Auteur Africanfan

David Hervy responsable et créateur de la boutique en ligne Biologiquement.com spécialisée dans la promotion et la distribution de produits naturels de santé.
Une gamme de produits riches en antioxydants naturels puissants pour retrouver ou garder la vitalité, recommandés aux enfants en phase de croissance, aux étudiants, aux sportifs et aux seniors.
Tous ces produits sont issu du commerce Ă©quitable.

[Total : 4    Moyenne : 4.5/5]

Une Ă©tude menĂ©e Ă  l’UniversitĂ© de Windsor, au Canada, au dĂ©partement de chimie et biochimie a donnĂ© des rĂ©sultats Ă©tonnants qui signifieraient un nouvel espoir aux patients atteints de cancer.

A savoir, comme ”Natural News” l’a rapportĂ©, cette Ă©tude a dĂ©couvert que la racine de pissenlit bio ”tue” efficacement les cellules infectĂ©es par le cancer, sans autres effets nĂ©fastes sur d’autres cellules dans le corps.
Mais aussi :
‱ Contre l’Hypertension artĂ©rielle
‱ Anti-cancer
‱ Soigne les maladies du rein
‱ Anti-inflammatoire
‱ Anti-cellulite
‱ Contre les rhumatismes, l’arthrite et l’arthrose
‱ Contre l’eczĂ©ma
‱ Contre l’excĂšs de cholestĂ©rol
‱ Elimination les toxines
‱ Contre calculs biliaires

Acheter sur la boutique Biologiquement.com de la racine de pissenlit bio ou dent de lion bio en gélules pour le traitement naturel du cancer

Acheter sur la boutique Biologiquement.com de la racine de pissenlit bio ou dent de lion bio en gélules pour le traitement naturel du cancer

Les scientifiques ont constatĂ© que la racine de pissenlit bio a mĂȘme de meilleurs effets que la chimiothĂ©rapie car elle ”tue” complĂštement les cellules infectĂ©es par le cancer. En outre, cette plante offre d’autres avantages trĂšs importants pour la santĂ©, elle agit comme un diurĂ©tique, qui stimule la sĂ©crĂ©tion de bile, rĂ©duit le cholestĂ©rol, nettoie le foie et est utile pour les allergies.

Le pissenlit bio est riche en vitamines et minéraux importants, y compris vitamine C, fer, calcium, potassium, vitamine B6, thiamine, riboflavine, acide folique et magnésium.

En outre, on sais depuis des annĂ©es que 30 g de feuilles de pissenlit bio contiennent jusqu’à 195% de la dose nĂ©cessaire de vitamine K et 102% de la dose quotidienne recommandĂ©e de vitamine A.

La racine de pissenlit bio ou dent de lion bio en gélules pour le traitement naturel du cancer

La racine de pissenlit bio ou dent de lion bio en gélules pour le traitement naturel du cancer

John DiCarlo, un homme de 72 ans Ă©tait personnellement convaincu des propriĂ©tĂ©s curatives du pissenlit bio. Il a Ă©tĂ© soumis Ă  une chimiothĂ©rapie intense et ”agressive” pour se battre pour sa santĂ©, et aprĂšs trois ans d’absence de succĂšs, il a Ă©tĂ© renvoyĂ© chez lui pour passer ses derniers jours avec ses proches. Ensuite, John a commencĂ© Ă  boire des dĂ©coctions de racine de pissenlit bio comme un ultime effort pour lutter contre le cancer, comme il n’y avait pas d’effet aprĂšs la procĂ©dure de chimiothĂ©rapie et les mĂ©decins ne proposaient pas d’alternatives pour traiter le cancer.

Selon Natural News, en seulement quatre mois, cet homme a survécu et a eu une rémission de la maladie.


[Total : 1    Moyenne : 3/5]

Qu’il s’agisse de militantisme, d’une question de santĂ© ou d’identitĂ©, le retour aux cheveux naturels connaĂźt un vĂ©ritable succĂšs dans la communautĂ© afro depuis ces 10 derniĂšres annĂ©es.

« Alors, tu es devenu (e) nappy ? »

Nappy. Voici le mot derriĂšre lequel est portĂ© le retour au naturel. Si aujourd’hui il dĂ©signe la contraction positive de « natural and happy », il n’en a pas toujours Ă©tĂ© ainsi.

Son utilisation, ségrégationniste, date en réalité de la traite négriÚre désignant en anglais la « couche crépue » assimilée aux cheveux des esclaves.

Le terme est d’ailleurs parfois contestĂ© aux États-Unis notamment, oĂč les organisations liĂ©es aux cheveux afros prĂ©fĂšreront le terme « Natural Hair ».

Les « Nappy » ce sont donc celles qui ont dĂ©cidĂ© d’arrĂȘter, progressivement ou radicalement, l’utilisation de dĂ©frisants en arborant plutĂŽt leurs boucles, coupes afros ou coiffures protectrices.

A contrario, l’utilisation des produits dĂ©frisants a elle, diminuĂ©e de 18,6 % entre 2013 et 2015 (source : Mintel).

A contrario, l’utilisation des produits dĂ©frisants a elle, diminuĂ©e de 18,6 % entre 2013 et 2015 (source : Mintel).

La nappy fever a d’abord pris aux États-Unis avant de toucher les diasporas en Europe et enfin l’Afrique.

L’Afrique a donc Ă©tĂ© le dernier continent a suivre le mouvement. On peut nĂ©anmoins y trouver des rĂ©sistances oĂč l’offre en matiĂšre d’expertise du cheveu afro et produits spĂ©cialisĂ©s se fait encore attendre.

Mouvement d’une gĂ©nĂ©ration 2.0 ?

Être bien coiffĂ© dans beaucoup de cultures et d’autant plus dans les mƓurs africaines, c’est important.

D’aprĂšs une Ă©tude menĂ©e par l’institut Ak-a, une femme noire utiliserait 9 fois plus de produits capillaires et 5 fois plus de produits de soins qu’une femme de type caucasien.

Cependant un afro brut ou avoir des cheveux « au vent » n’a pas toujours Ă©tĂ© compatible avec l’idĂ©e que nos aĂźnĂ©s se faisaient d’une tĂȘte prĂ©sentable.

Les jeunes Africaines s’en souviennent, des heures passĂ©es assises par terre Ă©tant petites Ă  se faire peigner par leurs mĂšres, la tĂȘte se balançant dans tous les sens en se faisant tresser ou dĂ©friser les cheveux. Dresser la tignasse Ă©tait l’idĂ©e, entre autres.

Avant mĂȘme de pouvoir avoir conscience de la texture afro, le dĂ©frisant a Ă©tĂ© trĂšs tĂŽt une habitude pour beaucoup.

Mais qu’est-ce qui a facilitĂ© l’émergence du mouvement « nappy » ces 10 derniĂšres annĂ©es ?

On le voit sur Facebook, Instagram, Youtube, les hashtags #nappy #bigchop #shrinkage
 Entre « twist out », « bantu knots » et autres, tout un vocabulaire s’est fait connaĂźtre, a Ă©voluĂ© avec l’avancĂ©e du mouvement, mais surtout a connectĂ© les intĂ©ressĂ©(e)s entre eux.

Plus que le choix d’arrĂȘter de se dĂ©friser les cheveux, les adeptes du mouvement ont l’occasion de s’informer Ă  travers les expĂ©riences de chacun publiĂ©es sur Internet, des blogs spĂ©cialisĂ©s ou encore des tutoriels sur YouTube. Les e-shop spĂ©cialisĂ©s sont florissants et la connaissance des produits adaptĂ©s aux diffĂ©rentes textures de cheveux aussi.

Que l’on veuille se libĂ©rer du conformisme capillaire, affirmer son identitĂ© ou dire non aux produits dĂ©frisants, Internet et les rĂ©seaux sociaux ont sans aucun doute jouĂ© un rĂŽle important dans le choix et la facilitation du retour au naturel. Ces plateformes collaboratives ont en effet permis aux individus d’ĂȘtre de plus en plus informĂ©s lĂ  oĂč de nombreux salons de coiffure ne savent pas toujours rĂ©pondre Ă  une clientĂšle aux cheveux frisĂ©s ou crĂ©pus.

Force est de constater que le marchĂ© des cheveux afro a explosĂ© ces derniĂšres annĂ©es et ce nouveau souffle capillaire intĂ©resse de grands groupes tels que L’OrĂ©al en ayant rachetĂ© des marques spĂ©cialisĂ©es comme Carol’s Daughter par exemple.

Morgane LANOY

Rédactrice invitée

Africapostnews


[Total : 3    Moyenne : 3.7/5]

Les femmes noires savent que le défrisage est dangereux, mais la pression est trop forte.

Chaque mercredi, « M » rencontre une femme qui fait bouger les choses. Cette semaine Aline Tacite, coiffeuse-formatrice experte en cheveux afro-mĂ©tissĂ©s naturels et fondatrice du salon-Ă©vĂ©nement Boucles d’EbĂšne, qui entend casser les stĂ©rĂ©otypes sur la coiffure noire.
Aline Tacite, 43 ans, est une prĂ©curseuse en France de la coiffure naturelle pour les femmes noires et mĂ©tissĂ©es. Une tendance autant capillaire qu’identitaire. D’aprĂšs une Ă©tude Ipsos sur les femmes africaines, 68 % des Kenyanes prĂ©fĂšrent les coiffures naturelles, contre seulement 3 % des Ivoiriennes et 4 % des SĂ©nĂ©galaises. La question divise aussi les afro-descendantes. Victime d’une importante chute de cheveux occasionnĂ©e par des dĂ©frisages rĂ©pĂ©titifs, cette ancienne assistante de direction trilingue dans un cabinet d’avocats international a dĂ©couvert aux Etats-Unis le natural hair movement, ou « nappy », qui invite les femmes noires Ă  abandonner les altĂ©rations chimiques pour se rĂ©approprier leur vĂ©ritable texture. En 2001, Aline Tacite lance la premiĂšre journĂ©e de dĂ©bats et ateliers autour de la coiffure noire, puis en 2005 le salon Boucles d’EbĂšne devenu un rendez-vous incontournable pour les communautĂ©s noires.

Femme au cheveux naturel, femme nappy

Femme au cheveux naturel, femme nappy

Les femmes noires ont souvent une histoire complexe avec leur chevelure. Quelle est la vĂŽtre ?
Je suis nĂ©e Ă  Paris de parents guadeloupĂ©ens. Enfant, je me souviens de moments douloureux quand ma maman me tressait et, Ă  7 ans, j’ai pris conscience de ma diffĂ©rence le jour oĂč on m’a traitĂ©e de « sale grosse vache noire » Ă  l’école. J’ai intĂ©riorisĂ© cette diffĂ©rence comme un problĂšme qu’il fallait corriger en grandissant. Je me rappelle de crises de larmes : « Maman, dis-moi que quand je serai grande, je serai blanche avec des cheveux lisses. » C’était le seul moyen d’accĂ©der aux canons de beautĂ© de la sociĂ©tĂ© française. Mal dans ma peau, j’ai commencĂ© Ă  me dĂ©friser les cheveux Ă  l’adolescence. A force de brĂ»lures au cuir chevelu et de chutes de cheveux, je n’en avais plus. Ma meilleure amie blonde aux yeux bleus a explosĂ© de rire nerveusement en me dĂ©couvrant. CatastrophĂ©e, je me suis interrogĂ©e sur ce mal-ĂȘtre que je n’arrivais pas Ă  identifier. Pourquoi est-ce que je faisais ça ? Pourquoi chercher Ă  ĂȘtre quelqu’un que je ne serai jamais ?
Afficher des cheveux naturels est devenu un moyen de faire reconnaßtre votre identité ?
Depuis que nous avons crĂ©Ă© Boucles d’ébĂšne avec ma sƓur Marina, le mouvement du retour au naturel s’est enracinĂ©, dans la lignĂ©e du retour au bio, de l’acceptation de nos rondeurs
 Mais je n’aime pas l’étiquette « nappy », contraction de « nap », qui dĂ©signe de façon pĂ©jorative la petite frisure mal organisĂ©e, et « happy » pour le remasteriser de façon positive. C’est stigmatisant.
« Des écoles interdisent encore les afros et locks, jugés inacceptables. »
Les femmes noires ou mĂ©tissĂ©es se sont longtemps laissĂ©es enfermer dans le regard clichĂ© qu’on portait sur elles. On leur rĂ©pĂšte qu’elles sont impossibles Ă  coiffer, ou on sniffe leur chevelure comme Ă  de petits animaux. Quand elles dĂ©crochent un entretien pour un job, elles demandent souvent Ă  leur coiffeur « une coiffure qui passe ». Et quand elles ont envie d’ĂȘtre elles-mĂȘmes sans avoir Ă  se justifier, elles manquent d’informations sur la façon d’y parvenir. Porter ses cheveux naturels est, pour moi comme pour beaucoup de femmes, un simple retour Ă  l’essentiel. Un retour Ă  soi sans autre besoin de justification.
Mais les coiffures afros restent encore stigmatisées

