Dépigmentation de la peau : Le xessal a toujours la forme

Le Khessal ou dépigmentation de la peau est devenue une mode au Sénégal. De plus en plus prisés dans de larges secteurs de la population féminine, les produits censés assurer la peau claire inondent boutiques, étals, supermarchés… à des prix accessibles à presque toutes les bourses. Mais à côté d’une beauté qui est loin d’être garantie, des conséquences graves découlent de l’utilisation desdits produits.

Senghor qui magnifiait la peau noire de la femme africaine dans son poème Femme nue, femme noire doit se retourner dans sa tombe aujourd’hui. Et pour cause …

En wolof, on dit Khessal, mais en français on parle de dépigmentation. C’est l’utilisation de produits chimiques pour blanchir la peau noire. Cette pratique, qui existe depuis le temps de nos grands-mères, est très répandue de nos jours chez les femmes sénégalaises et d’ailleurs. Et malgré tous les efforts que le khessal exige pour donner un résultat «satisfaisant», et au-delà du coût élevé des produits, bon nombre de Sénégalaises semblent de plus en plus déterminées à changer la couleur de leur peau. Pourquoi tant d’efforts à ce niveau ? Qu’est-ce qui les dérange dans leur être ?

Des téméraires répondront que c’est pour attirer les hommes, d’autres diront que c’est par curiosité. Mais un constat s’impose : les partisans du khessal utilisent les produits en connaissance de cause.
«C’est le mimétisme qui les pousse à le faire», dit le Dr. Mamadou Hann. Sans faire dans la langue de bois, le dermatologue accuse les … medias, uniques responsables de cette situation. Il s’explique : «Si les medias ne montrent que les femmes claires comme exemples, les filles noires finiront par être complexées» Voilà pourquoi, la solution pour lui, c’est de «changer le modèle du monde».

Les composants du khessal sont multiples. La majorité des femmes qui s’y adonnent croient que le seul ingrédient facteur du blanchiment de la peau, c’est l’hydroquinone. Or, il y’en a d’autres comme le corticoïde et le mercure. Mais il est important de préciser que l’on ne trouve pas ces trois composants dans un seul et unique produit. Chaque élément a sa propre «localité». En d’autres termes, on trouve l’hydroquinone uniquement dans le lait de corps, le corticoïde dans la crème et le mercure dans le savon. Et tous les trois rassemblés forment une gamme.

Pour certaines femmes, ayant peur d’être jugées ou indexées, l’utilisation du lait seulement fera penser qu’il ne s’agit pas du khessal et que la couleur de la peau est naturelle. Qui plus est, les conséquences seront moins graves. Mais selon le Dr Hann, «les complications sont graves pour celles qui utilisent uniquement le lait». En effet, les effets néfastes de la dépigmentation sont nombreux mais diffèrent en fonction des types de produits utilisés.

Un petit cours de dermatologie, avec l’aide de notre dermatologue, aidera à y voir plus clair pour ce qui est des conséquences du Khessal.

D’abord, les corticoïdes. C’est un nom générique de médicaments et lorsqu’un produit de la peau contient des corticoïdes, on parle de dermocorticoïde (dermo = peau). C’est un médicament qui soigne les maladies de la peau mais, indique docteur Hann : «Les femmes en ont détourné l’objectif pour en faire du khessal.» Les conséquences que les dermocorticoïdes provoquent sont graves : infections sur toute la peau (champignons ou mucoses), gale, infections bactériennes c’est-à-dire les poils de la peau qui s’infectent. Aussi, les dermocorticoïdes causent des vergetures, l’amincissement de la peau, l’acné et … la poussée des poils (moustaches et barbes !).

Pour ce qui est de l’hydroquinone, il est aussi dangereux que les dermocorticoïdes. Cet autre facteur de la dépigmentation cause ce qu’on appelle en wolof «tiéré» : il y a durcissement de la peau sur les zones exposées au soleil. En plus, l’hydroquinone noircit les ongles, d’où l’impression que les femmes qui se dépigmentent font du henné sur leurs doigts. Or, c’est l’effet de l’hydroquinone qui fait cela.

