[Total : 3    Moyenne : 3.7/5]

Le mouvement Nappy fait déjà parler de lui en Europe. Voilà qu’il gagne à présent nos côtes. Cependant, ce n’est pas qu’un phénomène de mode. Bien au contraire, la coupe afro c’est l’affirmation d’une identité longuement refoulée.

Jadis considérée comme marginale, la coupe afro revient en force. Si beaucoup l’adoptent pour être à la mode, d’autres choisissent cette coupe pour affirmer leurs origines. À Maurice, le collectif Frudge’Hair a même vu le jour pour encourager les Mauriciens à laisser parler leur chevelure crépue.
Pour Anouchka Massoudy, chef de projet du collectif, il était grand temps de valoriser ceux qui avaient les cheveux frisés. « Pendant des années, les codes de la société ont fait croire à la communauté noire que pour être belle, il fallait avoir des cheveux droits. Du coup, nombre de personnes ont eu honte de leurs chevelure. C’est là qu’a débuté la grande ruée vers les salons de coiffure pour se faire défriser. Mais à présent, il y a un grand retour au naturel. D’où la naissance de notre collectif. »
Cependant, le mouvement est conscient qu’il ne pourra pas changer la mentalité du jour au lendemain. « Notre but est de redonner de l’assurance à ceux qui ont les cheveux crépus. Nous sommes là pour les encourager à assumer pleinement leur identité. Mais au final, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut. »

Nappy girl

Nappy girl

Dans ce contexte, le collectif a tenu sa première campagne de sensibilisation, samedi dernier, à l’Apocalyse Grill and Bar. « L’évènement a permis à ceux qui ont les cheveux crépus de découvrir une panoplie de produits bio qui facilitent la vie au quotidien. Les participants ont aussi bénéficié de conseils. Mais la priorité était de créer une vraie communauté nappy à Maurice. À terme, notre ambition est qu’aucun salon ne propose à ses clients de se faire défriser les cheveux. »
Entretien facile
Par ailleurs, quand on parle de nappy, il faut aussi briser un autre mythe : celui de l’entretien difficile. Ce n’est pas Annaëlle Firmin, également membre du collectif, qui dira le contraire. « J’avoue que, dans le passé, c’était assez difficile de trouver les bons produits entre Rs 60 et Rs 2 000 pour entretenir des cheveux crépus. Aujourd’hui, il existe plusieurs produits qui facilitent l’entretien d’une chevelure afro. Mais, je ne cache pas qu’il faut tout de même une dose de patience. »
Pour prouver qu’on peut être beau avec des cheveux crépus, Annaëlle va jusqu’à donner une petite astuce beauté. « Je recommande un lavage tous les trois jours. Mais il faut veiller à ce que les cheveux soient correctement hydratés pour que les boucles soient bien définies. Pour cela, les produits à base de l’huile de coco sont très efficaces. »
Et la coupe afro ne concerne pas uniquement les femmes. Les hommes s’y mettent eux aussi. à l’instar de Hermann Sophie qui a choisi d’adopter cette coupe il y a huit mois. D’emblée, il concède que ce n’est pas une coiffure très évidente à porter. « Certains membres de ma famille comprennent. D’autres, comme ma grand-mère, me disent tout le temps : ‘Hermann tay sa seve la pou to fer zoli garson.’ »
C’est un commentaire qu’il entend aussi régulièrement sur son lieu de travail. « Pour le moment, je joue un peu au chat et à la souris avec mon patron. Je suis obligé de porter une casquette pour ne pas attirer son regard. Outre les regards, cette coupe attire aussi beaucoup de commentaires désobligeants. N’empêche que j’ai fait un choix que j’assume pleinement. »
Malgré ces petites persécutions, Hermann entend bien garder sa coupe pour le meilleur et pour le pire. « Ma coupe afro est un symbole de rébellion pour rejoindre un peu la mouvance révolutionnaire des Black Panthers en 1966. Alors, qu’il pleuve ou qu’il vente, je la garderai. »
Fanio Guillaume, moins revendicateur, estime que sa coiffure afro n’est rien d’autre qu’un style naturel. « Je ne revendique rien. Je n’affirme pas non plus quoi que ce soit. Ce n’est pas une coupe rebelle ou hors-norme ; elle est naturelle, c’est ainsi qu’elle pousse et fleurit. Disons que c’est une forêt vierge », lance le jeune homme sur le ton de la plaisanterie.


[Total : 1    Moyenne : 4/5]

Être nappy en France est un phénomène en forte croissance ….

En effet, de plus en plus de femmes noires et métisses choisissent de ne plus défriser leurs cheveux, et acceptent leur texture capillaire originelle. « La Rencontre Nappy de France » est née de ce constat, en 2012.
Pendant de nombreux siècles, à rejeter sa texture capillaire par complexes et ambitions, la femme afro-caraïbeenne a aujourd’hui besoin d’être éduquée sur sa mise en beauté, par sa chevelure au naturel.
Au commencement, il était convenu d’une seule édition car cette initiative devait répondre aux besoins personnels de son organisatrice. Cependant, suite à de nombreuses sollicitations, l’expérience est relancée cette année ; ces besoins personnels tels que, rencontrer des personnes partageant cette même passion et fierté capillaire, comprendre son cheveu pour en prendre soin correctement, apprendre à apprivoiser sa masse capillaire et la coiffer, recevoir des conseils d’experts, garder sa féminité citadine, …concernent une multitude de personnes en France.
« La Rencontre Nappy de France » se veut de réunir des 4 coins de l’Hexagone, toutes les personnes intéressés par le cheveu crépu ou frise au naturel.
Ainsi, pendant une journée, un lieu est choisi où des professionnels, des passionnes, des experts, des auteurs, des bloggeuses, des jeunes et des moins jeunes, des hésitantes, des curieuses, des femmes et des hommes se côtoieront … dans une ambiance conviviale
presque familiale. Cette journée est organisée sous forme de séminaire avec une animation programmée et variée, en prises de parole pour la garantie d’un partage optimal entre tous les participants.
Cette initiative rencontre un fort succès et est très attendu, car la plupart des cliches partages laisse apparaître toujours les mêmes personnalités. Et nombreuses sont les personnes qui ont l’impression que la communauté nappy est un cercle ferme, où se distinguent un nombre restreint de divinités inaccessibles.
Cette rencontre est ouverte à tous. Elle est accessible gratuitement ; c’est une valeur ajoutée immuable. Les professionnels mobilisés sont sélectionnes et sollicites, selon des valeurs humaines. Car lors de cette journée, le bien-être des visiteurs est la priorité. Tout le
monde doit s’y sentir comme en famille, peu importe le nombre de personnes réunies.
La première édition qui attendait entre 100 et 300 personnes, a pu en réunir environ 200.
Cette nouvelle édition attend entre 300 et 500 visiteurs. Aussi, elle bénéficie d’un parrainage en la personne d’Ayden, animatrice et productrice TV.
Dès cette année, les thématiques sont entendues à l’apparence et au bien-être du corps car « être nappy, ce n’est pas que le cheveu, c’est tout un style… une personnalité… une allure ».
Cordialement,
Miguèle Serbin

Affiche de la rencontre des nappys de France, beauté noire au naturel

Affiche de la rencontre des nappys de France, beauté noire au naturel

« RENCONTRE NAPPY DE FRANCE »
2EME EDITION
Parrainée par Ayden, Animatrice et Productrice TV
DATE & HEURES
Samedi 7 Septembre 2013
De 11H à 17H
TARIF
Entrée gratuite et nominative à réserver en ligne sur :
www.weezevent.com/rencontre-nappy-de-france
PUBLIC
THEMATIQUES
Toute personne intéressée par le cheveu non défrisé,
– accompagnée ou non,
– avec des enfants ou pas.
– en provenance des 4 coins de l’Hexagone
STYLE
Un lieu, une journée … des personnes qui partagent la même passion et la même fierté de la nature originelle de leur cheveu, se réuniront dans une ambiance conviviale presque
familiale.
Cette initiative se veut une occasion d’échanges, de connexions;
le temps de passer du monde virtuel à la réalité.
Une animation variée sera programmée pour un partage optimal entre tous les participants.
+ PRODUITS CAPILLAIRES
+ DEDICACES
+ PRODUITS DE SOINS DU CORPS
+ ATELIERS
+ PETITS PLAISIRS & BIJOUX ARTISANAUX
+ RELOOKING/SHOOTING PHOTOS PIN’UP
+ SALON DE THE
LIEU & ACCES
ESPACES BUSINESS HOME
70, rue des Maraîchers – 75020 PARIS
Transports : M° 9 Maraîchers


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Vous souhaitez organiser des vacances en fonction des artistes nappy girls ?

Ceci est en effet possible. Vous pouvez réunir deux aspects importants pour réussir vos vacances: visiter des endroits merveilleux, uniques et magiques et aller au concert de votre nappy préférée. Voici une petite liste des chanteuses qui seront les protagonistes de l’été 2013. Elles vous divertiront non seulement au son de leur musique, mais vous permettront de visiter et de passer des vacances dans des endroits uniques!

Si vous êtes fan d’Anissa Bensalah, elle se produira le 24 juillet prochain à Montpellier. Vous pouvez visiter Montpellier le jour de son concert, mais surtout vous pouvez passer vos vacances à Sète, petite ville typique de la méditerranée. Vu les délais assez courts pour vous trouver une location de vacances, vous pouvez choisir en quelques clics un hotel à Sète sur ce spécialiste des voyages en ligne.

China Mose, quant à elle se produira le 3 août prochain à Saint-Tropez. Cette ville est le cœur de la jet-set et du divertissement des étés français. Vous aurez la possibilité de danser au son de la belle musique de cette chanteuse mais aussi de découvrir l’été vip français.

Solange Knowles est devenue une véritable icône du mouvement nappy, qui promeut le retour au naturel capillaire.

Solange Knowles est devenue une véritable icône du mouvement nappy, qui promeut le retour au naturel capillaire.

Solange Knowles, est une chanteuse peu connue en France. Cependant, en lisant son nom, vous vous dites que vous avez déjà entendu son nom, et bien vous avez tout à fait raison car c’est une ex membre du groupe Destiny’s Child, et elle est la petite sœur d’une grande star américaine, qui n’est autre que Beyoncé! Cette chanteuse se produira le 16 août prochain à Londres. Pour vous parisiennes, vous ne devriez pas avoir trop de difficultés car en moins de deux heures, vous serez en plein cœur de Londres grâce à l’Eurostar. Non seulement vous y découvrirez une diva en mode nappy girl, mais aussi vous pourrez en profiter pour visiter et faire du shopping dans cette ville extravagante qu’est Londres !

Nous avons parlé de la petite sœur, il est important aussi de parler de la grande sœur, qui n’a plus à démontrer son immense talent. Elle se produira au Brésil, plus précisément à Rio le 13 septembre et le 15 septembre à San Paolo. Cette année, ce pays est à l’honneur avec tous les événements qui doivent s’y dérouler, une occasion supplémentaire pour découvrir ce pays aux ressources et aux richesses uniques au monde.”

