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DES CHEVEUX CRÉPUS ET LONGS À LA PORTÉE DE TOUS ( NAPPY)

Un livre pour toutes celles qui souhaitent voir leurs cheveux pousser au naturel
Vous en avez marre d’avoir les cheveux qui se cassent, ras-le bol des
cheveux crépus qui ne poussent pas ? Dites adieu aux cheveux secs,
cassants, fragiles et ternes. Retrouvez votre véritable nature de cheveux :
resplendissante, brillante et souple.
Kenoa, l’auteur qui se passionne pour le cheveu crépu depuis 2007, nous délivre
ses précieuses astuces de beauté capillaire recueillies au terme d’années de
recherches et d’observations.
Elle s’adresse à toutes celles qui veulent être sûres d’apporter à leurs cheveux
ce dont ils ont véritablement besoin. Que vous soyez toute nouvelle dans le
monde des « nappy », en période de transition ou encore que vous ayez les
cheveux défrisés, ce guide pratique vous apporte la possibilité d’avoir des cheveux aussi beaux et sains qu’ils puissent être.
Kenoa revient sur les bases de la science du cheveu afro, ses particularités et
ses besoins. Elle expose également les méthodes de soins, les produits et les ingrédients adaptés aux cheveux crépus, frisées et bouclés, autant de clés pour construire sa propre routine capillaire.
L’ouvrage est aussi parsemé d’anecdotes sur le parcours capillaire de l’auteur,
dans lesquelles bon nombre de lectrices se retrouveront, et par lesquelles nous
comprenons que la démarche de l’auteur est destinée à aider les femmes des
peuples afro-caribéens, arabo-berbères et métissés à entretenir leur cheveux
tout en les acceptant tels qu’ils sont.
Le livre est disponible sur 3 supports différents (papier couleur, papier noir et
blanc et ebook) pour satisfaire à toutes les bourses.
Il contient en bonus un test pour connaître les besoins de nos cheveux, un planning d’entretien type, une liste de produits recommandés, ainsi que des informations sur les actifs capillaires principaux.
C’est un gain de temps incommensurable que nous offre Kenoa dans notre
quête de cheveux longs et en meilleure santé.
Extrait de l’introduction :
« Le but de l’ouvrage est de rendre toute femme responsable de la beauté de ses cheveux. Le coiffeur et les fabricants de cosmétiques capillaires peuvent s’avérer être des aides précieuses, lorsqu’ils
savent de quoi ils parlent, mais ils ne peuvent nous conseiller que ponctuellement et partiellement.
Dépenser de l’argent chez eux nous rassure, mais ne nous rend pas plus responsable. C’est à chacune d’entre nous de maîtriser l’entretien de ses propres cheveux. Il s’agit là de devenir des actrices
de notre croissance capillaire, et non de simples suiveuses d’instructions dont nous ne connaissons
même pas la valeur.
Savez-vous pourquoi le cheveu crépu est souvent sec ? Savez-vous comment le faire pousser et le
protéger de la casse ? Connaissez-vous ses besoins ? Savez-vous quels produits utiliser ? Pourquoi vos
cheveux sont comme de la paille après votre shampoing ? Pourquoi les après-shampoings vous
rendent-ils les cheveux soyeux ? Pourquoi vos cheveux restent secs alors que vous appliquez de la
vaseline tous les jours ? Si vous n’avez pas de réponses précises à ces questions, ce livre est fait pour vous”.

L’entretien du cheveu afro, longtemps considéré comme impossible, est une thématique que les medias commencent timidement à aborder depuis ces dernières années. En parallèle, l’émergence de nombreux blogs, blogs et magazines en ligne a contribué à faire grandir l’intérêt des femmes noires et métissées pour l’entretien de leurs cheveux.
Mais si Internet à jouer un grand rôle dans la vulgarisation des informations concernant les soins capillaires dits « ethniques », ces astuces sont rarement abordées dans des livres francophones. Le livre est pourtant un support pratique qui traverse les générations.
C’est donc afin de mettre mon savoir cosmétique à disposition des femmes afros et pour leur assurer que leurs cheveux peuvent pousser à condition d’avoir les bons gestes, qu’est né l’ouvrage « Des cheveux crépus et longs à la portée de tous », mon premier livre.


