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Le mouvement Nappy fait dĂ©jĂ  parler de lui en Europe. VoilĂ  qu’il gagne Ă  prĂ©sent nos cĂŽtes. Cependant, ce n’est pas qu’un phĂ©nomĂšne de mode. Bien au contraire, la coupe afro c’est l’affirmation d’une identitĂ© longuement refoulĂ©e.

Jadis considĂ©rĂ©e comme marginale, la coupe afro revient en force. Si beaucoup l’adoptent pour ĂȘtre Ă  la mode, d’autres choisissent cette coupe pour affirmer leurs origines. À Maurice, le collectif Frudge’Hair a mĂȘme vu le jour pour encourager les Mauriciens Ă  laisser parler leur chevelure crĂ©pue.
Pour Anouchka Massoudy, chef de projet du collectif, il Ă©tait grand temps de valoriser ceux qui avaient les cheveux frisĂ©s. « Pendant des annĂ©es, les codes de la sociĂ©tĂ© ont fait croire Ă  la communautĂ© noire que pour ĂȘtre belle, il fallait avoir des cheveux droits. Du coup, nombre de personnes ont eu honte de leurs chevelure. C’est lĂ  qu’a dĂ©butĂ© la grande ruĂ©e vers les salons de coiffure pour se faire dĂ©friser. Mais Ă  prĂ©sent, il y a un grand retour au naturel. D’oĂč la naissance de notre collectif. »
Cependant, le mouvement est conscient qu’il ne pourra pas changer la mentalitĂ© du jour au lendemain. « Notre but est de redonner de l’assurance Ă  ceux qui ont les cheveux crĂ©pus. Nous sommes lĂ  pour les encourager Ă  assumer pleinement leur identitĂ©. Mais au final, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut. »

Nappy girl

Nappy girl

Dans ce contexte, le collectif a tenu sa premiĂšre campagne de sensibilisation, samedi dernier, Ă  l’Apocalyse Grill and Bar. « L’évĂšnement a permis Ă  ceux qui ont les cheveux crĂ©pus de dĂ©couvrir une panoplie de produits bio qui facilitent la vie au quotidien. Les participants ont aussi bĂ©nĂ©ficiĂ© de conseils. Mais la prioritĂ© Ă©tait de crĂ©er une vraie communautĂ© nappy Ă  Maurice. À terme, notre ambition est qu’aucun salon ne propose Ă  ses clients de se faire dĂ©friser les cheveux. »
Entretien facile
Par ailleurs, quand on parle de nappy, il faut aussi briser un autre mythe : celui de l’entretien difficile. Ce n’est pas AnnaĂ«lle Firmin, Ă©galement membre du collectif, qui dira le contraire. « J’avoue que, dans le passĂ©, c’était assez difficile de trouver les bons produits entre Rs 60 et Rs 2 000 pour entretenir des cheveux crĂ©pus. Aujourd’hui, il existe plusieurs produits qui facilitent l’entretien d’une chevelure afro. Mais, je ne cache pas qu’il faut tout de mĂȘme une dose de patience. »
Pour prouver qu’on peut ĂȘtre beau avec des cheveux crĂ©pus, AnnaĂ«lle va jusqu’à donner une petite astuce beautĂ©. « Je recommande un lavage tous les trois jours. Mais il faut veiller Ă  ce que les cheveux soient correctement hydratĂ©s pour que les boucles soient bien dĂ©finies. Pour cela, les produits Ă  base de l’huile de coco sont trĂšs efficaces. »
Et la coupe afro ne concerne pas uniquement les femmes. Les hommes s’y mettent eux aussi. Ă  l’instar de Hermann Sophie qui a choisi d’adopter cette coupe il y a huit mois. D’emblĂ©e, il concĂšde que ce n’est pas une coiffure trĂšs Ă©vidente Ă  porter. « Certains membres de ma famille comprennent. D’autres, comme ma grand-mĂšre, me disent tout le temps : ‘Hermann tay sa seve la pou to fer zoli garson.’ »
C’est un commentaire qu’il entend aussi rĂ©guliĂšrement sur son lieu de travail. « Pour le moment, je joue un peu au chat et Ă  la souris avec mon patron. Je suis obligĂ© de porter une casquette pour ne pas attirer son regard. Outre les regards, cette coupe attire aussi beaucoup de commentaires dĂ©sobligeants. N’empĂȘche que j’ai fait un choix que j’assume pleinement. »
MalgrĂ© ces petites persĂ©cutions, Hermann entend bien garder sa coupe pour le meilleur et pour le pire. « Ma coupe afro est un symbole de rĂ©bellion pour rejoindre un peu la mouvance rĂ©volutionnaire des Black Panthers en 1966. Alors, qu’il pleuve ou qu’il vente, je la garderai. »
Fanio Guillaume, moins revendicateur, estime que sa coiffure afro n’est rien d’autre qu’un style naturel. « Je ne revendique rien. Je n’affirme pas non plus quoi que ce soit. Ce n’est pas une coupe rebelle ou hors-norme ; elle est naturelle, c’est ainsi qu’elle pousse et fleurit. Disons que c’est une forĂȘt vierge », lance le jeune homme sur le ton de la plaisanterie.


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Être nappy en France est un phĂ©nomĂšne en forte croissance ….

En effet, de plus en plus de femmes noires et métisses choisissent de ne plus défriser leurs cheveux, et acceptent leur texture capillaire originelle. « La Rencontre Nappy de France » est née de ce constat, en 2012.
Pendant de nombreux siĂšcles, Ă  rejeter sa texture capillaire par complexes et ambitions, la femme afro-caraĂŻbeenne a aujourd’hui besoin d’ĂȘtre Ă©duquĂ©e sur sa mise en beautĂ©, par sa chevelure au naturel.
Au commencement, il Ă©tait convenu d’une seule Ă©dition car cette initiative devait rĂ©pondre aux besoins personnels de son organisatrice. Cependant, suite Ă  de nombreuses sollicitations, l’expĂ©rience est relancĂ©e cette annĂ©e ; ces besoins personnels tels que, rencontrer des personnes partageant cette mĂȘme passion et fiertĂ© capillaire, comprendre son cheveu pour en prendre soin correctement, apprendre Ă  apprivoiser sa masse capillaire et la coiffer, recevoir des conseils d’experts, garder sa fĂ©minitĂ© citadine, …concernent une multitude de personnes en France.
« La Rencontre Nappy de France » se veut de rĂ©unir des 4 coins de l’Hexagone, toutes les personnes intĂ©ressĂ©s par le cheveu crĂ©pu ou frise au naturel.
Ainsi, pendant une journĂ©e, un lieu est choisi oĂč des professionnels, des passionnes, des experts, des auteurs, des bloggeuses, des jeunes et des moins jeunes, des hĂ©sitantes, des curieuses, des femmes et des hommes se cĂŽtoieront … dans une ambiance conviviale
presque familiale. Cette journĂ©e est organisĂ©e sous forme de sĂ©minaire avec une animation programmĂ©e et variĂ©e, en prises de parole pour la garantie d’un partage optimal entre tous les participants.
Cette initiative rencontre un fort succĂšs et est trĂšs attendu, car la plupart des cliches partages laisse apparaĂźtre toujours les mĂȘmes personnalitĂ©s. Et nombreuses sont les personnes qui ont l’impression que la communautĂ© nappy est un cercle ferme, oĂč se distinguent un nombre restreint de divinitĂ©s inaccessibles.
Cette rencontre est ouverte Ă  tous. Elle est accessible gratuitement ; c’est une valeur ajoutĂ©e immuable. Les professionnels mobilisĂ©s sont sĂ©lectionnes et sollicites, selon des valeurs humaines. Car lors de cette journĂ©e, le bien-ĂȘtre des visiteurs est la prioritĂ©. Tout le
monde doit s’y sentir comme en famille, peu importe le nombre de personnes rĂ©unies.
La premiÚre édition qui attendait entre 100 et 300 personnes, a pu en réunir environ 200.
Cette nouvelle Ă©dition attend entre 300 et 500 visiteurs. Aussi, elle bĂ©nĂ©ficie d’un parrainage en la personne d’Ayden, animatrice et productrice TV.
DĂšs cette annĂ©e, les thĂ©matiques sont entendues Ă  l’apparence et au bien-ĂȘtre du corps car « ĂȘtre nappy, ce n’est pas que le cheveu, c’est tout un style… une personnalitĂ©… une allure ».
Cordialement,
MiguĂšle Serbin

Affiche de la rencontre des nappys de France, beauté noire au naturel

Affiche de la rencontre des nappys de France, beauté noire au naturel

« RENCONTRE NAPPY DE FRANCE »
2EME EDITION
Parrainée par Ayden, Animatrice et Productrice TV
DATE & HEURES
Samedi 7 Septembre 2013
De 11H Ă  17H
TARIF
Entrée gratuite et nominative à réserver en ligne sur :
www.weezevent.com/rencontre-nappy-de-france
PUBLIC
THEMATIQUES
Toute personne intéressée par le cheveu non défrisé,
– accompagnĂ©e ou non,
– avec des enfants ou pas.
– en provenance des 4 coins de l’Hexagone
STYLE
Un lieu, une journĂ©e … des personnes qui partagent la mĂȘme passion et la mĂȘme fiertĂ© de la nature originelle de leur cheveu, se rĂ©uniront dans une ambiance conviviale presque
familiale.
Cette initiative se veut une occasion d’échanges, de connexions;
le temps de passer du monde virtuel à la réalité.
Une animation variée sera programmée pour un partage optimal entre tous les participants.
+ PRODUITS CAPILLAIRES
+ DEDICACES
+ PRODUITS DE SOINS DU CORPS
+ ATELIERS
+ PETITS PLAISIRS & BIJOUX ARTISANAUX
+ RELOOKING/SHOOTING PHOTOS PIN’UP
+ SALON DE THE
LIEU & ACCES
ESPACES BUSINESS HOME
70, rue des Maraüchers – 75020 PARIS
Transports : M° 9 Maraßchers


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Vous souhaitez organiser des vacances en fonction des artistes nappy girls ?

Ceci est en effet possible. Vous pouvez rĂ©unir deux aspects importants pour rĂ©ussir vos vacances: visiter des endroits merveilleux, uniques et magiques et aller au concert de votre nappy prĂ©fĂ©rĂ©e. Voici une petite liste des chanteuses qui seront les protagonistes de l’étĂ© 2013. Elles vous divertiront non seulement au son de leur musique, mais vous permettront de visiter et de passer des vacances dans des endroits uniques!

Si vous ĂȘtes fan d’Anissa Bensalah, elle se produira le 24 juillet prochain Ă  Montpellier. Vous pouvez visiter Montpellier le jour de son concert, mais surtout vous pouvez passer vos vacances Ă  SĂšte, petite ville typique de la mĂ©diterranĂ©e. Vu les dĂ©lais assez courts pour vous trouver une location de vacances, vous pouvez choisir en quelques clics un hotel Ă  SĂšte sur ce spĂ©cialiste des voyages en ligne.

China Mose, quant Ă  elle se produira le 3 aoĂ»t prochain Ă  Saint-Tropez. Cette ville est le cƓur de la jet-set et du divertissement des Ă©tĂ©s français. Vous aurez la possibilitĂ© de danser au son de la belle musique de cette chanteuse mais aussi de dĂ©couvrir l’étĂ© vip français.

Solange Knowles est devenue une véritable icÎne du mouvement nappy, qui promeut le retour au naturel capillaire.

Solange Knowles est devenue une véritable icÎne du mouvement nappy, qui promeut le retour au naturel capillaire.

Solange Knowles, est une chanteuse peu connue en France. Cependant, en lisant son nom, vous vous dites que vous avez dĂ©jĂ  entendu son nom, et bien vous avez tout Ă  fait raison car c’est une ex membre du groupe Destiny’s Child, et elle est la petite sƓur d’une grande star amĂ©ricaine, qui n’est autre que BeyoncĂ©! Cette chanteuse se produira le 16 aoĂ»t prochain Ă  Londres. Pour vous parisiennes, vous ne devriez pas avoir trop de difficultĂ©s car en moins de deux heures, vous serez en plein cƓur de Londres grĂące Ă  l’Eurostar. Non seulement vous y dĂ©couvrirez une diva en mode nappy girl, mais aussi vous pourrez en profiter pour visiter et faire du shopping dans cette ville extravagante qu’est Londres !

Nous avons parlĂ© de la petite sƓur, il est important aussi de parler de la grande sƓur, qui n’a plus Ă  dĂ©montrer son immense talent. Elle se produira au BrĂ©sil, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Rio le 13 septembre et le 15 septembre Ă  San Paolo. Cette annĂ©e, ce pays est Ă  l’honneur avec tous les Ă©vĂ©nements qui doivent s’y dĂ©rouler, une occasion supplĂ©mentaire pour dĂ©couvrir ce pays aux ressources et aux richesses uniques au monde.”

 


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JOURNÉE COIFFURE ENFANTS. RĂ©alisons nous que nous sommes le seul groupe ethnique qui utilisons dĂ©libĂ©rĂ©ment des produits chimiques dangereux sur nous mĂȘme et nos enfants?

