Boutique Biologiquement.comentretien du cheveu afro

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DES CHEVEUX CRÉPUS ET LONGS À LA PORTÉE DE TOUS ( NAPPY)

Un livre pour toutes celles qui souhaitent voir leurs cheveux pousser au naturel
Vous en avez marre d’avoir les cheveux qui se cassent, ras-le bol des
cheveux crépus qui ne poussent pas ? Dites adieu aux cheveux secs,
cassants, fragiles et ternes. Retrouvez votre véritable nature de cheveux :
resplendissante, brillante et souple.
Kenoa, l’auteur qui se passionne pour le cheveu crépu depuis 2007, nous délivre
ses précieuses astuces de beauté capillaire recueillies au terme d’années de
recherches et d’observations.
Elle s’adresse à toutes celles qui veulent être sûres d’apporter à leurs cheveux
ce dont ils ont véritablement besoin. Que vous soyez toute nouvelle dans le
monde des « nappy », en période de transition ou encore que vous ayez les
cheveux défrisés, ce guide pratique vous apporte la possibilité d’avoir des cheveux aussi beaux et sains qu’ils puissent être.
Kenoa revient sur les bases de la science du cheveu afro, ses particularités et
ses besoins. Elle expose également les méthodes de soins, les produits et les ingrédients adaptés aux cheveux crépus, frisées et bouclés, autant de clés pour construire sa propre routine capillaire.
L’ouvrage est aussi parsemé d’anecdotes sur le parcours capillaire de l’auteur,
dans lesquelles bon nombre de lectrices se retrouveront, et par lesquelles nous
comprenons que la démarche de l’auteur est destinée à aider les femmes des
peuples afro-caribéens, arabo-berbères et métissés à entretenir leur cheveux
tout en les acceptant tels qu’ils sont.
Le livre est disponible sur 3 supports différents (papier couleur, papier noir et
blanc et ebook) pour satisfaire à toutes les bourses.
Il contient en bonus un test pour connaître les besoins de nos cheveux, un planning d’entretien type, une liste de produits recommandés, ainsi que des informations sur les actifs capillaires principaux.
C’est un gain de temps incommensurable que nous offre Kenoa dans notre
quête de cheveux longs et en meilleure santé.
Extrait de l’introduction :
« Le but de l’ouvrage est de rendre toute femme responsable de la beauté de ses cheveux. Le coiffeur et les fabricants de cosmétiques capillaires peuvent s’avérer être des aides précieuses, lorsqu’ils
savent de quoi ils parlent, mais ils ne peuvent nous conseiller que ponctuellement et partiellement.
Dépenser de l’argent chez eux nous rassure, mais ne nous rend pas plus responsable. C’est à chacune d’entre nous de maîtriser l’entretien de ses propres cheveux. Il s’agit là de devenir des actrices
de notre croissance capillaire, et non de simples suiveuses d’instructions dont nous ne connaissons
même pas la valeur.
Savez-vous pourquoi le cheveu crépu est souvent sec ? Savez-vous comment le faire pousser et le
protéger de la casse ? Connaissez-vous ses besoins ? Savez-vous quels produits utiliser ? Pourquoi vos
cheveux sont comme de la paille après votre shampoing ? Pourquoi les après-shampoings vous
rendent-ils les cheveux soyeux ? Pourquoi vos cheveux restent secs alors que vous appliquez de la
vaseline tous les jours ? Si vous n’avez pas de réponses précises à ces questions, ce livre est fait pour vous”.

L’entretien du cheveu afro, longtemps considéré comme impossible, est une thématique que les medias commencent timidement à aborder depuis ces dernières années. En parallèle, l’émergence de nombreux blogs, blogs et magazines en ligne a contribué à faire grandir l’intérêt des femmes noires et métissées pour l’entretien de leurs cheveux.
Mais si Internet à jouer un grand rôle dans la vulgarisation des informations concernant les soins capillaires dits « ethniques », ces astuces sont rarement abordées dans des livres francophones. Le livre est pourtant un support pratique qui traverse les générations.
C’est donc afin de mettre mon savoir cosmétique à disposition des femmes afros et pour leur assurer que leurs cheveux peuvent pousser à condition d’avoir les bons gestes, qu’est né l’ouvrage « Des cheveux crépus et longs à la portée de tous », mon premier livre.

Boutique Biologiquement.comLA ROUTINE CHEVEUX D’UNE NAPPY

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Naturels, défrisés, tissés ou tressés les cheveux sont l’un de nos meilleurs atouts beauté (nappy). Hydratation, démêlage, coiffage, soins, quels gestes adopter selon leurs types? Sarah notre spécialiste beauté des peaux noires et métissées nous dit tout !

Mes cheveux sont naturels ou défrisés :

> ASSOUPLIR
Afin de détendre la fibre capillaire, on utilise un bain d’huile de monoï à appliquer avant le shampoing pour un rendu léger et une base souple. Bien enduire le cheveu et laissez agir au moins une heure sous une serviette chaude.