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Femme noire, femme africaine, Ô toi ma mère, je pense à toi…

Ô Dâman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos,
Toi qui m’allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas,
Toi qui, la première, m’ouvris les yeux aux prodiges de la terre,
Je pense à toi…

Femme des champs, des rivières, femme du grand fleuve,
Ô toi, ma mère, je pense à toi…

Ô toi Dâman, ô ma mère, toi qui essuyais mes larmes,
Toi qui me réjouissais le coeur, toi qui, patiemment, supportais mes caprices,
Comme j’aimerais encore être près de toi, être enfant près de toi !

Femme simple, femme de la résignation,
Ô toi, ma mère, je pense à toi…

Ô Dâman, Dâman de la grande famille des forgerons,
Ma pensée toujours se tourne vers toi,
La tienne à chaque pas m’accompagne, ô Dâman
Comme j’aimerais encore être dans ta chaleur, être enfant près de toi. …

Femme noire, femme africaine, ô toi ma mère ,
Merci pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils, si loin, si près de toi !

Camara LAYE
L’Enfant Noir (1953)


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Par Claire-Lise dans Poésie du monde

Il y a un baobab

Pavillon de tendresse et de jeunesse

Odeur fraîche de la savane

Il y a un baobab épais et dur qui chante.

Il y a un baobab

Aurore des premiers chants du coq

Du bel horizon

Où une voix siffle sa chanson

Aux vents de la savane.

« Il y a un baobab

Enfant de la savane

Héritier des temps lointains

Il y a un baobab

Carnaval lumineux

Des nouvelles plumes

Des terres d’Afrique… »

Ô ! Voici les fleurs immortelles

Jardin d’Allah

Ô ! Voici le jardin où je rêve

Il y a un baobab

Il y a un baobab qui s’épanouit

Aux vents de la savane…

(Ugah ADA, Rêves interdits, poèmes suivis

de La révolte des Griots et de Rêves retrouvés)

———————————————–

Majestueux Baobab

Baobab ! je suis venu replanter mon être près de toi

Et mêler mes racines à tes racines d’ancêtre ;

Je me donne en rêve à tes bras noueux

Et je me sens raffermi quand ton sang fort

Passe dans mon sang

Baobab ! « l’homme vaut ce que valent les armes ».

C’est l’écriteau qui se balance à toute porte de ce monde.

Où vais-je puiser tant de forces pour tant de luttes

Si à ton pied je ne m’arc-boute ?

Baobab ! quand je serai tout triste

Ayant perdu l’air de toute chanson,

Agite pour moi les gosiers de tes oiseaux

Afin qu’à vivre ils m’exhortent.

Et quand faiblira le sol sous mes pas

Laisse-moi remuer la terre à ton pied :

Que doucement sur moi elle se retourne !

(Jean-Baptiste TATI-LOUTARD, Les racines congolaises)

Découvrez toute la générosité du baobab sur Le site du baobab


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Oreille rouge, Eric Chevillard, Editions de Minuit – ©DR –

Dans son roman postmoderne “Oreille rouge”, Eric Chevillard se moque avec humour de l’écrivain voyageur qui magnifie l’Afrique des clichés.

Ah, les récits de voyage! Ah, l’écrivain voyageur! Ah, l’Afrique, ses animaux, la savane, les baobabs… Ah, Eric Chevillard, son humour, son impertinence et ses jeux avec la langue! Dans Oreille rouge, l’authenticité n’a qu’à bien se tenir, et la littérature de voyage aussi. Un texte d’une savoureuse dérision qui fait voler en éclat les clichés sur l’Afrique!

Oreille rouge: quand l’écrivain voyage en Afrique

Invité en résidence d’écriture au Mali, Oreille rouge ambitionne un projet “original”: écrire un grand poème sur l’Afrique. Lui, l’écrivain casanier qui ne dédaigne pas une “sieste sur la canopée”, il se vante déjà de son voyage. L’Afrique, c’est chez lui… mais mieux vaut prendre ses précautions, se faire vacciner à outrance et préparer une trousse à pharmacie conséquente


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Elle voulait juste rendre visite 
à sa famille. Mais pour un seul papier oublié, son séjour s’est transformé 
en calvaire : une semaine en zone d’attente, avant 
le vol retour 
vers la Guinée. 
Récit d’une 
humiliation d’État.