Autres méfaits de ce produit, ce sont les lunettes (malformation en dessous des yeux) et les taches.
Les femmes qui se dépigmentent se grattent souvent. En effet, le mercure qui se trouve dans le savon provoque des démangeaisons. Elles se perdent souvent lorsqu’elles font du khessal sans être réellement khess ou claires au bout du compte. Parfois l’on entend même des exclamations du genre : «Pourtant ce produit contient 2% d’hydroquinone !» Alors pourquoi la peau tarde à blanchir comme elles l’auraient souhaité ? Le Dr. Mamadou Hann apporte une clarification : «C’est le dermocorticoïde qui blanchit la peau, l’hydroquinone la rend simplement marron.» Par conséquent, celles qui utilisent plus les crèmes que les laits ont plus de chance d’être blanches. Mais gare aux conséquences ! … Par ailleurs, certaines rumeurs avancent que les corticoïdes peuvent donner le diabète, mais «cela n’a pas été prouvé pour le dermocorticoïde», renseigne le dermatologue.

Le Khessal n’agit pas de la même manière et au même rythme chez toutes les femmes car les types de peau diffèrent. Mais d’après le Dr. Hann : «C’est l’entretien qui fait défaut, mais celles qui sont claires naturellement et qui se dépigmentent en même temps ont plus de chance d’avoir un résultat plus satisfaisant car il est difficile de rendre claire, une femme qui est noire naturellement.» En plus du mimétisme, le dermatologue ajoute autre facteur qui pousse à la dépigmentation : les évènements sociaux. Et souvent, «ces femmes sont exposées à des brûlures car elles utilisent de mauvais produits pour accélérer l’éclaircissement», renchérit-il.

Une dernière intervention du dermatologue : «Le khessal, c’est comme une rose, c’est joli au début mais après il faut arrêter.» Et c’est là que les problèmes commencent : comment et quand arrêter ?

Prix de produits khessal

Pya 800 francs
Skin Light 1 300 francs
Vitfé 1 300 francs
Métissé 1 300 francs
Janet 2 000 francs
Edguard 2 000 francs
Larissa 2 000 francs
L’abidjanaise 2 000 francs
Miss Africa 2 000 francs
Civic 2 000 francs
Clair liss 1 300 francs
Karisen Whitening 3 750 francs
Floxia 17 700 francs
Clairissime (lait et lotion) 7 325 francs
Bioderma White 19 500 francs
Gamme Château rouge 48 220 francs

MICRO TROTTOIR… MICRO TROTTOIR… MICRO TROTTOIR…

Maïmouna, restauratrice

«Je faisais du khessal mais j’ai arrêté car je me suis rendu compte que c’était vraiment mauvais pour la santé. En plus, je connais de vieilles femmes qui le faisaient dans leur jeunesse et qui ont aujourd’hui la peau complètement détruite. Cela m’a fait peur car je ne veux pas finir comme elles. Il n’y a rien de tel que de maintenir sa peau naturelle. Le khessal, c’est juste pour une période, on ne peut pas le faire pendant toute la vie. En plus, si la femme est fauchée elle devient noire car elle n’a plus de quoi acheter les produits. Je leur conseille d’arrêter car il n’est pas intéressant de commencer quelque chose qui ne va pas durer.»

Gilbert, étudiant

«Moi, j’abhorre le khessal. Cela me dégoûte car la peau est sale et une femme doit être propre. La peau n’est plus lisse et c’est vraiment dégoûtant. Je n’aime pas du tout cela.»

Solange Ndione, étudiante

«Le khessal, c’est mauvais et en plus ce n’est pas joli ; il faut que celles qui le pratiquent arrêtent. Cela n’attire pas les hommes, cela les repousse car la peau devient sale. Je conseille aux femmes qui le font d’arrêter.»

Babacar Ndiaye

«Certaines femmes disent qu’elles veulent plaire aux hommes en s’adonnant au khessal. Seulement, elles racontent des histoires. Moi, je ne préfère pas les femmes qui se dépigmentent. En plus côté santé, c’est vraiment mauvais ; plusieurs maladies peuvent surgir.»

Aissatou Fall, cadre de banque

«Je trouve que le khessal dévalorise la femme. Moi, je suis noire et très fière de l’être. Je ne comprends pas pourquoi les femmes s’acharnent à changer la couleur de leur peau alors que c’est Dieu qui a fait qu’elles soient noires. C’est grave. Normalement elles devraient en être fières mais, on dirait qu’elles sont complexées. Il faut qu’elles reviennent sur terre et regardent la réalité en face. C’est insensé de vouloir changer la couleur de sa peau. Je crois qu’il faut faire des campagnes de sensibilisation.»

