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C’est la tendance « nappy » qui souffle sur les têtes crépues depuis le début des années 2000.

Nappy ou une contraction de « happy » (heureux) et naturel. Rencontre avec deux femmes, nappy, qui ont opté pour une crinière crépue naturellement.
DIS-MOI COMMENT TU TE COIFFES… (1/6). Cassandra a trente ans. Et derrière elle plus de vingt années de défrisage. « Ma mère a commencé à me défriser les cheveux lorsque j’étais en primaire. On utilisait les produits vendus dans le commerce. Ça a continué jusqu’au lycée. Lorsque je suis partie en France pour faire mes études, j’ai commencé à fréquenter les salons. » Cassandra y va toujours pour se faire défriser les cheveux, mais commence à varier les coupes. Jamais, elle n’envisage pas d’autre alternative que le défrisage. « Pourtant, je n’étais pas heureuse avec mes cheveux. Je les trouvais cassants, ternes. J’essayais différents produits pour les aider, mais tout en continuant à les défriser. » Le déclic se fait un jour, dans les rues de Paris. « J’ai croisé une femme qui portait un petit afro court. Elle était magnifique, bien maquillée, avec de jolis bijoux qui faisaient ressortir sa coiffure. Elle avait un côté très sophistiqué, tout en faisant très roots. » Cassandra l’aborde et l’interroge sur sa chevelure. Suit une conversation sur le mouvement nappy. « Elle m’a conseillé un blog et un livre. Lorsque je suis rentrée chez moi, je me suis précipitée pour voir. »
D’abord enchantée par les coiffures « au naturel » qu’elle découvre, Cassandra déchante lorsqu’elle découvre que si elle veut en arriver là, il lui faudra passer par une étape radicale : le big chop. Autrement dit, couper toutes les parties défrisées sur sa chevelure. « J’ai pris beaucoup de temps avant de le faire. Le temps de laisser quelques repousses, puis de me décider à dire à la coiffeuse de couper. Mais je trouvais les coiffures naturelles de plus en plus jolies, je continuais à me documenter sur le mouvement nappy. Certaines copines y pensaient aussi… Ça a été un ensemble de choses. » Plus de quatre ans après, elle ne regrette rien. « Mes cheveux sont moins ternes. Je passe beaucoup de temps pour les entretenir, les laver, les coiffer. Ça demande aussi un peu de recherche pour les produits à utiliser, mais je les trouve plus beaux comme ça. Tout le monde me félicite. Quand je repense aux années passées, je me dis que c’est dommage d’apprendre à nos enfants que les cheveux crépus doivent être défrisés pour être beaux. Si la nature m’a faite comme ça, je n’ai pas à changer. Black is beautiful et les cheveux « blacks » et bien ce sont des cheveux frisés! »
Cette philosophie, c’est un peu, aussi, celle de Nellita Abena. Coiffeuse, elle a fait du cheveu naturel sa spécialité. Chez elle, on vient pour des tresses, des coiffures, des afros, mais aussi des conseils. « Je m’intéresse aux cheveux naturels parce que je suis moi-même une femme très naturelle. » Nellita estime que ce sont peut être aussi ses origines bushinengue qui font qu’elle s’intéresse à ce côté plus nature de l’individu. Sa philosophie, elle la partage avec ses clientes « par de fines touches d’influences afro » reconnaît-elle. J’essaie de prouver aux femmes qu’avec des cheveux crépus, on peut faire de belles coiffures! »


One Comment

  1. Posted 26 août 2013 at 11 h 46 min | Permalink

    C’est très bien que beaucoup de femmes aux cheveux afro les coiffent au naturel. C’est beaucoup plus joli que les cheveux défrisés et cartonnés.
    Merci pour toutes ces infos 🙂

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