 


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

JOURNÉE COIFFURE ENFANTS. Réalisons nous que nous sommes le seul groupe ethnique qui utilisons délibérément des produits chimiques dangereux sur nous même et nos enfants?

Les enfants méritent qu’on leur accorde un peu de temps et d’effort pour éviter ces pratiques. Comment montrer à nos enfants qu’ils peuvent s’aimer tels qu’ils sont si l’image qui leur est renvoyée est faussée? Quel signal leur envoie-t-on avec la pratique du défrisage : que le cheveu crépu est moche??
Au programme
conférence débat + expo vente + défilé coiffure enfant
3 animations avec Ansylla Ramsey : “Ansylla vous répond” durant lesquelles vous lui poserez les questions qui vous tracassent pour l’entretien de la chevelure des vos enfants.
Les enfants auront la possibilité de participer à un atelier coloriage et vous pourrez immortaliser cette journée seul, accompagné ou en famille sur le stand photographie de Olivier.
11h30 à 13h30 : conférence débat avec Angèle Mbarga présidente de l’association Fibrome info France, Ansylla Ramsey, Juliette Sméralda auteure de “Peau noire cheveu crépu, histoire d’une alinéation”, et Isabelle MANANGA-OSSEY, présidente fondatrice de l’association Label Beauté Noire

Stop the Lye - 1er décembre 2012 - Journée coiffure enfant

Stop the Lye – 1er décembre 2012 – Journée coiffure enfant

14h00 à 20h00 : Expo vente – démonstrations – Atelier coloriages – Ateliers Pop-up “Ansylla vous répond”, mini défilé de coiffure pour enfants
Journée de prévention et de sensibilisation contre la pratique du défrisage des cheveux des enfants
-conférence débat (sur inscription) avec Juliette SMERALDA, Angèle MBARGA (présidente de l’association Fibrome info France), Isabelle MANANGA-OSSEY (présidente de l’association Label Beauté Noire)
-expo vente avec : Secrets cosmétiques – Zyanm – Kinanoe et Fabibine – Kenoa – African touch – Noireonaturel – Carelle Cosmétiques – Mytidousse – Coiff’tress naturelle – NAPPY PARTY et Ansylla Ramsey – traiteur – DiviNéa bijoux

-Possibilité de réserver un rdv coiffure avec coiff’tressnaturelle
-Ateliers pop-up avec Ansylla Ramsey (3 x 30 mn)
-Atelier coloriage
-Mini défilé de coiffures pour enfants


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Big chop, no-poo, shrinkage… Notre contributrice AfroMangoCie nous livre un petit dictionnaire des termes parfois surprenant utilisés par les filles aux cheveux afro pour parler coiffure (nappy).

[Express Yourself] Quand j’ai commencé à m’intéresser à toute la documentation au sujet du cheveu crépu sur internet, je me suis heurtée à quelques sigles (souvent en Anglais) à la signification un peu brumeuse pour la néophyte que j’étais: autant dire que le “nappy”, c’était de l’Aztèque ancien pour moi.

Nappy la beauté noire et métisse au naturelle

Nappy la beauté noire et métisse au naturelle

Lorsqu’on ne sait pas, on demande. J’ai demandé, j’ai cherché et la lumière fut! Voici un mini dictionnaire pour vous y retrouver si vous aussi vous nagez en eaux troubles.

Big Chop: “grande coupe” consistant à se raser la tête ou se couper tous les cheveux traités chimiquement.

HV: huile végétale

HE: huile essentielle

AS: après-shampooing.

Low poo: méthode de lavage consistant à se laver les cheveux essentiellement avec de l’AS et ponctuellement avec du shampooing.

No-poo: méthode de lavage sans shampooing “du commerce”. Les produits utilisés sont sans silicone ou des poudres ayurdéviques.

Wash and go: “se laver les cheveux et partir” – vous voyez le topo? – c’est une coiffure assez simple faite aux doigts juste après un shampooing ou juste après avoir mouillé les cheveux. Coiffure déconseillée par températures froides.

Shrinkage: c’est le rétrécissement du cheveu crépu lorsqu’il est mouillé ou exposé à l’humidité de l’air.

Blow out: Les cheveux sont détendus (pas lissés) en utilisant un sèche-cheveux.

TWA: “Tweenie Weenie Afro” (bébé afro) c’est un afro de cheveux naturels courts

Afro libre: les cheveux lâchés

Afro Puff ou Afro tiré: les cheveux coiffés remontés grâce à un bandeau ou un élastique (ou un bas de collant, oui oui!)

BAA (Big Ass Afro): les cheveux coiffés en afro volumineux

Style protecteur ou coiffure protectrice: Toute technique avec ou sans rajouts permettant de protéger les cheveux des manipulations et de la pluie, du vent, du froid, des extra-terrestres etc.

Braids : tresses à 3 brins avec ou sans rajouts.

Braids out: coiffure obtenue en détachant des braids.

Twist (ou vanille): tresse à 2 brins avec ou sans rajouts.

Twist-out: coiffure obtenue en détachant des twists.

Bantu Knot: les cheveux coiffés en petits choux de mèches roulées sur elle-mêmes.

Frohawk: c’est la coiffure de la crête iroquoise sur cheveux afros.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Foire Africaine de Paris les 14, 15 et 16 octobre 2011

Foire Africaine de Paris pulpe de baobab
La 1ère édition de la Foire Africaine de Paris ouvre ses portes les 14, 15 et 16 Octobre 2011 à la Grande Halle de la Villette. Près de 250 exposants vous attendent dans 7 univers différents : Logement, Emploi, Banque & Commerces, Téléphonie & Médias, Voyage & Tourisme, Beauté, Mode & Gastronomie, Associations & Institutions … Le tout au son et aux rythmes de la musique Africaine et de sa culture chaleureuse. Des temps forts sont attendus tout au long de ces 3 jours : défilé de mode des jeunes créateurs africains, élection de Miss Foire Africaine, séances de dédicaces de stars du foot, d’athlétisme, de cinéma… et bien d’autres choses encore ! Un salon destiné aux Africains, aux amoureux du continent, aux partenaires des pays africains… ainisi qu’aux simples curieux. Plus de 50 000 personnes y sont attendues.
Lieu : La Grande Halle de la Villette – métro Porte de la Villette.
Prix : Entrée LIBRE !

[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Forum social mondial 2011 de Dakar

Les enjeux du Forum Social Mondial à Dakar s’organisent autour de trois grandes questions : la situation mondiale et la crise ; la situation des mouvements sociaux et citoyens ; le processus des forums sociaux mondiaux.

La situation mondiale et la crise

La situation mondiale est caractérisée par la profondeur de la crise structurelle de la mondialisation capitaliste. Les quatre dimensions de la crise, sociale, géopolitique, écologique et idéologique, seront abordées à Dakar. La crise sociale sera abordée à partir notamment des inégalités, de la pauvreté, des discriminations. La crise géopolitique sera discutée à partir notamment des guerres et des conflits, de l’accès aux matières premières, de l’émergence des nouvelles puissances mondiales. La crise écologique sera présente à partir notamment du changement climatique, de l’épuisement des ressources naturelles, de l’eau, de l’accaparement des terres, de la désertification, de la biodiversité. La crise idéologique sera débattue à partir notamment des idéologies sécuritaires, de la remise en cause des libertés et de la démocratie, de la culture, de la science, de la modernité. L’hypothèse d’une crise de civilisation, très présente depuis le Forum social de Belém, sera approfondie.

L’évolution de la crise met en évidence une situation contradictoire. Les analyses portées par le mouvement altermondialiste sont acceptées et reconnues et contribuent à la crise de l’idéologie néolibérale. Les propositions issues des mouvements sont acceptées comme base de référence ; par exemple, le contrôle du secteur bancaire et financier, la suppression des paradis fiscaux et judiciaires, les taxes internationales, le concept de sécurité alimentaire, considérées il n’y a pas si longtemps comme des hérésies, sont à l’ordre du jour du G8 et du G20. Pour autant, elles ne se traduisent pas dans des politiques viables ; elles sont déviées et récupérées et se heurtent à l’arrogance des classes dominantes sûres de leur pouvoir.

La validation des hypothèses se traduit par une certaine banalisation de la parole du mouvement. Elle nécessite d’affiner les perspectives et de donner plus de place au débat stratégique, à l’articulation entre l’urgence et la durée, les résistances et la transformation en profondeur. La situation met en évidence la double nature de la crise, celle d’un emboîtement entre la crise du néolibéralisme, qui est une phase de la mondialisation capitaliste, et une crise de la mondialisation capitaliste elle-même ; une crise du système qui peut être analysée comme une crise de civilisation, celle de la civilisation occidentale qui s’est imposée au début du 15ème siècle.

Les alliances stratégiques dans cette situation doivent correspondre à une double exigence. La première exigence concerne la lutte contre la pauvreté, la misère, les inégalités, la précarité, les atteintes aux libertés dans le monde pour permettre l’amélioration des conditions de vie et l’expression des couches populaires directement frappées par les politiques économiques et sociales dominantes. La deuxième exigence met en évidence qu’un autre monde possible et nécessaire passe par la rupture avec les modes de production, de consommation et de redistribution économiques, sociaux, écologiques, avec les rapports de force géopolitiques posés ces dernières décennies et les modèles démocratiques mis en avant par l’occident.

Trois propositions émergent dans les réponses à la crise : celles du néo-conservatisme qui proposent la sauvegarde de la logique dominante et des privilèges qui lui sont attachés au prix de la restriction des libertés, de la poursuite de l’accroissement des inégalités et de l’extension des conflits et des guerres ; celle d’une refondation en profondeur du capitalisme défendue par les tenants du « Green new-deal » qui proposent une régulation mondiale, des redistributions relatives et une promotion volontariste des « économies vertes » ; celle d’une alternative radicale écologique et sociale qui corresponde à un dépassement du système actuellement dominant. L’espace du Forum social mondial regroupe tous ceux qui refusent l’option néoconservatrice et le maintien de la logique néolibérale. Il constitue un espace de discussion, vigoureux et évolutif, entre les mouvements qui se situent dans la perspective d’un « débordement » d’un « Green new-deal » et ceux qui défendent la nécessité des alternatives radicales.

La référence au contexte africain

Le Forum social mondial de Dakar mettra en avant plusieurs questions essentielles que la référence au contexte africain permettra de mieux mettre en évidence. L’accent sera mis sur la place de l’Afrique dans la situation mondiale et dans la crise. L’Afrique est un révélateur et un analyseur de la situation mondiale. L’Afrique n’est pas pauvre ; elle est appauvrie. L’Afrique n’est pas marginalisée ; elle est exploitée. Elle est indispensable à l’équilibre économique et écologique du monde par ses matières premières et ses ressources naturelles et humaines qui sont convoitées tant par les pays du Nord que par les pays émergents, avec la complicité active d’une partie des dirigeants des Etats africains.