Je m’appelle Laurent ­Chevallier. Je suis cinéaste et, durant plus de vingt ans, j’ai réalisé plusieurs films en Guinée-Conakry (Djembefola, l’Enfant noir, Circus Baobab, Momo le doyen, etc.). C’est dans ce pays, en 1999, que j’ai rencontré mon épouse, Manty Chevallier-Camara, qui depuis vit en France à mes côtés, loin de sa famille. Nous avions prévu d’inviter sa grande sœur Fatoumata Camara à venir passer un mois chez nous pour qu’elle soigne des problèmes chroniques de tension et qu’elle puisse découvrir nos deux enfants, ses neveux.

Peine perdue, puisqu’après une semaine passée en zone d’attente à Roissy, elle vient d’être réembarquée dans l’avion pour Conakry. Elle n’aura donc connu de notre « beau pays » qu’un centre de rétention et deux tribunaux, celui de Bobigny et celui de la cour d’appel de Paris, avec comme unique moyen de transport des fourgonnettes de police…

Que lui reprochait-on ? De s’être présentée, à sa descente d’avion, devant la police des frontières sans toutes les pièces nécessaires à son entrée sur notre territoire. Certes son passeport était parfaitement valable, tout comme son visa et son attestation d’hébergement. Mais voilà, il lui manquait le papier d’assurance médicale, attestation qu’elle avait oubliée à Conakry. De même, elle n’avait pas assez d’argent sur elle. Elle aurait dû présenter la somme de 870 euros (soit 29 euros fois 30 jours) et ce malgré une attestation d’hébergement de sa famille qui assurait pourtant la prendre entièrement en charge.

Vingt-quatre heures après les faits, sur les conseils de la Croix-Rouge, qui assiste les retenus, je me suis présenté le mardi 18 janvier à la Zapi, la zone d’attente de l’aéroport de Roissy, avec les éléments manquants : somme requise et copie de l’attestation d’assurance, pour régler ce problème et permettre à Fatoumata d’être relâchée. Mais l’officier de police, malgré mon insistance, a refusé catégoriquement de me recevoir, l’affaire devant être jugée.

Jeudi 20 janvier, Fatoumata a été amenée parmi des dizaines d’étrangers au tribunal de Bobigny. On aurait pu peut-être trouver un juge assez compréhensif mais nous sommes tombés ce jour-là sur une présidente, une dure parmi les durs, surnommée en off « l’avocate de la préfecture »… Pas le temps d’étudier son cas, pas le temps d’argumenter, « cas suivant ! » et ce, non-stop, de 10 heures à 22 heures. Durant tout ce temps, les retenus n’ont rien eu à manger, juste une petite bouteille d’eau…

Fatoumata, très impressionnée par un tel protocole et face à l’insistance d’une présidente pressée d’en finir, s’exprimait difficilement en français : « Vous venez faire quoi en France ? – Voir ma sœur, son mari et ses enfants. – C’est votre aînée ou votre jeune sœur ? – Ma jeune sœur. – Combien d’années vous séparent ? » Silence… « Vous ne savez pas ? » Question maintes fois répétée… « Elle ne sait pas ! »

Fatoumata, après quatre jours de détention, passablement émue et très fatiguée, multiples sautes de tension, ne savait plus précisément si c’est six ans ou sept ans de différence entre elle et ma femme. Pour la présidente, le doute était donc permis ! Fatoumata dit venir voir sa sœur mais est-ce vraiment sa sœur ? D’ailleurs est-elle réellement guinéenne ? Puisque pour cette dame de fer, le nom Camara serait uniquement un nom malien… Ignorant (volontairement ?) qu’on trouve des Camara dans toute l’Afrique de l’Ouest et même en France !

Conclusion de cette triste mise en scène : Fatoumata a été replacée au centre de rétention, appelé joliment zone d’attente, jusqu’au prochain avion… Nous avons donc fait appel de cette décision inique. Mais le samedi 22 janvier, devant la cour d’appel de Paris, une autre juge nous a stipulé que notre appel était irrecevable : on ne peut faire appel que sur la forme et non sur le fond… Et peu importe que sa famille soit présente au tribunal car, dixit ce juge, « même si le dalaï-lama voulait accueillir Fatoumata, si elle n’est pas en règle, elle retourne chez elle… Moi, je ne fais qu’appliquer la loi ».