Je prĂ©fĂšre parler de textures – crĂ©pues, bouclĂ©es, frisĂ©es – que d’afro parce qu’avec les mĂ©tissages, des femmes caucasiennes peuvent avoir les mĂȘmes cheveux. Mais oui, il est triste de constater que BeyoncĂ© a crĂ©Ă© une polĂ©mique en laissant libre la chevelure de sa fille, que Voici a jugĂ© qu’Omar Sy « frisait le ridicule » en laissant pousser ses cheveux pour le film Chocolat ou que pour Public, Solange Knowles Ă©tait « coiffĂ©e comme un dessous-de-bras ».
« Les tresses de Christiane Taubira au gouvernement Ă©taient aussi une façon de dire “je suis ce que je suis, je ne me plierai pas Ă  vos codes”. »
Des Ă©coles interdisent encore les afros et locks, jugĂ©s inacceptables. Nous manquons de role models. Il y a les cheveux courts du mannequin Alec Wek et de l’actrice Lupita Nyong’o. Les tresses de Christiane Taubira au gouvernement Ă©taient aussi une façon de dire « je suis ce que je suis, je ne me plierai pas Ă  vos codes ». Elle a envoyĂ© un puissant message d’affirmation de soi. Michelle Obama a dĂ» jouer une autre carte stratĂ©gique. Mais ses cheveux lisses ne sont pas dĂ©frisĂ©s, c’est un brushing. Une diffĂ©rence subtile.
En somme, le cheveu est une arme politique ?
On parle Ă  travers le cheveu d’acceptation et de valorisation de la femme noire, de problĂšmes d’identification, de reprĂ©sentation, de sociologie, de santĂ©. Mais nous ne voulons pas ĂȘtre vues comme politiques. Il s’agit juste d’ĂȘtre soi. On a Ă©tĂ© les premiĂšres Ă  ouvrir le dĂ©bat en France, il y a quinze ans. Le sujet Ă©tait tabou pour les Noirs assimilĂ©s qui ont tellement intĂ©grĂ© la beautĂ© lissĂ©e, et les Blancs qui y voyaient du communautarisme. Le dĂ©frisage et la dĂ©pigmentation restent de trĂšs gros marchĂ©s. Les femmes savent que c’est dangereux, mais la pression est trop forte. Nous ne sommes pas dans le jugement. Notre but est de transmettre des informations et de donner accĂšs Ă  des produits naturels. La rĂ©alitĂ© change Ă  grande vitesse. On a vu naĂźtre des marques françaises comme Les Secrets de Loly, aujourd’hui sponsor de l’évĂ©nement.
Vous pointez les risques pour la santé à cause de certaines coiffures. Quels sont-ils ?
Dans mon salon de coiffure ouvert en 2011 Ă  Bagneux, je vois des petites filles aux yeux tirĂ©s par les tresses, des jeunes femmes de 20 ans chauves. Le dĂ©frisage est le seul produit de coiffure chimique que l’on trouve en grande surface alors que son pendant, la permanente, est rĂ©servĂ© aux professionnels. Ces produits contiennent de la soude, des perturbateurs endocriniens, mais affichent des visages d’enfants sur leurs paquets. Une pause trop longue entraĂźne des risques de brĂ»lures. Ça passe dans le sang et peut crĂ©er des cancers. Ce devrait ĂȘtre interdit pour les enfants et les femmes enceintes. Quand on ne connaĂźt pas les bons produits et techniques, on crĂ©e beaucoup de souffrance. Le dĂ©mĂȘlage se transforme en arrachage. AprĂšs le tressage trop serrĂ©, des femmes doivent prendre du Doliprane pour supporter le mal de tĂȘte. Le poids des mĂšches peut aussi entraĂźner des alopĂ©cies. Beaucoup de femmes noires se cachent sous des perruques et tissages, mais quand le cuir chevelu ne respire pas cela peut causer des mycoses.
Que peut-on dĂ©couvrir au salon-Ă©vĂ©nement Boucles d’ébĂšne ?
Notre cheval de bataille, c’est la transmission. En Afrique et aux Antilles, on a des techniques de grand-mĂšres pour assouplir les cheveux. Sous un climat humide et un climat tempĂ©rĂ©, les ressentis ne sont pas les mĂȘmes. Le cheveu dit texturĂ© a besoin d’hydratation et de nutrition, une synergie qui va lui donner mallĂ©abilitĂ©, souplesse, brillance et le rendre coiffable. L’entrĂ©e du salon (13 euros en prĂ©vente) donne droit Ă  un diagnostic des cheveux et de la peau avec des coiffeurs et dermatologues, et accĂšs Ă  une trentaine de confĂ©rences sur la dĂ©pigmentation, des ateliers mamans-enfants, car si le coiffage redevient un moment de plaisir, cela participe Ă  la construction d’une identitĂ© positive, ou encore sur le leadership fĂ©minin. On expose des marques de beautĂ© consacrĂ©es et des crĂ©ateurs de mode et design. Beaucoup de femmes blanches y trouvent aussi leur bonheur, Ă  prix trĂšs compĂ©titifs.


[Total : 2    Moyenne : 5/5]

En moins de dix ans, la tendance nappy s’est rĂ©pandue sur la planĂšte comme un virus contagieux. Aujourd’hui, plusieurs millions de femmes retournent au naturel.

C’est la revanche des afro du 21Ăšme siĂšcle, piquĂ©es par la mouche du ras-le-bol des publicitĂ©s mensongĂšres et de l’apologie et/ou du dictat du cheveu lisse imposĂ© par le dĂ©frisage. Avec ce retour massif au naturel, les normes sont dĂ©construites, les complexes raciaux sont dĂ©passĂ©s et les canons de beautĂ© sont redĂ©finis. Mais, au-delĂ  du simple aspect capillaire, il y a derriĂšre ce mouvement, une vĂ©ritable guerre identitaire. Les femmes afro ont pris conscience de leur spĂ©cificitĂ©. « Une chinoise n’irait jamais faire en sorte que ses cheveux deviennent crĂ©pus. Pourquoi j’irais lisser les miens ? », question d’une militante nappy. VoilĂ  ainsi rĂ©sumĂ© l’essence de cette approche qui, l’air de rien, parle Ă  des millions de jeunes filles noires.

Cheveux crépus coiffure afro d'une femme nappy

Cheveux crĂ©pus coiffure afro d’une femme nappy

D’ailleurs qui est la fille noire aujourd’hui ? Les afro-fĂ©ministes elles, ont trouvĂ© la rĂ©ponse. C’est celle qui revendique son authenticitĂ©. Sa peau, ses cheveux, sa langue, sa culture etc. C’est celle qui accepte et assume l’image qu’elle renvoie Ă  la sociĂ©tĂ©, qu’elle soit confrontĂ©e au racisme, Ă  la violence ou Ă  des discriminations de tout genre. Parlant de discrimination, les nappy poursuivent subrepticement leur lutte contre la stigmatisation. Ça commence dans leurs familles, pour se dĂ©porter dans les milieux professionnels. De nombreuses nappy Ă  la recherche d’un emploi, en Europe et plus encore aux Etats-Unis, ont dĂ©noncĂ© le fait de s’ĂȘtre clairement entendu dire : « Vous ne pouvez pas avoir ce travail avec ces cheveux-lĂ  ». Vous avez parlĂ© d’une guerre identitaire ? Les afro doivent-elles admettre qu’on considĂšre que leurs cheveux sont sales et peu prĂ©sentables ? Non, il faut s’accepter. Dissimuler sa vraie nature c’est comme se cacher des rayons du soleil Ă  l’aide d’une seule main.

Etre nappy, aujourd’hui, c’est militer, consciemment ou inconsciemment (parce qu’il y en a qui le deviennent pour faire joli) pour une meilleure acceptation de soi, pour une prise de conscience collective. La femme noire impose ses codes sans plus avoir cure du qu’en dira-t-on. Et, s’il y en a qui tirent leur Ă©pingle du jeu, ce sont bien les fabricants de produits cosmĂ©tiques. Les plus grandes marques ont adaptĂ© leurs offres, un fait inimaginable il y a encore quelques annĂ©es seulement.


[Total : 5    Moyenne : 4/5]

Adieu tressages, dĂ©frisages et lissages brĂ©siliens ? De plus en plus de femmes noires affichent leurs cheveux crĂ©pus pour revendiquer leur identitĂ©. Être “nappy” ou ne pas l’ĂȘtre ? Ce mouvement capillaire prĂŽnant la coiffure afro, nĂ© aux Etats-Unis dans les annĂ©es 1960, est loin de se rĂ©duire Ă  un mouvement esthĂ©tique. Il a pourtant du mal encore Ă  s’imposer en terre africaine.

« Nappy » et fiĂšre de l’ĂȘtre 
 Le terme « nappy » vient de la contraction de deux mots anglais, « natural » et « happy ». et pourrait bien servir de libĂ©ration, du moins dans un premier temps capillaire de la femme noire


DerriĂšre cette banniĂšre « nappy girls », se sont regroupĂ©es toutes les femmes qui ont dĂ©cidĂ© d’assumer leurs cheveux crĂ©pus. Fini les crĂšmes lissantes, et autres techniques (assez nocives en gĂ©nĂ©ral) de dĂ©frisage, sĂ©ances de «tortures », que les femmes noires ou mĂ©tisses s’infligeaient Ă  elles-mĂȘmes, dans la droite ligne de ce que leur avait imposĂ© plus tĂŽt leur maman.

La nappy planÚte est devenue une véritable communauté, de nombreux blogs comme www.africafan.com et forums spécialisés se sont créés pour donner les conseils et astuces nécessaires.

PhénomÚne de mode ou militant ?

Sur les réseaux, dans les publicités, ou dans les clips musicaux, mannequins, chanteuses affichent fiÚrement leur coiffure afro. Mais le mouvement Nappy ne se réduit pas à un phénomÚne de mode ou purement esthétique.

Pour beaucoup, il devient une revendication politique liĂ©e Ă  la place des populations noires et mĂ©tissĂ©es dans la sociĂ©tĂ©. Être Nappy, c’est ĂȘtre fier-e de ses origines et de son identitĂ©. Le cheveux crĂ©pus, laissĂ©s Ă  l’air libre, seraient donc l’instrument de cette identitĂ© noire. Dans les annĂ©es 1970, avec l’émergence du parti des « Black Panthers », c’était l’un des signes montrant que l’on refusait de se plier aux rĂšgles des Blanc-he-s. En 1962, depuis Harlem, naissait le courant « Black is beautiful ». Son symbole : un peigne terminĂ© par un poing noir.
Au cours de ces annĂ©es, un vaste mouvement en faveur de la rĂ©habilitation de la culture africaine et afro-amĂ©ricaine se dĂ©veloppe aux Etats-Unis. De son cĂŽtĂ©, l’Afrique se dĂ©colonialise. Dans les CaraĂŻbes, la JamaĂŻque rĂ©sonne aux rythmes de la musique reggae et du mouvement rastafari, dont les adeptes, les rastas sont souvent reconnaissables Ă  leurs dreadlocks.

Pourquoi les femmes noires (les hommes aussi sont concernĂ©s) ont-ils donc voulu cacher (parfois raser pour les hommes) ou lisser leur cheveux crĂ©pus ? Cela remonte Ă  l’histoire de l’esclavage. Les Ă©pouses des maĂźtres blancs demandent Ă  leurs servantes noires de cacher leurs cheveux parce qu’ils troublent leur mari. Les maĂźtres quant Ă  eux, demandaient Ă  leurs esclaves noirs de se raser par hygiĂšne ou purement pour leur infliger un asservissement de plus.

Dans son ouvrage, “Peau noire cheveu crĂ©pu, l’histoire d’une aliĂ©nation” (Jasor, 2005), la sociologue martiniquaise Juliette SmĂ©ralda, explique : “Se dĂ©friser, c’est faire la preuve de son aptitude Ă  devenir un sujet socialement adaptĂ© (
) au modĂšle occidental”. Son livre est devenu rĂ©fĂ©rence en la matiĂšre.