Adama Ndiaye, Mannequin

«Cela fait un an que je m’adonne au Khessal et c’est juste pour me rendre plus belle, même si je sais qu’il y aura des conséquences plus tard. Je sais que ce n’est pas bon de se dépigmenter la peau mais j’ai vu des femmes le faire, j’ai trouvé cela joli, cela m’a attirée et je me suis dit pourquoi pas.»

Serigne Mor Mbaye, Psychologue

«Il y a un problème de crise d’identité. Nous avons été colonisés par les blancs il y a longtemps et cette colonisation de l’esprit donne le primat de l’identité blanche sur l’identité noire. Tous les exemples sont des blancs et il y a même certaines religions qui disent que les Blancs sont supérieurs aux Noirs. Par exemple dans des religions révélées comme l’Islam ou le Christianisme, les personnages présentés comme étant des prophètes sont tous blancs. Et cela pousse les noirs à se dire qu’ils sont maudits. Dans une religion comme l’Islam, quand il y a un noir, il est souvent oublié. Je prends l’exemple de Bilal, il n’est jamais cité et cela configure notre imaginaire.

Mais aujourd’hui, les modèles dominants se dépigmentent la peau, on le voit à la télé tous les jours. Et hormis la crise d’identité, les femmes qui se dépigmentent ont un complexe d’infériorité par rapport à l’élément blanc».

Mamadou Coulibaly, Psychologue

«Le khessal est passé à présent dans les mœurs comme élément sociologiquement admis. Les plus ardents défenseurs de la femme y verraient certainement un droit de la femme à disposer de son corps. Un droit fondamental que lui refusait la société en termes de normes et d’attentes.»

El Hadj Bâ, Islamologue, En-seignant à l’Ucad

«Il y a des principes cardinaux dans l’Islam. Par exemple l’homme doit protéger son corps car en le créant, Dieu n’a rien omis ; aussi, il ne doit pas le minimiser. Mais en faisant le khessal, les femmes remettent en cause la façon dont elles ont été créées et elles minimisent leur personne. C’est Dieu qui a créé l’être humain et Satan fait tout pour que l’homme change son corps. Ce dernier ne devrait pas céder à la tentation. Les femmes qui font le khessal imitent tout simplement car pour elles, la peau blanche est meilleure que la peau noire. Pourtant, elles auraient pu imiter les gens diplômés, etc.
En outre, le khessal nuit à la femme qui le fait mais aussi son entourage car si elle tombe enceinte, le bébé pourrait en subir les conséquences à cause des produits chimiques. Ensuite, l’argent qui sert à acheter les produits pourrait servir à entretenir la famille, donc c’est du gâchis. En d’autres termes, le khessal gâche la santé et l’économie de la famille. Les femmes qui le font pourraient ne plus être productives pour la société puisqu’il y en a qui ont le corps déformé après.»

source : lequotidien.sn
Pour celles qui souhaitent arrêter et retrouver leur peau naturelle je leur conseille quelques recettes maison à base de plantes du pays telle que le bissap et le bouye.
Le bouye ou pain de singe: sa richesse en vitamines, minéraux, acides aminés en fait un excellent régénérant
Je vous laisse lire l’article complet sur le site « la pulpe de baobab comme cosmétique bio » :
Recette  : mélanger une quantité de poudre de bouye avec un peu d’eau pour obtenir une pâte ni trop liquide, ni trop épaisse. Enduisez votre corps, le visage aussi, et laissez pendant une quinzaine de minutes . Renouvelez l’opération 2 ou 3 fois par semaine. Votre peau retrouvera son teint naturel, sa souplesse et sa luminosité.
Le bissap lui est riche en mucilage,anthocyanes et acide de fruit .
Découvrez les intérêt cosmétique du bissap sur l’article qui lui est consacré sur le site  » le bissap, pourquoi c’est si bon pour notre santé ».
Recette : commencez par faire un macérât bien concentré, c’est à dire un jus mais sans sucre! Faite le à froid en laissant tremper toute la nuit pour préserver au mieux les qualités de la plante. Ensuite dans un bol au bain marie faite fondre deux parts de beurre de karité pur, très doucement, mettez y 1 parts de bissap et mélangez bien au fouet, ensuite enduisez vous le corps et le visage avec ce mélange le soir avant de vous coucher. 2 parts de karité pour 1 parts de bissap. Etant donné qu’il n’y a pas d’émulsifiant le mélange va se séparer, il vous suffit de le faire fondre à nouveau. Faites de petite quantité car le beurre ne va pas aimer être réchauffé plusieurs fois. Vous pouvez aussi choisir une huile liquide comme l’huile de baobab dont les propriétés restructurantes sont aussi intéressantes que le karité.