La procédure ayant été respectée à la lettre, rétention, jugement, il n’y avait donc plus aucune raison de ne pas réexpédier ma belle-sœur Fatoumata dans son Afrique natale. Dimanche 23 janvier, elle a donc été renvoyée à Conakry, encadrée par une escorte de policiers telle une vulgaire délinquante. Les autorités de mon « beau pays » la France préférant ainsi lui « offrir » une semaine d’humiliation à toute forme d’écoute, à tout geste d’humanité.

Les associations liées à ces problèmes d’entrée des étrangers ont calculé qu’une semaine comme celle vécue par Fatoumata coûte à l’État français, à nos impôts donc, environ 25 000 euros (centre de rétention, logement, nourriture, policiers, véhicules, tribunaux, personnel judiciaire, quatre billets d’avion de retour pour Fatoumata et son escorte policière, etc.). Plutôt que de prendre cinq minutes pour vérifier des papiers, plutôt que de laisser la parole à un témoin, en l’occurrence mon épouse (elle a essayé, aussitôt le juge l’a fait taire) qui aurait pu aisément prouver devant le tribunal que Fatoumata est bel et bien sa sœur, on préfère une justice express (le mot est faible !) devenue une simple chambre d’enregistrement d’une politique d’immigration de plus en plus discriminatoire. Ainsi, au fil des années, mon « beau pays » la France a décidé, triste constat, de fermer le plus hermétiquement possible ses frontières à tous les « bronzés » venus d’Afrique. Je parle des Africains mais on pourrait certainement généraliser la question à tous les pays pauvres.

Fatoumata n’a donc pas pu venir nous rendre visite en France même si elle y possède des attaches familiales, même si c’est pour une durée d’un mois, ses papiers et son billet d’avion l’attestent, même si ses pièces étaient parfaitement en règle au moment du jugement, même si elle est une mère de famille avec son mari et ses cinq enfants vivant au pays et, de fait, bien décidée à retourner vivre chez elle.

Certes, l’entrée de Fatoumata l’Africaine sur notre territoire n’est pas encore interdite dans les nouveaux textes de loi mais, comme j’ai pu le constater à nos dépens, elle l’est déjà dans les faits… Peut-on imaginer pire encore au « pays des peaux blanches »  (surnom de la France en Guinée) ?

Laurent Chevallier

Source : humanité.fr


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Roman édité aux éditions l’Harmattan et premier livre de Yaya Dianka.

POUR EN PARLER : Yaya Dianka, écrivain

Yaya Dianka, auteur de “un petit baobab pour vivre ensemble”

Yaya Dianka est en France depuis 1984. Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris (EHESS), il travaille dans l’enseignement catholique depuis 20 ans. Cadre éducatif il exerce aujourd’hui les fonctions de Conseiller Principal d’Education. Membre fondateur de plusieurs associations (Maison de l’Artisanat du Mantois, Association des Enfants d’Ouro-Sogui et des Yvelines…) il est également conseiller municipal.

Il s’agit d’un récit-arbre original qui déploie quatre branches fondatrices sénégalaises et fait pousser des feuilles-questions entre l’Afrique et la France pour imaginer des formes novatrices du vivre ensemble.

A l’heure où peur et ignorance engendrent des situations de repli et de violence, Yaya Dianka montre, au fil de ses rencontres et des réflexions nourries de ses expériences concrètes, que des dialogues se construisent.

« Un petit baobab pour vivre ensemble » n’est pas une somme de propositions à appliquer comme autant de recettes à suivre à la lettre. Il souhaite inviter les uns et les autres à la rencontre sur la base du respect des convictions de chacun. Bien loin d’être moraliste, ce livre témoigne du devoir, de la nécessité des étrangers et de ceux qui les ont accueillis d’ouvrir leurs intelligences pour favoriser l’avènement d’un monde multiculturel nourri de projets communs.