> LAVER EN DOUCEUR
Exit les shampooings corrosifs qui agresse le cheveu. On privilégie les produits sans sulfate qui facilitent l’élimination d’excès d’huile sur le cuir chevelu sans le dessécher.

> HYDRATER
Sans alourdir le cheveu pour moins de casse. On préfère les huiles et les crèmes légères aux produits trop gras qui ont auront pour effet d’étouffer le cuir chevelu et ainsi ralentir la pousse.

Nappy girl, beauté noire au naturel
Nappy girl, beauté noire au naturel

Les astuces de Sarah :
– Utiliser les produits hydratant plutôt le soir et faire 4 grosses nattes lors de l’application.
– Toujours utiliser un peigne à dents larges pour le démêlage et le coiffage.
– Enfiler un bonnet en satin la nuit afin d’éviter les frottements qui favorisent la chute de cheveux. Pas très glamour mais résultat garanti.
– Manipuler vos cheveux le moins possible, ils sont fragiles !

Mes cheveux sont tissés ou tressés avec des rajouts :

> PURIFIER
Le cuir chevelu accumule les impuretés, ce qui a pour conséquences de l’étouffer. S’il ne respire pas, il génère des cheveux fatigués. Le gommage capillaire assainit et stimule la micro-circulation en plus d’optimiser la pénétration des autres soins.

> RÉPARER
Mis à rude épreuve les cheveux sont fragilisés, entre deux coiffures bichonnez-les. Apportez leur un soin profond qui offre une protection optimale contre les agressions et la déshydratation tout en boostant la résistance naturelle.

> PROTÉGER
Mieux vaut prévenir que guérir ! Un bon soin doit être capable d’apporter hydratation et souplesse. On soigne ces fourches en appliquant un sérum protecteur sur les longueurs et les pointes.

Les astuces de Sarah :
– On ne garde pas ses extensions plus de trois semaines pour ne pas risquer d’alopécie.
– Traiter vos extensions avec douceur pour ne pas fragiliser vos cheveux et utiliser des produits adaptés aux types de vos mèches.
– Ne pas laisser sécher à l’air libre pour éviter les mauvaises odeurs
– Laisser respirer vos cheveux un mois entre deux coiffures.

Boutique Biologiquement.comLes “Nappy” investissent le net

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Depuis quelques années déjà le retour au naturel est dans l’air du temps. Lassées du défrisage, des extensions, désireuses de revendiquer leur statut afro ou tout simplement curieuses de redécouvrir leur vraie nature de cheveux, les Nappy girls sont désormais dans La place et il va falloir compter avec elles.

QUI SONT LES NAPPIES ?

Le terme “Nappy” nous vient des Etats-Unis, c’est tout simplement la contraction de “naturaly pretty” (dont la traduction littérale donne “naturellement jolie” ndlr). Il désigne ces jeunes femmes qui ont fait le choix de renouer avec leurs cheveux naturels ou alors de ne jamais céder au défrisage ou à toute autre méthode chimique visant à lisser les cheveux frisés, bouclés ou crépus. Les nappies s’aiment au naturel tout simplement. Il y a sûrement autant de raisons que de nappies pour expliquer cet engouement pour le retour au naturel. Pour certaine c’est juste un ras le bol, d’un cercle infernal où l’on défrise le cheveu pour h rendre plus facile à coiffer mais au final il casse, ne
pousse pas, le cuir chevet trinque et le cheveu perd son volume et sa beauté. Pour d’autres ce sera d’abord un choix financier, ne plus se défriser c’est aussi une petite économie sur l’année.

Sans oublier, celles pour qui ce retour au naturel s’accompagne d’une revendication identitaire à l’instar du mouvement `Black is beautiful” aux Etats-Unis qui dans les années soixante incitait les Afro-Américains à valoriser tout ce qui faisait leur identité, (la peau noire, le cheveu crépu) et à ne plus s’identifier aux types européens en se défrisant les cheveux ou en s’éclaircissant la peau. Rappelons que pour les Afro-Américains, il était difficile à l’époque de s’approprier leur identité noire tant celle-ci était dénigrée. C’est un combat que reprennent certaines filles qui font leur retour au naturel, estimant que la société française n’accepte pas suffisamment les populations issues de l’immigration, les renvoyant sans cesse à leur apparence. Voilà pour la petite histoire.

Les "Nappy" investissent le net
Les “Nappy” investissent le net

Mais, au-delà de revendications idéologiques et identitaires, le retour au naturel est d’abord une belle aventure capillaire, une aventure que partagent entre elles les filles qui l’ont entreprise. Blog, groupes Facebook, forums d’échanges fleurissent sur la toile où se retrouve virtuellement la communauté nappy.