En 2009, l’acteur amĂ©ricain Chris Rock produit un documentaire “Good HaĂŻr”. L’idĂ©e de ce film a germĂ© dans l’esprit du rĂ©alisateur quand sa fille Lola, lui a demandĂ© « Papa, comment puis je faire pour avoir de beaux cheveux ? » De beaux cheveux, que signifie avoir de beaux cheveux pour sa petite fille ? Des cheveux lisses comme les stars Ă  la tĂ©lĂ© !

En voix off, le comĂ©dien Paul Mooney l’explique en quelques mots : « Si tes cheveux sont lisses, les blancs restent « peace ». Mais si tu gardes ton afro, pour eux c’est trop affreux » (« If your hair is relaxed, white people are relaxed. If your hair is nappy, they are not happy »). Dans ce documentaire, Chris rock remonte la filiĂšre des produits lissants, particuliĂšrement nocifs, avec dĂ©monstration scientifique Ă  l’appui.

En 2012, Eva Doumbla met en scĂšne une piĂšce “Moi et mon cheveu. Cabaret capillaire”, sur des textes de Marie-Louise Bibish Mumbu. De ses workshops (ateliers) menĂ©s depuis 2009 en Afrique et au BrĂ©sil, elle a rassemblĂ© autour d’elle une fabuleuse Ă©quipe de femmes autour d’une question simple : pourquoi les femmes noires lissent-elles Ă  tout prix leurs cheveux, au prix de souffrances intolĂ©rables ?

Si le mouvement des nappy girls semble conquĂ©rir de plus en plus de jeunes femmes, sur les podiums des dĂ©filĂ©s de mode, dans les magazines, sur la scĂšnes musicale et dans les quartiers “branchĂ©s” des grandes mĂ©tropoles, en Afrique, il semble nĂ©anmoins avoir du mal Ă  sĂ©duire comme l’explique dans son reportage au Togo, notre correspondante Emmanuelle Sodji. Chez beaucoup de femmes, cette coiffure « afro » reste encore souvent assimilĂ©e Ă  une coiffure « nĂ©gligĂ©e », voire « pas civilisĂ©e ».
AprĂšs le combat contre les crĂšmes Ă©claircissantes pour la peau, si dangereuses pour la santĂ©, pouvons-nous voir alors se profiler sur ce front capillaire une nouvelle bataille vers l’Ă©mancipation des femmes noires ou mĂ©tisses ?

La culture nappy est-elle plus qu’une question… bởi totemexperience


[Total : 4    Moyenne : 3.8/5]

Depuis quelques temps, la tendance est au « Nappy » (dĂ©rivĂ© de « natural and happy »). Laisser les cheveux afro au naturel et opter pour des coiffures adaptĂ©es, c’est ce que signifie ce terme.

Au Togo spĂ©cialement, et partout en Afrique, le style afro a fait le come back. Beaucoup de femmes afro souhaitent renouer avec leur identitĂ© et faire la paix avec leurs cheveux en abandonnant les lissages et les extensions. N’est-ce pas beau ?

Pour hydrater vos cheveux afro, il faut préconiser une huile végétale comme par exemple l'huile de baobab bio Baoil.

Pour hydrater vos cheveux afro, il faut prĂ©coniser une huile vĂ©gĂ©tale comme par exemple l’huile de baobab bio Baoil.

Des cheveux afro naturels et heureux, c’est l’essence de la tendance « nappy hair » qui fait fureur chez les filles branchĂ©es ces derniers temps. Les rĂ©seaux sociaux aidant, le mouvement a vite trouvĂ© des adeptes. Adieu les lissages chimiques, les tissages et les extensions ! Et, c’est au bonheur des cheveux, mais attention cela a un prix. Les cheveux crĂ©pus sont trĂšs fins et trĂšs secs par nature. Cette coiffure d’apparence pourtant simple nĂ©cessite, cependant, Ă©normĂ©ment d’attention et de patience.

Pour adopter le style afro, le premier pas est de couper les longueurs lissĂ©es de maniĂšre radicale, de passer aux cheveux trĂšs courts afin de permettre aux frisures naturelles de revenir. La patience s’impose donc. Si, entretenir votre nappy hair au quotidien devient une corvĂ©e, vous pouvez opter pour des coiffures qui vous permettent de souffler un peu, tout en protĂ©geant votre chevelure naturelle.

Pour hydrater vos cheveux afro, il faut prĂ©coniser une huile vĂ©gĂ©tale comme l’huile de baobab bio Baoil. AprĂšs un shampooing doux et un aprĂšs-shampooing dĂ©mĂȘlant, il faut d’abord rincer correctement,, essorer puis, masser les cheveux de la racine jusqu’aux pointes avec l’huile chauffĂ©e dans les mains. Les cheveux crĂ©pus sont de toutes Ă©vidences plus exigeantes et il faudra leur apporter un soin particulier pour qu’ils exercent tout leur attrait.


[Total : 3    Moyenne : 3.7/5]

Les femmes ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de donner de l’éclat Ă  leurs cheveux. Aujourd’hui, la coiffure tendance qui cartonne actuellement est le Nappy Hair.

Cette tresse dont les origines remontent Ă  un passĂ© bien lointain refait surface dans l’univers de la beautĂ© fĂ©minine. Mais ce nouveau phĂ©nomĂšne qui fait parler de lui de plus en plus a bien une particularitĂ© qui la distingue des autres coiffures.

Petite histoire autour de cette nouvelle tresse tendance

Depuis un certain moment, l’on s’est rendu compte d’un nouveau phĂ©nomĂšne de mode appelĂ© Nappy Hair qui signifie «crĂ©pu » en anglais. Depuis l’époque de la colonisation, les femmes africaines avaient les cheveux crĂ©pus et elles Ă©taient souvent reconnues Ă  travers cela. Puis aprĂšs l’abolition de l’esclavage, celles qui ont eu la chance de se retrouver dans les pays occidentaux ont dĂ» s’adapter aux moyens mis Ă  leur disposition pour entretenir leur chevelure, raison pour laquelle les femmes africaines avaient plus tendance Ă  avoir des tresses lisses, soit parce que la vie en Occident leur imposait cela, ou soit parce qu’elles ne savaient pas trop comment les entretenir. Le Nappy est donc considĂ©rĂ© comme une revanche des femmes d’origine africaine, un retour vers des cheveux naturels afro ou n’ayant aucun lissage quelconque.

Comment avoir les cheveux Nappy ?

Pour avoir cette chevelure de retour Ă  la mode, il existe deux moyens. Il faut soit Ă©viter de se dĂ©friser, puis laisser la repousse dans les cheveux. Pour vous mesdames qui ne pouvez opter pour cette option, il y’a la seconde technique. Vous pouvez aussi tailler votre chevelure jusqu’à un certain niveau ou encore les couper totalement et les laisser repousser naturellement sans aucun produit pouvant les rendre lisse dans le but d’avoir des cheveux afro. Depuis les 5 derniĂšres annĂ©es, le mouvement Nappy a pris de l’ampleur et toutes les femmes noires arborent une parure naturelle avec leurs cheveux. MĂȘme certaines stars amĂ©ricaines comme Alicia Keys, Raven Symone, Solange Knowles ou Oprah Winfrey ont prĂ©fĂ©rĂ© laisser tomber le lissage des cheveux pour se concentrer sur les cheveux naturels.

Les cheveux Nappy: le nouveau phénomÚne à la mode

Les cheveux Nappy: le nouveau phénomÚne à la mode

Un phénomÚne de mode anti-défrisage ?

Pour les adeptes de Nappy, il est important de rappeler que le dĂ©frisage ou le lissage est Ă  bannir car il constitue un frein Ă  l’épanouissement du mouvement , comme cela a Ă©tĂ© rapportĂ© sur le site madamelefigaro.fr : « pour les Nappy extrĂ©mistes, adopter un cheveux non naturel, et donc se soumettre aux codes imposĂ©s par les canons de beautĂ© occidentaux est synonyme de dĂ©loyautĂ©. ». Les cheveux crĂ©pus n’utilisent pas assez de sĂ©bum il est donc nĂ©cessaire d’entretenir la fibre capillaire puis le cuir chevelure dans le but de stopper la casse des cheveux et encore moins occasionner l’arrivĂ©e des pellicules.

Comment entretenir ces tresses nouvelles tendances ?

Pour leur entretien, il est recommandĂ© d’opter pour des coiffures qui permettent Ă  nos tresses naturelles de respirer, ou faire de nattes africaines. Il est aussi conseillĂ© de faire des tissages qui ne dĂ©rangent en rien les cheveux naturels, de faire des twists ou mieux encore des dreads locks. Le Nappy hair est, certes un phĂ©nomĂšne de mode, mais il est aussi et surtout beaucoup plus hygiĂ©nique pour la santĂ© de notre chevelure, car qui parle de cheveux naturels afro parle de coiffure rare.


[Total : 3    Moyenne : 3.7/5]
Le mouvement Nappy fait dĂ©jĂ  parler de lui en Europe. VoilĂ  qu’il gagne Ă  prĂ©sent nos cĂŽtes. Cependant, ce n’est pas qu’un phĂ©nomĂšne de mode. Bien au contraire, la coupe afro c’est l’affirmation d’une identitĂ© longuement refoulĂ©e.

Jadis considĂ©rĂ©e comme marginale, la coupe afro revient en force. Si beaucoup l’adoptent pour ĂȘtre Ă  la mode, d’autres choisissent cette coupe pour affirmer leurs origines. À Maurice, le collectif Frudge’Hair a mĂȘme vu le jour pour encourager les Mauriciens Ă  laisser parler leur chevelure crĂ©pue.
Pour Anouchka Massoudy, chef de projet du collectif, il Ă©tait grand temps de valoriser ceux qui avaient les cheveux frisĂ©s. « Pendant des annĂ©es, les codes de la sociĂ©tĂ© ont fait croire Ă  la communautĂ© noire que pour ĂȘtre belle, il fallait avoir des cheveux droits. Du coup, nombre de personnes ont eu honte de leurs chevelure. C’est lĂ  qu’a dĂ©butĂ© la grande ruĂ©e vers les salons de coiffure pour se faire dĂ©friser. Mais Ă  prĂ©sent, il y a un grand retour au naturel. D’oĂč la naissance de notre collectif. »
Cependant, le mouvement est conscient qu’il ne pourra pas changer la mentalitĂ© du jour au lendemain. « Notre but est de redonner de l’assurance Ă  ceux qui ont les cheveux crĂ©pus. Nous sommes lĂ  pour les encourager Ă  assumer pleinement leur identitĂ©. Mais au final, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut. »

Nappy girl

Nappy girl

Dans ce contexte, le collectif a tenu sa premiĂšre campagne de sensibilisation, samedi dernier, Ă  l’Apocalyse Grill and Bar. « L’évĂšnement a permis Ă  ceux qui ont les cheveux crĂ©pus de dĂ©couvrir une panoplie de produits bio qui facilitent la vie au quotidien. Les participants ont aussi bĂ©nĂ©ficiĂ© de conseils. Mais la prioritĂ© Ă©tait de crĂ©er une vraie communautĂ© nappy Ă  Maurice. À terme, notre ambition est qu’aucun salon ne propose Ă  ses clients de se faire dĂ©friser les cheveux. »
Entretien facile
Par ailleurs, quand on parle de nappy, il faut aussi briser un autre mythe : celui de l’entretien difficile. Ce n’est pas AnnaĂ«lle Firmin, Ă©galement membre du collectif, qui dira le contraire. « J’avoue que, dans le passĂ©, c’était assez difficile de trouver les bons produits entre Rs 60 et Rs 2 000 pour entretenir des cheveux crĂ©pus. Aujourd’hui, il existe plusieurs produits qui facilitent l’entretien d’une chevelure afro. Mais, je ne cache pas qu’il faut tout de mĂȘme une dose de patience. »
Pour prouver qu’on peut ĂȘtre beau avec des cheveux crĂ©pus, AnnaĂ«lle va jusqu’à donner une petite astuce beautĂ©. « Je recommande un lavage tous les trois jours. Mais il faut veiller Ă  ce que les cheveux soient correctement hydratĂ©s pour que les boucles soient bien dĂ©finies. Pour cela, les produits Ă  base de l’huile de coco sont trĂšs efficaces. »
Et la coupe afro ne concerne pas uniquement les femmes. Les hommes s’y mettent eux aussi. Ă  l’instar de Hermann Sophie qui a choisi d’adopter cette coupe il y a huit mois. D’emblĂ©e, il concĂšde que ce n’est pas une coiffure trĂšs Ă©vidente Ă  porter. « Certains membres de ma famille comprennent. D’autres, comme ma grand-mĂšre, me disent tout le temps : ‘Hermann tay sa seve la pou to fer zoli garson.’ »
C’est un commentaire qu’il entend aussi rĂ©guliĂšrement sur son lieu de travail. « Pour le moment, je joue un peu au chat et Ă  la souris avec mon patron. Je suis obligĂ© de porter une casquette pour ne pas attirer son regard. Outre les regards, cette coupe attire aussi beaucoup de commentaires dĂ©sobligeants. N’empĂȘche que j’ai fait un choix que j’assume pleinement. »
MalgrĂ© ces petites persĂ©cutions, Hermann entend bien garder sa coupe pour le meilleur et pour le pire. « Ma coupe afro est un symbole de rĂ©bellion pour rejoindre un peu la mouvance rĂ©volutionnaire des Black Panthers en 1966. Alors, qu’il pleuve ou qu’il vente, je la garderai. »
Fanio Guillaume, moins revendicateur, estime que sa coiffure afro n’est rien d’autre qu’un style naturel. « Je ne revendique rien. Je n’affirme pas non plus quoi que ce soit. Ce n’est pas une coupe rebelle ou hors-norme ; elle est naturelle, c’est ainsi qu’elle pousse et fleurit. Disons que c’est une forĂȘt vierge », lance le jeune homme sur le ton de la plaisanterie.