Recette barre énergisante bouye et chocolat

Recette barre énergisante bouye et chocolat

Pour 6 barres:

– 30g de crème liquide

– 70g de chocolat noir

– 60g de pulpe de baobab Baomix

– 6 càs de miel

– 40g de noix de pécan et de noisettes concassées

– 10g de flocons d’avoine

– 10g de flocons d’orge

– 15g de riz soufflé

Faire fondre le chocolat avec la crème et le miel. Mettre tous les autres ingrédients dans un saladier. Verser dessus le mélange chocolat fondu, bien mélanger et disposer dans des moules en silicone en forme de barres. Mettre 1 nuit au frigo. Emballer dans de l’aluminium. Elles se conservent facilement 2 semaines au frais .

Idéale pour les sportifs et les gourmands!

Bon appétit

La pulpe de baobab Baomix c’est par ici

Vous trouverez aussi de l’huile de baobab, des Fleurs d’Hibiscus, des baies de  Goji et de la Stevia, la plante sucrante.

Petit guide diététique à l’usage des africains

Gombo, banane plantain et safou sont quelques unes des composantes de la gastronomie africaine. Mais que consommons-nous ? Combien de calories et quels nutriments nous apportent nos fruits et légumes préférés. C’est tout le propos de Cuisine d’Afrique, un petit guide diététique, sans prétentions qui prend en compte les spécificités de notre alimentation.

Connaissez-vous la valeur énergétique de 100g de banane plantain, d’igname, d’huile de palme ou encore de fumbwa (petites feuilles sauvages consommées en Afrique centrale) ? Et pourtant vous savez certainement les préparer mieux que personne. Désormais, avec Cuisine d’Afrique, un petit livret diététique, vous pourrez conjuguer préférences et équilibre alimentaires en plus de vos talents culinaires. La cuisine africaine est souvent taxée d’être trop lourde, une réputation qui n’est en rien usurpée, mais qui n’est pas uniquement l’apanage du continent. A vous d’en donner définitivement la preuve armé de votre petit guide gratuit.

Comment allier équilibre et habitudes alimentaires

Pour répondre à la question posée en début d’article, sachez que 100g de safou, de banane plantain, d’huile de palme, d’igname et de fumbwa équivalent respectivement à 263, 120, 900, 102 et 262 calories. Ainsi, avec une quarantaine de pages, Cuisine d’Afrique fait le panorama énergétique des viandes, poissons, céréales, tubercules, légumes, fruits, huiles et épices que l’on retrouve le plus souvent dans l’alimentation des Africains avec un clin d’œil tout particulier à l’Afrique centrale. Ce qui n’empêche pas l’ouvrage d’être complet. Vous y découvrirez aussi quelques spécialités africaines tellement savoureuses à l’image que vous regretterez que le livre lui-même ne soit pas comestible.

Comme le souligne, Romain Mbiridindi, président d’Afrique Avenir, une association au service de la diaspora africaine en France à qui l’on doit cette parution, « il est facile de trouver tous les renseignements nutritionnels sur le brocoli mais bien plus difficile d’en trouver sur un légume consommé par la communauté africaine ». Une réalité somme toute normale à laquelle Cuisine d’Afrique remédie en nous donnant les clés pour une hygiène alimentaire sans dépaysement. En somme, un petit guide diététique fort utile dans une société où les critères physiques ont tout leur poids.