Né en septembre 2009, Beauté Afro a été crée par Mariam. Très vite elle est secondée par Nina et toutes les deux font vivre le groupe qui grandit de jour en jour. Un an après, Mariam quitte le navire laissant Nina aux commandes. Disponible, Nina répond avec simplicité et parfois une pointe d’humour aux membres de leur Facebook Beauté Afro, les BA comme elles s’appellent entre elles. “Avec ce groupe Facebook pas besoin de se connecter sur un forum. Dès que l’on est sur sa page on voit tout de suite les derniers messages postés, les photos et tous les échanges. La communication est encore plus fluide d’autant plus que ce réseau social est incontournable pour le moment explique Nina. Sur Beauté Afro on vient parler de ses états capillaires, trouver des recettes de soins, chercher des infos (coiffeurs, produits, boutiques en ligne…). “Les filles viennent déclarer leur amour pour leurs cheveux, elles les décrivent après leurs soins” précise Nina. Elle ajoute : “II faut dire que la femme noire a un rapport particulier avec ses cheveux, une espèce de “je t’aime, moi non plus” où l’on passe de la haine a l’amour en fonction de l’humeur ou des moments de la vie. “C’est un rapport passionnel”. Elle concède que le retour au naturel n’est pas toujours facile : “Le parcours afro c’est une évolution importante, le visage change l’image que l’on a de soi aussi. Ce n’est pas toujours évident d’autant plus qu’il faut parfois faire face a l’adversité de l’entourage (famille, petit ami, compagnon ou mari, amis…). Sur Beauté Afro, on se soutient aussi dans ces moments la”. Parce que “Beauté Afro, c’est aussi un réseau sur lequel se créent des amitiés et des rencontres pro-fusionnelles” conclut Nina.

Le blog de Chloé porte bien son nom. Créé il y a deux ans lorsqu’elle a fait son “big Chop”, il avait pour simple vocation d’être le journal de bord de son parcours naturel. Un moyen de partager son évolution avec d’autres nappies. “Comme beaucoup de femmes noires avec les défrisages j’avais les tempes de plus en plus dégarnies. C’est ce problème qui m’a emmenée à rechercher des infos sur les cheveux afros. De fil en aiguille, je suis tombé sur des sites, des forums, des blogs et puis, j’ai eu le déclic et c’est à ce moment que j’ai décidé de faire un retour au naturel” explique Chloé. Ce qui devait être que le journal intime de son retour au naturel a pris une autre dimension. “Les échanges avec les internautes ont pris de l’ampleur, les lectrices du blog ont suivi pas à pas mon évolution, elles ont vu mes erreurs, découvert en même tant que moi mon parcours de bigchopée. Je partageais avec elles mes testings de produits. J’ai constaté un réel intérêt des filles qui me suivent”. Sur son blog, Chloé ne parle que de ce qu’elle a testé personnellement et de ce qu’elle fait par rapport à ses cheveux, c’est un blog très personnel. On y trouve également une rubrique beauté avec notamment des personnalités aux cheveux naturels Le blog reçoit en moyenne 1 200 visites quotidiennes.”C’est ma fierté, je le vis comme une reconnaissance de mon travail, moi qui suis sur ma petite île j’échange avec des filles du monde entier” explique Chloé. Installée sur l’île portugaise de Madère où elle a suivi son mari, cette suissesse est d’origine haïtienne est ravie de l’impact de son blog sur son entourage et ses lectrices. Quand à son succès elle ne l’explique pas vraiment : “Je pense qu’il faut juste être soi-même et ne pas chercher à faire de la propagande. Je suis assez ouverte et n’apprécie pas vraiment les extrémistes qui refusent toute transformation du cheveu crépu (coloration, lissage, rajouts…). Ma conviction, c’est que le résultat parle de lui-même. Aujourd’hui, en me voyant évoluer, trois de mes amies sont revenues au naturel. Je ne sais pas me coiffer mais suis convaincue que le cheveu crépu n’a pas besoin de coiffures sophistiquées. Je prends du plaisir à prendre soin de
mes cheveux et ca se voit. Je crois que c’est tout cela qui incite les personnes qui me connaissent à revenir au nature!. Ce n’est pas un simple effet de mode !”

ISA ET SA CHAINE YOUTUBE LE BONHEUR DE NOS CHEVEUX

Isa a créé son blog il y a six ans. Elle a toujours aimé coiffer et pour arrondir ses fins de mois, elle est devenue coiffeuse a domicile. Ce blog lui servait de carte de visite, chaque fois qu’elle coiffait quelqu’un, elle mettait la photo en ligne. Et puis ses cheveux se sont abimes « j’avais les cheveux touffus, ils se cassaient et ils s’affinaient de plus, je perdais du volume. J’ai donc commencé achercher des infos et je suis tombé sur une coiffeuse qui sais prendre du cheveu sans le défriser. Je pouvais avoir mes cheveux lisses sans les traiter chimiquement. C’est donc progressivement que j’ai amorcé ma transformation en 2008. J’ai également partagé tout cela sur mon blog ma routine, mon histoire, mon vécu de la transition ». Sollicitée par ses lectrices, Isa répond aux questions et réalise que très souvent les mêmes questions reviennent bien qu’elle y ait déjà répondu. En fait, les filles ne prennent pas le temps de lire le contenu du blog. C’est ainsi que lui vient l’idée d’utiliser la vidéo pour prodiguer ses conseils beauté. Elle crée sa chaine Youtube et partage e avec prés de 1 100 inscrites son amour pour le cheveu. “La ligne directrice de cette chaine c’est avoir des cheveux en bonne santé. Je pourrais conclure en disant, idealement naturel, mais vous êtes libres de faire ce que vous voulez de vos cheveux du moment que vous en prenez soin”. Preuve que le message passe bien, sa vidéo «arrêtez le massacre” a été vue 20000 fois.