[Total : 4    Moyenne : 4.3/5]

Afro : cheveu crépu porté au naturel , simplement peigné et lùché, sans autre mise en forme , style de coiffure ronde et large réalisé par les cheveux crépus.

Big chop : la grande coupe, c’est le fait de couper en une seule foie la partie dĂ©frisĂ©e de ses cheveux pour revenir au naturel.
Braid out / twist out : une natte/vanille (torsade avec deux mÚches) défaite qui laisse une empreinte crantée, ondulée selon la technique. TrÚs en vogue, cela permet de donner ponctuellement une texture différente (un peu moins dense) aux cheveux crépus ou frisés.
Twist : en général designe une torsade libre à une branche (au lieu de trois) réalisé avec les doigts ou au peigne. Pour certains il signifie vanille, une tresse réalisée avec deux nattes au lieu de trois.
Bun : un chignon.
Cornrow : les cheveux sont nattĂ©s sur toute la tĂȘte. AppelĂ©es aussi tresses plaquĂ©es ou collĂ©es.
Flat twist : vanilles plaquĂ©es sur la tĂȘte.
French twist : chignon banane. Les cheveux sont relevés en forme de banane
Nappex : extrémistes nappy
Nappy : cheveu naturel crĂ©pu, frisĂ© ou bouclĂ© non dĂ©naturĂ© par des produits chimiques (type dĂ©frisage, assouplissement chimique, “curly” ) .
Puff : l’afro est ramenĂ© vers l’arriĂšre Ă  l’aide d’un bandeau pour former un “ponpon”.
Shrinkage : rétrécissement naturel du cheveu crépu ou frisé quand il est hydraté. Selon la texture capillaire, le cheveu peut se rétracter entre 30% et 70% de sa longueur réelle.
Updo : coiffure relevée. Les cheveux sont relevés comme un chignon. Il existe une grande variété de Updo dont certains trÚs élaborés.
Wave : dĂ©signe une technique de dĂ©frisage qui dĂ©tend le cheveux afro en laissant de lĂ©gĂšres ondulations (“vagues”) dans le cheveu.


[Total : 3    Moyenne : 5/5]

Le phénomÚne Nappy relance la mode de la coupe afro

Alors que Rihanna et BeyoncĂ© exposent fiĂšrement leurs longs cheveux lisses et colorĂ©s, la coupe afro a toujours une carte Ă  jouer chez les femmes noires. FatiguĂ©es d’utiliser des produits chimiques souvent agressifs pour dĂ©friser leur tignasse, certaines font le choix de garder leurs cheveux crĂ©pus. Au point que des salons de coiffure se spĂ©cialisent dans ce nouveau marchĂ© du cheveu naturel.

On les appelle les « Nappy », un mĂ©lange des mots « natural » et « happy ». « Naturel » parce que cette tendance proscrit le dĂ©frisage et les tissages, des extensions tissĂ©es sur les cheveux. « Heureux », parce que les Nappy aiment leurs cheveux d’origine et en sont fiĂšres.

La femme nappy

La femme nappy

Comme beaucoup de femmes noires ou mĂ©tisses, JosĂ©phine est passĂ©e par la case dĂ©frisage Ă  l’ñge de 11 ans. Aujourd’hui, cette Ă©tudiante antillaise porte fiĂšrement sa coupe afro, qu’elle embellit avec des accessoires comme des fleurs ou des bandeaux. « En terminale, j’ai dĂ©cidĂ© de me raser les cheveux et de repartir sur une base naturelle », raconte-t-elle. La rĂ©action de son entourage ne s’est pas fait attendre : « qu’est-ce que tu vas faire avec une tĂȘte comme ça ? Comment tu vas pouvoir te coiffer ? C’est pas prĂ©sentable ! Comment tu vas faire quand tu chercheras du travail ? »

Plus qu’une affaire de look, JosĂ©phine est persuadĂ©e que ce « diktat des cheveux lisses » est aussi identitaire. Pour elle, le fait de dĂ©friser ses cheveux « c’est cacher ses origines et faire comme un Français [blanc] lambda » pour ĂȘtre mieux intĂ©grĂ©. La mode Nappy serait donc aussi un sursaut identitaire, un moyen d’afficher ses origines.

Business du cheveu naturel

Depuis une dizaine d’annĂ©es aux Etats-Unis, cinq ou six ans en Europe et en Afrique, cette nouvelle tendance s’ancre peu Ă  peu dans la communautĂ© afro. A Paris, des coiffeurs se sont mĂȘme spĂ©cialisĂ©s dans les cheveux naturels, Ă  l’image d’Aline Tacite, crĂ©atrice du salon By B.E, Ă  Bagneux, au sud de Paris.

« Pendant trop longtemps, la femme noire a Ă©tĂ© ignorĂ©e en France, dans ses spĂ©cificitĂ©s propres, notamment son cheveu, explique-t-elle. On n’était pas considĂ©rĂ©es comme des consommatrices ayant un pouvoir d’achat. » Sont ensuite apparus les premiers salons de coiffure afro, mais qui pratiquent gĂ©nĂ©ralement le dĂ©frisage. Un moyen de maĂźtriser plus facilement le cheveu pour des coiffeurs traditionnels qui ne sont bien souvent pas formĂ©s au cheveu naturel, avance Aline Tacite.

Mais cette mode s’inscrit aussi en rĂ©action Ă  l’utilisation de dĂ©frisants par beaucoup de femmes noires ou mĂ©tisses. « Quand on applique du dĂ©frisant dans ses cheveux, c’est Ă  partir du moment oĂč ça commence Ă  brĂ»ler la tĂȘte qu’on doit le rincer », explique JosĂ©phine. Pour elle, ces produits attaquent le cuir chevelu et peuvent ĂȘtre « trĂšs violents ».

Souffrir


Lydia, une mĂšre de famille haĂŻtienne installĂ©e en rĂ©gion parisienne, se dĂ©frise rĂ©guliĂšrement les cheveux. Pour autant, elle a bien conscience des risques. « Imaginez une petite fille avec les cheveux crĂ©pus. Elle se fait dĂ©friser les cheveux et si ce n’est pas bien fait, si ce n’est pas un dĂ©frisant doux, elle n’a plus de cheveux sur la tĂȘte ! C’est trĂšs dangereux. Il faut faire trĂšs attention aux dĂ©frisants. J’ai une petite niĂšce mĂ©tisse qui s’est fait dĂ©friser les cheveux. C’était catastrophique la premiĂšre fois ! Le produit l’a brĂ»lĂ©e de partout ! Et malheureusement, ça a eu des consĂ©quences graves. »

D’ailleurs, son amie Rose-Esther en a dĂ©jĂ  fait les frais. « Je me souviens d’une fois, je ne sais pas ce que la personne a utilisĂ© comme produit. Au dĂ©but, ça a Ă©tĂ©, mais les jours suivant, je me suis retrouvĂ©e Ă  perdre des cheveux. J’avais des trous un peu partout sur la tĂȘte. » Et son amie Laurie de renchĂ©rir : « il y a des femmes qui n’ont rien sur la tĂȘte. Elles sont obligĂ©es de mettre des tissages presque tous les mois. »

Pour Lydia, le risque est d’autant plus Ă©levĂ© chez les nombreuses femmes qui se dĂ©frisent elles-mĂȘmes. A Paris, il est d’ailleurs trĂšs facile de trouver des dĂ©frisants dans des commerces de proximitĂ©, expliquent les trois jeunes femmes, qui dĂ©plorent que la vente de ces produits ne soit pas assez rĂ©glementĂ©e. « Moi, je leur conseille sincĂšrement d’aller voir un professionnel », lance Lydia.


 pour ĂȘtre belle

Des coiffeurs, on en trouve facilement Ă  Paris, dans le quartier du ChĂąteau-d’Eau, Ă  BarbĂšs ou encore Ă  Saint-Denis, au nord de Paris, oĂč une coiffeuse nous explique que la perte de cheveux « n’a rien Ă  voir avec le produit en lui-mĂȘme », mais plutĂŽt Ă  une mauvaise utilisation des dĂ©frisants. Pour elle, les dĂ©frisants ont un avantage, c’est de rendre les cheveux « lisses et disciplinĂ©s » et donc plus faciles Ă  coiffer.

Pourquoi continuer Ă  se dĂ©friser les cheveux malgrĂ© les risques ? Pour Laurie, le choix s’est fait trĂšs vite, dĂšs l’enfance. « Quand j’étais gamine, ma sƓur et mes cousines me faisaient mal quand elles me coiffaient parce qu’il fallait tirer sur mes cheveux crĂ©pus. Alors quand j’ai commencĂ© le dĂ©frisage, c’était la belle vie. Je pouvais me coiffer sans me faire du mal. »

L’autre critĂšre, et pas des moindres, c’est l’esthĂ©tique. Le dĂ©frisage, « c’est pour faire comme tout le monde, explique Lydia. Comme les copines blanches, avec les cheveux fins. Et puis ça nous permet de mettre des bigoudis, de les tirer en arriĂšre, de les lisser. Bref, on trouve ça plus beau ».

« On dépense beaucoup plus que les Européennes ! »

Mais encore faut-il avoir les moyens d’entretenir ses cheveux. Lydia estime y consacrer 150 Ă  200 euros par mois. « Pour les produits cosmĂ©tiques, coiffure, etc, on dĂ©pense beaucoup plus que les EuropĂ©ennes ! », assure-t-elle.

Pour autant, garder ses cheveux crĂ©pus n’est pas gratuit non plus. Beaucoup de produits comme les shampoings spĂ©ciaux pour les cheveux naturels sont importĂ©s. Par exemple, JosĂ©phine achĂšte son shampoing sept euros, soit deux Ă  trois fois plus cher qu’un shampoing classique. Mais pour Rose-Esther, « il vaut mieux mettre plus cher [
] plutĂŽt que de se retrouver sans cheveux. »


[Total : 5    Moyenne : 2.4/5]

De plus en plus, les Maliennes reviennent au cheveu naturel. Finis les dĂ©frisages et autres produits chimiques. Être « nappy » ou « natural », c’est ĂȘtre tendance !

Avoir un bel afro, c’est le but de toutes celles qui ont dĂ©cidĂ© de revenir au naturel, en abandonnant les dĂ©frisages, tissages et autres extensions qui les faisaient ressembler Ă  BeyoncĂ©, la star du RnB, ou aux naĂŻades brĂ©siliennes, dont elles mimaient la chevelure. Aujourd’hui, la tendance est plutĂŽt Ă  l’imitation d’Angela Davis, Miriam Makeba, ou tout simplement de nos mĂšres, qui avaient de beaux cheveux savamment entretenus, dans les annĂ©es 60 ou 70.