Yaya Dianka a notamment expérimenté des projets socio-économiques dans un quartier de Mantes-la-Jolie aboutissant à la création de la Maison de l’Artisanat du Mantois. Située au cœur du Centre Commercial du Val Fourré, et ayant pignon sur rue, elle offre sur un bel espace de 100 m2, la possibilité à des hommes et des femmes de toutes confessions, de montrer leurs savoirs-faires appris dans leur pays d’origine. La fabrication d’objets artisanaux, source de revenus licites s’intègre ainsi dans la dynamique économique locale du quartier comme du territoire et génère un fort lien social.

La mixité sociale doit être vécue comme une force. Il s’agit de prendre en compte la dimension culturelle autant que religieuse des communautés. La constitution de groupes interreligieux ou interculturels a démontré qu’un humanisme commun se décèle dans autant d’origines et d’histoires diverses. Des éléments de réponse face à des problématiques comme le racisme, la violence et la paix sociale naissent par la connaissance de l’autre, en découle respect et enrichissement mutuel.


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“Femme noire” Poème de Leopold Sedar Senghor

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J’ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu’au coeur de l’Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l’éclair d’un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui faislyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d’Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire

A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

Pour celles qui se sont égaré dans la dépigmentation et qui souhaitent arrêter et retrouver leur peau naturelle je leur conseille quelques recettes maison à base de plantes du pays telle que le bissap et le bouye.
Le bouye ou pain de singe: Sa richesse en vitamines, minéraux, acides aminés en fait un excellent régénérant
Je vous laisse lire l’article complet sur le site “la pulpe de baobab comme cosmétique bio” :
Recette  : mélanger une quantité de poudre de bouye avec un peu d’eau pour obtenir une pâte ni trop liquide, ni trop épaisse. Enduisez votre corps, le visage aussi, et laissez pendant une quinzaine de minutes . Renouvelez l’opération 2 ou 3 fois par semaine. Votre peau retrouvera son teint naturel, sa souplesse et sa luminosité.
Le bissap lui est riche en mucilage,anthocyanes et acide de fruit .
Découvrez les intérêt cosmétique du bissap sur l’article qui lui est consacré sur le site ” le bissap, pourquoi c’est si bon pour notre santé”.
Recette : commencez par faire un macérât bien concentré, c’est à dire un jus mais sans sucre! Faite le à froid en laissant tremper les fleurs toute la nuit pour préserver au mieux leurs qualités . Ensuite dans un bol au bain marie faite fondre deux parts de beurre de karité pur, très doucement, mettez y 1 parts de bissap et mélangez bien au fouet, ensuite enduisez vous le corps et le visage avec ce mélange le soir avant de vous coucher. Etant donné qu’il n’y a pas d’émulsifiant le mélange va se séparer, il vous suffit de le faire fondre à nouveau. Faites de petites quantités car le beurre ne va pas aimer être réchauffé plusieurs fois. Vous pouvez aussi choisir une huile liquide comme l’huile de baobab dont les propriétés restructurantes sont aussi intéressantes que le karité.