Les enfants mĂ©ritent qu’on leur accorde un peu de temps et d’effort pour Ă©viter ces pratiques. Comment montrer Ă  nos enfants qu’ils peuvent s’aimer tels qu’ils sont si l’image qui leur est renvoyĂ©e est faussĂ©e? Quel signal leur envoie-t-on avec la pratique du dĂ©frisage : que le cheveu crĂ©pu est moche??
Au programme
conférence débat + expo vente + défilé coiffure enfant
3 animations avec Ansylla Ramsey : “Ansylla vous rĂ©pond” durant lesquelles vous lui poserez les questions qui vous tracassent pour l’entretien de la chevelure des vos enfants.
Les enfants auront la possibilité de participer à un atelier coloriage et vous pourrez immortaliser cette journée seul, accompagné ou en famille sur le stand photographie de Olivier.
11h30 Ă  13h30 : confĂ©rence dĂ©bat avec AngĂšle Mbarga prĂ©sidente de l’association Fibrome info France, Ansylla Ramsey, Juliette SmĂ©ralda auteure de “Peau noire cheveu crĂ©pu, histoire d’une alinĂ©ation”, et Isabelle MANANGA-OSSEY, prĂ©sidente fondatrice de l’association Label BeautĂ© Noire

Stop the Lye - 1er décembre 2012 - Journée coiffure enfant

Stop the Lye – 1er dĂ©cembre 2012 – JournĂ©e coiffure enfant

14h00 Ă  20h00 : Expo vente – dĂ©monstrations – Atelier coloriages – Ateliers Pop-up “Ansylla vous rĂ©pond”, mini dĂ©filĂ© de coiffure pour enfants
Journée de prévention et de sensibilisation contre la pratique du défrisage des cheveux des enfants
-confĂ©rence dĂ©bat (sur inscription) avec Juliette SMERALDA, AngĂšle MBARGA (prĂ©sidente de l’association Fibrome info France), Isabelle MANANGA-OSSEY (prĂ©sidente de l’association Label BeautĂ© Noire)
-expo vente avec : Secrets cosmĂ©tiques – Zyanm – Kinanoe et Fabibine – Kenoa – African touch – Noireonaturel – Carelle CosmĂ©tiques – Mytidousse – Coiff’tress naturelle – NAPPY PARTY et Ansylla Ramsey – traiteur – DiviNĂ©a bijoux

-PossibilitĂ© de rĂ©server un rdv coiffure avec coiff’tressnaturelle
-Ateliers pop-up avec Ansylla Ramsey (3 x 30 mn)
-Atelier coloriage
-Mini défilé de coiffures pour enfants


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Big chop, no-poo, shrinkage… Notre contributrice AfroMangoCie nous livre un petit dictionnaire des termes parfois surprenant utilisĂ©s par les filles aux cheveux afro pour parler coiffure (nappy).

[Express Yourself] Quand j’ai commencĂ© Ă  m’intĂ©resser Ă  toute la documentation au sujet du cheveu crĂ©pu sur internet, je me suis heurtĂ©e Ă  quelques sigles (souvent en Anglais) Ă  la signification un peu brumeuse pour la nĂ©ophyte que j’Ă©tais: autant dire que le “nappy”, c’Ă©tait de l’AztĂšque ancien pour moi.

Nappy la beauté noire et métisse au naturelle

Nappy la beauté noire et métisse au naturelle

Lorsqu’on ne sait pas, on demande. J’ai demandĂ©, j’ai cherchĂ© et la lumiĂšre fut! Voici un mini dictionnaire pour vous y retrouver si vous aussi vous nagez en eaux troubles.

Big Chop: “grande coupe” consistant Ă  se raser la tĂȘte ou se couper tous les cheveux traitĂ©s chimiquement.

HV: huile végétale

HE: huile essentielle

AS: aprĂšs-shampooing.

Low poo: mĂ©thode de lavage consistant Ă  se laver les cheveux essentiellement avec de l’AS et ponctuellement avec du shampooing.

No-poo: mĂ©thode de lavage sans shampooing “du commerce”. Les produits utilisĂ©s sont sans silicone ou des poudres ayurdĂ©viques.

Wash and go: “se laver les cheveux et partir” – vous voyez le topo? – c’est une coiffure assez simple faite aux doigts juste aprĂšs un shampooing ou juste aprĂšs avoir mouillĂ© les cheveux. Coiffure dĂ©conseillĂ©e par tempĂ©ratures froides.

Shrinkage: c’est le rĂ©trĂ©cissement du cheveu crĂ©pu lorsqu’il est mouillĂ© ou exposĂ© Ă  l’humiditĂ© de l’air.

Blow out: Les cheveux sont détendus (pas lissés) en utilisant un sÚche-cheveux.

TWA: “Tweenie Weenie Afro” (bĂ©bĂ© afro) c’est un afro de cheveux naturels courts

Afro libre: les cheveux lùchés

Afro Puff ou Afro tiré: les cheveux coiffés remontés grùce à un bandeau ou un élastique (ou un bas de collant, oui oui!)

BAA (Big Ass Afro): les cheveux coiffés en afro volumineux

Style protecteur ou coiffure protectrice: Toute technique avec ou sans rajouts permettant de protéger les cheveux des manipulations et de la pluie, du vent, du froid, des extra-terrestres etc.

Braids : tresses Ă  3 brins avec ou sans rajouts.

Braids out: coiffure obtenue en détachant des braids.

Twist (ou vanille): tresse Ă  2 brins avec ou sans rajouts.

Twist-out: coiffure obtenue en détachant des twists.

Bantu Knot: les cheveux coiffĂ©s en petits choux de mĂšches roulĂ©es sur elle-mĂȘmes.

Frohawk: c’est la coiffure de la crĂȘte iroquoise sur cheveux afros.


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Foire Africaine de Paris les 14, 15 et 16 octobre 2011

Foire Africaine de Paris pulpe de baobab
La 1Ăšre Ă©dition de la Foire Africaine de Paris ouvre ses portes les 14, 15 et 16 Octobre 2011 Ă  la Grande Halle de la Villette. PrĂšs de 250 exposants vous attendent dans 7 univers diffĂ©rents : Logement, Emploi, Banque & Commerces, TĂ©lĂ©phonie & MĂ©dias, Voyage & Tourisme, BeautĂ©, Mode & Gastronomie, Associations & Institutions 
 Le tout au son et aux rythmes de la musique Africaine et de sa culture chaleureuse. Des temps forts sont attendus tout au long de ces 3 jours : dĂ©filĂ© de mode des jeunes crĂ©ateurs africains, Ă©lection de Miss Foire Africaine, sĂ©ances de dĂ©dicaces de stars du foot, d’athlĂ©tisme, de cinĂ©ma… et bien d’autres choses encore ! Un salon destinĂ© aux Africains, aux amoureux du continent, aux partenaires des pays africains… ainisi qu’aux simples curieux. Plus de 50 000 personnes y sont attendues.
Lieu : La Grande Halle de la Villette – mĂ©tro Porte de la Villette.
Prix : Entrée LIBRE !

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Forum social mondial 2011 de Dakar

Les enjeux du Forum Social Mondial à Dakar s’organisent autour de trois grandes questions : la situation mondiale et la crise ; la situation des mouvements sociaux et citoyens ; le processus des forums sociaux mondiaux.

La situation mondiale et la crise

La situation mondiale est caractĂ©risĂ©e par la profondeur de la crise structurelle de la mondialisation capitaliste. Les quatre dimensions de la crise, sociale, gĂ©opolitique, Ă©cologique et idĂ©ologique, seront abordĂ©es Ă  Dakar. La crise sociale sera abordĂ©e Ă  partir notamment des inĂ©galitĂ©s, de la pauvretĂ©, des discriminations. La crise gĂ©opolitique sera discutĂ©e Ă  partir notamment des guerres et des conflits, de l’accĂšs aux matiĂšres premiĂšres, de l’émergence des nouvelles puissances mondiales. La crise Ă©cologique sera prĂ©sente Ă  partir notamment du changement climatique, de l’épuisement des ressources naturelles, de l’eau, de l’accaparement des terres, de la dĂ©sertification, de la biodiversitĂ©. La crise idĂ©ologique sera dĂ©battue Ă  partir notamment des idĂ©ologies sĂ©curitaires, de la remise en cause des libertĂ©s et de la dĂ©mocratie, de la culture, de la science, de la modernitĂ©. L’hypothĂšse d’une crise de civilisation, trĂšs prĂ©sente depuis le Forum social de BelĂ©m, sera approfondie.

L’évolution de la crise met en Ă©vidence une situation contradictoire. Les analyses portĂ©es par le mouvement altermondialiste sont acceptĂ©es et reconnues et contribuent Ă  la crise de l’idĂ©ologie nĂ©olibĂ©rale. Les propositions issues des mouvements sont acceptĂ©es comme base de rĂ©fĂ©rence ; par exemple, le contrĂŽle du secteur bancaire et financier, la suppression des paradis fiscaux et judiciaires, les taxes internationales, le concept de sĂ©curitĂ© alimentaire, considĂ©rĂ©es il n’y a pas si longtemps comme des hĂ©rĂ©sies, sont Ă  l’ordre du jour du G8 et du G20. Pour autant, elles ne se traduisent pas dans des politiques viables ; elles sont dĂ©viĂ©es et rĂ©cupĂ©rĂ©es et se heurtent Ă  l’arrogance des classes dominantes sĂ»res de leur pouvoir.

La validation des hypothĂšses se traduit par une certaine banalisation de la parole du mouvement. Elle nĂ©cessite d’affiner les perspectives et de donner plus de place au dĂ©bat stratĂ©gique, Ă  l’articulation entre l’urgence et la durĂ©e, les rĂ©sistances et la transformation en profondeur. La situation met en Ă©vidence la double nature de la crise, celle d’un emboĂźtement entre la crise du nĂ©olibĂ©ralisme, qui est une phase de la mondialisation capitaliste, et une crise de la mondialisation capitaliste elle-mĂȘme ; une crise du systĂšme qui peut ĂȘtre analysĂ©e comme une crise de civilisation, celle de la civilisation occidentale qui s’est imposĂ©e au dĂ©but du 15Ăšme siĂšcle.

Les alliances stratĂ©giques dans cette situation doivent correspondre Ă  une double exigence. La premiĂšre exigence concerne la lutte contre la pauvretĂ©, la misĂšre, les inĂ©galitĂ©s, la prĂ©caritĂ©, les atteintes aux libertĂ©s dans le monde pour permettre l’amĂ©lioration des conditions de vie et l’expression des couches populaires directement frappĂ©es par les politiques Ă©conomiques et sociales dominantes. La deuxiĂšme exigence met en Ă©vidence qu’un autre monde possible et nĂ©cessaire passe par la rupture avec les modes de production, de consommation et de redistribution Ă©conomiques, sociaux, Ă©cologiques, avec les rapports de force gĂ©opolitiques posĂ©s ces derniĂšres dĂ©cennies et les modĂšles dĂ©mocratiques mis en avant par l’occident.

Trois propositions Ă©mergent dans les rĂ©ponses Ă  la crise : celles du nĂ©o-conservatisme qui proposent la sauvegarde de la logique dominante et des privilĂšges qui lui sont attachĂ©s au prix de la restriction des libertĂ©s, de la poursuite de l’accroissement des inĂ©galitĂ©s et de l’extension des conflits et des guerres ; celle d’une refondation en profondeur du capitalisme dĂ©fendue par les tenants du « Green new-deal » qui proposent une rĂ©gulation mondiale, des redistributions relatives et une promotion volontariste des « économies vertes » ; celle d’une alternative radicale Ă©cologique et sociale qui corresponde Ă  un dĂ©passement du systĂšme actuellement dominant. L’espace du Forum social mondial regroupe tous ceux qui refusent l’option nĂ©oconservatrice et le maintien de la logique nĂ©olibĂ©rale. Il constitue un espace de discussion, vigoureux et Ă©volutif, entre les mouvements qui se situent dans la perspective d’un « dĂ©bordement » d’un « Green new-deal » et ceux qui dĂ©fendent la nĂ©cessitĂ© des alternatives radicales.

La référence au contexte africain

Le Forum social mondial de Dakar mettra en avant plusieurs questions essentielles que la rĂ©fĂ©rence au contexte africain permettra de mieux mettre en Ă©vidence. L’accent sera mis sur la place de l’Afrique dans la situation mondiale et dans la crise. L’Afrique est un rĂ©vĂ©lateur et un analyseur de la situation mondiale. L’Afrique n’est pas pauvre ; elle est appauvrie. L’Afrique n’est pas marginalisĂ©e ; elle est exploitĂ©e. Elle est indispensable Ă  l’équilibre Ă©conomique et Ă©cologique du monde par ses matiĂšres premiĂšres et ses ressources naturelles et humaines qui sont convoitĂ©es tant par les pays du Nord que par les pays Ă©mergents, avec la complicitĂ© active d’une partie des dirigeants des Etats africains.