Nappy les cheveux afro au naturel

Nappy les cheveux afro au naturel

Pour y arriver, il faut rĂ©aliser le « big chop », explique Titi’s curl, sur sa chaĂźne YouTube. C’est Ă  dire couper au ciseau toute la partie dĂ©frisĂ©e pour recommencer Ă  zĂ©ro. « Mieux, prĂ©cise Gilette Leuwat, qui confectionne une gamme de produits traditionnels hĂ©ritĂ©s du savoir de sa grand-mĂšre, il faut tout raser pour retrouver ses cheveux de bĂ©bĂ© ». Aussi simple que ça ! Si le mimĂ©tisme exagĂ©rĂ© conduit au travestissement de soi, toutes n’ont pas le courage d’effectuer ce grand saut dans l’inconnu des cheveux crĂ©pus. Pour la simple raison qu’entretenir ses boucles frisĂ©es, demande du temps et de l’argent. « Celles qui pensent que le style nappy coĂ»te moins cher se trompent », tĂ©moigne Lalla, fiĂšre de son afro colorĂ©. Il faut en effet faire des soins, utiliser des huiles essentielles, faire des bains d’huile, des coiffures protectrices, etc. « Il n’y a pas meilleur que conserver ses propres cheveux », renchĂ©rit Madame SidibĂ©, tresseuse au marchĂ© de Dibidani. Fanta KonĂ©, institutrice Ă  la retraite conseille ses petites filles sur l’importance de conserver les cheveux naturels : « De notre temps, nous n’utilisions pas les mĂšches, et nos cheveux Ă©taient plus doux que ceux des Blancs. GrĂące au beurre de karitĂ© que nous appliquions chaque soir, nous les entretenions bien et Ă©tions pris en exemple pour avoir lancĂ© l’ùre de l’afro au Mali ».

Pour les adeptes modernes du style nappy, Internet est un bon moyen de communiquer. La bloggeuse Mamy Laure a lancĂ© le concept « Mussoya » pour sensibiliser ses sƓurs maliennes sur les techniques et mesures appropriĂ©es pour garder une chevelure saine et admirable. Les nappys bougent aussi en Europe, avec plus de 3 000 fans sur Facebook. D’ailleurs, le mouvement « les Nappys de France » (NDF) organise sa 4Ăšme rencontre de l’annĂ©e 2015, le 12 septembre Ă  Montrouge. Objectif : promouvoir les cheveux naturels comme un vrai retour aux valeurs.


[Total : 1    Moyenne : 5/5]

De nos jours, on connait les extraordinaires bienfaits des OmĂ©ga 3 sur l’organisme. Et lorsqu’on rĂ©alise clairement les nombreuses fonctions qu’exercent les acides gras de type omĂ©ga-3 dans le bien-ĂȘtre de notre santĂ©, on se rend compte de l’importance d’en absorber le plus que possible tous les jours de notre vie.

L’acide α-linolĂ©nique (ALA) fait partie de la famille des acides gras dits omĂ©ga 3. Il est dit essentiel parce qu’il ne peut pas ĂȘtre synthĂ©tisĂ© dans notre organisme et doit donc ĂȘtre fourni par l’alimentation.
Les plantes, sous forme de fruits, de lĂ©gumes verts, de graines ou d’huiles issues de ces graines constituent une source majeure d’ALA. Cette synthĂšse a pour but de rappeler l’importance relative des vĂ©gĂ©taux quant Ă  leur capacitĂ© Ă  nous fournir des acides gras essentiels. Il est donc conseillĂ© de consommer au moins 5 Ă  7 aliments contenants des omĂ©gas 3 pour avoir la dose nĂ©cessaire au bon fonctionnement de l’organisme.
Les meilleures sources vĂ©gĂ©taliennes d’Omega 3 sont :
– la graine de lin,
– la graine de chia,
– la noix de grenoble,
– la graine de chanvre bio

La graine de chanvre bio, une source importante d'Omega 3 pour votre bien ĂȘtre

La graine de chanvre bio, une source importante d’Omega 3 pour votre bien ĂȘtre

On en retrouve de petites traces dans nombreux aliments vĂ©gĂ©taux, mĂȘme dans les verdures et les fruits.
Ainsi, le pourpier qui constitue 25% de l’apport quotidien. Les autres tels que :
le poireau, le plantain, la laitue, le pois, le pissenlit, la lentille, le brocoli, la ciboulette, le persil, la coriandre ou le céleri représentent certes une faible quantité mais restent trÚs fortement recommandés dans la consommation journaliÚre.
C’est le temps qui fait son effet, tous les jours, on en consomme et donc on prĂ©serve sa santé !
L’avocat, le bluet, la fraise, la mangue, la banane, le citron, orange, pomme, raisin sont aussi des fruits apportant leur dose en omĂ©ga 3.
Selon « l’Institute Of Medicine », les besoins d’un adulte sont de 1.1g d’omega-3 ALA par jour pour les femmes et 1.5g d’omega-3 ALA par jour pour les hommesÂČ. La carence en omega-3 ALA entraĂźne des anomalies neurologiques et une faible croissance tandis qu’un excĂšs peut nuire Ă  la coagulation et au systĂšme immunitaire.
Les bienfaits sont nombreux, voici quelques effets positifs sur :
– l’hypertension
– la maladie d’Alzheimer
– la polyarthrite rhumatoĂŻde et ses douleurs
– les maladies inflammatoires et les douleurs musculaires
– les maladies cardio-vasculaires
– le poids, l’obĂ©sitĂ©, le mauvais cholestĂ©rol et rĂ©duction du taux des lipides sanguins
– le diabĂšte
– le systĂšme nerveux
– la dĂ©pression et ainsi favorisent la bonne humeur
– la rĂ©sistance au stress
– la concentration et de la mĂ©moire


Mais, si vous n’arrivez pas Ă  en consommer naturellement, optez pour un petit pouce en vous procurant des intĂ©grateurs d’OmĂ©ga 3, comme ici , qui pourront vous aider Ă  prendre les doses journaliĂšres nĂ©cessaires Ă  votre organisme.


[Total : 18    Moyenne : 3.2/5]

Graviola Corossol: La plante qui combat le cancer et dont personne ne parle!!

Une Ă©tude menĂ©e Ă  l’UniversitĂ© de Purdue Ă  Lafayette (États-Unis) a rĂ©cemment dĂ©couvert que les feuilles de l’arbre Graviola Corossol peuvent tuer les cellules cancĂ©reuses chez six lignĂ©es cellulaires humaines et sont particuliĂšrement efficaces contre les cancers de la prostate, du pancrĂ©as et du poumon.

Le corossol (son nom en anglais), connu en Italie comme le fruit de Graviola Corossol est donc un remÚde miracle (et naturel) pour éradiquer les cellules cancéreuses.
Pour ĂȘtre exacte, 10 000 fois plus puissant que la chimiothĂ©rapie!!!

Achetez de la poudre de Graviola Corossol sur la boutique Biologiquement.com CLIQUEZ sur le sachet

Achetez de la poudre de Graviola Corossol sur la boutique Biologiquement.com CLIQUEZ sur le sachet

Les tests de laboratoire effectuĂ©s depuis 1970 ont montrĂ© son efficacitĂ©, et tuer les cellules malignes dans 12 types de cancer, y compris le cĂŽlon, du sein, de la prostate, du poumon et du pancrĂ©as, et est jusqu’à 10 000 fois plus forte en ralentissant la croissance des cellules cancĂ©reuses par rapport Ă  l’Adriamycine, un mĂ©dicament de chimiothĂ©rapie couramment utilisĂ© dans le traitement du cancer. Contrairement Ă  la chimiothĂ©rapie, le composĂ© extrait de l’arbre Graviola Corossol tue seulement les cellules cancĂ©reuses sans nuire aux cellules saines.

Une importante sociĂ©tĂ© pharmaceutique amĂ©ricaine a alors investi prĂšs de sept ans Ă  essayer de synthĂ©tiser deux des ingrĂ©dients anti-cancer de la Graviola Corossol. Mais il n’a pas Ă©tĂ© possible de synthĂ©tiser en aucune façon les ingrĂ©dients actifs de la Graviola Corossol contre le cancer. L’original tout simplement n’a pas pu ĂȘtre reproduit en laboratoire. Il n’y eu donc aucun moyen pour la sociĂ©tĂ© pharmaceutique en question de protĂ©ger leurs propres intĂ©rĂȘts, et ainsi donc rĂ©cupĂ©rer l’argent investi dans cette recherche. Cette sociĂ©tĂ© pharmaceutique a donc abandonnĂ©e le projet et dĂ©cida de ne pas publier les rĂ©sultats de ses recherches.

La feuille de Graviola Corossol anti-cancer naturel puissant

La feuille de Graviola Corossol anti-cancer naturel puissant

Le National Cancer Institute a effectué la premiÚre recherche scientifique en 1976. Les résultats ont montré que les feuilles et les tiges de la Graviola Corossol se sont révélés efficaces pour attaquer et détruire les cellules malignes. Inexplicablement, les résultats ont été publiés dans un rapport interne, mais jamais rendus publics.

Une fois de plus, on se rend compte que c’est l’argent qui mĂšne le monde et que les compagnies pharmaceutique prĂ©fĂšrent leur poches et leurs milliards de dollars Ă  la santĂ© mondiale et Ă  notre bien-ĂȘtre. Nous constatons Ă©galement que MĂšre-Nature nous a fournie tout le bagage mĂ©dicale que nous avons besoins sans avoir recours Ă  la science.


[Total : 1    Moyenne : 5/5]

Le karitĂ© est recommandĂ© aux peaux les plus sĂšches. Utilisez le sel de bain de guĂ©rande au beurre de karitĂ© et une fine couche invisible se dĂ©posera sur le corps, l’hydratant ainsi parfaitement.

IdĂ©al pour vous dĂ©tendre et vous procurer une sensation de bien-ĂȘtre votre peau sera toute douce Ă  la sortie du bain.
Les composantes principales sont:
Acides gras essentiels poly-insaturés (AGPI ou AGE) ou vitamine F : acide linoléique (oméga 6) (7.20%)
Acides gras mono-insaturés (AGMI) : acide oléique (47.90%)
Acides gras saturés (AGS) : acide stéarique (41.90%), acide palmitique (1.80%)

Le beurre de karité bio

Le beurre de karité bio

Le beurre de karitĂ© est extrait des fruits du karitĂ©, arbre poussant uniquement Ă  l’Ă©tat sauvage dans les savanes arborĂ©es de l’Afrique de l’Ouest. Il peut atteindre plus de 12 mĂštres de haut et son pied peut prendre une largeur de 2 mĂštres.
Le fruit, charnu, ressemble Ă  un petit avocat. Sa pulpe sucrĂ©e et comestible renferme en son centre une noix qui une fois pressĂ©e donne le beurre de karitĂ© Ă  base duquel est fait le sel de bain au beurre de karitĂ©. Ce beurre est trĂšs largement utilisĂ© pour ses nombreuses vertus depuis des siĂšcles dans certaines rĂ©gions d’Afrique. Il fait d’ailleurs partie de la pharmacopĂ©e SĂ©nĂ©galaise, oĂč il est recommandĂ© comme dĂ©congestionnant pour calmer les entorses, les courbatures et les rhumatismes.

Le sel de bain au karité bio

Le sel de bain au karité bio

Son procĂ©dĂ© de dĂ©sodorisation se fait par simple sĂ©chage au soleil selon une technique traditionnelle et ancestrale maĂźtrisĂ©e par les femmes du village utilisant ni solvant ni vapeur d’eau. Ainsi dĂ©barrassĂ© naturellement et sans hausse de tempĂ©rature de son odeur aigrelette, le beurre de KaritĂ© BIO conserve tous ses bienfaits.
Il protĂšge la peau contre les mĂ©faits du soleil grĂące Ă  la prĂ©sence de karitĂšne, de Vitamine A et des alcools terpĂ©niques qui absorbent une partie des rayons UV et renforcent l’activitĂ© des filtres solaires.
Action anti-inflammatoire, il apaise et calme les irritations (phytostérols, alpha et beta amyrine).
Facilite la cicatrisation grĂące aux alcools terpĂ©niques (lupĂ©ol, parkĂ©ol) et aux phytostĂ©rols qu’il contient.
Hydrate et nourrit la peau en profondeur.
Régénérant cutané, il revitalise les tissus et redonne son élasticité à la peau.
Prolonge le bronzage.

Achetez du sel de bain au karité bio sur la boutique en ligne : sel de Guérande


[Total : 3    Moyenne : 2.3/5]

Accordons nous le temps de respirer ! No Stress Box propose un concept de box conçue pour la relaxation, autant du corps que de l’esprit.

Plongez dans la douceur et le calme que propose cette box.

Pas de miniatures, que des produits en taille rĂ©elle No Stress Box met en avant dans ses boxs des produits naturels et biologiques pour ĂȘtre encore plus en accord avec la nature et notre bien ĂȘtre intĂ©rieur.