L’accent sera aussi mis sur la décolonisation en tant que processus historique inachevé. La crise du néolibéralisme et celle de l’hégémonie des Etats-Unis inscrivent la possibilité d’une nouvelle phase de la décolonisation, ainsi que l’affaiblissement des puissances colonisatrices européennes. La représentation Nord-Sud est en train de changer ce qui n’annule pas la réalité des contradictions géopolitiques et économiques entre le Nord et le Sud.

L’accent sera mis sur les diasporas et les migrations en tant que question structurelle de la mondialisation. Cette question sera abordée à partir de la situation actuelle des migrants et de leurs droits. Elle sera inscrite dans le temps long à partir d’un retour sur la traite esclavagiste. Elle sera mise en perspective à partir du rôle grandissant, économique et culturel, des diasporas.

L’accent sera mis sur l’évolution du système international, des institutions internationales et des négociations internationales. Elle concernera particulièrement des questions qui rendent criantes les nécessités d’une régulation mondiale : les équilibres écologiques ; les migrations et les diasporas ; les conflits et les guerres.

La situation des mouvements sociaux et citoyens

La convergence des mouvements qui constitue l’espace du Forum social mondial est engagée dans des résistances sociales, écologiques et démocratiques. Les luttes sociales se prolongent dans les luttes citoyennes, pour les libertés et contre les discriminations. Les résistances sont indissociables des pratiques concrètes d’émancipation qui sont portées par les mouvements.

L’orientation stratégique des mouvements s’organise autour de l’accès aux droits pour tous, de l’égalité des droits et de l’impératif démocratique. Les mouvements sont porteurs d’un nouveau mouvement historique d’émancipation qui prolonge et renouvelle les mouvements précédents. C’est autour de la définition des droits, de leur mise en œuvre et de leur garantie que se définit une nouvelle période d’émancipation possible. Elle implique que soit revisitées les conceptions des différentes générations des droits : les droits civils et politiques formalisés par les révolutions du 18ème siècle, réaffirmés avec la Déclaration universelle des droits de l’Homme, complétés par les approches de remise en cause des totalitarismes des années 60 ; les droits des peuples portés par le mouvement de décolonisation autour du droit à l’autodétermination, du contrôle des ressources naturelles, du droit au développement et du droit à la démocratie ; les droits économiques, sociaux et culturels spécifiés dans la Déclaration universelle et précisés par le Protocole additionnel adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2000.

Une nouvelle génération de droits est en gestation ; elle correspond à l’expression de la dimension planétaire et aux droits qui se définissent dans la recherche d’un autre monde par rapport à la mondialisation dominante. De ce point de vue, deux questions seront très présentes à Dakar : les droits environnementaux dans la perspective de la préservation de la planète ; les droits des migrants et des migrations qui interpellent la place des frontières et l’organisation de l’espace mondial. Le FSM de Belém a mis en évidence l’intérêt de l’approche des mouvements dans la question écologique dans ses différentes dimensions, du climat à l’épuisement des ressources naturelles et de la biodiversité, à l’accaparement de l’eau, des terres et des matières premières. Le FSM de Dakar mettra en évidence une nouvelle approche des migrations avec la liaison entre migrations et diasporas et la Charte mondiale des migrants.

Le FSM de Dakar sera aussi un moment d’interrogation sur la décolonisation inachevée et sur l’ouverture d’une nouvelle phase de la décolonisation. C’est dans cette perspective que se situe l’évolution des rapports entre le Nord et le Sud. Certes la représentation Nord-Sud change ; du point de vue de la structuration sociale, il y a un Nord dans le Sud et un Sud dans le Nord. L’émergence de grands Etats modifie l’équilibre économique et géopolitique mondial. Elle est confortée par la montée en puissance de plus de trente Etats qui peuvent être considérés comme émergents. Pour autant, les formes de domination restent déterminantes dans l’ordre du monde ; la notion du Sud conserve une forte actualité. Le Forum social mondial met l’accent sur une question nouvelle, celle du rôle historique et stratégique des mouvements sociaux et citoyens de l’ensemble des pays émergents, par rapport à leur Etat et par rapport à la place de ces Etats dans le monde à venir. Cette question qui a déjà marqué l’espace des forums avec le rôle joué par les mouvements brésiliens et indiens, prend une importance stratégique avec l’évolution géopolitique liée à la crise.

Le Forum social mondial est l’espace de la rencontre entre les mouvements de diverses natures et des différentes régions du monde. Cette rencontre avait déjà commencé à partir des réseaux regroupant les différents mouvements nationaux. Deux évolutions s’affirment à travers le processus des forums. D’abord, les rapprochements entre les mouvements par grandes régions, leurs caractéristiques et leurs situations spécifiques. Ainsi, les mouvements en Amérique Latine, en Amérique du Nord, en Asie du Sud et notamment en Inde, en Asie du Sud-Est, au Japon, en Europe, en Russie. Le Forum social mondial de Dakar sera marqué par deux évolutions importantes. L’importance nouvelle des mouvements de la région Maghreb-Machrek a marqué l’année 2010 et la préparation de Dakar. La vigueur du mouvement social africain sera visible à Dakar, à partir des mouvements paysans, syndicaux de salariés, des femmes, des jeunes, des habitants, des migrants et des refoulés, des groupes culturels et originaires, des comités contre la pauvreté et la dette, de l’informel et de l’économie solidaire, etc. Ces mouvements sont visibles, avec leur convergence et leur diversité dans les sous-régions africaines, en Afrique du Nord, surtout le Maghreb, en Afrique de l’Ouest et centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique Australe.

Au cours du Forum social mondial de Dakar, une question très présente sera celle des débouchés politiques des mobilisations sociales et citoyennes. Elle concerne à la fois la question de l’expression politique des mouvements et des prolongements des mouvements par rapport aux institutions, à la scène politique et au gouvernement des Etats. Au niveau de l’ensemble des mouvements, la réflexion progresse sur l’importance de préciser, à travers l’invention d’une nouvelle culture politique, le rapport entre pouvoir et politique. Le processus des FSM a posé des bases de cette nouvelle culture politique (horizontalité, diversité, convergence des réseaux citoyens et des mouvements sociaux, activités autogérées, …) mais doit encore innover sur plusieurs approches de la politique et du pouvoir pour pouvoir dépasser l’ancienne culture politique qui reste largement dominante. Par ailleurs, la traduction politique des avancées des mobilisations dépend des situations. Elle se différencie suivant les niveaux de la nature des institutions et des représentations politiques : au niveau local avec la possibilité de peser sur les choix des autorités locales ; au niveau national et international avec le gouvernement des Etats, les régimes politiques et les institutions internationales ; au niveau régional et mondial avec les alliances géoéconomiques et géoculturelles et avec la construction d’une opinion politique mondiale et d’une conscience universelle.

Le processus des forums sociaux mondiaux

Après le Forum social de Belém, pendant l’année globale d’actions 2010, plus de quarante événements ont montré la vigueur du processus. Parmi eux, le forum des dix ans à Porto Alegre, le forum social des Etats-Unis, celui de Mexico et le forum des Amériques, plusieurs forums en Asie, le forum mondial de l’éducation en Palestine, plus de huit forums au Maghreb et au Machrek, etc. Chaque événement associé a été décidé et organisé par un comité d’initiative local. Celui-ci se réfère à la Charte des principes du Forum social mondial, adopte une méthodologie qui laisse une place importante aux activités autogérées, déclare son initiative au Conseil International du FSM. Cette multiplication ouvre une perspective d’extension du processus des forums. Elle a pris une autre forme avec celle des « forums étendus » qui consiste à associer à un forum, par des liaisons internet, des initiatives locales dans différents pays. Ainsi, au moment du Forum mondial de l’éducation en Palestine, plus de quarante initiatives se sont associées aux diverses manifestations de Ramallah. Les initiatives associées du « Dakar étendu » innovera dans le processus des forums.

La préparation du FSM de Dakar s’est appuyée sur les événements de l’année globale d’actions 2010 et sur une série d’initiatives qui a cherché à faire converger les mobilisations et a permis d’explorer de nouvelles pistes en matière de l’organisation et de la méthodologie des forums. Ainsi, on peut déjà retenir les caravanes convergentes vers Dakar en passant par le forum des femmes à Kaolack, les journées migrations et diasporas, les assemblées de convergence pour les actions, les forums associés (l’Assemblée mondiale des habitants, science et démocratie, syndical, des autorités locales et des autorités locales de périphérie, des parlementaires, de la théologie de la libération, etc.)

Après Dakar, un nouveau cycle du processus des forums sociaux sera engagé. Le renforcement du processus des forums sociaux pourrait rejoindre les grandes mobilisations qui comme Rio+20, les mobilisations pour le G8-G20, ou d’autres en accepteraient la démarche. Elles seraient reconnues comme des événements associés au processus des forums, renouant ainsi avec les mobilisations qui, comme à Seattle en 1999, ont contribué à son lancement.

Par Gustave Massiah, Nathalie Péré-Marzano – Research and Information Centre for Development (CRID – France)


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Centre ville de Dakar

Le rassemblement annuel des altermondialistes a débuté, dimanche 6 février à Dakar pour le 11e Forum social mondial (FSM).

Une foule de personnalités du monde entier y débattront durant deux jours des manières de mettre en place des alternatives à un capitalisme “en crise” : les présidents bolivien Evo Morales, vénézuélien Hugo Chavez, béninois Boni Yayi, guinéen Alpha Condé, de l’Union africaine (UA) Jean Ping, l’ancien dirigeant du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva.

Pour la France, la dirigeante du Parti socialiste, Martine Aubry, a fait le voyage, un geste tout sauf innocent en période de primaire au PS. Elle ne sera pas seule. Nombre de leaders de gauche seront du voyage, dont Pierre Laurent (PCF), Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) ou Olivier Besancenot (NPA).

Martine Aubry a promis de profiter de l’occasion pour “montrer l’Afrique qui réussit”,selon Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du parti à l’international. Elle va surtout tenter de “rompre avec cet inconscient post-colonial français qui a conduit à des discours malheureux” comme celui prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar sur “l’homme africain”, en juillet 2007.

Elle devrait surtout tenter de lever l’ambiguïté née du soutien de nombre de personnalités socialistes à Laurent Ggagbo, qui se maintient au pouvoir en Côte d’Ivoire malgré la victoire de son adversaire Alassane Ouattara.

UN FORUM MARQUÉ PAR L’ACTUALITÉ DÉMOCRATIQUE DU CONTINENT

C’est la deuxième fois en onze ans que le FSM se tient sur le continent africain. Un choix opportun au vu de l’actualité démocratique. Le continent a connu depuis l’automne une série de soulèvements populaires en Tunisie, en Egypte, mais aussi au Yemen ou en Algérie.

“L’Afrique illustre l’un des plus grands échecs de trois décennies des politiques néolibérales”, indique le dossier de presse du FSM. “En réaction, les mouvements sociaux et les citoyens du monde se joignent aux peuples africains qui refusent de payer le prix des crises actuelles dans lesquelles ils n’ont aucune responsabilité”.