L’accent sera aussi mis sur la dĂ©colonisation en tant que processus historique inachevĂ©. La crise du nĂ©olibĂ©ralisme et celle de l’hĂ©gĂ©monie des Etats-Unis inscrivent la possibilitĂ© d’une nouvelle phase de la dĂ©colonisation, ainsi que l’affaiblissement des puissances colonisatrices europĂ©ennes. La reprĂ©sentation Nord-Sud est en train de changer ce qui n’annule pas la rĂ©alitĂ© des contradictions gĂ©opolitiques et Ă©conomiques entre le Nord et le Sud.

L’accent sera mis sur les diasporas et les migrations en tant que question structurelle de la mondialisation. Cette question sera abordĂ©e Ă  partir de la situation actuelle des migrants et de leurs droits. Elle sera inscrite dans le temps long Ă  partir d’un retour sur la traite esclavagiste. Elle sera mise en perspective Ă  partir du rĂŽle grandissant, Ă©conomique et culturel, des diasporas.

L’accent sera mis sur l’évolution du systĂšme international, des institutions internationales et des nĂ©gociations internationales. Elle concernera particuliĂšrement des questions qui rendent criantes les nĂ©cessitĂ©s d’une rĂ©gulation mondiale : les Ă©quilibres Ă©cologiques ; les migrations et les diasporas ; les conflits et les guerres.

La situation des mouvements sociaux et citoyens

La convergence des mouvements qui constitue l’espace du Forum social mondial est engagĂ©e dans des rĂ©sistances sociales, Ă©cologiques et dĂ©mocratiques. Les luttes sociales se prolongent dans les luttes citoyennes, pour les libertĂ©s et contre les discriminations. Les rĂ©sistances sont indissociables des pratiques concrĂštes d’émancipation qui sont portĂ©es par les mouvements.

L’orientation stratĂ©gique des mouvements s’organise autour de l’accĂšs aux droits pour tous, de l’égalitĂ© des droits et de l’impĂ©ratif dĂ©mocratique. Les mouvements sont porteurs d’un nouveau mouvement historique d’émancipation qui prolonge et renouvelle les mouvements prĂ©cĂ©dents. C’est autour de la dĂ©finition des droits, de leur mise en Ɠuvre et de leur garantie que se dĂ©finit une nouvelle pĂ©riode d’émancipation possible. Elle implique que soit revisitĂ©es les conceptions des diffĂ©rentes gĂ©nĂ©rations des droits : les droits civils et politiques formalisĂ©s par les rĂ©volutions du 18Ăšme siĂšcle, rĂ©affirmĂ©s avec la DĂ©claration universelle des droits de l’Homme, complĂ©tĂ©s par les approches de remise en cause des totalitarismes des annĂ©es 60 ; les droits des peuples portĂ©s par le mouvement de dĂ©colonisation autour du droit Ă  l’autodĂ©termination, du contrĂŽle des ressources naturelles, du droit au dĂ©veloppement et du droit Ă  la dĂ©mocratie ; les droits Ă©conomiques, sociaux et culturels spĂ©cifiĂ©s dans la DĂ©claration universelle et prĂ©cisĂ©s par le Protocole additionnel adoptĂ©s par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies en 2000.

Une nouvelle gĂ©nĂ©ration de droits est en gestation ; elle correspond Ă  l’expression de la dimension planĂ©taire et aux droits qui se dĂ©finissent dans la recherche d’un autre monde par rapport Ă  la mondialisation dominante. De ce point de vue, deux questions seront trĂšs prĂ©sentes Ă  Dakar : les droits environnementaux dans la perspective de la prĂ©servation de la planĂšte ; les droits des migrants et des migrations qui interpellent la place des frontiĂšres et l’organisation de l’espace mondial. Le FSM de BelĂ©m a mis en Ă©vidence l’intĂ©rĂȘt de l’approche des mouvements dans la question Ă©cologique dans ses diffĂ©rentes dimensions, du climat Ă  l’épuisement des ressources naturelles et de la biodiversitĂ©, Ă  l’accaparement de l’eau, des terres et des matiĂšres premiĂšres. Le FSM de Dakar mettra en Ă©vidence une nouvelle approche des migrations avec la liaison entre migrations et diasporas et la Charte mondiale des migrants.

Le FSM de Dakar sera aussi un moment d’interrogation sur la dĂ©colonisation inachevĂ©e et sur l’ouverture d’une nouvelle phase de la dĂ©colonisation. C’est dans cette perspective que se situe l’évolution des rapports entre le Nord et le Sud. Certes la reprĂ©sentation Nord-Sud change ; du point de vue de la structuration sociale, il y a un Nord dans le Sud et un Sud dans le Nord. L’émergence de grands Etats modifie l’équilibre Ă©conomique et gĂ©opolitique mondial. Elle est confortĂ©e par la montĂ©e en puissance de plus de trente Etats qui peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme Ă©mergents. Pour autant, les formes de domination restent dĂ©terminantes dans l’ordre du monde ; la notion du Sud conserve une forte actualitĂ©. Le Forum social mondial met l’accent sur une question nouvelle, celle du rĂŽle historique et stratĂ©gique des mouvements sociaux et citoyens de l’ensemble des pays Ă©mergents, par rapport Ă  leur Etat et par rapport Ă  la place de ces Etats dans le monde Ă  venir. Cette question qui a dĂ©jĂ  marquĂ© l’espace des forums avec le rĂŽle jouĂ© par les mouvements brĂ©siliens et indiens, prend une importance stratĂ©gique avec l’évolution gĂ©opolitique liĂ©e Ă  la crise.

Le Forum social mondial est l’espace de la rencontre entre les mouvements de diverses natures et des diffĂ©rentes rĂ©gions du monde. Cette rencontre avait dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  partir des rĂ©seaux regroupant les diffĂ©rents mouvements nationaux. Deux Ă©volutions s’affirment Ă  travers le processus des forums. D’abord, les rapprochements entre les mouvements par grandes rĂ©gions, leurs caractĂ©ristiques et leurs situations spĂ©cifiques. Ainsi, les mouvements en AmĂ©rique Latine, en AmĂ©rique du Nord, en Asie du Sud et notamment en Inde, en Asie du Sud-Est, au Japon, en Europe, en Russie. Le Forum social mondial de Dakar sera marquĂ© par deux Ă©volutions importantes. L’importance nouvelle des mouvements de la rĂ©gion Maghreb-Machrek a marquĂ© l’annĂ©e 2010 et la prĂ©paration de Dakar. La vigueur du mouvement social africain sera visible Ă  Dakar, Ă  partir des mouvements paysans, syndicaux de salariĂ©s, des femmes, des jeunes, des habitants, des migrants et des refoulĂ©s, des groupes culturels et originaires, des comitĂ©s contre la pauvretĂ© et la dette, de l’informel et de l’économie solidaire, etc. Ces mouvements sont visibles, avec leur convergence et leur diversitĂ© dans les sous-rĂ©gions africaines, en Afrique du Nord, surtout le Maghreb, en Afrique de l’Ouest et centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique Australe.

Au cours du Forum social mondial de Dakar, une question trĂšs prĂ©sente sera celle des dĂ©bouchĂ©s politiques des mobilisations sociales et citoyennes. Elle concerne Ă  la fois la question de l’expression politique des mouvements et des prolongements des mouvements par rapport aux institutions, Ă  la scĂšne politique et au gouvernement des Etats. Au niveau de l’ensemble des mouvements, la rĂ©flexion progresse sur l’importance de prĂ©ciser, Ă  travers l’invention d’une nouvelle culture politique, le rapport entre pouvoir et politique. Le processus des FSM a posĂ© des bases de cette nouvelle culture politique (horizontalitĂ©, diversitĂ©, convergence des rĂ©seaux citoyens et des mouvements sociaux, activitĂ©s autogĂ©rĂ©es, …) mais doit encore innover sur plusieurs approches de la politique et du pouvoir pour pouvoir dĂ©passer l’ancienne culture politique qui reste largement dominante. Par ailleurs, la traduction politique des avancĂ©es des mobilisations dĂ©pend des situations. Elle se diffĂ©rencie suivant les niveaux de la nature des institutions et des reprĂ©sentations politiques : au niveau local avec la possibilitĂ© de peser sur les choix des autoritĂ©s locales ; au niveau national et international avec le gouvernement des Etats, les rĂ©gimes politiques et les institutions internationales ; au niveau rĂ©gional et mondial avec les alliances gĂ©oĂ©conomiques et gĂ©oculturelles et avec la construction d’une opinion politique mondiale et d’une conscience universelle.

Le processus des forums sociaux mondiaux

AprĂšs le Forum social de BelĂ©m, pendant l’annĂ©e globale d’actions 2010, plus de quarante Ă©vĂ©nements ont montrĂ© la vigueur du processus. Parmi eux, le forum des dix ans Ă  Porto Alegre, le forum social des Etats-Unis, celui de Mexico et le forum des AmĂ©riques, plusieurs forums en Asie, le forum mondial de l’éducation en Palestine, plus de huit forums au Maghreb et au Machrek, etc. Chaque Ă©vĂ©nement associĂ© a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© et organisĂ© par un comitĂ© d’initiative local. Celui-ci se rĂ©fĂšre Ă  la Charte des principes du Forum social mondial, adopte une mĂ©thodologie qui laisse une place importante aux activitĂ©s autogĂ©rĂ©es, dĂ©clare son initiative au Conseil International du FSM. Cette multiplication ouvre une perspective d’extension du processus des forums. Elle a pris une autre forme avec celle des « forums Ă©tendus » qui consiste Ă  associer Ă  un forum, par des liaisons internet, des initiatives locales dans diffĂ©rents pays. Ainsi, au moment du Forum mondial de l’éducation en Palestine, plus de quarante initiatives se sont associĂ©es aux diverses manifestations de Ramallah. Les initiatives associĂ©es du « Dakar Ă©tendu » innovera dans le processus des forums.

La prĂ©paration du FSM de Dakar s’est appuyĂ©e sur les Ă©vĂ©nements de l’annĂ©e globale d’actions 2010 et sur une sĂ©rie d’initiatives qui a cherchĂ© Ă  faire converger les mobilisations et a permis d’explorer de nouvelles pistes en matiĂšre de l’organisation et de la mĂ©thodologie des forums. Ainsi, on peut dĂ©jĂ  retenir les caravanes convergentes vers Dakar en passant par le forum des femmes Ă  Kaolack, les journĂ©es migrations et diasporas, les assemblĂ©es de convergence pour les actions, les forums associĂ©s (l’AssemblĂ©e mondiale des habitants, science et dĂ©mocratie, syndical, des autoritĂ©s locales et des autoritĂ©s locales de pĂ©riphĂ©rie, des parlementaires, de la thĂ©ologie de la libĂ©ration, etc.)

AprĂšs Dakar, un nouveau cycle du processus des forums sociaux sera engagĂ©. Le renforcement du processus des forums sociaux pourrait rejoindre les grandes mobilisations qui comme Rio+20, les mobilisations pour le G8-G20, ou d’autres en accepteraient la dĂ©marche. Elles seraient reconnues comme des Ă©vĂ©nements associĂ©s au processus des forums, renouant ainsi avec les mobilisations qui, comme Ă  Seattle en 1999, ont contribuĂ© Ă  son lancement.

Par Gustave Massiah, Nathalie PĂ©rĂ©-Marzano – Research and Information Centre for Development (CRID – France)


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Centre ville de Dakar

Le rassemblement annuel des altermondialistes a débuté, dimanche 6 février à Dakar pour le 11e Forum social mondial (FSM).

Une foule de personnalitĂ©s du monde entier y dĂ©battront durant deux jours des maniĂšres de mettre en place des alternatives Ă  un capitalisme “en crise” : les prĂ©sidents bolivien Evo Morales, vĂ©nĂ©zuĂ©lien Hugo Chavez, bĂ©ninois Boni Yayi, guinĂ©en Alpha CondĂ©, de l’Union africaine (UA) Jean Ping, l’ancien dirigeant du BrĂ©sil Luiz Inacio Lula da Silva.

Pour la France, la dirigeante du Parti socialiste, Martine Aubry, a fait le voyage, un geste tout sauf innocent en période de primaire au PS. Elle ne sera pas seule. Nombre de leaders de gauche seront du voyage, dont Pierre Laurent (PCF), Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) ou Olivier Besancenot (NPA).

Martine Aubry a promis de profiter de l’occasion pour “montrer l’Afrique qui rĂ©ussit”,selon Jean-Christophe CambadĂ©lis, secrĂ©taire national du parti Ă  l’international. Elle va surtout tenter de “rompre avec cet inconscient post-colonial français qui a conduit Ă  des discours malheureux” comme celui prononcĂ© par Nicolas Sarkozy Ă  Dakar sur “l’homme africain”, en juillet 2007.

Elle devrait surtout tenter de lever l’ambiguĂŻtĂ© nĂ©e du soutien de nombre de personnalitĂ©s socialistes à Laurent Ggagbo, qui se maintient au pouvoir en CĂŽte d’Ivoire malgrĂ© la victoire de son adversaire Alassane Ouattara.

UN FORUM MARQUÉ PAR L’ACTUALITÉ DÉMOCRATIQUE DU CONTINENT

C’est la deuxiĂšme fois en onze ans que le FSM se tient sur le continent africain. Un choix opportun au vu de l’actualitĂ© dĂ©mocratique. Le continent a connu depuis l’automne une sĂ©rie de soulĂšvements populaires en Tunisie, en Egypte, mais aussi au Yemen ou en AlgĂ©rie.