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Le Baobab fou de Ken Bugul

Incapable de comprendre pourquoi elle a été arrachée à sa mère, Ken Bugul se persuade que ‘personne ne veut d’elle’. Le sentiment d’être rejetée, qui domine toute son enfance, est exacerbé par les rencontres qu’elle fait au cours de son adolescence. Lors de son arrivée en Belgique, elle découvre que l’Europe n’est pas à l’image du monde ouvert et accueillant qu’elle avait imaginé. Privée d’idéal et de points de repères, Ken Bugul se laisse alors glisser sur la pente de la déchéance…
Dans les années 50 au Sénégal, dans le Ndoucoumane, une petite fille en mal de mère grandit a l’ombre d’un baobab séculaire. Petite dernière, un peu en marge, elle découvre l’école française, comme un chemin de traverse qui va la mener aux études supérieures et au grand départ pour le « Nord référentiel, le Nord Terre promise ».En Belgique, c’est le choc, le désarroi,les mille et une expériences et la découverte que ce Nord des promesses est aussi celui des allusions et des illusions.
Drogue, sexe, prostitution: un récit de vie et une publication par lesquels – il y a 27 ans déjà – le scandale arrive! Mais force est de constater que depuis, Le Baobab fou n’a pas pris une ride! Sans doute parce que les réflexions qu’il soulevait, avec la franchise qui caractérise l’auteur, étaient des plus profondes: introspection fine a la recherche de soi et en quête d’appartenance, le portrait de la narratrice Ken Bugul pose aussi la question des conditions du dialogue et de la fraternité et dessine les rapports particuliers qu’entretient avec le Sud un Occident en plein désarroi qui reclame « sa part d’exotisme et de culpabilité». Des questions toujours d’actualité pour un livre fondateur et qui contient en germe toutes les réflexions des ouvrages à venir; une réédition qui permet aussi de redécouvrir la beauté d’une écriture réussissant l’équilibre précaire entre témoignage « choc » et transparence lumineuse des paysages d’enfance.
Incapable de comprendre pourquoi elle a été arrachée à sa mère, Ken Bugul se persuade que ‘personne ne veut d’elle’. Le sentiment d’être rejetée, qui domine toute son enfance, est exacerbé par les rencontres qu’elle fait au cours de son adolescence. Lors de son arrivée en Belgique, elle découvre que l’Europe n’est pas à l’image du monde ouvert et accueillant qu’elle avait imaginé. Privée d’idéal et de points de repères, Ken Bugul se laisse alors glisser sur la pente de la déchéance…
Dans les années 50 au Sénégal, dans le Ndoucoumane, une petite fille en mal de mère grandit a l’ombre d’un baobab séculaire. Petite dernière, un peu en marge, elle découvre l’école française, comme un chemin de traverse qui va la mener aux études supérieures et au grand départ pour le « Nord référentiel, le Nord Terre promise ».En Belgique, c’est le choc, le désarroi,les mille et une expériences et la découverte que ce Nord des promesses est aussi celui des allusions et des illusions.Drogue, sexe, prostitution: un récit de vie et une publication par lesquels – il y a 27 ans déjà – le scandale arrive! Mais force est de constater que depuis, Le Baobab fou n’a pas pris une ride! Sans doute parce que les réflexions qu’il soulevait, avec la franchise qui caractérise l’auteur, étaient des plus profondes: introspection fine a la recherche de soi et en quête d’appartenance, le portrait de la narratrice Ken Bugul pose aussi la question des conditions du dialogue et de la fraternité et dessine les rapports particuliers qu’entretient avec le Sud un Occident en plein désarroi qui reclame « sa part d’exotisme et de culpabilité». Des questions toujours d’actualité pour un livre fondateur et qui contient en germe toutes les réflexions des ouvrages à venir; une réédition qui permet aussi de redécouvrir la beauté d’une écriture réussissant l’équilibre précaire entre témoignage « choc » et transparence lumineuse des paysages d’enfance.

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Présentation de l’éditeur

De la silhouette parfaite à la beauté des cheveux, elle a tout passé en revue dans cet ouvrage. Une idée originale (Panorama du médecin). Si vous désirez tout savoir sur la peau noire et ses problèmes : tâches disgracieuses, cicatrisation compliquée, hyper pilosité, acnée etc. Sans oublier les cheveux… toute l’équipe de Créola vous invite vivement à lire ce livre (Créola). Elle connaît bien les habitudes des consommatrices qui viennent la consulter pour améliorer leur apparence. Elle dit des merveilles de cette peau qui va de ce beau noir presque violet… à ce teint proche de l’ivoire (Quotidien Le Temps, Suisse). Dans son ouvrage sous forme de guide, le docteur Sy Bizet fait le tour des thématiques cheveux-peau-corps de la femme noire et propose des conseils d’esthétique spécialement adaptés (Quotidien Le Soir Belgique). C’est pour répondre à toutes les questions qu’elles se posent sur la chute des cheveux, le défrisage, les taches sur la peau ou les vergetures qu’elle a écrit cet ouvrage pratique très sérieux, le premier du genre adressé aux femmes noires (Am Magazine).

 

Biographie de l’auteur

Docteur Kadi Sy Bizet médecin esthétique reçoit depuis près de 20 ans les femmes noires, métissées et méditerranéennes soucieuses de leur beauté. Très attendu lors de sa première parution, son ouvrage fait toujours référence par n approche tant sociologique qu’esthétique.