Même si le Sénégal, qui accueille le sommet, est réputé plus libéral que d’autres régimes, le pouvoir d’Abdoulaye Wade, 83 ans, est également confronté depuis des mois à des manifestations régulières et souvent violentes de jeunes chômeurs.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Elle voulait juste rendre visite 
à sa famille. Mais pour un seul papier oublié, son séjour s’est transformé 
en calvaire : une semaine en zone d’attente, avant 
le vol retour 
vers la Guinée. 
Récit d’une 
humiliation d’État.

Je m’appelle Laurent ­Chevallier. Je suis cinéaste et, durant plus de vingt ans, j’ai réalisé plusieurs films en Guinée-Conakry (Djembefola, l’Enfant noir, Circus Baobab, Momo le doyen, etc.). C’est dans ce pays, en 1999, que j’ai rencontré mon épouse, Manty Chevallier-Camara, qui depuis vit en France à mes côtés, loin de sa famille. Nous avions prévu d’inviter sa grande sœur Fatoumata Camara à venir passer un mois chez nous pour qu’elle soigne des problèmes chroniques de tension et qu’elle puisse découvrir nos deux enfants, ses neveux.

Peine perdue, puisqu’après une semaine passée en zone d’attente à Roissy, elle vient d’être réembarquée dans l’avion pour Conakry. Elle n’aura donc connu de notre « beau pays » qu’un centre de rétention et deux tribunaux, celui de Bobigny et celui de la cour d’appel de Paris, avec comme unique moyen de transport des fourgonnettes de police…

Que lui reprochait-on ? De s’être présentée, à sa descente d’avion, devant la police des frontières sans toutes les pièces nécessaires à son entrée sur notre territoire. Certes son passeport était parfaitement valable, tout comme son visa et son attestation d’hébergement. Mais voilà, il lui manquait le papier d’assurance médicale, attestation qu’elle avait oubliée à Conakry. De même, elle n’avait pas assez d’argent sur elle. Elle aurait dû présenter la somme de 870 euros (soit 29 euros fois 30 jours) et ce malgré une attestation d’hébergement de sa famille qui assurait pourtant la prendre entièrement en charge.

Vingt-quatre heures après les faits, sur les conseils de la Croix-Rouge, qui assiste les retenus, je me suis présenté le mardi 18 janvier à la Zapi, la zone d’attente de l’aéroport de Roissy, avec les éléments manquants : somme requise et copie de l’attestation d’assurance, pour régler ce problème et permettre à Fatoumata d’être relâchée. Mais l’officier de police, malgré mon insistance, a refusé catégoriquement de me recevoir, l’affaire devant être jugée.

Jeudi 20 janvier, Fatoumata a été amenée parmi des dizaines d’étrangers au tribunal de Bobigny. On aurait pu peut-être trouver un juge assez compréhensif mais nous sommes tombés ce jour-là sur une présidente, une dure parmi les durs, surnommée en off « l’avocate de la préfecture »… Pas le temps d’étudier son cas, pas le temps d’argumenter, « cas suivant ! » et ce, non-stop, de 10 heures à 22 heures. Durant tout ce temps, les retenus n’ont rien eu à manger, juste une petite bouteille d’eau…

Fatoumata, très impressionnée par un tel protocole et face à l’insistance d’une présidente pressée d’en finir, s’exprimait difficilement en français : « Vous venez faire quoi en France ? – Voir ma sœur, son mari et ses enfants. – C’est votre aînée ou votre jeune sœur ? – Ma jeune sœur. – Combien d’années vous séparent ? » Silence… « Vous ne savez pas ? » Question maintes fois répétée… « Elle ne sait pas ! »

Fatoumata, après quatre jours de détention, passablement émue et très fatiguée, multiples sautes de tension, ne savait plus précisément si c’est six ans ou sept ans de différence entre elle et ma femme. Pour la présidente, le doute était donc permis ! Fatoumata dit venir voir sa sœur mais est-ce vraiment sa sœur ? D’ailleurs est-elle réellement guinéenne ? Puisque pour cette dame de fer, le nom Camara serait uniquement un nom malien… Ignorant (volontairement ?) qu’on trouve des Camara dans toute l’Afrique de l’Ouest et même en France !

Conclusion de cette triste mise en scène : Fatoumata a été replacée au centre de rétention, appelé joliment zone d’attente, jusqu’au prochain avion… Nous avons donc fait appel de cette décision inique. Mais le samedi 22 janvier, devant la cour d’appel de Paris, une autre juge nous a stipulé que notre appel était irrecevable : on ne peut faire appel que sur la forme et non sur le fond… Et peu importe que sa famille soit présente au tribunal car, dixit ce juge, « même si le dalaï-lama voulait accueillir Fatoumata, si elle n’est pas en règle, elle retourne chez elle… Moi, je ne fais qu’appliquer la loi ».

La procédure ayant été respectée à la lettre, rétention, jugement, il n’y avait donc plus aucune raison de ne pas réexpédier ma belle-sœur Fatoumata dans son Afrique natale. Dimanche 23 janvier, elle a donc été renvoyée à Conakry, encadrée par une escorte de policiers telle une vulgaire délinquante. Les autorités de mon « beau pays » la France préférant ainsi lui « offrir » une semaine d’humiliation à toute forme d’écoute, à tout geste d’humanité.

Les associations liées à ces problèmes d’entrée des étrangers ont calculé qu’une semaine comme celle vécue par Fatoumata coûte à l’État français, à nos impôts donc, environ 25 000 euros (centre de rétention, logement, nourriture, policiers, véhicules, tribunaux, personnel judiciaire, quatre billets d’avion de retour pour Fatoumata et son escorte policière, etc.). Plutôt que de prendre cinq minutes pour vérifier des papiers, plutôt que de laisser la parole à un témoin, en l’occurrence mon épouse (elle a essayé, aussitôt le juge l’a fait taire) qui aurait pu aisément prouver devant le tribunal que Fatoumata est bel et bien sa sœur, on préfère une justice express (le mot est faible !) devenue une simple chambre d’enregistrement d’une politique d’immigration de plus en plus discriminatoire. Ainsi, au fil des années, mon « beau pays » la France a décidé, triste constat, de fermer le plus hermétiquement possible ses frontières à tous les « bronzés » venus d’Afrique. Je parle des Africains mais on pourrait certainement généraliser la question à tous les pays pauvres.

Fatoumata n’a donc pas pu venir nous rendre visite en France même si elle y possède des attaches familiales, même si c’est pour une durée d’un mois, ses papiers et son billet d’avion l’attestent, même si ses pièces étaient parfaitement en règle au moment du jugement, même si elle est une mère de famille avec son mari et ses cinq enfants vivant au pays et, de fait, bien décidée à retourner vivre chez elle.

Certes, l’entrée de Fatoumata l’Africaine sur notre territoire n’est pas encore interdite dans les nouveaux textes de loi mais, comme j’ai pu le constater à nos dépens, elle l’est déjà dans les faits… Peut-on imaginer pire encore au « pays des peaux blanches »  (surnom de la France en Guinée) ?

Laurent Chevallier

Source : humanité.fr


[Total : 0    Moyenne : 0/5]
Magnifique baobab de la région de Thiés au Sénégal

Magnifique baobab de la région de Thiés au Sénégal

2011 pourrait finalement être l’année du baobab, selon l’association Phytotrade, à l’origine du développement du marché de la pulpe de fruit au sein de l’UE.

En effet, en dépit des qualités nutritionnelles reconnues de la pulpe de fruit de baobab, les grands fabricants de produits alimentaires ont été prudents en 2009 et la Recherche et Développement sur les dérivés alimentaires possibles a été limité. Il se pose aussi le problème de la mise en place de réseaux de distribution efficaces afin de même faire connaître ce superfruit.

En 2010, sur l’UE, 28 produits alimentaires et boissons à base de pulpe de fruit de baobab ont été lancés dont 19 en France, 6 en Allemagne, et 1 en Finlande, aux Pays-Bas et en Suède.

En Afrique du Sud, des yaourts à base de pulpe ont fait leur apparition et au Japon, on a  même vu le lancement d’un Pepsi baobab.

Et ce n’est que le début!


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Roman édité aux éditions l’Harmattan et premier livre de Yaya Dianka.

POUR EN PARLER : Yaya Dianka, écrivain

Yaya Dianka, auteur de “un petit baobab pour vivre ensemble”

Yaya Dianka est en France depuis 1984. Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris (EHESS), il travaille dans l’enseignement catholique depuis 20 ans. Cadre éducatif il exerce aujourd’hui les fonctions de Conseiller Principal d’Education. Membre fondateur de plusieurs associations (Maison de l’Artisanat du Mantois, Association des Enfants d’Ouro-Sogui et des Yvelines…) il est également conseiller municipal.

Il s’agit d’un récit-arbre original qui déploie quatre branches fondatrices sénégalaises et fait pousser des feuilles-questions entre l’Afrique et la France pour imaginer des formes novatrices du vivre ensemble.

A l’heure où peur et ignorance engendrent des situations de repli et de violence, Yaya Dianka montre, au fil de ses rencontres et des réflexions nourries de ses expériences concrètes, que des dialogues se construisent.

« Un petit baobab pour vivre ensemble » n’est pas une somme de propositions à appliquer comme autant de recettes à suivre à la lettre. Il souhaite inviter les uns et les autres à la rencontre sur la base du respect des convictions de chacun. Bien loin d’être moraliste, ce livre témoigne du devoir, de la nécessité des étrangers et de ceux qui les ont accueillis d’ouvrir leurs intelligences pour favoriser l’avènement d’un monde multiculturel nourri de projets communs.

Yaya Dianka a notamment expérimenté des projets socio-économiques dans un quartier de Mantes-la-Jolie aboutissant à la création de la Maison de l’Artisanat du Mantois. Située au cœur du Centre Commercial du Val Fourré, et ayant pignon sur rue, elle offre sur un bel espace de 100 m2, la possibilité à des hommes et des femmes de toutes confessions, de montrer leurs savoirs-faires appris dans leur pays d’origine. La fabrication d’objets artisanaux, source de revenus licites s’intègre ainsi dans la dynamique économique locale du quartier comme du territoire et génère un fort lien social.

La mixité sociale doit être vécue comme une force. Il s’agit de prendre en compte la dimension culturelle autant que religieuse des communautés. La constitution de groupes interreligieux ou interculturels a démontré qu’un humanisme commun se décèle dans autant d’origines et d’histoires diverses. Des éléments de réponse face à des problématiques comme le racisme, la violence et la paix sociale naissent par la connaissance de l’autre, en découle respect et enrichissement mutuel.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Des protocoles d’accords ont été signés, samedi à Shanghai, entre structures sénégalaises et chinoises(le karite et le baobab).