“L’Afrique illustre l’un des plus grands Ă©checs de trois dĂ©cennies des politiques nĂ©olibĂ©rales”, indique le dossier de presse du FSM. “En rĂ©action, les mouvements sociaux et les citoyens du monde se joignent aux peuples africains qui refusent de payer le prix des crises actuelles dans lesquelles ils n’ont aucune responsabilitĂ©”.

MĂȘme si le SĂ©nĂ©gal, qui accueille le sommet, est rĂ©putĂ© plus libĂ©ral que d’autres rĂ©gimes, le pouvoir d’Abdoulaye Wade, 83 ans, est Ă©galement confrontĂ© depuis des mois Ă  des manifestations rĂ©guliĂšres et souvent violentes de jeunes chĂŽmeurs.


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Elle voulait juste rendre visite ‹à sa famille. Mais pour un seul papier oubliĂ©, son sĂ©jour s’est transformĂ© ‹en calvaire : une semaine en zone d’attente, avant ‹le vol retour ‹vers la GuinĂ©e. ‹RĂ©cit d’une ‹humiliation d’État.

Je m’appelle Laurent ­Chevallier. Je suis cinĂ©aste et, durant plus de vingt ans, j’ai rĂ©alisĂ© plusieurs films en GuinĂ©e-Conakry (Djembefola, l’Enfant noir, Circus Baobab, Momo le doyen, etc.). C’est dans ce pays, en 1999, que j’ai rencontrĂ© mon Ă©pouse, Manty Chevallier-Camara, qui depuis vit en France Ă  mes cĂŽtĂ©s, loin de sa famille. Nous avions prĂ©vu d’inviter sa grande sƓur Fatoumata Camara Ă  venir passer un mois chez nous pour qu’elle soigne des problĂšmes chroniques de tension et qu’elle puisse dĂ©couvrir nos deux enfants, ses neveux.

Peine perdue, puisqu’aprĂšs une semaine passĂ©e en zone d’attente Ă  Roissy, elle vient d’ĂȘtre rĂ©embarquĂ©e dans l’avion pour Conakry. Elle n’aura donc connu de notre « beau pays » qu’un centre de rĂ©tention et deux tribunaux, celui de Bobigny et celui de la cour d’appel de Paris, avec comme unique moyen de transport des fourgonnettes de police


Que lui reprochait-on ? De s’ĂȘtre prĂ©sentĂ©e, Ă  sa descente d’avion, devant la police des frontiĂšres sans toutes les piĂšces nĂ©cessaires Ă  son entrĂ©e sur notre territoire. Certes son passeport Ă©tait parfaitement valable, tout comme son visa et son attestation d’hĂ©bergement. Mais voilĂ , il lui manquait le papier d’assurance mĂ©dicale, attestation qu’elle avait oubliĂ©e Ă  Conakry. De mĂȘme, elle n’avait pas assez d’argent sur elle. Elle aurait dĂ» prĂ©senter la somme de 870 euros (soit 29 euros fois 30 jours) et ce malgrĂ© une attestation d’hĂ©bergement de sa famille qui assurait pourtant la prendre entiĂšrement en charge.

Vingt-quatre heures aprĂšs les faits, sur les conseils de la Croix-Rouge, qui assiste les retenus, je me suis prĂ©sentĂ© le mardi 18 janvier Ă  la Zapi, la zone d’attente de l’aĂ©roport de Roissy, avec les Ă©lĂ©ments manquants : somme requise et copie de l’attestation d’assurance, pour rĂ©gler ce problĂšme et permettre Ă  Fatoumata d’ĂȘtre relĂąchĂ©e. Mais l’officier de police, malgrĂ© mon insistance, a refusĂ© catĂ©goriquement de me recevoir, l’affaire devant ĂȘtre jugĂ©e.

Jeudi 20 janvier, Fatoumata a Ă©tĂ© amenĂ©e parmi des dizaines d’étrangers au tribunal de Bobigny. On aurait pu peut-ĂȘtre trouver un juge assez comprĂ©hensif mais nous sommes tombĂ©s ce jour-lĂ  sur une prĂ©sidente, une dure parmi les durs, surnommĂ©e en off « l’avocate de la prĂ©fecture »  Pas le temps d’étudier son cas, pas le temps d’argumenter, « cas suivant ! » et ce, non-stop, de 10 heures Ă  22 heures. Durant tout ce temps, les retenus n’ont rien eu Ă  manger, juste une petite bouteille d’eau


Fatoumata, trĂšs impressionnĂ©e par un tel protocole et face Ă  l’insistance d’une prĂ©sidente pressĂ©e d’en finir, s’exprimait difficilement en français : « Vous venez faire quoi en France ? – Voir ma sƓur, son mari et ses enfants. – C’est votre aĂźnĂ©e ou votre jeune sƓur ? – Ma jeune sƓur. – Combien d’annĂ©es vous sĂ©parent ? » Silence
 « Vous ne savez pas ? » Question maintes fois rĂ©pĂ©tĂ©e
 « Elle ne sait pas ! »

Fatoumata, aprĂšs quatre jours de dĂ©tention, passablement Ă©mue et trĂšs fatiguĂ©e, multiples sautes de tension, ne savait plus prĂ©cisĂ©ment si c’est six ans ou sept ans de diffĂ©rence entre elle et ma femme. Pour la prĂ©sidente, le doute Ă©tait donc permis ! Fatoumata dit venir voir sa sƓur mais est-ce vraiment sa sƓur ? D’ailleurs est-elle rĂ©ellement guinĂ©enne ? Puisque pour cette dame de fer, le nom Camara serait uniquement un nom malien
 Ignorant (volontairement ?) qu’on trouve des Camara dans toute l’Afrique de l’Ouest et mĂȘme en France !

Conclusion de cette triste mise en scĂšne : Fatoumata a Ă©tĂ© replacĂ©e au centre de rĂ©tention, appelĂ© joliment zone d’attente, jusqu’au prochain avion
 Nous avons donc fait appel de cette dĂ©cision inique. Mais le samedi 22 janvier, devant la cour d’appel de Paris, une autre juge nous a stipulĂ© que notre appel Ă©tait irrecevable : on ne peut faire appel que sur la forme et non sur le fond
 Et peu importe que sa famille soit prĂ©sente au tribunal car, dixit ce juge, « mĂȘme si le dalaĂŻ-lama voulait accueillir Fatoumata, si elle n’est pas en rĂšgle, elle retourne chez elle
 Moi, je ne fais qu’appliquer la loi ».

La procĂ©dure ayant Ă©tĂ© respectĂ©e Ă  la lettre, rĂ©tention, jugement, il n’y avait donc plus aucune raison de ne pas rĂ©expĂ©dier ma belle-sƓur Fatoumata dans son Afrique natale. Dimanche 23 janvier, elle a donc Ă©tĂ© renvoyĂ©e Ă  Conakry, encadrĂ©e par une escorte de policiers telle une vulgaire dĂ©linquante. Les autoritĂ©s de mon « beau pays » la France prĂ©fĂ©rant ainsi lui « offrir » une semaine d’humiliation Ă  toute forme d’écoute, Ă  tout geste d’humanitĂ©.

Les associations liĂ©es Ă  ces problĂšmes d’entrĂ©e des Ă©trangers ont calculĂ© qu’une semaine comme celle vĂ©cue par Fatoumata coĂ»te Ă  l’État français, Ă  nos impĂŽts donc, environ 25 000 euros (centre de rĂ©tention, logement, nourriture, policiers, vĂ©hicules, tribunaux, personnel judiciaire, quatre billets d’avion de retour pour Fatoumata et son escorte policiĂšre, etc.). PlutĂŽt que de prendre cinq minutes pour vĂ©rifier des papiers, plutĂŽt que de laisser la parole Ă  un tĂ©moin, en l’occurrence mon Ă©pouse (elle a essayĂ©, aussitĂŽt le juge l’a fait taire) qui aurait pu aisĂ©ment prouver devant le tribunal que Fatoumata est bel et bien sa sƓur, on prĂ©fĂšre une justice express (le mot est faible !) devenue une simple chambre d’enregistrement d’une politique d’immigration de plus en plus discriminatoire. Ainsi, au fil des annĂ©es, mon « beau pays » la France a dĂ©cidĂ©, triste constat, de fermer le plus hermĂ©tiquement possible ses frontiĂšres Ă  tous les « bronzĂ©s » venus d’Afrique. Je parle des Africains mais on pourrait certainement gĂ©nĂ©raliser la question Ă  tous les pays pauvres.

Fatoumata n’a donc pas pu venir nous rendre visite en France mĂȘme si elle y possĂšde des attaches familiales, mĂȘme si c’est pour une durĂ©e d’un mois, ses papiers et son billet d’avion l’attestent, mĂȘme si ses piĂšces Ă©taient parfaitement en rĂšgle au moment du jugement, mĂȘme si elle est une mĂšre de famille avec son mari et ses cinq enfants vivant au pays et, de fait, bien dĂ©cidĂ©e Ă  retourner vivre chez elle.

Certes, l’entrĂ©e de Fatoumata l’Africaine sur notre territoire n’est pas encore interdite dans les nouveaux textes de loi mais, comme j’ai pu le constater Ă  nos dĂ©pens, elle l’est dĂ©jĂ  dans les faits
 Peut-on imaginer pire encore au « pays des peaux blanches »  (surnom de la France en GuinĂ©e) ?

Laurent Chevallier

Source : humanité.fr


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Magnifique baobab de la région de Thiés au Sénégal

Magnifique baobab de la région de Thiés au Sénégal

2011 pourrait finalement ĂȘtre l’annĂ©e du baobab, selon l’association Phytotrade, Ă  l’origine du dĂ©veloppement du marchĂ© de la pulpe de fruit au sein de l’UE.

En effet, en dĂ©pit des qualitĂ©s nutritionnelles reconnues de la pulpe de fruit de baobab, les grands fabricants de produits alimentaires ont Ă©tĂ© prudents en 2009 et la Recherche et DĂ©veloppement sur les dĂ©rivĂ©s alimentaires possibles a Ă©tĂ© limitĂ©. Il se pose aussi le problĂšme de la mise en place de rĂ©seaux de distribution efficaces afin de mĂȘme faire connaĂźtre ce superfruit.

En 2010, sur l’UE, 28 produits alimentaires et boissons Ă  base de pulpe de fruit de baobab ont Ă©tĂ© lancĂ©s dont 19 en France, 6 en Allemagne, et 1 en Finlande, aux Pays-Bas et en SuĂšde.

En Afrique du Sud, des yaourts Ă  base de pulpe ont fait leur apparition et au Japon, on a  mĂȘme vu le lancement d’un Pepsi baobab.

Et ce n’est que le dĂ©but!


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Roman Ă©ditĂ© aux Ă©ditions l’Harmattan et premier livre de Yaya Dianka.

POUR EN PARLER : Yaya Dianka, écrivain

Yaya Dianka, auteur de “un petit baobab pour vivre ensemble”

Yaya Dianka est en France depuis 1984. DiplĂŽmĂ© de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris (EHESS), il travaille dans l’enseignement catholique depuis 20 ans. Cadre Ă©ducatif il exerce aujourd’hui les fonctions de Conseiller Principal d’Education. Membre fondateur de plusieurs associations (Maison de l’Artisanat du Mantois, Association des Enfants d’Ouro-Sogui et des Yvelines
) il est Ă©galement conseiller municipal.

Il s’agit d’un rĂ©cit-arbre original qui dĂ©ploie quatre branches fondatrices sĂ©nĂ©galaises et fait pousser des feuilles-questions entre l’Afrique et la France pour imaginer des formes novatrices du vivre ensemble.

A l’heure oĂč peur et ignorance engendrent des situations de repli et de violence, Yaya Dianka montre, au fil de ses rencontres et des rĂ©flexions nourries de ses expĂ©riences concrĂštes, que des dialogues se construisent.

« Un petit baobab pour vivre ensemble » n’est pas une somme de propositions Ă  appliquer comme autant de recettes Ă  suivre Ă  la lettre. Il souhaite inviter les uns et les autres Ă  la rencontre sur la base du respect des convictions de chacun. Bien loin d’ĂȘtre moraliste, ce livre tĂ©moigne du devoir, de la nĂ©cessitĂ© des Ă©trangers et de ceux qui les ont accueillis d’ouvrir leurs intelligences pour favoriser l’avĂšnement d’un monde multiculturel nourri de projets communs.

Yaya Dianka a notamment expĂ©rimentĂ© des projets socio-Ă©conomiques dans un quartier de Mantes-la-Jolie aboutissant Ă  la crĂ©ation de la Maison de l’Artisanat du Mantois. SituĂ©e au cƓur du Centre Commercial du Val FourrĂ©, et ayant pignon sur rue, elle offre sur un bel espace de 100 m2, la possibilitĂ© Ă  des hommes et des femmes de toutes confessions, de montrer leurs savoirs-faires appris dans leur pays d’origine. La fabrication d’objets artisanaux, source de revenus licites s’intĂšgre ainsi dans la dynamique Ă©conomique locale du quartier comme du territoire et gĂ©nĂšre un fort lien social.