 

Usages traditionnels et thérapeutiques du baobab

Partout en Afrique, les différentes parties du baobab – racines, tronc, écorce, feuilles, pulpe, graines – sont exploitées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles et dans la pharmacopée traditionnelle africaine où le baobab entre dans la préparation de nombreux remèdes, tout particulièrement pour les problèmes digestifs mais aussi pour ses vertus anti-inflammatoires.

Ses feuilles ont des vertus médicinales éprouvées : on y trouve de la gomme et du mucilage, très efficaces pour lutter contre la dysenterie. Elles sont diurétiques, diaphorétiques, toniques et généralement utilisées contre la fièvre, la diarrhée, la dysenterie, les coliques, le lumbago ou l’ophtalmie, le ver de Guinée, les infections urinaires. Leur efficacité dans le traitement de l’asthme est aussi prouvée. Les écorces fébrifuges traiteraient le paludisme, l’inflammation du tube digestif, la carie dentaire, le rachitisme, l’anorexie et le lumbago. Les racines fortifiantes sont indiquées dans le traitement du paludisme. La pulpe du fruit cicatrisante et fortifiant pour l’enfant, traiterait la diarrhée, la dysenterie, l’inflammation de l’intestin et du foie. Les fibres rouges emménagogues sont utilisées pour traiter l’aménorrhée chez la femme. Les graines galactagogues sont considérées comme remèdes dans le traitement de la carie dentaire, la gingivite, le paludisme, la rougeole et la gastrite. La sève est indiquée pour stopper la carie dentaire. La gomme utilisée comme désinfectant pour les blessures, demeure efficace dans le traitement des maux de dents.

Petits sablés à la pulpe de baobab bio

Recette petits sablés à la pulpe de baobab bio

60gr de farine

60gr de sucre

60gr de beurre fondu

2 œufs

2 cuillères à soupe de Baomix

1 sachet de levure

Vous mélangez tout les ingrédients ( attention aux grumeaux) et à l’aide de 2 cuillères à café faites des petits tas sur votre feuille de cuisson. Mettez 10 min à four bien chaud . Laissez refroidir avant de déguster.

 

Quand la recherche revisite des produits traditionnels africains

Coordonné par le Cirad, le projet européen After compte valoriser des produits traditionnels africains et leur savoir-faire afin d’en faire bénéficier les consommateurs et les producteurs en Afrique et en Europe. Du gagnant-gagnant !

Développer la qualité de produits alimentaires traditionnels africains en vue d’un meilleur accès au marché, voilà l’ambition du projet européen After. Démarré en septembre dernier et coordonné par le Cirad, le projet mobilise des équipes interdisciplinaires de sept pays africains* et de quatre pays européens**. L’objectif est d’acquérir des connaissances sur les produits et les savoir-faire, puis de revisiter les procédés afin d’obtenir des produits de meilleure qualité sanitaire, sensorielle et nutritionnelle. Cela en vue d’un meilleur accès aux marché en Afrique et peut-être même en Europe.

La démarche va concerner trois familles de produits : des aliments fermentés à partir de céréales, d’autres issus de viande et de poissons séchés et enfin des produits à base d’extraits de plantes. Tous les partenaires du projet se sont réunis à Cotonou, au Bénin, lors du séminaire de lancement mi-octobre.

Objectifs et impacts attendus

Le premier objectif du projet est d’acquérir des connaissances sur le savoir-faire actuel, les habitudes de consommation, les technologies et les procédés associés aux produits traditionnels étudiés. After proposera ensuite une optimisation de ces procédés traditionnels dans le but d’améliorer la qualité sanitaire et nutritionnelle des produits tout en conservant ou en améliorant leurs caractéristiques organoleptiques. En parallèle leur accessibilité au marché sera évaluée. Dans ce cadre des tests auprès des consommateurs seront menés de manière à définir les critères d’acceptabilité des produits. Enfin les résultats obtenus seront testés par des entreprises alimentaires africaines (PME) impliquées dans le projet puis diffusés sous forme de lignes directrices directement exploitables par les entreprises désireuses de se lancer dans la fabrication de ces produits.