A l’exemple de l’Adpme qui a signé un mémorandum, d’une durée initiale de 5 ans, pour la promotion de « l’économie bilatérale et la coopération commerciale » avec l’Institution de la province de Zhejiang chargée des petites et moyennes entreprises. Les chefs d’entreprises privées sénégalaises ont aussi eu des rencontres fructueuses. C’est ainsi que Bio-essence a signé un contrat de vente de produits avec une société chinoise exerçant dans la distribution de matières premières. « Il s’agira de leur fournir des produits comme le Karité, l’huile de boabab », a expliqué Mama Khary Diémé, la Directrice générale. Par ailleurs, en marge de la journée nationale du Sénégal, célébrée samedi 24 juillet 2010, en présence du ministre du Commerce Amadou Niang et du vice-ministre chinois du Commerce Jiang Yaoping, les délégations ont visité les stands de pays comme la Chine, le Mali, le Ghana, le Togo, le Niger, la Gambie, la Mauritanie et celui de l’Union africaine. Elle a également été marquée par des prestations culturelles (soirée musicale, défilé de mode, danse avec le ballet national « La Linguère »).

SHANGHAI-BIS : SITES TOURITIQUES DE JOAL FINIO ET POINTE SARENE

Pour l’aménagement des nouveaux sites touristiques à Joal Finio, Pointe Sarène et de l’ile de St-Louis, entre autres, le Sénégal va à la recherche de partenaires, à Shanghai. « La réalisation de ces objectifs permettrait au Sénégal de donner un coup de fouet au secteur du tourisme », a commenté M. Ibrahima Wade, le secrétaire permanent de la Stratégie de croissance accélérée (Sca). Selon lui, « Toutes les zones concernées ont été immatriculées et un décret pris depuis décembre 2009 ». Quant au Directeur général de l’Agence nationale des Ecovillages, il a révélé « la disponibilité de 15 millions de dollars venant du Fonds mondial pour l’environnement (Fem) et de l’Allemagne, pour financer le programme dont Belvédère est le premier exemple ». Adama Ly signale, par ailleurs, que grâce à un partenariat avec les Chinois, les sachets plastiques biodégradables vont être utilisés dans les pépinières de reboisement.


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

BAOBAB CITY : Quand l’art, la culture et la beauté se rencontrent pour une expérience inédite d’entrepreneuriat sur Internet

Investir de façon originale dans l’e-commerce, c’est le défi auquel s’est lancé Diane ASSOUMOU, jeune Gabonaise vivant en France depuis 7 ans. Son diplôme en Finance et Marketing en poche, Diane vient de mettre sur piedBaobab City, un portail en direction des Africains vivant en France et plus généralement des amoureux de la culture et des arts africains.
Diane ASSOUMOU est accompagnée dans cette aventure par son conjoint. De la réalisation technique du site aux conseils de gestion, il est là pour soutenir l’initiative de sa compagne. CultureFemme a voulu en savoir plus sur Baobab City et sa patronne dont le leitmotiv rentre complètement dans notre philosophie : “Entreprendre ! Créer ! Produire !”
Baobab City est né du désir de Diane ASSOUMOU d’être indépendante et de partager la culture de son continent. Mais comment concilier cet impératif économique (être à la tête d’une entreprise), et le souci de partager sur l’art africain, tant il est vrai qu’en ce domaine, le Gabon est une référence. Les statuaires fang par exemple, la pierre de Mbigou, Diane connaît, ayant baigné dedans. Lui vient alors l’idée de proposer un site généraliste multifonctions où les Africains peuvent tout à la fois découvrir et partager des recettes de cuisine africaine, trouver des associations, des restaurants ou des commerces afros proches de chez eux, acheter des produits cosmétiques ethniques ou des objets d’art… en un mot, un véritable supermarché afro sur la Toile. Sur celui-ci, l’internaute peut y trouver une large gamme de produits ethniques de qualité à des prix très compétitifs ; et comme le dit la fondatrice de Baobab City, “Nous essayons d’être les moins chers du web – même si c’est difficile !” Côté marques, on y retrouve tous les grands noms de la cosmétique ethnique, Nature’s Therapy de l’Oreal, Cantu, Softsheen Carson, Motions, Organic Root Stimulator et bien d’autres… Pour les cheveux, outre les produits soins, Baobab City propose des tissages naturels, postiches, lace front… Côté Art et Déco, le choix est immense entre de magnifiques masques africains, et des tableaux en pierre de Mbigou. De la lingerie fine est aussi vendue sur le site, de même qu’une sélection de livres d’auteurs africains.
Un site multifonctions, à l’image du baobab, son emblème
Investir au féminin n’est pas une gageure, il faut d’abord y croire, et surtout, trouver l’idée originale qui fera qu’on apporte un plus au public visé. Sur ce point, Diane ASSOUMOU nous dit en quoiBaobab City est différent des autres sites afros : “Je pourrais parler des descriptions détaillées des produits, des prix attractifs…mais en réalité, la particularité de Baobab Cityc’est de ne pas être qu’un site de e-commerce parmi d’autres. Le baobab est appelé en Afrique ‘arbre à palabres’ : c’est l’endroit où tous les membres du clan se retrouvent pour discuter des problèmes de la société ; c’est le lieu de rencontre autour duquel se tissent des liens sociaux…”
Justement, le baobab ! Il est partout sur le site, normal, c’est son logo. Mais cet arbre qui étend ses branches impressionnantes, recèle, tout un art de vivre, toute une philosophie qu’on retrouve dans la démarche de Diane ASSOUMOU. Du design, des couleurs chaudes appelant à la convivialité aux produits proposés, Baobab Cityinnove en allant plus loin qu’un simple site de vente. Ici, en plus des produits classiques (beauté, cheveu, lingerie, etc.), de nombreux services permettent aux Africains de France et leurs amis de se retrouver : comme un annuaire gratuit et convivial pour les associations, les restaurants et les commerces africains en France, des recettes de cuisine africaine que les internautes sont invités à enrichir. Qualité et exigence à prix compétitifs alliées à une interactivité pour que l’internaute soit plus qu’un simple client, une phrase qui pourrait caractériser Baobab City, et qui a sans doute à voir avec le cursus universitaire de Diane ASSOUMOU (Finance et Marketing).
Diane ASSOUMOU, Fondatrice de Baobab City et sa madeleine de Proust : “Lorsque je regarde un tableau en pierre de Mbigou ou partage un repas africain avec mes amis, j’ai l’impression d’être à l’ombre du Baobab…”
Alors, “j’investis dans… ” ?
Comme Diane ASSOUMOU, on peut décider de se lancer dans l’entreprenariat 2.0, mais pas n’importe comment. Il s’agit de se donner toutes les chances de réussir, et surtout d’apporter un plus, tant la compétition est grande sur Internet. Alors, outre le fait de se baser sur le bagage qu’on a déjà (cursus scolaire ou expérience salariale, associative, etc.), on peaufine au préalable son projet en s’entourant de personnes ressources (boutiques de gestion, chambres de commerce…), et de fournisseurs de premier choix. Diane l’a compris, et alors queBaobab City ambitionne de devenir une référence dans l’e-commerce ethnique en France, la jeune femme fourmille déjà d’idées et de projets qui viendront petit à petit enrichir le site et la gamme de services proposés : une librairie spécialisée ; de la musique en ligne, des services de mise en relation pour du transport groupé…

 


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

 

concours exclusivement réservé aux majeures

concours exclusivement réservé aux majeures

Le Prix Féminin «Afrologique»

Après le prix Mo’ Ibrahim récompensant le meilleur leader politique africain, qui n’a toujours pas de lauréat depuis 2 ans, une cinquantaine d’esthètes et mécènes afro ont décidé de réunir des fonds afin de consacrer la femme noire la plus authentique, lors d’un concours exceptionnel de beauté qui aura lieu à Adoua (Ethiopie) tous les deux ans. Il a fallu 3 ans environ pour atteindre cet objectif. Plus de 370 millions de dollars ont déjà été réunis pour organiser la première édition du prix « Afrologique ».

Il y a près d’un siècle, l’honorable MARCUS GARVEY déclara « J’apprendrai au Nègre à reconnaître sa beauté ».Le Negro World, organe de presse de son mouvement, l’ U.N.I.A (Universal Negro Improvement Association) faisait déjà la promotion de la beauté noire authentique, afin de lutter contre les complexes légués par l’esclavage et la colonisation. Toute publicité de produits éclaircissants, de défrisage et autres destinés à éloigner le Nègre de sa beauté originelle y était proscrite. Or, 70 ans après le décès du plus grand visionnaire Nègre de tous les temps, ce sujet demeure encore d’actualité, vu l’obsession d’un grand nombre de Nègres et négresses à vouloir se dénégrifier (syndrome de la peau sauvée oblige). Pour honorer sa mémoire et aider la négraille (expression empruntée à A. Césaire) à sortir de l’ornière, à partir du 4 août 2011, vingt sept boeings seront affrétés par diverses compagnies aériennes africaines et mis à la disposition des candidates au concours sur les quatre coins du monde. La finale aura lieu le 17 août 2011, date marquant le 124e anniversaire de la naissance de l’honorable MARCUS GARVEY. Mais avant d’effectuer le voyage, les candidates seront d’abord soumises à un test de sélection. Celles qui seront retenues se verront aussitôt attribuer un billet aller/retour en classe économique.

Voici quelques critères d’éligibilité :

Coiffures autorisées :

. Tresses (tous styles confondus),

. Coupe afro,

. Boule à zéro (ou crâne rasé),

. Cheveux coupés,

. Dreadlocks,

. Chignon (sans défrisage),

. Petites boulettes,

. Cheveux naturels,

. Perruques naturelles afro…

Voici quelques critères de recalage :

. Perruques non afro,

. Défrisage,

. Tissage,

. Cheveux colorés,

. Curling,

. Waves.

. Cheveux décrêpés,

. Pantalon taille basse,

. Anneaux sur le visage et la langue,

. Peau dépigmentée,

. Faux ongles,

. Faux accent (singerie),

. Produits de maquillage industriel (fond de teint, mascara, rouge à lèvres…),

. Tatouage…

Ce concours est exclusivement réservé aux Négresses majeures (tous teints et gabarits confondus, albinos inclus). Il est ouvert aux valides et non valides. Toutes celles qui voudraient y participer peuvent s’inscrire en laissant leurs nom, prénoms, âge, nationalité, lieu de résidence et coordonnées en guise de commentaire. Elles seront contactées dès le 9 décembre 2010, afin que leur soient indiquées les coordonnées du centre de sélection le plus proche. Il n’y aura aucun frais d’inscription. Par contre, toute candidate devrait maîtriser sa langue maternelle ou une autre langue de son pays d’origine (créole, lingala, bambara, swahili, yoruba, poular…) ou l’argot local pour les ressortissantes des pays où l’on ne parle que des langues coloniales. La lauréate de ce concours recevra un chèque d’1 million $ et séjournera pendant 10 jours dans les 52 Etats membres de l’Union Africaine. L’hébergement sera assuré par le meilleur palace de chaque Etat. 18 groupes hôteliers et 6 compagnies aériennes locales ont déjà accepté de sponsoriser cet événement singulier. Chaque Etat membre de l’U.A devrait verser 156 000 $ au Comité d’organisation. Sur 38 Etats contactés, plus de la moitié a répondu favorablement. Il n’y aura pas de prix pour les dauphines, l’objectif étant d’inciter les candidates à être le plus nègre possible, d’autant plus que les scarifications et autres signes ethniques seront considérés comme une plus value. 22 stylistes afro ont déjà été sélectionnés pour habiller les candidates. Les tenues leur seront offertes à la fin du concours. Le jury sera mixte et composé exclusivement des militants panafricains du monde entier (artistes, hommes de lettres, peintres, acteurs politiques et de la société civile, ouvriers). La date limite d’inscription est fixée au 30 novembre 2010. Au-delà de cette date toute demande de candidature sera systématiquement rejetée.