La mixitĂ© sociale doit ĂȘtre vĂ©cue comme une force. Il s’agit de prendre en compte la dimension culturelle autant que religieuse des communautĂ©s. La constitution de groupes interreligieux ou interculturels a dĂ©montrĂ© qu’un humanisme commun se dĂ©cĂšle dans autant d’origines et d’histoires diverses. Des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse face Ă  des problĂ©matiques comme le racisme, la violence et la paix sociale naissent par la connaissance de l’autre, en dĂ©coule respect et enrichissement mutuel.


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Des protocoles d’accords ont Ă©tĂ© signĂ©s, samedi Ă  Shanghai, entre structures sĂ©nĂ©galaises et chinoises(le karite et le baobab).

A l’exemple de l’Adpme qui a signĂ© un mĂ©morandum, d’une durĂ©e initiale de 5 ans, pour la promotion de « l’économie bilatĂ©rale et la coopĂ©ration commerciale » avec l’Institution de la province de Zhejiang chargĂ©e des petites et moyennes entreprises. Les chefs d’entreprises privĂ©es sĂ©nĂ©galaises ont aussi eu des rencontres fructueuses. C’est ainsi que Bio-essence a signĂ© un contrat de vente de produits avec une sociĂ©tĂ© chinoise exerçant dans la distribution de matiĂšres premiĂšres. « Il s’agira de leur fournir des produits comme le KaritĂ©, l’huile de boabab », a expliquĂ© Mama Khary DiĂ©mĂ©, la Directrice gĂ©nĂ©rale. Par ailleurs, en marge de la journĂ©e nationale du SĂ©nĂ©gal, cĂ©lĂ©brĂ©e samedi 24 juillet 2010, en prĂ©sence du ministre du Commerce Amadou Niang et du vice-ministre chinois du Commerce Jiang Yaoping, les dĂ©lĂ©gations ont visitĂ© les stands de pays comme la Chine, le Mali, le Ghana, le Togo, le Niger, la Gambie, la Mauritanie et celui de l’Union africaine. Elle a Ă©galement Ă©tĂ© marquĂ©e par des prestations culturelles (soirĂ©e musicale, dĂ©filĂ© de mode, danse avec le ballet national « La LinguĂšre »).

SHANGHAI-BIS : SITES TOURITIQUES DE JOAL FINIO ET POINTE SARENE

Pour l’amĂ©nagement des nouveaux sites touristiques Ă  Joal Finio, Pointe SarĂšne et de l’ile de St-Louis, entre autres, le SĂ©nĂ©gal va Ă  la recherche de partenaires, Ă  Shanghai. « La rĂ©alisation de ces objectifs permettrait au SĂ©nĂ©gal de donner un coup de fouet au secteur du tourisme », a commentĂ© M. Ibrahima Wade, le secrĂ©taire permanent de la StratĂ©gie de croissance accĂ©lĂ©rĂ©e (Sca). Selon lui, « Toutes les zones concernĂ©es ont Ă©tĂ© immatriculĂ©es et un dĂ©cret pris depuis dĂ©cembre 2009 ». Quant au Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence nationale des Ecovillages, il a rĂ©vĂ©lĂ© « la disponibilitĂ© de 15 millions de dollars venant du Fonds mondial pour l’environnement (Fem) et de l’Allemagne, pour financer le programme dont BelvĂ©dĂšre est le premier exemple ». Adama Ly signale, par ailleurs, que grĂące Ă  un partenariat avec les Chinois, les sachets plastiques biodĂ©gradables vont ĂȘtre utilisĂ©s dans les pĂ©piniĂšres de reboisement.


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BAOBAB CITY : Quand l’art, la culture et la beautĂ© se rencontrent pour une expĂ©rience inĂ©dite d’entrepreneuriat sur Internet

Investir de façon originale dans l’e-commerce, c’est le dĂ©fi auquel s’est lancĂ© Diane ASSOUMOU, jeune Gabonaise vivant en France depuis 7 ans. Son diplĂŽme en Finance et Marketing en poche, Diane vient de mettre sur piedBaobab City, un portail en direction des Africains vivant en France et plus gĂ©nĂ©ralement des amoureux de la culture et des arts africains.
Diane ASSOUMOU est accompagnĂ©e dans cette aventure par son conjoint. De la rĂ©alisation technique du site aux conseils de gestion, il est lĂ  pour soutenir l’initiative de sa compagne. CultureFemme a voulu en savoir plus sur Baobab City et sa patronne dont le leitmotiv rentre complĂštement dans notre philosophie : “Entreprendre ! CrĂ©er ! Produire !”
Baobab City est nĂ© du dĂ©sir de Diane ASSOUMOU d’ĂȘtre indĂ©pendante et de partager la culture de son continent. Mais comment concilier cet impĂ©ratif Ă©conomique (ĂȘtre Ă  la tĂȘte d’une entreprise), et le souci de partager sur l’art africain, tant il est vrai qu’en ce domaine, le Gabon est une rĂ©fĂ©rence. Les statuaires fang par exemple, la pierre de Mbigou, Diane connaĂźt, ayant baignĂ© dedans. Lui vient alors l’idĂ©e de proposer un site gĂ©nĂ©raliste multifonctions oĂč les Africains peuvent tout Ă  la fois dĂ©couvrir et partager des recettes de cuisine africaine, trouver des associations, des restaurants ou des commerces afros proches de chez eux, acheter des produits cosmĂ©tiques ethniques ou des objets d’art… en un mot, un vĂ©ritable supermarchĂ© afro sur la Toile. Sur celui-ci, l’internaute peut y trouver une large gamme de produits ethniques de qualitĂ© Ă  des prix trĂšs compĂ©titifs ; et comme le dit la fondatrice de Baobab City, “Nous essayons d’ĂȘtre les moins chers du web – mĂȘme si c’est difficile !” CĂŽtĂ© marques, on y retrouve tous les grands noms de la cosmĂ©tique ethnique, Nature’s Therapy de l’Oreal, Cantu, Softsheen Carson, Motions, Organic Root Stimulator et bien d’autres… Pour les cheveux, outre les produits soins, Baobab City propose des tissages naturels, postiches, lace front… CĂŽtĂ© Art et DĂ©co, le choix est immense entre de magnifiques masques africains, et des tableaux en pierre de Mbigou. De la lingerie fine est aussi vendue sur le site, de mĂȘme qu’une sĂ©lection de livres d’auteurs africains.
Un site multifonctions, à l’image du baobab, son emblùme
Investir au fĂ©minin n’est pas une gageure, il faut d’abord y croire, et surtout, trouver l’idĂ©e originale qui fera qu’on apporte un plus au public visĂ©. Sur ce point, Diane ASSOUMOU nous dit en quoiBaobab City est diffĂ©rent des autres sites afros : “Je pourrais parler des descriptions dĂ©taillĂ©es des produits, des prix attractifs…mais en rĂ©alitĂ©, la particularitĂ© de Baobab Cityc’est de ne pas ĂȘtre qu’un site de e-commerce parmi d’autres. Le baobab est appelĂ© en Afrique ‘arbre Ă  palabres’ : c’est l’endroit oĂč tous les membres du clan se retrouvent pour discuter des problĂšmes de la sociĂ©té ; c’est le lieu de rencontre autour duquel se tissent des liens sociaux…”
Justement, le baobab ! Il est partout sur le site, normal, c’est son logo. Mais cet arbre qui Ă©tend ses branches impressionnantes, recĂšle, tout un art de vivre, toute une philosophie qu’on retrouve dans la dĂ©marche de Diane ASSOUMOU. Du design, des couleurs chaudes appelant Ă  la convivialitĂ© aux produits proposĂ©s, Baobab Cityinnove en allant plus loin qu’un simple site de vente. Ici, en plus des produits classiques (beautĂ©, cheveu, lingerie, etc.), de nombreux services permettent aux Africains de France et leurs amis de se retrouver : comme un annuaire gratuit et convivial pour les associations, les restaurants et les commerces africains en France, des recettes de cuisine africaine que les internautes sont invitĂ©s Ă  enrichir. QualitĂ© et exigence Ă  prix compĂ©titifs alliĂ©es Ă  une interactivitĂ© pour que l’internaute soit plus qu’un simple client, une phrase qui pourrait caractĂ©riser Baobab City, et qui a sans doute Ă  voir avec le cursus universitaire de Diane ASSOUMOU (Finance et Marketing).
Diane ASSOUMOU, Fondatrice de Baobab City et sa madeleine de Proust : “Lorsque je regarde un tableau en pierre de Mbigou ou partage un repas africain avec mes amis, j’ai l’impression d’ĂȘtre Ă  l’ombre du Baobab…”
Alors, “j’investis dans
 ” ?
Comme Diane ASSOUMOU, on peut dĂ©cider de se lancer dans l’entreprenariat 2.0, mais pas n’importe comment. Il s’agit de se donner toutes les chances de rĂ©ussir, et surtout d’apporter un plus, tant la compĂ©tition est grande sur Internet. Alors, outre le fait de se baser sur le bagage qu’on a dĂ©jĂ  (cursus scolaire ou expĂ©rience salariale, associative, etc.), on peaufine au prĂ©alable son projet en s’entourant de personnes ressources (boutiques de gestion, chambres de commerce
), et de fournisseurs de premier choix. Diane l’a compris, et alors queBaobab City ambitionne de devenir une rĂ©fĂ©rence dans l’e-commerce ethnique en France, la jeune femme fourmille dĂ©jĂ  d’idĂ©es et de projets qui viendront petit Ă  petit enrichir le site et la gamme de services proposĂ©s : une librairie spĂ©cialisĂ©e ; de la musique en ligne, des services de mise en relation pour du transport groupĂ©…

 


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concours exclusivement réservé aux majeures

concours exclusivement réservé aux majeures

Le Prix Féminin «Afrologique»

AprĂšs le prix Mo’ Ibrahim rĂ©compensant le meilleur leader politique africain, qui n’a toujours pas de laurĂ©at depuis 2 ans, une cinquantaine d’esthĂštes et mĂ©cĂšnes afro ont dĂ©cidĂ© de rĂ©unir des fonds afin de consacrer la femme noire la plus authentique, lors d’un concours exceptionnel de beautĂ© qui aura lieu Ă  Adoua (Ethiopie) tous les deux ans. Il a fallu 3 ans environ pour atteindre cet objectif. Plus de 370 millions de dollars ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©unis pour organiser la premiĂšre Ă©dition du prix « Afrologique ».

Il y a prĂšs d’un siĂšcle, l’honorable MARCUS GARVEY dĂ©clara « J’apprendrai au NĂšgre Ă  reconnaĂźtre sa beauté ».Le Negro World, organe de presse de son mouvement, l’ U.N.I.A (Universal Negro Improvement Association) faisait dĂ©jĂ  la promotion de la beautĂ© noire authentique, afin de lutter contre les complexes lĂ©guĂ©s par l’esclavage et la colonisation. Toute publicitĂ© de produits Ă©claircissants, de dĂ©frisage et autres destinĂ©s Ă  Ă©loigner le NĂšgre de sa beautĂ© originelle y Ă©tait proscrite. Or, 70 ans aprĂšs le dĂ©cĂšs du plus grand visionnaire NĂšgre de tous les temps, ce sujet demeure encore d’actualitĂ©, vu l’obsession d’un grand nombre de NĂšgres et nĂ©gresses Ă  vouloir se dĂ©nĂ©grifier (syndrome de la peau sauvĂ©e oblige). Pour honorer sa mĂ©moire et aider la nĂ©graille (expression empruntĂ©e Ă  A. CĂ©saire) Ă  sortir de l’orniĂšre, Ă  partir du 4 aoĂ»t 2011, vingt sept boeings seront affrĂ©tĂ©s par diverses compagnies aĂ©riennes africaines et mis Ă  la disposition des candidates au concours sur les quatre coins du monde. La finale aura lieu le 17 aoĂ»t 2011, date marquant le 124e anniversaire de la naissance de l’honorable MARCUS GARVEY. Mais avant d’effectuer le voyage, les candidates seront d’abord soumises Ă  un test de sĂ©lection. Celles qui seront retenues se verront aussitĂŽt attribuer un billet aller/retour en classe Ă©conomique.

Voici quelques critĂšres d’éligibilitĂ© :

Coiffures autorisées :

. Tresses (tous styles confondus),

. Coupe afro,

. Boule à zéro (ou crùne rasé),

. Cheveux coupés,

. Dreadlocks,

. Chignon (sans défrisage),

. Petites boulettes,

. Cheveux naturels,

. Perruques naturelles afro


Voici quelques critÚres de recalage :

. Perruques non afro,

. DĂ©frisage,

. Tissage,

. Cheveux colorés,

. Curling,

. Waves.