Boutique Biologiquement.comLe B A BA de la Nappy Attitude : Comment obtenir des cheveux naturels en parfaite santé

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Si vous êtes comme moi, vous avez surement remarqué la grande tendance des filles noires ou métissées un peu partout dans le monde (nappy).

Exit les tissages, les nattes qui mettent 2 jours à être faits et les brûlures dues au défrisage. Les cheveux se portent désormais naturels, la fierté en plus. Alors vous êtes venu vous avez vu et vous voulez en être ? Voici un petit abécédaire qui vous permettra de vous lancer en toute connaissance de cause.

Le B A BA de la Nappy Attitude : Comment obtenir des cheveux naturels en parfaite santé
Le B A BA de la Nappy Attitude : Comment obtenir des cheveux naturels en parfaite santé

B comme Big Chop

Le Big chop désigne le fait de couper toute la partie défrisée des cheveux. C’est radical mais c’est aussi le seul moyen d’avoir des cheveux naturels saints. Pour faire un bon Big chop l’erreur à ne pas commettre est de prendre ses ciseaux et « quick !!!» Il vaut mieux le faire après avoir lavé les cheveux. La partie défrisée se distingue alors clairement de la partie naturelle. Là on pourra après avoir séparé les cheveux en parts, puis les couper en tenant la partie défrisée entre le pouce et l’index de la main gauche, et les ciseaux de la main droite.

Une autre bonne idée est de se faire aider par une amie et pourquoi pas se big choper à tour de rôle. Petite précision, le Big chop n’est pas urgentissime. Attendez d’être prête à avoir des cheveux courts, entre temps faites pousser vos cheveux tranquillement, ça s’appelle faire une transition et mieux vaut ne pas trop avoir les cheveux à l’air libre, je vous conseille de grosses nattes ou des mèches (rastas) en attendant.

C comme Coiffure

Braids, twist out, locks, voici un aperçu du vocabulaire qu’il vous faudra maîtriser. Il y’a un florilège de coupes que vous pourrez vous permettre avec des cheveux naturels. A part les classiques de l’afro et l’afro tirés, vous pourrez goûter aux joies des vanilles qui, une fois enlevées vous donnerons une jolie coiffure et un style indiscutable. Il y’en a pour tous les goûts et pour toutes les envies il vous suffit d’un peu d’imagination et parfois de patience, pour faire des merveilles toute seule comme une grande. Un petit conseil, faites des tests chez vous devant le miroir avant de tenter certains styles.

E comme Eau

Non Mesdames l’eau n’est pas votre ennemi. Au contraire, une des habitudes dont il faut absolument se débarrasser en adoptant les cheveux naturels, c’est la peur de l’eau. On peut se laver les cheveux aussi souvent qu’on le souhaite, pour peu qu’on utilise des bons produits qui n’agressent pas les cheveux (voir un peu plus bas). L’avantage est clair : des cheveux propres agréables au toucher qui sentent bon tout le temps, hummm. Vous l’aurez compris le maître mot est HY DRA TEZ. Il faut régulièrement pulvériser sur les cheveux un mélange d’eau minérale et d’huile d’olive ou d’amande douce.

N comme no poo

Cette methodequi consiste en fait à utiliser de l’après shampoing (AS) pour se laver les cheveux est révolutionnaire pour les cheveux crépus. Les après-shampoings contiennent également des agents lavants, il n’y a donc aucun souci du point de vue du lavage, cependant, les AS sont moins agressifs pour les cheveux que les shampoings.

L’après-shampooing, et c’est important, ne doit pas contenir de silicone qui alourdit les cheveux à long terme. Pour repérer la présence de silicone dans la composition d’un produit il suffit de regarder s’il y a un ingrédient se terminant par thicone, thiconol, siloxane ou silane. Alors oui mesdames à vos loupes! L’astuce est de démêler doucement les cheveux avec les doigts et de masser le cuir chevelu pour éviter les nœuds. Résultat : cheveux doux et soyeux. Une version modifiée, le Lowpoo consiste à utiliser un mélange d’après shampoing avec un peu de shampoing. Utiliser ce qui vous va le mieux, vos cheveux vous diront merci.