Faites circuler ce message, car il est urgent que la beauté originelle ressurgisse en chaque nègre. Le temps de la dépigmentation et des cheveux trafiqués est révolu. Tressez vos fillettes dès le berceau, afin de favoriser l’émergence d’une nouvelle race de Nègre décomplexée. Brisez vos chaînes mentales et jeter les à la mer, le 17 août 2010, nous allons célébrer ensemble la fin de la laideur. « Negro ! Be yourself ».

Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY

Membre du comité d’organisation d’Afrologique

Conseils :

Préparez votre peau et votre corps avec le baobab et l’hibiscus dont les propriétés cosmétiques et thérapeutiques n’ont pas fini de nous surprendre.

Lisez nos articles sur le fruit du baobab “la pulpe de baobab comme cosmétique bio” et sur le bissap ” le bissap, pourquoi c’est su bon pour notre santé”


[Total : 1    Moyenne : 1/5]

La sombre réalité des produits éclaircissants
À l’ère où la tendance est à la peau dorée en toute saison ; cabines d’UV et autres techniques de bronzage ont le vent en poupe. Mais, méconnu du grand public, le phénomène inverse connaît un essor inquiétant chez les peaux noires. Les femmes noires sont de plus en plus nombreuses à user et abuser de produits à vocation éclaircissante. Ces produits sont pour certains interdits mais pourtant en vente libre. Tous sont hautement nocifs, responsables de cancers ou de diabète.

Le visage dissimulé, Maïmouna se confie à voix basse. Ce n’est qu’au fil de l’entretien, que la jeune femme accepte finalement de se dévoiler. Les marques sur son visage parlent d’elles-mêmes. Marbrures et taches purulentes attestent d’un usage quotidien de produits de dépigmentation, ces quatre dernières années. Elle confie avoir toujours eu conscience des risques encourus à vouloir dépigmenter son visage. « J’en ai profité maintenant je paie le prix ».

Cette tendance prend de l’ampleur en région parisienne. Selon un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), 1 femme sur 5 aurait recours à cette dépigmentation barbare. Une mort certaine vendue en petits pots, en toute impunité, dans les rues de Paris.

Un réseau en plein cœur de Paris

Alarmés par la recrudescence des cas, des collectifs de dermatologues ont tiré la sonnette d’alarme depuis la fin des années 80. Malgré les lésions graves et irréversibles imputables à ces produits, il est désarmant de facilité de s’en procurer. L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé classifie ces produits dans la catégorie cosmétique. De fait, ils échappent à toute réglementation émanant de l’Institut de Veille sanitaire (INVS). Ce flou administratif se traduit par une carence de rapport sur la question. Effectivement, ni les services de l’Afssaps ni ceux de la répression des fraudes ne savent à qui en référer.
Le Docteur Khadi Sy Bizet, dermatologue, déplore ce problème de fond : « L’ordre des pharmaciens n’est pas consulté quant au contenu de ces produits. La création d’une loi systématisant la vérification des ingrédients de tous produits, serait un premier pas vers l’éradication de ce fléau qui touche la femme noire. » Ces produits dangereux bénéficient de la difficulté de contrôle de leur nocivité, leur circulation légale ou pas en est facilitée.

Château Rouge dans le 18e, ce sont bel et bien des médicaments qui nous sont proposés. Effectivement, deux types de produits éclaircissants circulent sur le marché. Ceux de la première catégorie sont dits légaux, mais sont tout aussi agressifs. En réalité, il s’agit de médicaments à haute teneur en cortisone prescrits sous ordonnance, Habituellement utilisé dans le traitement de réactions allergiques. Le plus courant restant le Diprosone, pommade prescrite en cas d’eczéma. Entre deux voitures garées, une « vendeuse », tubes en main prodigue ses conseils pour une peau belle lisse et claire. « Tu mets ça sur ton visage, trois fois par jour, bien épais, tu verras. Dans 15 jours déjà tu seras moins noire »
Le second type de produits éclaircissants nécessite un peu plus d’insistance. Pour un résultat plus rapide ou pour un changement plus radical, les vendeuses finissent par nous indiquer quelques adresses. Dans ces boutiques de coiffure ou de maquillage ; on trouve aisément ces fameuses crèmes magiques. De type Carolight ou Clobetaderm ; ce sont ces produits qui font la hantise des dermatologues. Fortement dosés en hydroquinone, ces cosmétiques interdits font la fortune des commerçants. Pourtant, l’usage d’hydroquinone dans la fabrication cosmétique est interdit dans l’Union Européenne depuis février 2001.
Toujours à Paris, dans le quartier de Château d’Eau, l’achat en gros de ces produits n’est pas plus compliqué. Les magasins de beauté noire, à l’instar de MGC, HT26 ou Makari, y ont pignons sur rue. Les produits à base de cortisone tranquillement exposés en vitrines, les commerçants sont selon eux rarement inquiétés. Ils garantissent une fabrication métropolitaine et des produits révolutionnaires tous à base de plantes. Des crèmes aux plantes vertueuses fabriquées en France sont vantées par les responsables mais ce sont bien 110 000 crèmes à base d’hydroquinone, pour une valeur de 1 million d’euros, en provenance du Congo qui ont été saisis en juillet par les services de Répression des Fraudes.

La mort en vente libre

Si les dermatologues s’insurgent, rares sont les patients qui réalisent l’ampleur du danger. Ces crèmes à base d’hydroquinone ou de cortisones entraînent des affections qui dépassent bel et bien le simple cadre esthétique ou cutané. Entre idées fausses et vraies complications, le Docteur Khadi Sy Bizet, auteur du Livre de la beauté noire rétablit la vérité.
Ces substances réduisent l’épaisseur de l’épiderme. Rapidement la peau est aussi fine que du papier à cigarettes. Ainsi le passage de ces substances du derme vers l’organisme est facilité.
Par ailleurs, en cas de blessures ou d’opération la cicatrisation est quasi impossible du moins beaucoup plus longue que la normale. Sans oublier le développement de la pilosité faciale, de l’acné ou de vergetures irréversibles. Mais le plus dramatique reste que la peau devenue si fine est ultrasensible aux rayons du soleil. Provoquant plaies, brûlures et même cancers de la peau.
Par ailleurs des études cliniques menées en Afrique noires démontrent le lien de causalité entre les crèmes éclaircissantes à corticoïdes et la propension au diabète et l’hypertension chez la femme. Autre effet secondaire surprise, l’effet d’addiction. L’organisme est accoutumé à recevoir des doses régulières d’hormones corticoïdes. Les femmes qui souhaitent se sortir de ce cercle vicieux éprouvent une sensation de manque. Le Dr Khadi préconise un accompagnement médical pour se sevrer de ces crèmes et sortir du schéma de la dépigmentation au plus vite et à moindre mal.

Les racines d’un traumatisme post-colonial

Le phénomène de femmes noires prêtes à se dépigmenter est des plus complexes et dépasse le cadre de la mode et de l’esthétique. Quand bien même l’objectif relève de la beauté ou du paraître. Les tenants et aboutissants sont de l’ordre du bien-être ou en l’occurrence du mal-être.
Selon le Docteur Migerel, psychologue spécialisée dans la psychologie des communautés noires ; ce mal prend ces racines il y des siècles, à l’époque de la colonisation. La dépigmentation chez les patients noirs d’un profond traumatisme post-colonial. Dans l’inconscient, le colon, et sa peau blanche restent un modèle de supériorité.

A l’origine de ces maux des communautés noires, un complexe d’infériorité ancré dans l’histoire du continent africain. Effectivement, le Congo est l’un des pays africain où la colonisation fut particulièrement rude et brutal. Et c’est aussi un pays où les crèmes éclaircissantes rencontrent énormément de succès chez les hommes comme chez les femmes.
Le Docteur Migerel va plus loin et évoque la représentation chrétienne colportée par les colons. “Le christianisme a depuis une influence conséquente en Afrique. La représentation exclusivement blanche des figures de la bible a atteint l’inconscient des peuples noirs. Ce concept est conforté par le symbole des couleurs dans l’univers chrétien. L’opposition entre les ténèbres et les cieux, le clair et l’obscur. Concept où le noir s’oppose toujours à la pureté du blanc.”

Les interprétations sociologiques et historiques blâment un poids colonial dont les candidats à la dépigmentation ne se seraient pas affranchis. Il est certes plus facile d’y voir un simple effet de mode. Mais cette analyse n’est pas pour autant erronée. Directrice du Label Beauté Noire , Isabelle Mananga est agacée par l’expression « crème blanchissante ». Elle y voit de la coquetterie et non pas une imitation de la femme blanche. « Ces femmes, avant de vouloir éclaircir, veulent surtout unifier leur teint et non pas devenir blanche. » Au sein de son label ; elle lutte contre la commercialisation de crèmes toxiques et commercialise les cosmétiques adaptés aux problèmes des peaux noires. Mais elle tient à remettre les pendules à l’heure. « Cessons de stigmatiser ces femmes, elles sont malades. Psychologiquement et souvent physiquement. Cessons de les traiter en coupables, ce sont des victimes. Tout le monde ignore l’effet de dépendance de ces crèmes. Il faut plus que de la volonté pour ce sortir de ce cercle vicieux. Elles ont besoin d’aide pas de jugements de valeurs »

Sortir de ce cercle vicieux. Véritable parcours du combattant. Ces femmes repenties doivent supporter le sevrage. La sensation de manque mais aussi une peau qui réagit en régressant.
Pourtant, Fenda l’a traversé ce parcours. Entre sa première application et la dernière sa peau est passée par plusieurs carnations. Mais c’est surtout sa maturité qui a gravi les échelons.

source : topsantepeauxnoires.blogspot.com

Margaret François, Gaëlle Jotham & Koudiedji Sylla

Pour celles qui souhaitent arrêter et retrouver leur peau naturelle je leur conseille quelques recettes maison à base de plantes du pays telle que le bissap et le bouye.