. Cheveux dĂ©crĂȘpĂ©s,

. Pantalon taille basse,

. Anneaux sur le visage et la langue,

. Peau dépigmentée,

. Faux ongles,

. Faux accent (singerie),

. Produits de maquillage industriel (fond de teint, mascara, rouge à lùvres
),

. Tatouage


Ce concours est exclusivement rĂ©servĂ© aux NĂ©gresses majeures (tous teints et gabarits confondus, albinos inclus). Il est ouvert aux valides et non valides. Toutes celles qui voudraient y participer peuvent s’inscrire en laissant leurs nom, prĂ©noms, Ăąge, nationalitĂ©, lieu de rĂ©sidence et coordonnĂ©es en guise de commentaire. Elles seront contactĂ©es dĂšs le 9 dĂ©cembre 2010, afin que leur soient indiquĂ©es les coordonnĂ©es du centre de sĂ©lection le plus proche. Il n’y aura aucun frais d’inscription. Par contre, toute candidate devrait maĂźtriser sa langue maternelle ou une autre langue de son pays d’origine (crĂ©ole, lingala, bambara, swahili, yoruba, poular
) ou l’argot local pour les ressortissantes des pays oĂč l’on ne parle que des langues coloniales. La laurĂ©ate de ce concours recevra un chĂšque d’1 million $ et sĂ©journera pendant 10 jours dans les 52 Etats membres de l’Union Africaine. L’hĂ©bergement sera assurĂ© par le meilleur palace de chaque Etat. 18 groupes hĂŽteliers et 6 compagnies aĂ©riennes locales ont dĂ©jĂ  acceptĂ© de sponsoriser cet Ă©vĂ©nement singulier. Chaque Etat membre de l’U.A devrait verser 156 000 $ au ComitĂ© d’organisation. Sur 38 Etats contactĂ©s, plus de la moitiĂ© a rĂ©pondu favorablement. Il n’y aura pas de prix pour les dauphines, l’objectif Ă©tant d’inciter les candidates Ă  ĂȘtre le plus nĂšgre possible, d’autant plus que les scarifications et autres signes ethniques seront considĂ©rĂ©s comme une plus value. 22 stylistes afro ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s pour habiller les candidates. Les tenues leur seront offertes Ă  la fin du concours. Le jury sera mixte et composĂ© exclusivement des militants panafricains du monde entier (artistes, hommes de lettres, peintres, acteurs politiques et de la sociĂ©tĂ© civile, ouvriers). La date limite d’inscription est fixĂ©e au 30 novembre 2010. Au-delĂ  de cette date toute demande de candidature sera systĂ©matiquement rejetĂ©e.

Faites circuler ce message, car il est urgent que la beautĂ© originelle ressurgisse en chaque nĂšgre. Le temps de la dĂ©pigmentation et des cheveux trafiquĂ©s est rĂ©volu. Tressez vos fillettes dĂšs le berceau, afin de favoriser l’émergence d’une nouvelle race de NĂšgre dĂ©complexĂ©e. Brisez vos chaĂźnes mentales et jeter les Ă  la mer, le 17 aoĂ»t 2010, nous allons cĂ©lĂ©brer ensemble la fin de la laideur. « Negro ! Be yourself ».

Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY

Membre du comitĂ© d’organisation d’Afrologique

Conseils :

PrĂ©parez votre peau et votre corps avec le baobab et l’hibiscus dont les propriĂ©tĂ©s cosmĂ©tiques et thĂ©rapeutiques n’ont pas fini de nous surprendre.

Lisez nos articles sur le fruit du baobab “la pulpe de baobab comme cosmĂ©tique bio” et sur le bissap ” le bissap, pourquoi c’est su bon pour notre santĂ©”


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La sombre réalité des produits éclaircissants
À l’ùre oĂč la tendance est Ă  la peau dorĂ©e en toute saison ; cabines d’UV et autres techniques de bronzage ont le vent en poupe. Mais, mĂ©connu du grand public, le phĂ©nomĂšne inverse connaĂźt un essor inquiĂ©tant chez les peaux noires. Les femmes noires sont de plus en plus nombreuses Ă  user et abuser de produits Ă  vocation Ă©claircissante. Ces produits sont pour certains interdits mais pourtant en vente libre. Tous sont hautement nocifs, responsables de cancers ou de diabĂšte.

Le visage dissimulĂ©, MaĂŻmouna se confie Ă  voix basse. Ce n’est qu’au fil de l’entretien, que la jeune femme accepte finalement de se dĂ©voiler. Les marques sur son visage parlent d’elles-mĂȘmes. Marbrures et taches purulentes attestent d’un usage quotidien de produits de dĂ©pigmentation, ces quatre derniĂšres annĂ©es. Elle confie avoir toujours eu conscience des risques encourus Ă  vouloir dĂ©pigmenter son visage. « J’en ai profitĂ© maintenant je paie le prix ».

Cette tendance prend de l’ampleur en rĂ©gion parisienne. Selon un rapport de l’Agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des produits de santĂ© (AFSSAPS), 1 femme sur 5 aurait recours Ă  cette dĂ©pigmentation barbare. Une mort certaine vendue en petits pots, en toute impunitĂ©, dans les rues de Paris.

Un rĂ©seau en plein cƓur de Paris

AlarmĂ©s par la recrudescence des cas, des collectifs de dermatologues ont tirĂ© la sonnette d’alarme depuis la fin des annĂ©es 80. MalgrĂ© les lĂ©sions graves et irrĂ©versibles imputables Ă  ces produits, il est dĂ©sarmant de facilitĂ© de s’en procurer. L’Agence Française de SĂ©curitĂ© Sanitaire des Produits de SantĂ© classifie ces produits dans la catĂ©gorie cosmĂ©tique. De fait, ils Ă©chappent Ă  toute rĂ©glementation Ă©manant de l’Institut de Veille sanitaire (INVS). Ce flou administratif se traduit par une carence de rapport sur la question. Effectivement, ni les services de l’Afssaps ni ceux de la rĂ©pression des fraudes ne savent Ă  qui en rĂ©fĂ©rer.
Le Docteur Khadi Sy Bizet, dermatologue, dĂ©plore ce problĂšme de fond : « L’ordre des pharmaciens n’est pas consultĂ© quant au contenu de ces produits. La crĂ©ation d’une loi systĂ©matisant la vĂ©rification des ingrĂ©dients de tous produits, serait un premier pas vers l’éradication de ce flĂ©au qui touche la femme noire. » Ces produits dangereux bĂ©nĂ©ficient de la difficultĂ© de contrĂŽle de leur nocivitĂ©, leur circulation lĂ©gale ou pas en est facilitĂ©e.

ChĂąteau Rouge dans le 18e, ce sont bel et bien des mĂ©dicaments qui nous sont proposĂ©s. Effectivement, deux types de produits Ă©claircissants circulent sur le marchĂ©. Ceux de la premiĂšre catĂ©gorie sont dits lĂ©gaux, mais sont tout aussi agressifs. En rĂ©alitĂ©, il s’agit de mĂ©dicaments Ă  haute teneur en cortisone prescrits sous ordonnance, Habituellement utilisĂ© dans le traitement de rĂ©actions allergiques. Le plus courant restant le Diprosone, pommade prescrite en cas d’eczĂ©ma. Entre deux voitures garĂ©es, une « vendeuse », tubes en main prodigue ses conseils pour une peau belle lisse et claire. « Tu mets ça sur ton visage, trois fois par jour, bien Ă©pais, tu verras. Dans 15 jours dĂ©jĂ  tu seras moins noire »
Le second type de produits Ă©claircissants nĂ©cessite un peu plus d’insistance. Pour un rĂ©sultat plus rapide ou pour un changement plus radical, les vendeuses finissent par nous indiquer quelques adresses. Dans ces boutiques de coiffure ou de maquillage ; on trouve aisĂ©ment ces fameuses crĂšmes magiques. De type Carolight ou Clobetaderm ; ce sont ces produits qui font la hantise des dermatologues. Fortement dosĂ©s en hydroquinone, ces cosmĂ©tiques interdits font la fortune des commerçants. Pourtant, l’usage d’hydroquinone dans la fabrication cosmĂ©tique est interdit dans l’Union EuropĂ©enne depuis fĂ©vrier 2001.
Toujours Ă  Paris, dans le quartier de ChĂąteau d’Eau, l’achat en gros de ces produits n’est pas plus compliquĂ©. Les magasins de beautĂ© noire, Ă  l’instar de MGC, HT26 ou Makari, y ont pignons sur rue. Les produits Ă  base de cortisone tranquillement exposĂ©s en vitrines, les commerçants sont selon eux rarement inquiĂ©tĂ©s. Ils garantissent une fabrication mĂ©tropolitaine et des produits rĂ©volutionnaires tous Ă  base de plantes. Des crĂšmes aux plantes vertueuses fabriquĂ©es en France sont vantĂ©es par les responsables mais ce sont bien 110 000 crĂšmes Ă  base d’hydroquinone, pour une valeur de 1 million d’euros, en provenance du Congo qui ont Ă©tĂ© saisis en juillet par les services de RĂ©pression des Fraudes.

La mort en vente libre

Si les dermatologues s’insurgent, rares sont les patients qui rĂ©alisent l’ampleur du danger. Ces crĂšmes Ă  base d’hydroquinone ou de cortisones entraĂźnent des affections qui dĂ©passent bel et bien le simple cadre esthĂ©tique ou cutanĂ©. Entre idĂ©es fausses et vraies complications, le Docteur Khadi Sy Bizet, auteur du Livre de la beautĂ© noire rĂ©tablit la vĂ©ritĂ©.
Ces substances rĂ©duisent l’épaisseur de l’épiderme. Rapidement la peau est aussi fine que du papier Ă  cigarettes. Ainsi le passage de ces substances du derme vers l’organisme est facilitĂ©.
Par ailleurs, en cas de blessures ou d’opĂ©ration la cicatrisation est quasi impossible du moins beaucoup plus longue que la normale. Sans oublier le dĂ©veloppement de la pilositĂ© faciale, de l’acnĂ© ou de vergetures irrĂ©versibles. Mais le plus dramatique reste que la peau devenue si fine est ultrasensible aux rayons du soleil. Provoquant plaies, brĂ»lures et mĂȘme cancers de la peau.
Par ailleurs des Ă©tudes cliniques menĂ©es en Afrique noires dĂ©montrent le lien de causalitĂ© entre les crĂšmes Ă©claircissantes Ă  corticoĂŻdes et la propension au diabĂšte et l’hypertension chez la femme. Autre effet secondaire surprise, l’effet d’addiction. L’organisme est accoutumĂ© Ă  recevoir des doses rĂ©guliĂšres d’hormones corticoĂŻdes. Les femmes qui souhaitent se sortir de ce cercle vicieux Ă©prouvent une sensation de manque. Le Dr Khadi prĂ©conise un accompagnement mĂ©dical pour se sevrer de ces crĂšmes et sortir du schĂ©ma de la dĂ©pigmentation au plus vite et Ă  moindre mal.

Les racines d’un traumatisme post-colonial

Le phĂ©nomĂšne de femmes noires prĂȘtes Ă  se dĂ©pigmenter est des plus complexes et dĂ©passe le cadre de la mode et de l’esthĂ©tique. Quand bien mĂȘme l’objectif relĂšve de la beautĂ© ou du paraĂźtre. Les tenants et aboutissants sont de l’ordre du bien-ĂȘtre ou en l’occurrence du mal-ĂȘtre.
Selon le Docteur Migerel, psychologue spĂ©cialisĂ©e dans la psychologie des communautĂ©s noires ; ce mal prend ces racines il y des siĂšcles, Ă  l’époque de la colonisation. La dĂ©pigmentation chez les patients noirs d’un profond traumatisme post-colonial. Dans l’inconscient, le colon, et sa peau blanche restent un modĂšle de supĂ©rioritĂ©.

A l’origine de ces maux des communautĂ©s noires, un complexe d’infĂ©rioritĂ© ancrĂ© dans l’histoire du continent africain. Effectivement, le Congo est l’un des pays africain oĂč la colonisation fut particuliĂšrement rude et brutal. Et c’est aussi un pays oĂč les crĂšmes Ă©claircissantes rencontrent Ă©normĂ©ment de succĂšs chez les hommes comme chez les femmes.
Le Docteur Migerel va plus loin et Ă©voque la reprĂ©sentation chrĂ©tienne colportĂ©e par les colons. “Le christianisme a depuis une influence consĂ©quente en Afrique. La reprĂ©sentation exclusivement blanche des figures de la bible a atteint l’inconscient des peuples noirs. Ce concept est confortĂ© par le symbole des couleurs dans l’univers chrĂ©tien. L’opposition entre les tĂ©nĂšbres et les cieux, le clair et l’obscur. Concept oĂč le noir s’oppose toujours Ă  la puretĂ© du blanc.”