La box relaxation au naturel

La box relaxation au naturel

Des produits pour prendre soin :
De son corps avec des crĂšmes, des huiles bio …
De son esprit Ă  l’aide de conseil pour se sentir moins stressĂ©

Mais aussi pour se faire plaisir : En gourmandise en se faisant du bien !

Des gadgets totalement pensés pour la relaxation, et des produits naturels bio de la boutique en ligne Biologiquement.com

Chut !!! N’en disons pas plus! DĂ©couvrez la vous mĂȘme en vidĂ©o !!!

Commendez dÚs à présent votre box sur labox14.wix.com/nostressbox


[Total : 2    Moyenne : 5/5]

Si la pratique perdure encore de nos jours, pour la sociologue Juliette Smeralda – auteure d’un essai anthropologique qui retrace le cheminement de l’image de soi dans les diasporas noires et indiennes – c’est que la sociĂ©tĂ© occidentale impose des codes de beautĂ© – peau claire, cheveux lisses – qui ne correspondent pas aux femmes noires.

Nappy, la beauté des femmes noires au naturel

Nappy, la beauté des femmes noires au naturel

Une pression ressentie dĂšs le plus jeune Ăąge : « l’exposition constante de la fillette noire Ă  la poupĂ©e occidentale risque de modifier son rapport intime Ă  elle-mĂȘme ». MĂȘme si les Barbies de couleur ont fait leur apparition sur le marchĂ© du jouet, « la texture du cheveu, les traits du visage sont restĂ©s longs et caucasoĂŻdes. » Cendrillon, Pocahontas, La Belle au Bois Dormant, Alice au Pays des Merveilles
 Des contes pour enfants les plus connus aux films Disney, toutes les histoires imaginent le mĂȘme type d’hĂ©roĂŻne : brunes, blondes ou rousses, aux cheveux longs et lisses.
Se tourner vers les icĂŽnes de beautĂ© noire ? MĂȘme les plus connues, comme Naomi Campbell, ne transgressent pas les codes imposĂ©s. « Les Noirs vivent dans un monde oĂč ils n’ont pas fixĂ© les rĂšgles » ajoute Juliette Smeralda. Selon la sociologue, le rejet du cheveu crĂ©pu par le peuple noir s’explique aussi par la perte d’un hĂ©ritage. ArrachĂ©s Ă  l’Afrique et dĂ©munis de tous leurs biens, les esclaves n’ont pas pu transmettre l’enseignement de la coiffure. Une piste Ă©tudiĂ©e par le Docteur Willie L. Morrow, dans son ouvrage intitulĂ© 400 ans sans peigne.

Une question d’identitĂ© culturelle

Le retour de l’afro souligne alors une certaine volontĂ© d’affirmer son appartenance ethnique, une façon d’assumer ses origines. « Je me sens moi-mĂȘme », confirme Caroline, nappy depuis deux ans. Comme elle, nombreuses sont celles qui ont ressenti ce passage au naturel comme une rĂ©vĂ©lation. « Je me suis sentie libĂ©rĂ©e quand j’ai compris d’oĂč venait mon complexe » confie une autre convertie. « Quand tu portes tes cheveux au naturel, c’est aussi un moment oĂč tu t’intĂ©resses Ă  tes racines, Ă  ta culture » ajoute Caroline. Et hors de question pour elle de repenser au dĂ©frisage.

D’ailleurs, Ă  l’époque, elle refusait littĂ©ralement qu’on lui touche les cheveux, mĂȘme qu’on lui en parle. « Je ressentais comme une sorte de honte, la conscience de traverstir ma vraie nature ». Pourtant, ce n’est qu’à 22 ans qu’elle dĂ©cide de mettre fin aux traitements lissants. Et nombreuses sont celles qui refusent de sauter le pas, prenant comme excuse la difficultĂ© Ă  s’occuper des cheveux afro. En dĂ©saccord total, Juliette Smeralda affirme qu’il s’agit lĂ  « d’une façon de se cacher derriĂšre un problĂšme ». Elle explique qu’il est « difficile de remettre en question l’image qu’on s’est renvoyĂ©e dans le miroir pendant longtemps. Vous imaginez le dĂ©sarroi des femmes politiques noires si elles Ă©taient forcĂ©es un jour de porter le cheveu crĂ©pu ? »


[Total : 4    Moyenne : 3.3/5]

InspirĂ©e du mĂ©lange et du partage, Tamboo Bambooest une marque qui se veut ĂȘtre le lien entre l’Occident et l’identitĂ© ethnique de certains peuples d’Afrique.

Il n’y a pas de frontiĂšre rigide entre les styles, et les matiĂšres sont volontairement dĂ©tournĂ©es de leur utilisation classique. OriginalitĂ© et tradition peuvent faire un excellent mariage.

Les collections Tamboo Bamboo sont placĂ©es sous le signe du confort et de l’Ă©lĂ©gance avec des lignes Ă©purĂ©es et des dĂ©tails colorĂ©s.
Inutile de changer votre garde robe pour adopter le style. Désormais vous pourrez parader telle une déesse Africaine avec votre jeans et vos bottes !

Points de vente

VENTE PRIVÉE DE NOËL DU 3 AU 5 DECEMBRE 2010

De 11h00 Ă  19h00
10 rue de Charonne
75011 PARIS
MĂ©tro Bastille (sortie rue du Faubourg St Antoine)
En savoir plus

So Naturel

27 rue gambetta
31000 toulouse

Ethik Concept

Forum des Halles – Espace CrĂ©ateurs
11-13 Grand Balcon – BP 123
75045 Paris cedex 01

Pirouette

13 rue de la Juiverie
91150 ETAMPES

Lilie Look

10, rue Croix Au Lin
29250 Saint Pol de LĂ©on

Marcher Ethic

25 rue Maréchal Joffre
64000 PAU


[Total : 2    Moyenne : 3/5]

Solange Knowles, Alicia Keys, Oprah Winfrey, Tyra Banks
 Sur les tapis rouges comme sur les rĂ©seaux sociaux, les stars Afro-amĂ©ricaines sont de plus en plus nombreuses Ă  troquer leurs extensions contre des criniĂšres crĂ©pues. Depuis quelques annĂ©es aux États-Unis, on assiste Ă  un grand retour au naturel chez les femmes noires. Tendance, dĂ©sir de prendre soin de soi, revendication ? On fait le point.

« Nappy ». Il suffit de taper le mot dans Google pour mesurer l’ampleur du sujet. RĂ©sultat : quelques 5,5 millions de contenus. Contraction de natural happy, le phĂ©nomĂšne du retour des afros envahit l’univers de la beautĂ© noire depuis prĂšs de six ans aux États-Unis. Sur la Toile, nombreuses sont les femmes qui racontent leurs expĂ©riences et revendiquent leurs cheveux crĂ©pus. « Je n’ai pas l’impression d’ĂȘtre la mĂȘme personne qu’avant » avoue la comĂ©dienne Raven-Symone, qui a troquĂ© ses extensions lisses contre son afro naturel. Comme elle, Alicia Keys, Oprah Winfrey, et Solange Knowles – la plus connue – ont fait le mĂȘme choix.
Cette tendance capillaire gagne du terrain et notamment le Web. Blogs, vlogs, forums
 À l’image des coiffeuses pro, les internautes enseignent l’art de la coiffure afro Ă  coups de tutoriels et de fiches pratiques. Ainsi, on apprend ce qu’est un big chop (« la grande coupe » du cheveu dĂ©frisĂ© vers le crĂ©pu), une transition (pĂ©riode de sevrage de dĂ©frisant), une coiffure protectrice (comme les tresses qui prĂ©servent les pointes), un twist out (coiffure qui permet de boucler son afro), le fameux processus du shrinkage (phĂ©nomĂšne de rĂ©trĂ©cissement lorsque la fibre capillaire est en contact avec l’eau)
 Et tout ce qui entoure l’univers du cheveu crĂ©pu, Ă  des annĂ©es-lumiĂšre de ce qu’on avait l’habitude d’entendre.

Jeune femme africaine nappy, les cheveux au natutel

Jeune femme africaine nappy, les cheveux au natutel

En effet, pendant longtemps le dĂ©frisage dominait les ventes du marchĂ© de la beautĂ© noire. ComposĂ©s d’actifs trĂšs agressifs (soude et Ă©mulsions qui dĂ©truisent progressivement la structure du cheveu), les produits dĂ©frisants sont des traitements chimiques irrĂ©versibles qui lissent la partie visible du cheveu. Il faut alors renouveler rĂ©guliĂšrement le traitement, Ă  chaque repousse, au grand bonheur des marques de cosmĂ©tiques. Malheureusement Ă  terme, il peut entraĂźner l’alopĂ©cie. « Quand j’ai vu les rĂ©percussions, j’ai Ă©tĂ© Ă©cƓurĂ©e » confie Carelle, adepte du mouvement nappy depuis quelques annĂ©es. AprĂšs de nombreux tĂ©moignages et d’études scientifiques menĂ©es qui pointent du doigt l’assouplissant capillaire, le dĂ©frisage a perdu aujourd’hui ses lettres de noblesse. Un fait qui ne surprend pas quand on sait que les nappy sont aussi Ă  l’origine du mouvement no poo. Et de plus, le bannissement du cĂ©lĂšbre produit chimique trouve parfaitement sa place dans la phase ultra green que traverse l’univers de la beautĂ© en ce moment.

L’afro, signe d’une revendication politique

Mais plus qu’une tendance beautĂ©, le retour de la chevelure naturelle chez les femmes noires s’inscrit dans une dimension plus historique. Si le cheveu crĂ©pu attire les regards aujourd’hui, c’est qu’il Ă©tait tombĂ© dans l’oubli depuis la fin du mouvement des Black Panthers en 1966, et des annĂ©es disco. Par signe de revendication politique, les Black Panthers se laissaient pousser l’afro pendant la sĂ©grĂ©gation aux États-Unis dans les annĂ©es 1960. Une dĂ©cennie plus tard apparaĂźt la musique disco, popularisĂ©e par les Noirs amĂ©ricains. Mais l’afro ne rĂ©siste pas longtemps aux tensions sociales, et fait profil bas dĂšs le milieu des seventies. Et c’est lĂ  qu’entre en jeu le dĂ©frisage. Vestige de l’esclavage, il Ă©tait pour les Noirs un moyen de se rapprocher physiquement de « l’homme blanc » en gommant cette diffĂ©rence physique, et ainsi de voir leur condition sociale s’élever.

“Les Noirs vivent dans un monde oĂč ils n’ont pas fixĂ© les rĂšgles”

Si la pratique perdure encore de nos jours, pour la sociologue Juliette Smeralda – auteure d’un essai anthropologique qui retrace le cheminement de l’image de soi dans les diasporas noires et indiennes (1) – c’est que la sociĂ©tĂ© occidentale impose des codes de beautĂ© – peau claire, cheveux lisses – qui ne correspondent pas aux femmes noires. Une pression ressentie dĂšs le plus jeune Ăąge : « l’exposition constante de la fillette noire Ă  la poupĂ©e occidentale risque de modifier son rapport intime Ă  elle-mĂȘme ». MĂȘme si les Barbies de couleur ont fait leur apparition sur le marchĂ© du jouet, « la texture du cheveu, les traits du visage sont restĂ©s longs et caucasoĂŻdes. » Cendrillon, Pocahontas, La Belle au Bois Dormant, Alice au Pays des Merveilles
 Des contes pour enfants les plus connus aux films Disney, toutes les histoires imaginent le mĂȘme type d’hĂ©roĂŻne : brunes, blondes ou rousses, aux cheveux longs et lisses.
Se tourner vers les icĂŽnes de beautĂ© noire ? MĂȘme les plus connues, comme Naomi Campbell, ne transgressent pas les codes imposĂ©s. « Les Noirs vivent dans un monde oĂč ils n’ont pas fixĂ© les rĂšgles » ajoute Juliette Smeralda. Selon la sociologue, le rejet du cheveu crĂ©pu par le peuple noir s’explique aussi par la perte d’un hĂ©ritage. ArrachĂ©s Ă  l’Afrique et dĂ©munis de tous leurs biens, les esclaves n’ont pas pu transmettre l’enseignement de la coiffure. Une piste Ă©tudiĂ©e par le Docteur Willie L. Morrow, dans son ouvrage intitulĂ© 400 ans sans peigne.