Le bouye ou pain de singe: sa richesse en vitamines, minéraux, acides aminés en fait un excellent régénérant
Je vous laisse lire l’article complet sur le site “la pulpe de baobab comme cosmétique bio” :
Recette  : mélanger une quantité de poudre de bouye avec un peu d’eau pour obtenir une pâte ni trop liquide, ni trop épaisse. Enduisez votre corps, le visage aussi, et laissez pendant une quinzaine de minutes . Renouvelez l’opération 2 ou 3 fois par semaine. Votre peau retrouvera son teint naturel, sa souplesse et sa luminosité.
Le bissap lui est riche en mucilage,anthocyanes et acide de fruit .
Découvrez les intérêt cosmétique du bissap sur l’article qui lui est consacré sur le site ” le bissap, pourquoi c’est si bon pour notre santé”.
Recette : commencez par faire un macérât bien concentré, c’est à dire un jus mais sans sucre! Faite le à froid en laissant tremper toute la nuit pour préserver au mieux les qualités de la plante. Ensuite dans un bol au bain marie faite fondre deux parts de beurre de karité pur, très doucement, mettez y 1 parts de bissap et mélangez bien au fouet, ensuite enduisez vous le corps et le visage avec ce mélange le soir avant de vous coucher. 2 parts de karité pour 1 parts de bissap. Etant donné qu’il n’y a pas d’émulsifiant le mélange va se séparer, il vous suffit de le faire fondre à nouveau. Faites de petite quantité car le beurre ne va pas aimer être réchauffé plusieurs fois. Vous pouvez aussi choisir une huile liquide comme l’huile de baobab dont les propriétés restructurantes sont aussi intéressantes que le karité.

[Total : 12    Moyenne : 3.5/5]

Le Khessal ou dépigmentation de la peau est devenue une mode au Sénégal. De plus en plus prisés dans de larges secteurs de la population féminine, les produits censés assurer la peau claire inondent boutiques, étals, supermarchés… à des prix accessibles à presque toutes les bourses. Mais à côté d’une beauté qui est loin d’être garantie, des conséquences graves découlent de l’utilisation desdits produits.

Senghor qui magnifiait la peau noire de la femme africaine dans son poème Femme nue, femme noire doit se retourner dans sa tombe aujourd’hui. Et pour cause …

En wolof, on dit Khessal, mais en français on parle de dépigmentation. C’est l’utilisation de produits chimiques pour blanchir la peau noire. Cette pratique, qui existe depuis le temps de nos grands-mères, est très répandue de nos jours chez les femmes sénégalaises et d’ailleurs. Et malgré tous les efforts que le khessal exige pour donner un résultat «satisfaisant», et au-delà du coût élevé des produits, bon nombre de Sénégalaises semblent de plus en plus déterminées à changer la couleur de leur peau. Pourquoi tant d’efforts à ce niveau ? Qu’est-ce qui les dérange dans leur être ?

Des téméraires répondront que c’est pour attirer les hommes, d’autres diront que c’est par curiosité. Mais un constat s’impose : les partisans du khessal utilisent les produits en connaissance de cause.
«C’est le mimétisme qui les pousse à le faire», dit le Dr. Mamadou Hann. Sans faire dans la langue de bois, le dermatologue accuse les … medias, uniques responsables de cette situation. Il s’explique : «Si les medias ne montrent que les femmes claires comme exemples, les filles noires finiront par être complexées» Voilà pourquoi, la solution pour lui, c’est de «changer le modèle du monde».

Les composants du khessal sont multiples. La majorité des femmes qui s’y adonnent croient que le seul ingrédient facteur du blanchiment de la peau, c’est l’hydroquinone. Or, il y’en a d’autres comme le corticoïde et le mercure. Mais il est important de préciser que l’on ne trouve pas ces trois composants dans un seul et unique produit. Chaque élément a sa propre «localité». En d’autres termes, on trouve l’hydroquinone uniquement dans le lait de corps, le corticoïde dans la crème et le mercure dans le savon. Et tous les trois rassemblés forment une gamme.

Pour certaines femmes, ayant peur d’être jugées ou indexées, l’utilisation du lait seulement fera penser qu’il ne s’agit pas du khessal et que la couleur de la peau est naturelle. Qui plus est, les conséquences seront moins graves. Mais selon le Dr Hann, «les complications sont graves pour celles qui utilisent uniquement le lait». En effet, les effets néfastes de la dépigmentation sont nombreux mais diffèrent en fonction des types de produits utilisés.

Un petit cours de dermatologie, avec l’aide de notre dermatologue, aidera à y voir plus clair pour ce qui est des conséquences du Khessal.

D’abord, les corticoïdes. C’est un nom générique de médicaments et lorsqu’un produit de la peau contient des corticoïdes, on parle de dermocorticoïde (dermo = peau). C’est un médicament qui soigne les maladies de la peau mais, indique docteur Hann : «Les femmes en ont détourné l’objectif pour en faire du khessal.» Les conséquences que les dermocorticoïdes provoquent sont graves : infections sur toute la peau (champignons ou mucoses), gale, infections bactériennes c’est-à-dire les poils de la peau qui s’infectent. Aussi, les dermocorticoïdes causent des vergetures, l’amincissement de la peau, l’acné et … la poussée des poils (moustaches et barbes !).

Pour ce qui est de l’hydroquinone, il est aussi dangereux que les dermocorticoïdes. Cet autre facteur de la dépigmentation cause ce qu’on appelle en wolof «tiéré» : il y a durcissement de la peau sur les zones exposées au soleil. En plus, l’hydroquinone noircit les ongles, d’où l’impression que les femmes qui se dépigmentent font du henné sur leurs doigts. Or, c’est l’effet de l’hydroquinone qui fait cela.

Autres méfaits de ce produit, ce sont les lunettes (malformation en dessous des yeux) et les taches.
Les femmes qui se dépigmentent se grattent souvent. En effet, le mercure qui se trouve dans le savon provoque des démangeaisons. Elles se perdent souvent lorsqu’elles font du khessal sans être réellement khess ou claires au bout du compte. Parfois l’on entend même des exclamations du genre : «Pourtant ce produit contient 2% d’hydroquinone !» Alors pourquoi la peau tarde à blanchir comme elles l’auraient souhaité ? Le Dr. Mamadou Hann apporte une clarification : «C’est le dermocorticoïde qui blanchit la peau, l’hydroquinone la rend simplement marron.» Par conséquent, celles qui utilisent plus les crèmes que les laits ont plus de chance d’être blanches. Mais gare aux conséquences ! … Par ailleurs, certaines rumeurs avancent que les corticoïdes peuvent donner le diabète, mais «cela n’a pas été prouvé pour le dermocorticoïde», renseigne le dermatologue.

Le Khessal n’agit pas de la même manière et au même rythme chez toutes les femmes car les types de peau diffèrent. Mais d’après le Dr. Hann : «C’est l’entretien qui fait défaut, mais celles qui sont claires naturellement et qui se dépigmentent en même temps ont plus de chance d’avoir un résultat plus satisfaisant car il est difficile de rendre claire, une femme qui est noire naturellement.» En plus du mimétisme, le dermatologue ajoute autre facteur qui pousse à la dépigmentation : les évènements sociaux. Et souvent, «ces femmes sont exposées à des brûlures car elles utilisent de mauvais produits pour accélérer l’éclaircissement», renchérit-il.

Une dernière intervention du dermatologue : «Le khessal, c’est comme une rose, c’est joli au début mais après il faut arrêter.» Et c’est là que les problèmes commencent : comment et quand arrêter ?

Prix de produits khessal

Pya 800 francs
Skin Light 1 300 francs
Vitfé 1 300 francs
Métissé 1 300 francs
Janet 2 000 francs
Edguard 2 000 francs
Larissa 2 000 francs
L’abidjanaise 2 000 francs
Miss Africa 2 000 francs
Civic 2 000 francs
Clair liss 1 300 francs
Karisen Whitening 3 750 francs
Floxia 17 700 francs
Clairissime (lait et lotion) 7 325 francs
Bioderma White 19 500 francs
Gamme Château rouge 48 220 francs

MICRO TROTTOIR… MICRO TROTTOIR… MICRO TROTTOIR…

Maïmouna, restauratrice

«Je faisais du khessal mais j’ai arrêté car je me suis rendu compte que c’était vraiment mauvais pour la santé. En plus, je connais de vieilles femmes qui le faisaient dans leur jeunesse et qui ont aujourd’hui la peau complètement détruite. Cela m’a fait peur car je ne veux pas finir comme elles. Il n’y a rien de tel que de maintenir sa peau naturelle. Le khessal, c’est juste pour une période, on ne peut pas le faire pendant toute la vie. En plus, si la femme est fauchée elle devient noire car elle n’a plus de quoi acheter les produits. Je leur conseille d’arrêter car il n’est pas intéressant de commencer quelque chose qui ne va pas durer.»

Gilbert, étudiant

«Moi, j’abhorre le khessal. Cela me dégoûte car la peau est sale et une femme doit être propre. La peau n’est plus lisse et c’est vraiment dégoûtant. Je n’aime pas du tout cela.»

Solange Ndione, étudiante

«Le khessal, c’est mauvais et en plus ce n’est pas joli ; il faut que celles qui le pratiquent arrêtent. Cela n’attire pas les hommes, cela les repousse car la peau devient sale. Je conseille aux femmes qui le font d’arrêter.»

Babacar Ndiaye

«Certaines femmes disent qu’elles veulent plaire aux hommes en s’adonnant au khessal. Seulement, elles racontent des histoires. Moi, je ne préfère pas les femmes qui se dépigmentent. En plus côté santé, c’est vraiment mauvais ; plusieurs maladies peuvent surgir.»

Aissatou Fall, cadre de banque

«Je trouve que le khessal dévalorise la femme. Moi, je suis noire et très fière de l’être. Je ne comprends pas pourquoi les femmes s’acharnent à changer la couleur de leur peau alors que c’est Dieu qui a fait qu’elles soient noires. C’est grave. Normalement elles devraient en être fières mais, on dirait qu’elles sont complexées. Il faut qu’elles reviennent sur terre et regardent la réalité en face. C’est insensé de vouloir changer la couleur de sa peau. Je crois qu’il faut faire des campagnes de sensibilisation.»

Adama Ndiaye, Mannequin

«Cela fait un an que je m’adonne au Khessal et c’est juste pour me rendre plus belle, même si je sais qu’il y aura des conséquences plus tard. Je sais que ce n’est pas bon de se dépigmenter la peau mais j’ai vu des femmes le faire, j’ai trouvé cela joli, cela m’a attirée et je me suis dit pourquoi pas.»

Serigne Mor Mbaye, Psychologue

«Il y a un problème de crise d’identité. Nous avons été colonisés par les blancs il y a longtemps et cette colonisation de l’esprit donne le primat de l’identité blanche sur l’identité noire. Tous les exemples sont des blancs et il y a même certaines religions qui disent que les Blancs sont supérieurs aux Noirs. Par exemple dans des religions révélées comme l’Islam ou le Christianisme, les personnages présentés comme étant des prophètes sont tous blancs. Et cela pousse les noirs à se dire qu’ils sont maudits. Dans une religion comme l’Islam, quand il y a un noir, il est souvent oublié. Je prends l’exemple de Bilal, il n’est jamais cité et cela configure notre imaginaire.