H comme Hair Guru

Qu’est-ce qu’un Natural hair guru? Hé bien c’est souvent une jeune femme qui connait et partage plein d’astuces sur youtubeen expliquant comment prendre soin de ses cheveux naturels. De la coiffure aux soins en passant par le matériel et les produits, elles passent tout au peigne fin. Ce qui est génial car on n’a pas besoin d’être aux US pour connaître quelle méthode utiliser. Vive internet : c’est une mine d’informations, il y’a des forums, des blogs qui vous aideront si vous avez des questions et plein de copines virtuelles qui vous épauleront si vous vivez un « badhairday ».

M commematos

La nappy est équipée c’est bien connu. Les indispensables sont gros peigne, peigne à queue, attaches cheveux pour peigner et diviser ses cheveux en quartiers. Il vous faut un sèche-cheveux pour sécher les cheveux (bien entendu) mais toujours à la plus basse température possible. Le must est d’avoir un embout à peigne afro à adapter à votre sèche-cheveux. Un lisseur peut être utile mais à utiliser avec modération et surtout, ne jamais soumettre les cheveux à une haute température sans mettre au préalable un spray lisseur .

R comme routine

Enfin La routine est un ensemble de traitements quotidiens ou hebdomadaires qu’on applique à ses cheveux. Le plus important est de trouver SA routine comprenant les produits qui vous correspondent le mieux.

Les must have sont : un shampoing , un après-shampoing, une hydratation journalière (mélange eau + une huile à garder au frais), un baume hydratant non gras , un activateur de pousse , des huiles végétales (olive, amande douce, macadamia, ricin, black castor oil, karité, sésame etc…), des huiles essentielles (la lavande assainissante et le romarin qui favorise la pousse).

Faites-vous des masques pour cheveux au moins une fois par semaine en utilisant un mélange d’huiles de votre choix, d’après-shampoing et d’essence.

N’oubliez pas d’être happy et sautez le pas. Les cheveux crépus sont beaux, occupez-vous d’eux et ils vous le rendront bien !

Et vous, quelles sont vos astuces pour garder vos cheveux naturels ?

 

Boutique Biologiquement.comTissage : indications et contre-indications

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Conseils pour un bon tissage

Le tissage est devenu un incontournable de la beauté des femmes africaines.

Presque toutes y ont eu recours au moins une fois dans leur vie. Les tissages se présentent sous forme de bande de cheveux. Le rendu est le même qu’une perruque mais on peut s’y tromper et croire qu’il s’agit de vrais cheveux.

Le principe du tissage
Avec le tissage, on n’est pas obligé de tresser toute la tête. Les mèches peuvent se fixer où l’on veut sur la tête. Les tresses sont alors camouflées par lesdites mèches En utilisant plus de bande de cheveux on donne de la densité ou de l’épaisseur à la coiffure.

Choisissez les cheveux naturels

Même si, pour des raisons d’argent, on utilise parfois des mèches synthétiques, celles-ci ne sont pas recommandées. Non seulement, elles chauffent et peuvent casser le cheveu mais on ne peut pas les laver tant qu’ils sont sur la tête. Il faut les utiliser avec beaucoup de modération car ils peuvent endommager le cheveu ou donner des boutons au cou à celles dont la peau est fragile. La plupart des coiffeuses recommandent des tissages de cheveux 100 % naturels. On peut réutiliser celles-ci pour d’autres occasions et les travailler au fer comme de vrais cheveux. Selon les coiffures, il faut un à deux paquets de tissages.

Lavez et entretenez votre tissage

Le tissage nécessite une hygiène impeccable. Il faut donc faire un shampooing suivi d’un après-shampooing 1 à 2 fois par semaine, conserver la netteté du tissage avec un spray anti-dessèchement, hydrater et traiter les mèches pendant le sommeil avec le Turban Magique. Ce turban révolutionnaire conditionne et hydrate les cheveux grâce aux principes actifs qu’il contient. On entoure les cheveux avec le turban magique le soir au coucher et l’opération est à renouveler assez souvent.

En cas de coloration

Si on désire se colorer les cheveux, il est préférable de faire la couleur quelques jours avant la pose des mèches ou des extensions. Il est fortement conseillé d’utiliser un shampooing et un soin sans silicone ainsi que des produits capillaires (laques, gels…) ne contenant que très peu d’alcool.

Conseils pratiques

De manière à éviter la formation de noeuds, il faut nouer les mèches avant de dormir et les brosser 2 fois par jour. Ne jamais dormir avec un tissage mouillé. Il faut, à ce propos, utiliser un sèche-cheveux.

Incompatibilités

La pose de mèches ou d’extensions est déconseillée si on a du psoriasis, des pellicules ou un cuir chevelu sensible. De même, il est recommandé aux femmes ayant accouché depuis peu de ne pas poser d’extensions.

Boutique Biologiquement.comLes propriétés thérapeutiques de l’huile de baobab

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Cette huile est très appréciée pour ses propriétés médicinales.