Trois types de produits à l’étude

Le projet se focalise sur quatre produits fermentés à base de céréales. Consommés sous forme de boissons fraiches (Akpan et Gowé), de boulettes sèches (Kishk) ou de pâte (Kenkey). Les étapes de fermentation assurent une meilleure conservation de l’aliment et donc une meilleure sûreté sanitaire mais améliore aussi leur valeur nutritive. En Afrique, la fermentation est généralement combinée à d’autres opérations telles que le maltage, la mouture ou la cuisson. Le projet After compte améliorer la maitrise de ces étapes afin d’obtenir des produits de qualité capables de satisfaire la demande des consommateurs urbains en Afrique ou en Europe.
À l’étude également, des viandes et poissons séchés : le Kitoza, un produit malgache à base de viande (appelé aussi Biltong en Afrique du Sud), ainsi que deux produits à base de poissons d’Afrique de l’Ouest : le Lanhouin (fermenté) et le Kong (fumé) Le projet After devrait développer de nouvelles technologies pour améliorer la qualité sanitaire et la conservation de ces produits.
Dernière gamme de produits à l’étude, ceux issus des fruits et légumes. La fleur d’hibiscus rouge (Hibiscus sabdariffa L.) et le fruit du baobab (Adansonia digitata L.) sont traditionnellement utilisés pour préparer des boissons rafraichissantes. La pomme surette ou jujube (Ziziphus mauritiana Lam.) est, elle, réduite en farine pour réaliser des galettes. After s’intéressera en particulier à la caractérisation et à la valorisation des composés bioactifs*** et à leur présence dans ces différents aliments.

* Bénin, Cameroun, Ghana, Egypte, Madagascar, Sénégal et Afrique du Sud.
** France, Italie, Portugal et Royaume-Uni.
*** Les composés bioactifs présente dans certain aliments sont capables d’agir sur des fonctions physiologiques avec un bénéfice potentiel pour l’organisme.

 

Un universitaire souligne l’efficacité pharmacologique de certaines plantes africaines

Dakar, 15 oct (APS) – Le professeur Lamine Guèye, enseignant à la faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop, a vanté l’efficacité ‘’pharmacologique’’ de certaines plantes africaines comme le baobab utilisé contre les maladies diarrhéiques et le bissap contre la fatigue.

’’L’efficacité pharmacologique de certaines plantes africaines n’est plus à démontrer. C’est l’expérience de milliers d’années en Afrique. Les fruits du baobab sont utilisés contre les diarrhées et le bissap contre la fatigue’’, a-t-il dit lors d’une conférence organisée par le comité du colloque international sur ‘’les plantes alimentaires, médicinales et cosmétiques en zone sahélienne’’.
Cependant, a-t-il souligné, il y a des choses qui sont scientifiques, ce sont les doses. ’’Il faut savoir à quelle dose le produit utilisé est bon pour la diarrhée et à quelle dose il devient toxique pour l’organisme’’, a poursuivi l’enseignant.
‘’Il y’a une différence entre une plante qui calme les signes et une plante qui soigne’’ a-t-il indiqué, ajoutant que les tradipraticiens, pour soigner les troubles sexuels, donnent des plantes qui dilatent les vaisseaux sanguins des patients. ’’Mais cela ne veut pas dire qu’on a traité leur problème’’, a-t-il dit.
Le directeur de l’Université mixte internationale (UMI) et président du conseil scientifique du Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS), Gilles Boetsch, a pour sa part estimé que ‘’les relations entre l’homme et la plante sont beaucoup plus compliquées que les relations entre l’homme et l’animal’’.
Il a dit qu’il est ’’nécessaire de faire parler tous les spécialistes dans d’autres domaines’’.
L’enseignant d’écologie végétale à la faculté des sciences et techniques de l’UCAD, Aliou Guissé, lui, a insisté sur la valeur alimentaire de certaines plantes de cueillette.
’’Les plantes de cueillette permettent de compenser beaucoup de déficit sur la plan nutritionnnel.Certains fruits qui apparaissent pendant les périodes de soudure sont très riches en vitamines’’ a-t-il expliqué.
Le colloque sur ‘’les plantes alimentaires, médicinales et cosmétiques en zone sahélienne’’, prévu du 20 au 22 octobre à l’UCAD, verra la participation de médecins, de biologistes, de sociologues, d’anthropologues et de tradipraticiens.
L’objectif général de ce colloque international est ‘’de réunir des représentants de la communauté scientifique internationale et interdisciplinaire pour contribuer à la valorisation des espèces végétales dans la zone sahélienne’’ souligne un document remis à la presses.
Il s’agira également de partager les connaissances disponibles sur les espèces végétales potentielles et leurs usages et d’affiner les techniques et les expériences.