Une question d’identitĂ© culturelle

Le retour de l’afro souligne alors une certaine volontĂ© d’affirmer son appartenance ethnique, une façon d’assumer ses origines. « Je me sens moi-mĂȘme », confirme Caroline, nappy depuis deux ans. Comme elle, nombreuses sont celles qui ont ressenti ce passage au naturel comme une rĂ©vĂ©lation. « Je me suis sentie libĂ©rĂ©e quand j’ai compris d’oĂč venait mon complexe » confie une autre convertie. « Quand tu portes tes cheveux au naturel, c’est aussi un moment oĂč tu t’intĂ©resses Ă  tes racines, Ă  ta culture » ajoute Qita, Ă©galement adepte du mouvement. Et hors de question pour elle de repenser au dĂ©frisage. D’ailleurs, Ă  l’époque, elle refusait littĂ©ralement qu’on lui touche les cheveux, mĂȘme qu’on lui en parle. « Je ressentais comme une sorte de honte, la conscience de traverstir ma vraie nature ». Pourtant, ce n’est qu’à 22 ans qu’elle dĂ©cide de mettre fin aux traitements lissants. Et nombreuses sont celles qui refusent de sauter le pas, prenant comme excuse la difficultĂ© Ă  s’occuper des cheveux afro. En dĂ©saccord total, Juliette Smeralda affirme qu’il s’agit lĂ  « d’une façon de se cacher derriĂšre un problĂšme ». Elle explique qu’il est « difficile de remettre en question l’image qu’on s’est renvoyĂ©e dans le miroir pendant longtemps. Vous imaginez le dĂ©sarroi des femmes politiques noires si elles Ă©taient forcĂ©es un jour de porter le cheveu crĂ©pu ? »
Nappy, une dictature ?

Comme le confirme Juliette Smeralda, chaque mouvement identitaire trouve ses extrĂ©mistes. Depuis le dĂ©but du phĂ©nomĂšne nappy, les internautes soulĂšvent une problĂ©matique : doit-on bannir les cheveux lisses pour ĂȘtre une « vraie noire » ? Pour les « nappex » (nappy extrĂ©mistes), adopter un cheveu non naturel (dĂ©frisĂ©s, ou tissages) – et donc se soumettre aux codes imposĂ©s par les canons de beautĂ© occidentaux – est synonyme de dĂ©loyautĂ©. « DĂ©friser ses cheveux, c’est renier son identitĂ© » juge l’une d’entre elles. Cette micro-communautĂ© considĂšre les non-adhĂ©rentes au mouvement nappy comme des « racistes qui trahissent les femmes noires et refusent de s’assumer ». Cette position radicale qui suscite de violentes rĂ©actions et dĂ©bats conflictuels au sein de la blogosphĂšre.
En 2006, la chanteuse India Arie ripostait avec sa chanson I Am Not My Hair, accusant alors les nappex de culpabiliser bon nombre de femmes noires. « La façon dont je traite mes cheveux fait-elle de moi une meilleure personne ? »

« Good hair » : qu’est-ce qu’un bon ou un mauvais cheveu ?

Mais il n’y a pas qu’au sein de la communautĂ© noire que le cheveu crĂ©pu pose problĂšme. On pourrait citer de nombreuses affaires oĂč les Noirs ont subi de sĂ©vĂšres sanctions en raison de la nature de leurs cheveux. En septembre 2013, la direction de l’école Deborah Brown Comunity (Oklahoma) renvoyait la jeune Tiana Parker, ĂągĂ© de 7 ans. Son tort ? Avoir refusĂ© de couper ses dreadlocks, « non prĂ©sentables » et censĂ©es « distraire l’atmosphĂšre sĂ©rieuse qui rĂšgne dans l’établissement ». Plus tĂŽt en 2012, c’était Air France qui mettait Ă  pied l’un de ses stewards : l’homme avait refusĂ© de porter plus longtemps la perruque imposĂ©e par la compagnie afin de cacher ses cheveux crĂ©pus. Sans parler de l’armĂ©e amĂ©ricaine qui a annoncĂ© cette annĂ©e l’interdiction des coiffures afro pour les femmes, avant de reculer face Ă  la pĂ©tition contre cette prohibition, qui a rĂ©uni plus de 17 000 signatures. La persistance de ces injustices autour du cheveu noir soulĂšve la question suivante : qu’est-ce qu’un cheveu correct ? Un sujet explorĂ© par l’humoriste amĂ©ricain Chris Rock, dans son documentaire Good Hair (2009), reprenant le terme utilisĂ© couramment aux États-Unis pour dĂ©signer une belle chevelure. Avec humour, Chris Rock investit les salons de coiffure afro-amĂ©ricains et les instituts de cosmĂ©tologie pour comprendre le rapport qu’entretiennent les femmes noires avec leur chevelure. Un reportage rĂ©compensĂ© en 2009 par le prix spĂ©cial du jury du Festival du Film IndĂ©pendant AmĂ©ricain de Sundance.
Les cheveux crépus : une fascination qui dérange

Chris Rock n’est pas le seul Ă  s’intĂ©resser aux cheveux afro. Le 6 juin 2013, la blogueuse new-yorkaise (www.un-ruly.com) Antonia Opiah a organisĂ© un Ă©vĂ©nement en plein Union Square autour de la fascination que nourrissent ces criniĂšres. BaptisĂ©e You Can Touch My Hair, l’expo-Ă©vĂ©nement – filmĂ©e et prĂ©sentĂ©e Ă  Paris le mois dernier – met en scĂšne trois jeunes mannequins noires, portant chacune une pancarte oĂč il est inscrit « Vous pouvez toucher mes cheveux ». Dans ce film, de nombreuses femmes noires racontent comment des mains se sont enfouies dans leurs cheveux Ă  leur insu. « Je faisais la queue dans une Ă©picerie quand c’est arrivĂ© » raconte Belynda Gardner. « C’était la premiĂšre fois qu’un inconnu passait sa main dans mes cheveux, jusqu’aux racines. Je me suis sentie vulnĂ©rable ». Aussi surprenant que cela puisse paraĂźtre, ce geste est souvent frĂ©quent aux États-Unis et soulĂšve Ă©videmment la colĂšre des femmes, qui le vivent comme une agression. « J’étais devenue un objet de curiositĂ© » explique une autre. Une curiositĂ© que la rĂ©alisatrice a choisi de mettre en lumiĂšre, afin de comprendre « pourquoi certaines personnes pensent que ce geste est normal ».
« Quand un chien ou chat a le poil soyeux, on ressent le besoin de le toucher, le caresser, et on le fait sans lui demander une quelconque autorisation ; Ă©videmment puisque c’est un animal » prĂ©cise Antonia Opiah, qui voit lĂ  une corrĂ©lation en rapport avec l’esclavage, oĂč le noir Ă©tait considĂ©rĂ© comme un objet, un animal.

Un mouvement qui redonne du poids au commerce de la beauté noire

Outre le fait de soulever des problĂ©matiques sociĂ©tales, le phĂ©nomĂšne nappy a bouleversĂ© les mentalitĂ©s en mĂȘme temps que le marchĂ©. Nombreuses sont les entreprises comme Les Secrets de Loly, Activilong, Shea Moisture qui prennent naissance ou se rĂ©veillent grĂące Ă  la recrudescence des criniĂšres crĂ©pues. « Les femmes noires sont celles qui utilisent le plus de cosmĂ©tiques au monde (selon une Ă©tude de Softheen Carson, filiale ethnique de L’OrĂ©al NDLR) » explique Kelly Massole, fondatrice de Les Secrets de Loly, jeune marque française de cosmĂ©tiques capillaires ethniques. Et puisque le dĂ©frisage ne remplit plus les caisses, il a bien fallu trouver un substitut, surtout que la demande augmente en mĂȘme temps que le nombre d’adeptes au mouvement. « Ce marchĂ© n’est pas tellement nouveau. Mais il devient trĂšs connu. Alors forcĂ©ment, il reprĂ©sente une source de revenus supplĂ©mentaires pour toutes les enseignes » rappelle Kelly. D’oĂč l’initiative des grandes industries, comme DOP, ou Garnier, d’élargir leur gamme de produits aux cheveux crĂ©pus. Entre les lignes complĂštes de cosmĂ©tiques, les ouvertures de salons spĂ©cialisĂ©s, les blogs et vlogs Ă  succĂšs qui deviennent de rĂ©elles entreprises (Belle EbĂšne), le marchĂ© de la beautĂ© noir est pleine effervescence. « Avant, je me plaignais souvent du manque de cosmĂ©tiques pour ce type de cheveux » avoue la jeune nappy Caroline. Et d’assurer, avec la foi des convertis: « Aujourd’hui, les femmes noires ont toutes les raisons du monde d’arrĂȘter le dĂ©frisage ».


[Total : 6    Moyenne : 3.5/5]

Une jeune femme tĂ©moigne, aprĂšs avoir mit des tissages encore et encore, avoir dĂ©frisĂ© encore et encore..elle a perdu tout ses cheveux, elle a des trous.. en sommes elles se battent pour soulever le problĂšme…

Pourquoi la femme noire TORTURE autant ses cheveux ? Bref je vous laisse regarder : Qu’en pensez vous?

Mme ZĂ©bi ClĂ©mence est spĂ©cialiste des questions capillaires. AprĂšs ses Ă©tudes aux Etats-Unis, elle vient de crĂ©er en CĂŽte d’Ivoire, un centre dĂ©nommĂ© Feymie’s Hair Care Center (FHAC). Une structure Ă  travers laquelle elle s’engage dans l’éducation et la sensibilisation des jeunes et la gent fĂ©minine, en particulier, contre les maltraitances faites par ignorance aux cheveux. Entretien.

Mme ZE BI ClĂ©mence, vous ĂȘtes responsable du centre capillaire Feymie’s Hair Care Center. Est-ce qu’on peut savoir de quoi il s’agit ?

Le centre de soins capillaire Feymie’s Hair Care Center pour objet d’éduquer la population jeune et adulte. A les sensibiliser sur les maltraitances au niveau capillaire auxquelles ces populations sont confrontĂ©es certainement par ignorance. Nous visons dans un premier temps l’éducation. Nous voulons instruire sur ces domaines que nous trouvons assez importants. Nous savons que les cheveux sont un point important pour les jeunes filles. Pour les femmes, les cheveux sont un Ă©lĂ©ment assez important dans leur beautĂ© et comme moyen de sĂ©duction. Nous voulons les sensibiliser sur ce qu’elles font qui ne sont pas correctes pour la santĂ© de leurs cheveux.

Naomi Campbell, que l’on a l’habitude de voir avec une large frange, a quelques problĂšmes capillaires liĂ©s aux nombreuses extensions faites durant sa carriĂšre.

Naomi Campbell, que l’on a l’habitude de voir avec une large frange, a quelques problĂšmes capillaires liĂ©s aux nombreuses extensions faites durant sa carriĂšre.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de maltraitance que nous faisons subir par ignorance Ă  nos cheveux ?

Comme premier Ă©lĂ©ment, nous pouvons parler des dĂ©frisages. Nous avons pour habitude de nous dĂ©friser pour pouvoir assouplir et aider au coiffage. Mais quand ces dĂ©frisages sont faits dans des conditions pas correctes, cela a une incidence dramatique sur le systĂšme capillaire. Secondo, il y a des teintures Ă  base d’ammoniaque que les femmes utilisent. Ces teintures sont trĂšs agressives pour le systĂšme capillaire. Il y a des teintures qui sont vendues mais qui ne sont pas fabriquĂ©es Ă  base d’ammoniaque ou de peroxyde par exemple.

Que voulez-vous dire par ‘’dans les conditions pas correctes’’ ?

Il faut d’abord savoir que les produits utilisĂ©s dans le cadre des dĂ©frisages, sont des produits chimiques. C’est trĂšs important. On oublie cela assez souvent. Et donc on les utilise Ă  tort et Ă  travers. Il y a une posologie comme tout produit chimique qu’il faut respecter. Si on remplaçait les produits de dĂ©frisages par des mĂ©dicaments, on aurait eu une autre approche. Mais c’est pratiquement rentrĂ© dans les mƓurs si bien que la posologie n’est pas suivie. Et le dĂ©frisage est appliquĂ© sans aucune mĂ©thode. Le temps de pose n’est pas forcement respectĂ©.
Le produit utilisĂ© n’est pas forcĂ©ment adaptĂ© au type de cheveux sur lesquels il est appliquĂ©. Mal appliquĂ© les produits peuvent brĂ»ler le cuir chevelure Ă  des stades plus ou moins grave.