  • L’huile de baobab à un fort pouvoir anti-oxydant, et contient de nombreux tocophérols (vitamine E et en acides gras insaturés).
  • L’huile de baobab protège la fibre capillaire et le cuir chevelu, apporte brillance et souplesse aux cheveux secs.
  • L’huile de baobab est recommandée aux femmes enceintes pour améliorer l’élasticité de la peau et éviter ainsi les vergetures.
  • L’huile de baobab est réparatrice et cicatrisante (brulure, acné, gerçures, ongles cassants) elle redynamise la peau et relance des fonctions vitales des cellules.
  • L’huile de baobab soulage les affections de l’épiderme telles que l’eczéma, le psoriasis ou les petites plaies.
  • L’huile de baobab renforce les ongles cassants.
  • L’huile de baobab se révèle très bénéfique en huile de massage pour apaiser les zones fatiguées du corps.
  • L’huile de baobab traite également les cheveux secs et/ou fourchus mais les cheveux frisés ou crépus.(masques capillaires).
  • L’huile de baobab redynamise la peau et relance les fonctions vitales des cellules, elle régénère rapidement les tissus.
  • L’huile de baobab est réparatrice et cicatrisante (brulure, acné).
  • L’huile de baobab protège les cellules (assouplit et apaise la peau, soulage la peau irritée)
  • L’huile de baobab protège la peau des agressions extérieures (soleil, froid, vent, pollution) l’adoucit et la préserve du dessèchement.
  • L’huile de baobab convient également au soin des peaux matures.
  • L’huile de baobab aide à la cicatrisation des plaies.
  • L’huile de baobab à des propriétés antalgiques, et soulage les maux de dent, les contractures et les douleurs musculaires.
  • L’huile de baobab est régénérante et anti-inflammatoire elle soulage des courbatures.

 

Cette huile peut être utilisée à des fins culinaires

Couleur : jaune

Odeur : noisette

Mode d’obtention : L’huile de baobab est obtenue par pression mécanique à froid des graines du fruit. Son odeur est douce.

Composition : Acides gras : acide myristique 0.2%, acide pentadécanoïque 0.1%, acide palmitique 23.1%, acide palmitoléique 0.3%, acide margarique 0.2%, acide heptadécénoïque 0.4%, acide stéarique 4.5%, acide oléique (oméga 9) 33.1%, acide linoléique (oméga 6) 31%, acide alphalinolénique 0.3%, acide arachidique 1%, acide gadoléique 0.2%, acide béhénique 0.4%, acide tricosanoïque 0.1%, acide lignocérique 0.2%, autres acides gras 5.1%

Conservation : Garder l’huile de Baobab dans son flacon opaque protégé de la lumière, bien fermé à l’abri de l’air, de la chaleur (température inférieure à 25 °C).

Certification : 100% issus de l’agriculture biologique, garantir de qualité et de traçabilité

Origine: Sénégal

Conseil d’application : appliquer l’huile de baobab sur la totalité du visage ou toutes parties du corps, le film hydrolipidique se reconstitue naturellement. Ce film permet de préserver l’eau contenue dans l’épiderme. Souplesse et douceur assurées.

Retrouvez notre huile de baobab 100% naturelle et biologique sur notre site BAOMIX et huile de baobab bio

Boutique Biologiquement.comLotion capillaire au bissap

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Le bissap est un parfait anti-oxydant. Les actifs constituants le bissap sont les suivant: mucilage, AHA acides de fruits, anthocyanes, polyphénols. C’est donc un ingrédient très intéressant en cosmétique.

Faites macérer au frigo pendant 24h les doses suivantes : 80% d’eau, 10% de glycérine, 10% de fleurs bio. Vous pouvez le conserver 3 ou 4 jours au frigo, un peu plus si vous ajoutez des conservateurs ( l’extrait de pépins de pamplemousse est un conservateur naturel disponible en parapharmacie).

Ajoutez y de l’huile de baobab et de l’huile de ricin et versez l’ensemble dans un flacon vaporisateur et et vous obtiendrez une merveilleuse lotion capillaire. Essentielle en cette saison ou le froid attaque durement vos cheveux.

Merci à Naturi Ebene pour cette recette et toutes les autres sur mesrecettescosmetiques.com.

Vous trouverez des fleurs de bissap bio ainsi que de l’huile de baobab bio sur nos sites.

Boutique Biologiquement.comLotion de rinçage au henné et à l’hibiscus

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Recette de la Lotion de rinçage au henné et à l’hibiscus bio

Infusion:

Eau déminéralisée: 200g
Vinaigre de cidre: 150g
Feuilles de henné: 10g
Fleurs d hibiscus bio: 5g
Ortie: 1/2 cuillère à soupe

Ajouts:
Protéines de soie: 2g
Extrait de pépins de pamplemousse( epp): 1g
Provitamine B5: 0.5g
HE de pamplemousse: 10 gttes
HE d Ylang Ylang: 3 gttes

Feuille de henné en soin pour les cheveux fatigués

Faites macérer les plantes ( henné, hibiscus et ortie) à froid toute la nuit dans l’eau déminéralisée. En infusion c’est plus rapide mais vous perdez une partie des propriétés des plantes.