 

La pulpe de baobab Baomix comme cosmétique bio

La pulpe de Baobab peut être utilisé à de  nombreuses occasions, pour ses propriétés gustatives, thérapeutiques et cosmétiques.

Son usage s’avère bénéfique pour le soins des peaux, des cheveux et des ongles .

Sa richesse en vitamines, minéraux, acides aminés en fait un excellent régénérant .Du fait de sa teneur équilibrée en anti-oxydants hydrophiles (vitamine C,flavonoïdes) et lipophiles (bêta carotène, acide alpha linolénique), la pulpe du fruit de baobab est un véritable anti-oxydant global. Cette teneur protège donc des attaques des radicaux libres toutes les structures cellulaires et lutte ainsi contre le vieillissement. C’est un anti-oxydant puissant qui redonne souplesse et luminosité au visage .La pulpe de baobab peut être utilisée en cosmétique comme soins anti-âgeslissants et émollients sous forme de savon, de pommades ou de masques mais aussi encomplément alimentaire (enfants en croissance, des suites ou au cours d’une maladie, d’un épisode infectieux, d’une opération, d’un allaitement, d’un stress émotionnel important, d’une fatigue passagère ou saisonnière, dans le cadre d’un régime, d’une activité sportive régulière, de troubles du transit intestinal, dans certaines maladies rhumatismales : Arthrose en particulier par l’apport de micronutriments indispensables, d’affections inflammatoires : mais aussi arthrite, maladies intestinales inflammatoires.

VITAMINES pour 100g de pulpe sèche, approximativement, cela peut varier en fonction des lieux de récolte et de la conservation des matières premières, en mg/100gr :

  • De la vitamine A(0,2mg) qui en relançant le métabolisme cellulaire permet la réparation des peaux lésées, sèches ou âgée.
  • De la vitamine B1,B2, B6(0,038, 0,06, 0,02)(thiamine, riboflavine,pyridoxine) qui permettent entre autre une meilleure régénération des cellules souches de la peau et une régulation de nombreuses fonctions métaboliques.
  • De la vitamine B4, ou adénine, qui a des propriétés drainantes et laisse la peau lisse et lumineuse; Elle l’adoucit et la prévient de l’apparition des rides.
  • De la vitamine B3 ou niacine (2,16) qui préserve l’hydratation et protège contre les UV. Efficace pour les peaux fatiguées, elle lutte contre l’acné, l’acné rosacé, psoriasis, pityriasis rubrapilaire .
  • De la vitamine C(280mg) qui a une action anti-oxydante propre lui permettant de neutraliser les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire. De plus, elle a une action sur la régénération dela vitamine E, principal anti-oxydant de notre organisme. Leur association permet donc de mieux lutter contre le vieillissement prématuré de nos cellules. Elle intervient dans la synthèse du collagène. Le collagène est une protéine du derme qui soutient la peau lui donnant ainsi son aspect ferme.
  • De la vitamine E qui contribue à ralentir l’oxydation des acides gras insaturés, empêchant ainsi les dommages causés par l’oxydation des membranes cellulaires, ce qui a pour conséquence un bon maintien de l’hydratation de la peau et un bon état des tissus, elle combat la formation des radicaux libres .
  • De la vitamine F, ou acide linoléique, qui est composé d’acides gras polyinsaturés qui assurent une hydratation parfaite et une protection des tissus. La vitamine F permet aux cellules de l’épiderme de retrouver toute leur tension en eau en diminuant leur imperméabilité, elle augmente la résistance de la peau face aux agressions extérieures.

MINÉRAUX pour 100g de pulpe de fruit :

La pulpe du fruit du baobab est riche en minéraux, calcium, phosphore, zinc, acides gras essentiels qui sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, ils participent à l’équilibre de la peau. Ces composants contribuent en effet à la régénération et à la protection de l’épiderme, ils assurent sa teneur en eau et favorisent la micro-circulation.

