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Centre ville de Dakar

Le rassemblement annuel des altermondialistes a débuté, dimanche 6 février à Dakar pour le 11e Forum social mondial (FSM).

Une foule de personnalités du monde entier y débattront durant deux jours des manières de mettre en place des alternatives à un capitalisme “en crise” : les présidents bolivien Evo Morales, vénézuélien Hugo Chavez, béninois Boni Yayi, guinéen Alpha Condé, de l’Union africaine (UA) Jean Ping, l’ancien dirigeant du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva.

Pour la France, la dirigeante du Parti socialiste, Martine Aubry, a fait le voyage, un geste tout sauf innocent en période de primaire au PS. Elle ne sera pas seule. Nombre de leaders de gauche seront du voyage, dont Pierre Laurent (PCF), Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) ou Olivier Besancenot (NPA).

Martine Aubry a promis de profiter de l’occasion pour “montrer l’Afrique qui réussit”,selon Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du parti à l’international. Elle va surtout tenter de “rompre avec cet inconscient post-colonial français qui a conduit à des discours malheureux” comme celui prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar sur “l’homme africain”, en juillet 2007.

Elle devrait surtout tenter de lever l’ambiguïté née du soutien de nombre de personnalités socialistes à Laurent Ggagbo, qui se maintient au pouvoir en Côte d’Ivoire malgré la victoire de son adversaire Alassane Ouattara.

UN FORUM MARQUÉ PAR L’ACTUALITÉ DÉMOCRATIQUE DU CONTINENT

C’est la deuxième fois en onze ans que le FSM se tient sur le continent africain. Un choix opportun au vu de l’actualité démocratique. Le continent a connu depuis l’automne une série de soulèvements populaires en Tunisie, en Egypte, mais aussi au Yemen ou en Algérie.

“L’Afrique illustre l’un des plus grands échecs de trois décennies des politiques néolibérales”, indique le dossier de presse du FSM. “En réaction, les mouvements sociaux et les citoyens du monde se joignent aux peuples africains qui refusent de payer le prix des crises actuelles dans lesquelles ils n’ont aucune responsabilité”.

Même si le Sénégal, qui accueille le sommet, est réputé plus libéral que d’autres régimes, le pouvoir d’Abdoulaye Wade, 83 ans, est également confronté depuis des mois à des manifestations régulières et souvent violentes de jeunes chômeurs.


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