Les interprĂ©tations sociologiques et historiques blĂąment un poids colonial dont les candidats Ă  la dĂ©pigmentation ne se seraient pas affranchis. Il est certes plus facile d’y voir un simple effet de mode. Mais cette analyse n’est pas pour autant erronĂ©e. Directrice du Label BeautĂ© Noire , Isabelle Mananga est agacĂ©e par l’expression « crĂšme blanchissante ». Elle y voit de la coquetterie et non pas une imitation de la femme blanche. « Ces femmes, avant de vouloir Ă©claircir, veulent surtout unifier leur teint et non pas devenir blanche. » Au sein de son label ; elle lutte contre la commercialisation de crĂšmes toxiques et commercialise les cosmĂ©tiques adaptĂ©s aux problĂšmes des peaux noires. Mais elle tient Ă  remettre les pendules Ă  l’heure. « Cessons de stigmatiser ces femmes, elles sont malades. Psychologiquement et souvent physiquement. Cessons de les traiter en coupables, ce sont des victimes. Tout le monde ignore l’effet de dĂ©pendance de ces crĂšmes. Il faut plus que de la volontĂ© pour ce sortir de ce cercle vicieux. Elles ont besoin d’aide pas de jugements de valeurs »

Sortir de ce cercle vicieux. Véritable parcours du combattant. Ces femmes repenties doivent supporter le sevrage. La sensation de manque mais aussi une peau qui réagit en régressant.
Pourtant, Fenda l’a traversĂ© ce parcours. Entre sa premiĂšre application et la derniĂšre sa peau est passĂ©e par plusieurs carnations. Mais c’est surtout sa maturitĂ© qui a gravi les Ă©chelons.

source : topsantepeauxnoires.blogspot.com

Margaret François, Gaëlle Jotham & Koudiedji Sylla

Pour celles qui souhaitent arrĂȘter et retrouver leur peau naturelle je leur conseille quelques recettes maison Ă  base de plantes du pays telle que le bissap et le bouye.

Le bouye ou pain de singe: sa richesse en vitamines, minéraux, acides aminés en fait un excellent régénérant
Je vous laisse lire l’article complet sur le site “la pulpe de baobab comme cosmĂ©tique bio” :
Recette  : mĂ©langer une quantitĂ© de poudre de bouye avec un peu d’eau pour obtenir une pĂąte ni trop liquide, ni trop Ă©paisse. Enduisez votre corps, le visage aussi, et laissez pendant une quinzaine de minutes . Renouvelez l’opĂ©ration 2 ou 3 fois par semaine. Votre peau retrouvera son teint naturel, sa souplesse et sa luminositĂ©.
Le bissap lui est riche en mucilage,anthocyanes et acide de fruit .
DĂ©couvrez les intĂ©rĂȘt cosmĂ©tique du bissap sur l’article qui lui est consacrĂ© sur le site ” le bissap, pourquoi c’est si bon pour notre santĂ©”.
Recette : commencez par faire un macĂ©rĂąt bien concentrĂ©, c’est Ă  dire un jus mais sans sucre! Faite le Ă  froid en laissant tremper toute la nuit pour prĂ©server au mieux les qualitĂ©s de la plante. Ensuite dans un bol au bain marie faite fondre deux parts de beurre de karitĂ© pur, trĂšs doucement, mettez y 1 parts de bissap et mĂ©langez bien au fouet, ensuite enduisez vous le corps et le visage avec ce mĂ©lange le soir avant de vous coucher. 2 parts de karitĂ© pour 1 parts de bissap. Etant donnĂ© qu’il n’y a pas d’émulsifiant le mĂ©lange va se sĂ©parer, il vous suffit de le faire fondre Ă  nouveau. Faites de petite quantitĂ© car le beurre ne va pas aimer ĂȘtre rĂ©chauffé plusieurs fois. Vous pouvez aussi choisir une huile liquide comme l’huile de baobab dont les propriĂ©tĂ©s restructurantes sont aussi intĂ©ressantes que le karitĂ©.

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Le Khessal ou dĂ©pigmentation de la peau est devenue une mode au SĂ©nĂ©gal. De plus en plus prisĂ©s dans de larges secteurs de la population fĂ©minine, les produits censĂ©s assurer la peau claire inondent boutiques, Ă©tals, supermarchĂ©s
 Ă  des prix accessibles Ă  presque toutes les bourses. Mais Ă  cĂŽtĂ© d’une beautĂ© qui est loin d’ĂȘtre garantie, des consĂ©quences graves dĂ©coulent de l’utilisation desdits produits.

Senghor qui magnifiait la peau noire de la femme africaine dans son poùme Femme nue, femme noire doit se retourner dans sa tombe aujourd’hui. Et pour cause 


En wolof, on dit Khessal, mais en français on parle de dĂ©pigmentation. C’est l’utilisation de produits chimiques pour blanchir la peau noire. Cette pratique, qui existe depuis le temps de nos grands-mĂšres, est trĂšs rĂ©pandue de nos jours chez les femmes sĂ©nĂ©galaises et d’ailleurs. Et malgrĂ© tous les efforts que le khessal exige pour donner un rĂ©sultat «satisfaisant», et au-delĂ  du coĂ»t Ă©levĂ© des produits, bon nombre de SĂ©nĂ©galaises semblent de plus en plus dĂ©terminĂ©es Ă  changer la couleur de leur peau. Pourquoi tant d’efforts Ă  ce niveau ? Qu’est-ce qui les dĂ©range dans leur ĂȘtre ?

Des tĂ©mĂ©raires rĂ©pondront que c’est pour attirer les hommes, d’autres diront que c’est par curiositĂ©. Mais un constat s’impose : les partisans du khessal utilisent les produits en connaissance de cause.
«C’est le mimĂ©tisme qui les pousse Ă  le faire», dit le Dr. Mamadou Hann. Sans faire dans la langue de bois, le dermatologue accuse les 
 medias, uniques responsables de cette situation. Il s’explique : «Si les medias ne montrent que les femmes claires comme exemples, les filles noires finiront par ĂȘtre complexĂ©es» VoilĂ  pourquoi, la solution pour lui, c’est de «changer le modĂšle du monde».

Les composants du khessal sont multiples. La majoritĂ© des femmes qui s’y adonnent croient que le seul ingrĂ©dient facteur du blanchiment de la peau, c’est l’hydroquinone. Or, il y’en a d’autres comme le corticoĂŻde et le mercure. Mais il est important de prĂ©ciser que l’on ne trouve pas ces trois composants dans un seul et unique produit. Chaque Ă©lĂ©ment a sa propre «localité». En d’autres termes, on trouve l’hydroquinone uniquement dans le lait de corps, le corticoĂŻde dans la crĂšme et le mercure dans le savon. Et tous les trois rassemblĂ©s forment une gamme.

Pour certaines femmes, ayant peur d’ĂȘtre jugĂ©es ou indexĂ©es, l’utilisation du lait seulement fera penser qu’il ne s’agit pas du khessal et que la couleur de la peau est naturelle. Qui plus est, les consĂ©quences seront moins graves. Mais selon le Dr Hann, «les complications sont graves pour celles qui utilisent uniquement le lait». En effet, les effets nĂ©fastes de la dĂ©pigmentation sont nombreux mais diffĂšrent en fonction des types de produits utilisĂ©s.

Un petit cours de dermatologie, avec l’aide de notre dermatologue, aidera Ă  y voir plus clair pour ce qui est des consĂ©quences du Khessal.

D’abord, les corticoĂŻdes. C’est un nom gĂ©nĂ©rique de mĂ©dicaments et lorsqu’un produit de la peau contient des corticoĂŻdes, on parle de dermocorticoĂŻde (dermo = peau). C’est un mĂ©dicament qui soigne les maladies de la peau mais, indique docteur Hann : «Les femmes en ont dĂ©tournĂ© l’objectif pour en faire du khessal.» Les consĂ©quences que les dermocorticoĂŻdes provoquent sont graves : infections sur toute la peau (champignons ou mucoses), gale, infections bactĂ©riennes c’est-Ă -dire les poils de la peau qui s’infectent. Aussi, les dermocorticoĂŻdes causent des vergetures, l’amincissement de la peau, l’acnĂ© et 
 la poussĂ©e des poils (moustaches et barbes !).

Pour ce qui est de l’hydroquinone, il est aussi dangereux que les dermocorticoĂŻdes. Cet autre facteur de la dĂ©pigmentation cause ce qu’on appelle en wolof «tiĂ©ré» : il y a durcissement de la peau sur les zones exposĂ©es au soleil. En plus, l’hydroquinone noircit les ongles, d’oĂč l’impression que les femmes qui se dĂ©pigmentent font du hennĂ© sur leurs doigts. Or, c’est l’effet de l’hydroquinone qui fait cela.

Autres méfaits de ce produit, ce sont les lunettes (malformation en dessous des yeux) et les taches.
Les femmes qui se dĂ©pigmentent se grattent souvent. En effet, le mercure qui se trouve dans le savon provoque des dĂ©mangeaisons. Elles se perdent souvent lorsqu’elles font du khessal sans ĂȘtre rĂ©ellement khess ou claires au bout du compte. Parfois l’on entend mĂȘme des exclamations du genre : «Pourtant ce produit contient 2% d’hydroquinone !» Alors pourquoi la peau tarde Ă  blanchir comme elles l’auraient souhaitĂ© ? Le Dr. Mamadou Hann apporte une clarification : «C’est le dermocorticoĂŻde qui blanchit la peau, l’hydroquinone la rend simplement marron.» Par consĂ©quent, celles qui utilisent plus les crĂšmes que les laits ont plus de chance d’ĂȘtre blanches. Mais gare aux consĂ©quences ! 
 Par ailleurs, certaines rumeurs avancent que les corticoĂŻdes peuvent donner le diabĂšte, mais «cela n’a pas Ă©tĂ© prouvĂ© pour le dermocorticoĂŻde», renseigne le dermatologue.

Le Khessal n’agit pas de la mĂȘme maniĂšre et au mĂȘme rythme chez toutes les femmes car les types de peau diffĂšrent. Mais d’aprĂšs le Dr. Hann : «C’est l’entretien qui fait dĂ©faut, mais celles qui sont claires naturellement et qui se dĂ©pigmentent en mĂȘme temps ont plus de chance d’avoir un rĂ©sultat plus satisfaisant car il est difficile de rendre claire, une femme qui est noire naturellement.» En plus du mimĂ©tisme, le dermatologue ajoute autre facteur qui pousse Ă  la dĂ©pigmentation : les Ă©vĂšnements sociaux. Et souvent, «ces femmes sont exposĂ©es Ă  des brĂ»lures car elles utilisent de mauvais produits pour accĂ©lĂ©rer l’éclaircissement», renchĂ©rit-il.

Une derniĂšre intervention du dermatologue : «Le khessal, c’est comme une rose, c’est joli au dĂ©but mais aprĂšs il faut arrĂȘter.» Et c’est lĂ  que les problĂšmes commencent : comment et quand arrĂȘter ?

Prix de produits khessal

Pya 800 francs
Skin Light 1 300 francs
Vitfé 1 300 francs
Métissé 1 300 francs
Janet 2 000 francs
Edguard 2 000 francs
Larissa 2 000 francs
L’abidjanaise 2 000 francs
Miss Africa 2 000 francs
Civic 2 000 francs
Clair liss 1 300 francs
Karisen Whitening 3 750 francs
Floxia 17 700 francs
Clairissime (lait et lotion) 7 325 francs
Bioderma White 19 500 francs
Gamme ChĂąteau rouge 48 220 francs

MICRO TROTTOIR… MICRO TROTTOIR… MICRO TROTTOIR…

MaĂŻmouna, restauratrice

«Je faisais du khessal mais j’ai arrĂȘtĂ© car je me suis rendu compte que c’était vraiment mauvais pour la santĂ©. En plus, je connais de vieilles femmes qui le faisaient dans leur jeunesse et qui ont aujourd’hui la peau complĂštement dĂ©truite. Cela m’a fait peur car je ne veux pas finir comme elles. Il n’y a rien de tel que de maintenir sa peau naturelle. Le khessal, c’est juste pour une pĂ©riode, on ne peut pas le faire pendant toute la vie. En plus, si la femme est fauchĂ©e elle devient noire car elle n’a plus de quoi acheter les produits. Je leur conseille d’arrĂȘter car il n’est pas intĂ©ressant de commencer quelque chose qui ne va pas durer.»

Gilbert, Ă©tudiant

«Moi, j’abhorre le khessal. Cela me dĂ©goĂ»te car la peau est sale et une femme doit ĂȘtre propre. La peau n’est plus lisse et c’est vraiment dĂ©goĂ»tant. Je n’aime pas du tout cela.»

Solange Ndione, Ă©tudiante

«Le khessal, c’est mauvais et en plus ce n’est pas joli ; il faut que celles qui le pratiquent arrĂȘtent. Cela n’attire pas les hommes, cela les repousse car la peau devient sale. Je conseille aux femmes qui le font d’arrĂȘter.»

Babacar Ndiaye

«Certaines femmes disent qu’elles veulent plaire aux hommes en s’adonnant au khessal. Seulement, elles racontent des histoires. Moi, je ne prĂ©fĂšre pas les femmes qui se dĂ©pigmentent. En plus cĂŽtĂ© santĂ©, c’est vraiment mauvais ; plusieurs maladies peuvent surgir.»

Aissatou Fall, cadre de banque

«Je trouve que le khessal dĂ©valorise la femme. Moi, je suis noire et trĂšs fiĂšre de l’ĂȘtre. Je ne comprends pas pourquoi les femmes s’acharnent Ă  changer la couleur de leur peau alors que c’est Dieu qui a fait qu’elles soient noires. C’est grave. Normalement elles devraient en ĂȘtre fiĂšres mais, on dirait qu’elles sont complexĂ©es. Il faut qu’elles reviennent sur terre et regardent la rĂ©alitĂ© en face. C’est insensĂ© de vouloir changer la couleur de sa peau. Je crois qu’il faut faire des campagnes de sensibilisation.»