Mais aujourd’hui, les modèles dominants se dépigmentent la peau, on le voit à la télé tous les jours. Et hormis la crise d’identité, les femmes qui se dépigmentent ont un complexe d’infériorité par rapport à l’élément blanc».

Mamadou Coulibaly, Psychologue

«Le khessal est passé à présent dans les mœurs comme élément sociologiquement admis. Les plus ardents défenseurs de la femme y verraient certainement un droit de la femme à disposer de son corps. Un droit fondamental que lui refusait la société en termes de normes et d’attentes.»

El Hadj Bâ, Islamologue, En-seignant à l’Ucad

«Il y a des principes cardinaux dans l’Islam. Par exemple l’homme doit protéger son corps car en le créant, Dieu n’a rien omis ; aussi, il ne doit pas le minimiser. Mais en faisant le khessal, les femmes remettent en cause la façon dont elles ont été créées et elles minimisent leur personne. C’est Dieu qui a créé l’être humain et Satan fait tout pour que l’homme change son corps. Ce dernier ne devrait pas céder à la tentation. Les femmes qui font le khessal imitent tout simplement car pour elles, la peau blanche est meilleure que la peau noire. Pourtant, elles auraient pu imiter les gens diplômés, etc.
En outre, le khessal nuit à la femme qui le fait mais aussi son entourage car si elle tombe enceinte, le bébé pourrait en subir les conséquences à cause des produits chimiques. Ensuite, l’argent qui sert à acheter les produits pourrait servir à entretenir la famille, donc c’est du gâchis. En d’autres termes, le khessal gâche la santé et l’économie de la famille. Les femmes qui le font pourraient ne plus être productives pour la société puisqu’il y en a qui ont le corps déformé après.»

source : lequotidien.sn
Pour celles qui souhaitent arrêter et retrouver leur peau naturelle je leur conseille quelques recettes maison à base de plantes du pays telle que le bissap et le bouye.
Le bouye ou pain de singe: sa richesse en vitamines, minéraux, acides aminés en fait un excellent régénérant
Je vous laisse lire l’article complet sur le site “la pulpe de baobab comme cosmétique bio” :
Recette  : mélanger une quantité de poudre de bouye avec un peu d’eau pour obtenir une pâte ni trop liquide, ni trop épaisse. Enduisez votre corps, le visage aussi, et laissez pendant une quinzaine de minutes . Renouvelez l’opération 2 ou 3 fois par semaine. Votre peau retrouvera son teint naturel, sa souplesse et sa luminosité.
Le bissap lui est riche en mucilage,anthocyanes et acide de fruit .
Découvrez les intérêt cosmétique du bissap sur l’article qui lui est consacré sur le site ” le bissap, pourquoi c’est si bon pour notre santé”.
Recette : commencez par faire un macérât bien concentré, c’est à dire un jus mais sans sucre! Faite le à froid en laissant tremper toute la nuit pour préserver au mieux les qualités de la plante. Ensuite dans un bol au bain marie faite fondre deux parts de beurre de karité pur, très doucement, mettez y 1 parts de bissap et mélangez bien au fouet, ensuite enduisez vous le corps et le visage avec ce mélange le soir avant de vous coucher. 2 parts de karité pour 1 parts de bissap. Etant donné qu’il n’y a pas d’émulsifiant le mélange va se séparer, il vous suffit de le faire fondre à nouveau. Faites de petite quantité car le beurre ne va pas aimer être réchauffé plusieurs fois. Vous pouvez aussi choisir une huile liquide comme l’huile de baobab dont les propriétés restructurantes sont aussi intéressantes que le karité.

[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Coordonné par le Cirad, le projet européen After compte valoriser des produits traditionnels africains et leur savoir-faire afin d’en faire bénéficier les consommateurs et les producteurs en Afrique et en Europe. Du gagnant-gagnant !

Développer la qualité de produits alimentaires traditionnels africains en vue d’un meilleur accès au marché, voilà l’ambition du projet européen After. Démarré en septembre dernier et coordonné par le Cirad, le projet mobilise des équipes interdisciplinaires de sept pays africains* et de quatre pays européens**. L’objectif est d’acquérir des connaissances sur les produits et les savoir-faire, puis de revisiter les procédés afin d’obtenir des produits de meilleure qualité sanitaire, sensorielle et nutritionnelle. Cela en vue d’un meilleur accès aux marché en Afrique et peut-être même en Europe.

La démarche va concerner trois familles de produits : des aliments fermentés à partir de céréales, d’autres issus de viande et de poissons séchés et enfin des produits à base d’extraits de plantes. Tous les partenaires du projet se sont réunis à Cotonou, au Bénin, lors du séminaire de lancement mi-octobre.

Objectifs et impacts attendus

Le premier objectif du projet est d’acquérir des connaissances sur le savoir-faire actuel, les habitudes de consommation, les technologies et les procédés associés aux produits traditionnels étudiés. After proposera ensuite une optimisation de ces procédés traditionnels dans le but d’améliorer la qualité sanitaire et nutritionnelle des produits tout en conservant ou en améliorant leurs caractéristiques organoleptiques. En parallèle leur accessibilité au marché sera évaluée. Dans ce cadre des tests auprès des consommateurs seront menés de manière à définir les critères d’acceptabilité des produits. Enfin les résultats obtenus seront testés par des entreprises alimentaires africaines (PME) impliquées dans le projet puis diffusés sous forme de lignes directrices directement exploitables par les entreprises désireuses de se lancer dans la fabrication de ces produits.

Trois types de produits à l’étude

Le projet se focalise sur quatre produits fermentés à base de céréales. Consommés sous forme de boissons fraiches (Akpan et Gowé), de boulettes sèches (Kishk) ou de pâte (Kenkey). Les étapes de fermentation assurent une meilleure conservation de l’aliment et donc une meilleure sûreté sanitaire mais améliore aussi leur valeur nutritive. En Afrique, la fermentation est généralement combinée à d’autres opérations telles que le maltage, la mouture ou la cuisson. Le projet After compte améliorer la maitrise de ces étapes afin d’obtenir des produits de qualité capables de satisfaire la demande des consommateurs urbains en Afrique ou en Europe.
À l’étude également, des viandes et poissons séchés : le Kitoza, un produit malgache à base de viande (appelé aussi Biltong en Afrique du Sud), ainsi que deux produits à base de poissons d’Afrique de l’Ouest : le Lanhouin (fermenté) et le Kong (fumé) Le projet After devrait développer de nouvelles technologies pour améliorer la qualité sanitaire et la conservation de ces produits.
Dernière gamme de produits à l’étude, ceux issus des fruits et légumes. La fleur d’hibiscus rouge (Hibiscus sabdariffa L.) et le fruit du baobab (Adansonia digitata L.) sont traditionnellement utilisés pour préparer des boissons rafraichissantes. La pomme surette ou jujube (Ziziphus mauritiana Lam.) est, elle, réduite en farine pour réaliser des galettes. After s’intéressera en particulier à la caractérisation et à la valorisation des composés bioactifs*** et à leur présence dans ces différents aliments.

* Bénin, Cameroun, Ghana, Egypte, Madagascar, Sénégal et Afrique du Sud.
** France, Italie, Portugal et Royaume-Uni.
*** Les composés bioactifs présente dans certain aliments sont capables d’agir sur des fonctions physiologiques avec un bénéfice potentiel pour l’organisme.

 


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Kepi Mngomezulu dans les rues de Johannesburg, sous l’objectif de Nontsikelelo Veleko. Ouverte le 6 octobre, l’exposition Africa Rising, à Paris, salue la vivacité

créative du continent. Un jeune dandy fait miroiter ses lunettes aviateur dans le soleil cru qui inonde la rue. Pas n’importe laquelle: Miriam Makeba Street, à Johannesburg, du nom de l’héroïne anti-apartheid. La scène se tient en 2007 sous l’objectif de Nontsikelelo Veleko, photographe explorant la question du corps en milieu urbain, et plus encore celle de la mixité en Afrique du Sud, au travers de portraits façon street style d’une jeunesse exubérante et branchée. Offrant une vision résolument contemporaine de l’Afrique et de ses questionnements identitaires, cette photo fait partie de l’exposition Africa Rising, qui se tient à l’occasion de la campagne Louis Vuitton réalisée sur le continent avec Ali Hewson et Bono, fondateurs de la marque éthique Edun. “L’opinion publique ne se rend pas compte d’à quel point l’Afrique émerge puissamment sur les plans économique, social et culturel, notamment dans les mégapoles”, appuie la commissaire Marguerite de Sabran, directrice du département Afrique et Océanie chez Sotheby’s Paris. Loin d’un “afroptimisme” naïf, l’expo suggère ces mutations traversant les sociétés africaines, “à mi-chemin entre ruralité et urbanité, communauté et individu, traditions et modernité”. Cinq artistes ont été sélectionnés, en collaboration avec la Fondation Zinsou, à Cotonou (Bénin). Parmi eux, Seydou Keïta, maître des portraitistes, comparé à Irving Penn par Jean Pigozzi, dont la collection a nourri l’essentiel de cette exposition, ou encore Baudouin Mouanda et ses clichés des rappeurs de Libreville, entre poses esthétisées et revendications sociales.

Lolo Veleko

Autant de regards braqués sur cette “modernité non pas importée, mais inventée”, qui s’ébauche aujourd’hui en Afrique, selon l’expression de Jean-Michel Severino et d’Olivier Ray dansLe Temps de l’Afrique (éd. Odile Jacob). Jusqu’au 17 octobre, au 1, rue du Pont-Neuf, Paris (Ier).

Source : www.lexpress.fr


[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Visiter la boutique Agoji

Bonjour,
Nous sommes ravis de vous compter parmi nos sympathisants, pour vous remercier de vôtre fidélité, nous vous offrons une réduction de 15% sur toutes les commandes passées sur la Boutique Agoji.

Cette promotion est valable du 25/05/11 au 10/06/11, pour vous permettre de mieux apprécier nos produits de santé et de vitalité, tel que Baomix, la pulpe du fruit du Baobab, le Goji de l’Himalaya, un puissant tonifiant et ainsi vous renforcer pour un été plein d’énergie.

Code : agojimai

www.agoji.com

Nouveau sur la boutique:

Le thé de bourgeons de feuilles de Goji.

Considéré comme un grand cru, le thé de bourgeons de Goji est recommandé pour la santé et une vie saine, il est délicieux quand on le boit tout en procurant rapidement une source de fraîcheur et de bienfaits sur le corps et l’esprit, sans laisser d’amertume.

Grâce à nôtre partenariat, profiter d’une promotion sur le sel naturel de Guérande ( Nature et progrès), les sels de bain, la fleur de sel…

Pour cela visitez le site www.selguerande.com de Gilles Hervy artisan paludier à Guérande. Et grâce au code promotion, économisez 10% sur toutes vos commandes de sel naturel (bio)

code: selnaturel

Ma femme Neige, moi même et toute l’équipe de la Boutique Agoji, vous remercions de vôtre fidélité.

au plaisir de vous servir

David Hervy responsable de la boutique Agoji.