Ensuite versez le macérât que vous avez préalablement filtré dans un flacon vaporisateur avec le reste des ingrédients. Secouez vigoureusement avant chaque utilisation. Pour une conservation optimale je vous conseille de le laisser au frigo.

Touts les ustensiles utilisés lors de la préparation doivent être correctement nettoyés et ébouillantés.

Merci à Ingrid et à son blog : ibrej.blogspot.com pour cette recette

Si vous voulez acheter des fleurs d’hibiscus bio c’est par  ici : fleur d’hibiscus

Boutique Biologiquement.comLe Prix Féminin «Afrologique»

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concours exclusivement réservé aux majeures
concours exclusivement réservé aux majeures

Le Prix Féminin «Afrologique»

Après le prix Mo’ Ibrahim récompensant le meilleur leader politique africain, qui n’a toujours pas de lauréat depuis 2 ans, une cinquantaine d’esthètes et mécènes afro ont décidé de réunir des fonds afin de consacrer la femme noire la plus authentique, lors d’un concours exceptionnel de beauté qui aura lieu à Adoua (Ethiopie) tous les deux ans. Il a fallu 3 ans environ pour atteindre cet objectif. Plus de 370 millions de dollars ont déjà été réunis pour organiser la première édition du prix « Afrologique ».

Il y a près d’un siècle, l’honorable MARCUS GARVEY déclara « J’apprendrai au Nègre à reconnaître sa beauté ».Le Negro World, organe de presse de son mouvement, l’ U.N.I.A (Universal Negro Improvement Association) faisait déjà la promotion de la beauté noire authentique, afin de lutter contre les complexes légués par l’esclavage et la colonisation. Toute publicité de produits éclaircissants, de défrisage et autres destinés à éloigner le Nègre de sa beauté originelle y était proscrite. Or, 70 ans après le décès du plus grand visionnaire Nègre de tous les temps, ce sujet demeure encore d’actualité, vu l’obsession d’un grand nombre de Nègres et négresses à vouloir se dénégrifier (syndrome de la peau sauvée oblige). Pour honorer sa mémoire et aider la négraille (expression empruntée à A. Césaire) à sortir de l’ornière, à partir du 4 août 2011, vingt sept boeings seront affrétés par diverses compagnies aériennes africaines et mis à la disposition des candidates au concours sur les quatre coins du monde. La finale aura lieu le 17 août 2011, date marquant le 124e anniversaire de la naissance de l’honorable MARCUS GARVEY. Mais avant d’effectuer le voyage, les candidates seront d’abord soumises à un test de sélection. Celles qui seront retenues se verront aussitôt attribuer un billet aller/retour en classe économique.

Voici quelques critères d’éligibilité :

Coiffures autorisées :

. Tresses (tous styles confondus),

. Coupe afro,

. Boule à zéro (ou crâne rasé),

. Cheveux coupés,

. Dreadlocks,

. Chignon (sans défrisage),

. Petites boulettes,

. Cheveux naturels,

. Perruques naturelles afro…

Voici quelques critères de recalage :

. Perruques non afro,

. Défrisage,

. Tissage,

. Cheveux colorés,

. Curling,

. Waves.

. Cheveux décrêpés,

. Pantalon taille basse,

. Anneaux sur le visage et la langue,

. Peau dépigmentée,

. Faux ongles,

. Faux accent (singerie),

. Produits de maquillage industriel (fond de teint, mascara, rouge à lèvres…),

. Tatouage…

Ce concours est exclusivement réservé aux Négresses majeures (tous teints et gabarits confondus, albinos inclus). Il est ouvert aux valides et non valides. Toutes celles qui voudraient y participer peuvent s’inscrire en laissant leurs nom, prénoms, âge, nationalité, lieu de résidence et coordonnées en guise de commentaire. Elles seront contactées dès le 9 décembre 2010, afin que leur soient indiquées les coordonnées du centre de sélection le plus proche. Il n’y aura aucun frais d’inscription. Par contre, toute candidate devrait maîtriser sa langue maternelle ou une autre langue de son pays d’origine (créole, lingala, bambara, swahili, yoruba, poular…) ou l’argot local pour les ressortissantes des pays où l’on ne parle que des langues coloniales. La lauréate de ce concours recevra un chèque d’1 million $ et séjournera pendant 10 jours dans les 52 Etats membres de l’Union Africaine. L’hébergement sera assuré par le meilleur palace de chaque Etat. 18 groupes hôteliers et 6 compagnies aériennes locales ont déjà accepté de sponsoriser cet événement singulier. Chaque Etat membre de l’U.A devrait verser 156 000 $ au Comité d’organisation. Sur 38 Etats contactés, plus de la moitié a répondu favorablement. Il n’y aura pas de prix pour les dauphines, l’objectif étant d’inciter les candidates à être le plus nègre possible, d’autant plus que les scarifications et autres signes ethniques seront considérés comme une plus value. 22 stylistes afro ont déjà été sélectionnés pour habiller les candidates. Les tenues leur seront offertes à la fin du concours. Le jury sera mixte et composé exclusivement des militants panafricains du monde entier (artistes, hommes de lettres, peintres, acteurs politiques et de la société civile, ouvriers). La date limite d’inscription est fixée au 30 novembre 2010. Au-delà de cette date toute demande de candidature sera systématiquement rejetée.