  • Calcium 293-300mg
  • Phosphore 96-210mg
  • Fer 2,4-2,7mg
  • Potassium 2,31mg
  • Sodium 1,86mg
  • Magnésium 0.10mg : le magnésium a la propriété de stimuler la production des protéines et les échanges cellulaires .
  • Zinc 0,64mg : le zinc assure une bonne élasticité de la peau en stimulant la synthèse du collagène et il est reconnu pour ses propriétés sébo-régulatrice .
  • Manganèse 0,6-0,9mg: le manganèse est un est anti-oxydant qui agit contre les signes du vieillissement cutané.

ACIDES AMINES mg pour 100 g de protéines :

  • Valine 43g
  • Proline 920mg (un des composants essentiels de certaines fibres de collagène )
  • Histidine 271mg
  • Leucine 841mg
  • Lysine 1462mg
  • Arginine 604mg
  • Isoleucine 1073mg
  • Méthionine 492mg
  • Cystéine 1123mg
  • Acide Glutamique 402mg
  • Tyrosine 421mg
  • Tryptophane 149mg
  • Hréonine 296mg

Carbohydrates pour 100 g de pulpe de fruit :

  • Glucose 8.47mg
  • Fructose 17.93mg
  • Saccharose 10.21mg
  • Maltose N.D.
  • Polysaccharides solubles 10.21mg
  • Amidon 48.10mg

Fibres

  • Fibres diététiques solubles 22.00%
  • Fibres diététiques insolubles 22.00%
  • Cellulose 1.5%
  • Cendres 1.98%
  • Valeur énergétique 200 Kcal/100g  836 Kj/100g

Ne contient pas de gluten

Pulpe de Baobab bio Baomix
Utilisation de la pulpe de baobab bio Baomix comme cosmétique

Majestueux Baobab

Le baobab doit avoir autant de nom que de pays sur lesquel on le trouve .

On parle souvent de lui comme de l’arbre à palabre, l’arbre bouteille, le pain de singe, l’arbre magique, l’arbre pharmacien, l’arbre de vie.

En Afrique il est appelé sira ou sito en Bambara, bobbe, boki, boy ou boré en Peul, bak en Serer, seda, sira ou keda en Malinké et en Wolof c’est le gouye pour l’arbre, le bouye pour le fruit, lalo pour les feuilles, gif pour les graines.
Le baobab vit en Afrique tropicale sèche, du Sénégal au Soudan, Afrique orientale, de l’Ethiopie au Mozambique ainsi qu’en Australie, à Madagascar et à Mayotte.
D’habitude ce vieux géant vit en solitaire et peut facilement atteindre 20 mètres de haut et 12 mètres de diamètre. Il est surtout renommé pour sa longévité estimée de 1000 à 2000 ans et pour la largeur de leur tronc, laquelle peut atteindre jusqu’à 9 mètres de diamètre.
Le plus vieux et le plus célèbre se trouve à Shiramba le long du Zambèze, âgé de 2000 ans.

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Visiter la boutique Agoji

Bonjour,
Nous sommes ravis de vous compter parmi nos sympathisants, pour vous remercier de vôtre fidélité, nous vous offrons une réduction de 15% sur toutes les commandes passées sur la Boutique Agoji.

Cette promotion est valable du 25/05/11 au 10/06/11, pour vous permettre de mieux apprécier nos produits de santé et de vitalité, tel que Baomix, la pulpe du fruit du Baobab, le Goji de l’Himalaya, un puissant tonifiant et ainsi vous renforcer pour un été plein d’énergie.

Code : agojimai

www.agoji.com

Nouveau sur la boutique:

Le thé de bourgeons de feuilles de Goji.

Considéré comme un grand cru, le thé de bourgeons de Goji est recommandé pour la santé et une vie saine, il est délicieux quand on le boit tout en procurant rapidement une source de fraîcheur et de bienfaits sur le corps et l’esprit, sans laisser d’amertume.

Grâce à nôtre partenariat, profiter d’une promotion sur le sel naturel de Guérande ( Nature et progrès), les sels de bain, la fleur de sel…

Pour cela visitez le site www.selguerande.com de Gilles Hervy artisan paludier à Guérande. Et grâce au code promotion, économisez 10% sur toutes vos commandes de sel naturel (bio)

code: selnaturel

Ma femme Neige, moi même et toute l’équipe de la Boutique Agoji, vous remercions de vôtre fidélité.

au plaisir de vous servir

David Hervy responsable de la boutique Agoji.