leur profusion capillaire digne des années 60 aux salons plus inventifs les uns que les autres pour faire la promotion des produits “spécial cheveu naturel”. Alors, comme nous sommes de plus en plus nombreuses à nous laisser emporter par le mouvement, tâchons de voir comment prendre soin de sa coupe au naturel. Parce que les cheveux crépus et drus, ce n’est pas aussi facile que cela au quotidien.
Naturel and happy= Nappy
Plus qu’une mode, c’est un véritable mouvement interplanétaire. Outre les stars, il est de plus en plus fréquent de rencontrer des filles et jeunes femmes qui laissent leurs cheveux au naturel après des années, voire décennies de défrisage. Pour elles, être revenues au naturel est un choix plein de sens.

Femme africaine, beauté au naturel

Femme africaine, beauté au naturel

L’étape principale et la plus difficile, le Big chop. C’est ainsi que l’on appelle le fait de couper tous les cheveux défrisés pour permettre au cheveu de pousser au naturel. C’est avant tout une décision personnelle (bien qu’il arrive qu’on ait pas le choix, si les cheveux sont trop abimés). Il faut laisser un peu de repousse naturelle avant de prendre les ciseaux, même si certaines n’ont pas peur du look boule à zéro.

Le secret: le soin!
Le cheveu naturel est en effet plus exigeant. Il a besoin que l’on s’occupe de lui, qu’on le bichonne quasi quotidiennement. Il est plutôt sec et fragile: les écailles qui les protègent à l’extérieur s’écartent à chaque courbure, constituant autant de zones à risques. Compte tenu des boucles nombreuses et très serrées, le sébum (lubrifiant naturel produit par le cuir chevelu) a plus de chemin à parcourir pour faire son travail d’hydratation…Ce qui leur donne parfois cet aspect un peu terne.

Vous avez parfois le sentiment qu’ils ne poussent pas très vite… C’est en général faux: en réalité, c’est souvent un coiffage trop rude qui les empêche d’atteindre une belle longueur. Investissez dans une brosse et un peigne de qualité et, optez pour des soins nourrissants qui vont compenser le manque d’hydratation, les cheveux seront soyeux et doux avec de beaux reflets. De plus en plus de produits spécifiques aux cheveux crépus sont désormais sur le marché mais vous pouvez aussi faire appel aux bonnes vieilles méthodes naturelles, particulièrement les bains d’huile(karité, coco, amande de palmiste,etc…), dont nos mamans ont le secret.

Suivez les 3 étapes suivantes: le bain d’huile, le masque capillaire, le coiffage…et bien entendu, le shampooing, qui demeure le premier produit de beauté de vos cheveux! Une fois toutes les 2 semaines, faites un bain d’huile: vous imprégnez bien les cheveux et laissez recouvrez du bonnet auto-chauffant. Vous laissez agir 30 minutes, puis procédez au shampooing normalement. Prenez une formule stimulante du cuir chevelu. N’oubliez pas l’après shampooing, que vous laissez agir 2 à 3 minutes avant de rincer, il vous permettra de démêler le cheveu avant de le coiffer. Évitez de les étouffer dans des nattes trop serrées, ou sous des tissages. Laissez les respirer en les coiffant en afro, histoire de jouer la carte 100% naturel.
Allez-y, soyez nappy!


 

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