Adama Ndiaye, Mannequin

«Cela fait un an que je m’adonne au Khessal et c’est juste pour me rendre plus belle, mĂȘme si je sais qu’il y aura des consĂ©quences plus tard. Je sais que ce n’est pas bon de se dĂ©pigmenter la peau mais j’ai vu des femmes le faire, j’ai trouvĂ© cela joli, cela m’a attirĂ©e et je me suis dit pourquoi pas.»

Serigne Mor Mbaye, Psychologue

«Il y a un problĂšme de crise d’identitĂ©. Nous avons Ă©tĂ© colonisĂ©s par les blancs il y a longtemps et cette colonisation de l’esprit donne le primat de l’identitĂ© blanche sur l’identitĂ© noire. Tous les exemples sont des blancs et il y a mĂȘme certaines religions qui disent que les Blancs sont supĂ©rieurs aux Noirs. Par exemple dans des religions rĂ©vĂ©lĂ©es comme l’Islam ou le Christianisme, les personnages prĂ©sentĂ©s comme Ă©tant des prophĂštes sont tous blancs. Et cela pousse les noirs Ă  se dire qu’ils sont maudits. Dans une religion comme l’Islam, quand il y a un noir, il est souvent oubliĂ©. Je prends l’exemple de Bilal, il n’est jamais citĂ© et cela configure notre imaginaire.

Mais aujourd’hui, les modĂšles dominants se dĂ©pigmentent la peau, on le voit Ă  la tĂ©lĂ© tous les jours. Et hormis la crise d’identitĂ©, les femmes qui se dĂ©pigmentent ont un complexe d’infĂ©rioritĂ© par rapport Ă  l’élĂ©ment blanc».

Mamadou Coulibaly, Psychologue

«Le khessal est passĂ© Ă  prĂ©sent dans les mƓurs comme Ă©lĂ©ment sociologiquement admis. Les plus ardents dĂ©fenseurs de la femme y verraient certainement un droit de la femme Ă  disposer de son corps. Un droit fondamental que lui refusait la sociĂ©tĂ© en termes de normes et d’attentes.»

El Hadj Bñ, Islamologue, En-seignant à l’Ucad

«Il y a des principes cardinaux dans l’Islam. Par exemple l’homme doit protĂ©ger son corps car en le crĂ©ant, Dieu n’a rien omis ; aussi, il ne doit pas le minimiser. Mais en faisant le khessal, les femmes remettent en cause la façon dont elles ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es et elles minimisent leur personne. C’est Dieu qui a crĂ©Ă© l’ĂȘtre humain et Satan fait tout pour que l’homme change son corps. Ce dernier ne devrait pas cĂ©der Ă  la tentation. Les femmes qui font le khessal imitent tout simplement car pour elles, la peau blanche est meilleure que la peau noire. Pourtant, elles auraient pu imiter les gens diplĂŽmĂ©s, etc.
En outre, le khessal nuit Ă  la femme qui le fait mais aussi son entourage car si elle tombe enceinte, le bĂ©bĂ© pourrait en subir les consĂ©quences Ă  cause des produits chimiques. Ensuite, l’argent qui sert Ă  acheter les produits pourrait servir Ă  entretenir la famille, donc c’est du gĂąchis. En d’autres termes, le khessal gĂąche la santĂ© et l’économie de la famille. Les femmes qui le font pourraient ne plus ĂȘtre productives pour la sociĂ©tĂ© puisqu’il y en a qui ont le corps dĂ©formĂ© aprĂšs.»

source : lequotidien.sn
Pour celles qui souhaitent arrĂȘter et retrouver leur peau naturelle je leur conseille quelques recettes maison Ă  base de plantes du pays telle que le bissap et le bouye.
Le bouye ou pain de singe: sa richesse en vitamines, minéraux, acides aminés en fait un excellent régénérant
Je vous laisse lire l’article complet sur le site “la pulpe de baobab comme cosmĂ©tique bio” :
Recette  : mĂ©langer une quantitĂ© de poudre de bouye avec un peu d’eau pour obtenir une pĂąte ni trop liquide, ni trop Ă©paisse. Enduisez votre corps, le visage aussi, et laissez pendant une quinzaine de minutes . Renouvelez l’opĂ©ration 2 ou 3 fois par semaine. Votre peau retrouvera son teint naturel, sa souplesse et sa luminositĂ©.
Le bissap lui est riche en mucilage,anthocyanes et acide de fruit .
DĂ©couvrez les intĂ©rĂȘt cosmĂ©tique du bissap sur l’article qui lui est consacrĂ© sur le site ” le bissap, pourquoi c’est si bon pour notre santĂ©”.
Recette : commencez par faire un macĂ©rĂąt bien concentrĂ©, c’est Ă  dire un jus mais sans sucre! Faite le Ă  froid en laissant tremper toute la nuit pour prĂ©server au mieux les qualitĂ©s de la plante. Ensuite dans un bol au bain marie faite fondre deux parts de beurre de karitĂ© pur, trĂšs doucement, mettez y 1 parts de bissap et mĂ©langez bien au fouet, ensuite enduisez vous le corps et le visage avec ce mĂ©lange le soir avant de vous coucher. 2 parts de karitĂ© pour 1 parts de bissap. Etant donnĂ© qu’il n’y a pas d’émulsifiant le mĂ©lange va se sĂ©parer, il vous suffit de le faire fondre Ă  nouveau. Faites de petite quantitĂ© car le beurre ne va pas aimer ĂȘtre rĂ©chauffé plusieurs fois. Vous pouvez aussi choisir une huile liquide comme l’huile de baobab dont les propriĂ©tĂ©s restructurantes sont aussi intĂ©ressantes que le karitĂ©.

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CoordonnĂ© par le Cirad, le projet europĂ©en After compte valoriser des produits traditionnels africains et leur savoir-faire afin d’en faire bĂ©nĂ©ficier les consommateurs et les producteurs en Afrique et en Europe. Du gagnant-gagnant !

DĂ©velopper la qualitĂ© de produits alimentaires traditionnels africains en vue d’un meilleur accĂšs au marchĂ©, voilĂ  l’ambition du projet europĂ©en After. DĂ©marrĂ© en septembre dernier et coordonnĂ© par le Cirad, le projet mobilise des Ă©quipes interdisciplinaires de sept pays africains* et de quatre pays europĂ©ens**. L’objectif est d’acquĂ©rir des connaissances sur les produits et les savoir-faire, puis de revisiter les procĂ©dĂ©s afin d’obtenir des produits de meilleure qualitĂ© sanitaire, sensorielle et nutritionnelle. Cela en vue d’un meilleur accĂšs aux marchĂ© en Afrique et peut-ĂȘtre mĂȘme en Europe.

La dĂ©marche va concerner trois familles de produits : des aliments fermentĂ©s Ă  partir de cĂ©rĂ©ales, d’autres issus de viande et de poissons sĂ©chĂ©s et enfin des produits Ă  base d’extraits de plantes. Tous les partenaires du projet se sont rĂ©unis Ă  Cotonou, au BĂ©nin, lors du sĂ©minaire de lancement mi-octobre.

Objectifs et impacts attendus

Le premier objectif du projet est d’acquĂ©rir des connaissances sur le savoir-faire actuel, les habitudes de consommation, les technologies et les procĂ©dĂ©s associĂ©s aux produits traditionnels Ă©tudiĂ©s. After proposera ensuite une optimisation de ces procĂ©dĂ©s traditionnels dans le but d’amĂ©liorer la qualitĂ© sanitaire et nutritionnelle des produits tout en conservant ou en amĂ©liorant leurs caractĂ©ristiques organoleptiques. En parallĂšle leur accessibilitĂ© au marchĂ© sera Ă©valuĂ©e. Dans ce cadre des tests auprĂšs des consommateurs seront menĂ©s de maniĂšre Ă  dĂ©finir les critĂšres d’acceptabilitĂ© des produits. Enfin les rĂ©sultats obtenus seront testĂ©s par des entreprises alimentaires africaines (PME) impliquĂ©es dans le projet puis diffusĂ©s sous forme de lignes directrices directement exploitables par les entreprises dĂ©sireuses de se lancer dans la fabrication de ces produits.

Trois types de produits Ă  l’étude

Le projet se focalise sur quatre produits fermentĂ©s Ă  base de cĂ©rĂ©ales. ConsommĂ©s sous forme de boissons fraiches (Akpan et GowĂ©), de boulettes sĂšches (Kishk) ou de pĂąte (Kenkey). Les Ă©tapes de fermentation assurent une meilleure conservation de l’aliment et donc une meilleure sĂ»retĂ© sanitaire mais amĂ©liore aussi leur valeur nutritive. En Afrique, la fermentation est gĂ©nĂ©ralement combinĂ©e Ă  d’autres opĂ©rations telles que le maltage, la mouture ou la cuisson. Le projet After compte amĂ©liorer la maitrise de ces Ă©tapes afin d’obtenir des produits de qualitĂ© capables de satisfaire la demande des consommateurs urbains en Afrique ou en Europe.
À l’étude Ă©galement, des viandes et poissons sĂ©chĂ©s : le Kitoza, un produit malgache Ă  base de viande (appelĂ© aussi Biltong en Afrique du Sud), ainsi que deux produits Ă  base de poissons d’Afrique de l’Ouest : le Lanhouin (fermentĂ©) et le Kong (fumĂ©) Le projet After devrait dĂ©velopper de nouvelles technologies pour amĂ©liorer la qualitĂ© sanitaire et la conservation de ces produits.
DerniĂšre gamme de produits Ă  l’étude, ceux issus des fruits et lĂ©gumes. La fleur d’hibiscus rouge (Hibiscus sabdariffa L.) et le fruit du baobab (Adansonia digitata L.) sont traditionnellement utilisĂ©s pour prĂ©parer des boissons rafraichissantes. La pomme surette ou jujube (Ziziphus mauritiana Lam.) est, elle, rĂ©duite en farine pour rĂ©aliser des galettes. After s’intĂ©ressera en particulier Ă  la caractĂ©risation et Ă  la valorisation des composĂ©s bioactifs*** et Ă  leur prĂ©sence dans ces diffĂ©rents aliments.

* Bénin, Cameroun, Ghana, Egypte, Madagascar, Sénégal et Afrique du Sud.
** France, Italie, Portugal et Royaume-Uni.
*** Les composĂ©s bioactifs prĂ©sente dans certain aliments sont capables d’agir sur des fonctions physiologiques avec un bĂ©nĂ©fice potentiel pour l’organisme.

 


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Kepi Mngomezulu dans les rues de Johannesburg, sous l’objectif de Nontsikelelo Veleko. Ouverte le 6 octobre, l’exposition Africa Rising, Ă  Paris, salue la vivacitĂ©

crĂ©ative du continent. Un jeune dandy fait miroiter ses lunettes aviateur dans le soleil cru qui inonde la rue. Pas n’importe laquelle: Miriam Makeba Street, Ă  Johannesburg, du nom de l’hĂ©roĂŻne anti-apartheid. La scĂšne se tient en 2007 sous l’objectif de Nontsikelelo Veleko, photographe explorant la question du corps en milieu urbain, et plus encore celle de la mixitĂ© en Afrique du Sud, au travers de portraits façon street style d’une jeunesse exubĂ©rante et branchĂ©e. Offrant une vision rĂ©solument contemporaine de l’Afrique et de ses questionnements identitaires, cette photo fait partie de l’exposition Africa Rising, qui se tient Ă  l’occasion de la campagne Louis Vuitton rĂ©alisĂ©e sur le continent avec Ali Hewson et Bono, fondateurs de la marque Ă©thique Edun. “L’opinion publique ne se rend pas compte d’à quel point l’Afrique Ă©merge puissamment sur les plans Ă©conomique, social et culturel, notamment dans les mĂ©gapoles”, appuie la commissaire Marguerite de Sabran, directrice du dĂ©partement Afrique et OcĂ©anie chez Sotheby’s Paris. Loin d’un “afroptimisme” naĂŻf, l’expo suggĂšre ces mutations traversant les sociĂ©tĂ©s africaines, “à mi-chemin entre ruralitĂ© et urbanitĂ©, communautĂ© et individu, traditions et modernitĂ©â€. Cinq artistes ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s, en collaboration avec la Fondation Zinsou, Ă  Cotonou (BĂ©nin). Parmi eux, Seydou KeĂŻta, maĂźtre des portraitistes, comparĂ© Ă  Irving Penn par Jean Pigozzi, dont la collection a nourri l’essentiel de cette exposition, ou encore Baudouin Mouanda et ses clichĂ©s des rappeurs de Libreville, entre poses esthĂ©tisĂ©es et revendications sociales.

Lolo Veleko

Autant de regards braquĂ©s sur cette “modernitĂ© non pas importĂ©e, mais inventĂ©e”, qui s’ébauche aujourd’hui en Afrique, selon l’expression de Jean-Michel Severino et d’Olivier Ray dansLe Temps de l’Afrique (Ă©d. Odile Jacob). Jusqu’au 17 octobre, au 1, rue du Pont-Neuf, Paris (Ier).

Source : www.lexpress.fr


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