Est-ce que les coiffeuses sont dans votre cible ?

Les coiffeuses et toutes les personnes qui appliquent ces produits sont effectivement notre cible parce qu’elles sont face Ă  des personnes qui ne savent pas. Elles sont censĂ©es ĂȘtre des spĂ©cialistes de l’application des dĂ©frisages. Mais la rĂ©alitĂ© montre que ce qui doit ĂȘtre fait n’est pas fait comme il le faut. Cela engendre d’énormes problĂšmes.
Vous parliez tantĂŽt de tresse et de tissage qui constituent aussi un problĂšme ?
Il faut d’abord savoir que, nous voyons partout des mĂšches. Vous prenez un Ă©chantillonnage, vous aller voir que sur dix femmes, il y a au moins neuf qui portent des mĂšches. Pour pouvoir poser ces mĂšches, il y a au moins deux façons de le faire : il y a ce qu’on appelle les tissages Ă  la colle et les tissages qui ont pour support les cheveux, eux-mĂȘmes, d’abord nattĂ©s sur lesquels les tissages cousus sont posĂ©s. Pour le point concernant le tissage Ă  la colle, c’est de la glue qui, en gĂ©nĂ©ral, est posĂ©e sur le cuir chevelure. Cela entraĂźne naturellement une incidence de la colle sur les pores, et sur les racines mĂȘmes des cheveux. Ça va boucher les pores. Pour retirer ces tissages, il y a de trĂšs fortes chances que les cheveux soient arrachĂ©s. Et quand c’est le cas, c’est jusqu’à la racine que les cheveux sont arrachĂ©s. Cela crĂ©e un traumatisme au niveau du cuir chevelu. Pour les tissages cousus sur les nattes, gĂ©nĂ©ralement, les nattes sont trĂšs serrĂ©es. Cela aussi traumatise le cuir chevelu. La pression exercĂ©e peut entraĂźner des chutes de cheveux. En plus de cela, il y a le poids des mĂšches qui exerce une pression aussi sur les cheveux. Les deux facteurs combinĂ©s entraĂźnent la chute des cheveux.

Quels sont les conseils que vous prodiguez Ă  ce niveau ?

Les tresses serrĂ©es traumatisent aussi le cuir chevelu. Des fois, quand on regarde le cuir chevelu des enfants, filles en gĂ©nĂ©ral, victime de ces nattes, il y a des apparitions de petits boutons qui dĂ©notent du traumatisme, stress qu’a subis le cuir chevelu aprĂšs ces nattes. On n’a pas besoin de serrer les tresses pour pouvoir faire pousser les cheveux. Ce n’est pas ce facteur qui stimule la pousse des cheveux. Au contraire, cela abĂźme les cheveux, et traumatise aussi le cuir chevelu qui est le support mĂȘme des cheveux. Il faut plutĂŽt faire des tresses qui sont lĂąches au niveau des racines pour ne pas trop abĂźmer le cuir chevelu. Et on peut leur faire des tresses toutes simples qui sont assez correctes et qui permettent aux enfants d’aller Ă  l’école avec des cheveux correctes et propres sans pour autant avoir une incidence sur le cuir chevelu.

Avez-vous des solutions à tous problÚmes suscités ?

Oui nous en avons. Notre centre dĂ©nommĂ© Feymie’s Hair Care Center, outre la sensibilisation et l’éducation des populations concernĂ©e, dispense des soins spĂ©cialisĂ©s avec des produits spĂ©ciaux en ce qui concerne les problĂšmes particuliers et personnalisĂ©s. Il suffit simplement de s’y rendre.
Comme solutions d’ordre gĂ©nĂ©ral, ce que nous prĂ©conisons chez nous, c’est l’espacement des dĂ©frisages. Nous accompagnons les dames qui visitent le Centre Feymie’s Hair Care Center, Ă  vraiment espacer le dĂ©frisage. Nous voyons des choses ahurissantes. Il y a des dames qui se dĂ©frisent toutes les deux voire trois semaines. C’est Ă©norme. Moi dans mon cas prĂ©cis, je me dĂ©frise tous les quatre mois. Ce qui fait un total de trois dĂ©frisages par annĂ©e. Cela est trĂšs important pour pouvoir permettre au cuir chevelu de se reposer aprĂšs la pose d’un dĂ©frisage. Parce que, comme je le disais tantĂŽt, c’est des produits chimiques qui dĂ©rangent le systĂšme capillaire. Mais si on ne peut pas s’en passer, il faut espacer le dĂ©frisage pour permettre un temps soit peu au cuir chevelu de se reposer. Notre centre offre des solutions en termes de conseils et produits en vue de rattraper ce qui a Ă©tĂ© abĂźmĂ©. Il faut assainir le cuir chevelu qui s’est trouvĂ© traumatisĂ© par le dĂ©frisage. Nous faisons tout cela pour permettre aux dames d’avoir des cheveux qui poussent correctement et avoir un cuir chevelu sain. En ce qui concerne les tresses, nous faisons des tresses assez lĂąches pour les enfants dont on prĂ©conise le non dĂ©frisage. Nous assouplissons les cheveux des enfants pour leur permettre de faire des tresses sans douleur. Bref, je voudrais donc inviter toutes les femmes concernĂ©es par ces types de problĂšmes Ă  nous rendre visite, afin de pouvoir bĂ©nĂ©ficier de solution personnalisĂ©e. C’est-Ă -dire au cas par cas. Le Centre est situĂ© aux Deux-Plateaux les Vallons, ici Ă  Abidjan. Elles peuvent nous joindre aux numĂ©ros suivants : 20010533 ou 07492921. Nous envisageons une dĂ©centralisation de nos activitĂ©s dans toutes les communes, en attendant de viser l’intĂ©rieur. Il y va du bien-ĂȘtre de nos sƓurs, voire de nos mamans.

Et les hommes ?

Oui les hommes peuvent se retrouver chez nous. Nous sommes en train de travailler avec des partenaires de la santĂ©. Nous avons avec nous un biologiste et un dermatologue pour pouvoir mettre en place un protocole pour la prise en charge complĂšte des personnes qui sont Ă  des stades d’alopĂ©cie, pour ne pas arriver Ă  la calvitie qui est le stade terminal. Et cela demande l’intervention de spĂ©cialiste. Si la calvitie est Ă  ses dĂ©buts, il y a moyen de rattraper.

Vous dĂ©butez vos activitĂ©s en CĂŽte d’Ivoire bientĂŽt. Il s’agit de quoi concrĂštement ?

Nous dĂ©marrons par une confĂ©rence de presse, ce vendredi14 septembre. AprĂšs cela, nous allons mettre l’accent beaucoup plus sur la sensibilisation, des jeunes filles, des dames et pourquoi pas les hommes, sur les dangers liĂ©s aux tresses, dĂ©frisages, tissages et autres pratiques inadĂ©quats que ces personnes ont l’habitude de faire pas forcĂ©ment de façon correcte et qui peuvent avoir des incidences catastrophiques sur leur systĂšme capillaire. Il faut sans exagĂ©ration apparenter ce problĂšme Ă  celui de la dĂ©pigmentation. Vous voyez oĂč nous en sommes avec ce flĂ©au de dĂ©pigmentation ? Aujourd’hui, des personnes en souffrent psychologiquement et physiquement parce que leur cas est arrivĂ© Ă  un niveau de non retour.

Comment comptez-vous mener cette campagne de sensibilisation ?

Il y a une campagne mĂ©dia qui est prĂ©vue. Et plus, nous comptons nous rapprocher du ministĂšre de l’Education nationale pour voir dans quelle mesure nous pouvons Ă©ventuellement toucher le maximum de jeunes adolescents et mĂȘme de parents d’élĂšves Ă  travers les structures scolaires. En tout cas, sensibiliser le maximum de personnes sur le sujet, faire assurĂ©ment des confĂ©rences dans les Ă©coles et grandes Ă©coles pour sensibiliser la population fĂ©minine, surtout les enfants Ă  ce flĂ©au pour Ă©viter plus tard, de porter des perruques (rires).

 


[Total : 1    Moyenne : 5/5]

La mode est bel et bien au retour du cheveu naturel (nappy)! Si vous avez dĂ©cidĂ© de l’adopter, voici quelques conseils dont vous aurez bien besoin pour discipliner (dĂšs le dĂ©part) vos boucles crĂ©pues.

Le mot n’est pas exagĂ©rĂ©. C’est bien Ă  un phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ© que l’on assiste depuis quelques annĂ©es. Et comme d’habitude, il est venu des pays occidentaux. Quelques stars dĂ©cident de laisser tomber les pots de dĂ©frisants et les extensions “brĂ©siliennes” et voici partie la mode du “nappy style”, entendez par-lĂ , la coupe afro naturelle.

Depuis, on entend parler que de cela. De manifestations de nigĂ©rianes, fiĂšres d’exhiber leur profusion capillaire digne des annĂ©es 60 aux salons plus inventifs les uns que les autres pour faire la promotion des produits “spĂ©cial cheveu naturel”. Alors, comme nous sommes de plus en plus nombreuses Ă  nous laisser emporter par le mouvement, tĂąchons de voir comment prendre soin de sa coupe au naturel. Parce que les cheveux crĂ©pus et drus, ce n’est pas aussi facile que cela au quotidien.
Naturel and happy= Nappy
Plus qu’une mode, c’est un vĂ©ritable mouvement interplanĂ©taire. Outre les stars, il est de plus en plus frĂ©quent de rencontrer des filles et jeunes femmes qui laissent leurs cheveux au naturel aprĂšs des annĂ©es, voire dĂ©cennies de dĂ©frisage. Pour elles, ĂȘtre revenues au naturel est un choix plein de sens.

Femme africaine, beauté au naturel

Femme africaine, beauté au naturel

L’Ă©tape principale et la plus difficile, le Big chop. C’est ainsi que l’on appelle le fait de couper tous les cheveux dĂ©frisĂ©s pour permettre au cheveu de pousser au naturel. C’est avant tout une dĂ©cision personnelle (bien qu’il arrive qu’on ait pas le choix, si les cheveux sont trop abimĂ©s). Il faut laisser un peu de repousse naturelle avant de prendre les ciseaux, mĂȘme si certaines n’ont pas peur du look boule Ă  zĂ©ro.

Le secret: le soin!
Le cheveu naturel est en effet plus exigeant. Il a besoin que l’on s’occupe de lui, qu’on le bichonne quasi quotidiennement. Il est plutĂŽt sec et fragile: les Ă©cailles qui les protĂšgent Ă  l’extĂ©rieur s’écartent Ă  chaque courbure, constituant autant de zones Ă  risques. Compte tenu des boucles nombreuses et trĂšs serrĂ©es, le sĂ©bum (lubrifiant naturel produit par le cuir chevelu) a plus de chemin Ă  parcourir pour faire son travail d’hydratation…Ce qui leur donne parfois cet aspect un peu terne.

Vous avez parfois le sentiment qu’ils ne poussent pas trĂšs vite… C’est en gĂ©nĂ©ral faux: en rĂ©alitĂ©, c’est souvent un coiffage trop rude qui les empĂȘche d’atteindre une belle longueur. Investissez dans une brosse et un peigne de qualitĂ© et, optez pour des soins nourrissants qui vont compenser le manque d’hydratation, les cheveux seront soyeux et doux avec de beaux reflets. De plus en plus de produits spĂ©cifiques aux cheveux crĂ©pus sont dĂ©sormais sur le marchĂ© mais vous pouvez aussi faire appel aux bonnes vieilles mĂ©thodes naturelles, particuliĂšrement les bains d’huile(karitĂ©, coco, amande de palmiste,etc…), dont nos mamans ont le secret.

Suivez les 3 Ă©tapes suivantes: le bain d’huile, le masque capillaire, le coiffage…et bien entendu, le shampooing, qui demeure le premier produit de beautĂ© de vos cheveux! Une fois toutes les 2 semaines, faites un bain d’huile: vous imprĂ©gnez bien les cheveux et laissez recouvrez du bonnet auto-chauffant. Vous laissez agir 30 minutes, puis procĂ©dez au shampooing normalement. Prenez une formule stimulante du cuir chevelu. N’oubliez pas l’aprĂšs shampooing, que vous laissez agir 2 Ă  3 minutes avant de rincer, il vous permettra de dĂ©mĂȘler le cheveu avant de le coiffer. Évitez de les Ă©touffer dans des nattes trop serrĂ©es, ou sous des tissages. Laissez les respirer en les coiffant en afro, histoire de jouer la carte 100% naturel.
Allez-y, soyez nappy!