Faites circuler ce message, car il est urgent que la beauté originelle ressurgisse en chaque nègre. Le temps de la dépigmentation et des cheveux trafiqués est révolu. Tressez vos fillettes dès le berceau, afin de favoriser l’émergence d’une nouvelle race de Nègre décomplexée. Brisez vos chaînes mentales et jeter les à la mer, le 17 août 2010, nous allons célébrer ensemble la fin de la laideur. « Negro ! Be yourself ».

Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY

Membre du comité d’organisation d’Afrologique

Conseils :

Préparez votre peau et votre corps avec le baobab et l’hibiscus dont les propriétés cosmétiques et thérapeutiques n’ont pas fini de nous surprendre.

Lisez nos articles sur le fruit du baobab “la pulpe de baobab comme cosmétique bio” et sur le bissap ” le bissap, pourquoi c’est su bon pour notre santé”

Boutique Biologiquement.comLes bantu Knots

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Le Bantu Knots (noeud Bantou, du nom des peuples africains de type négroïde) est une coiffure africaine traditionnelle qui consiste à séparer les cheveux en petites portions et à réaliser enrouler la mèche sur elle-même après l’avoir twistée afin d’abtenir un petit noeud en relief.

Petite video de démonstration :

Bantu knots : technique de réalisation

Technique de réalisation suite

L’huile de baobab est reputée pour le soin et l’hydratation des cheveux . N’hésitez pas à l’essayer, l’hiver qui arrive est la pire saison pour nos cheveux, il faut donc bien les nourrir et les protéger .

Boutique Biologiquement.comCoiffures africaines d’une autre époque

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A l’heure où les Beyoncé Knowles, Christina Millan et Alicia Keys, au teint pâle et aux cheveux lisses sont les icônes incontestées de la beauté noire, à l’heure où l’apologie du métissage nous impose des canons de beauté de plus en plus blancs et de moins en moins noirs, la créativité de l’esthétisme capillaire africain a depuis longtemps cédé sa place aux marchands de cheveux en plastique des quartiers de la Goutte d’Or et de Château d’Eau.

Perruques, tissages, mèches, multicolores, synthétiques ou naturels “Made in China”, s’arrachent dans les boutiques et les salons de coiffures “afro”, et font la fortune des marchands de “blanchitude”. Les clientes sont africaines dans leur grande majorité, de tous âges, de toutes nationalités et de toutes catégories sociales. Elles trouvent que ces cheveux de blancs sont plus pratiques, plus modernes et surtout plus beaux. Le phénomène a depuis longtemps traversé les frontières de l’Europe et des Etats-Unis, et les cheveux de blancs dictent également la tendance dans les grandes capitales africaines.

C’est ce genre de cheveux qui font fantasmer les hommes noirs paraît-il, c’est comme pour le décapage de peau, c’est parce que les hommes noirs préfèrent les teints clairs que des milliers de femmes noires risques cancers et maladies de la peau en tous genres. Mais pendant qu’hommes et femmes se renvoient la balle, c’est bien la femme africaine qui y perd son âme. Il fut un temps où les femmes africaines, loin de détester leurs cheveux crépus, faisaient de la coiffure un exercice de style et très souvent une œuvre d’art. A l’état naturel les cheveux de type africain présentent la particularité de pouvoir être “sculptés” ou travaillés de manière très élaborée car ils conservent facilement la forme donnée. La texture laineuse et dense de nos cheveux nous inspirait, nous poussait à nous surpasser dans la créativité et la sophistication esthétique. Mais aujourd’hui, il est bien passé ce temps où chaque femme africaine, parée de ses tresses aux lignes compliquées et ornées de perles, ressemblait à une reine.

Coiffure d’une jeune fille Betsileo (Afrique orientale, 1900)

Femme Toucouleur dans les années 50
©africanloxo

Le cheveu a toujours constitué un élément central dans l’esthétique africaine, il est considéré comme une parure en soit, au même titre qu’un bijou ou une étoffe. Signe de reconnaissance ethnique, marqueur de différence entre les tranches d’âge, entre les jeunes filles et les femmes, la coiffure est un élément aussi artistique qu’identitaire. Au Mali par exemple, la coiffure a d’abord été un élément d’identification culturelle et sociale.
Dans certaines communautés comme chez les peuhls, c’était aux esclaves et aux gens de castes uniquement que revenait la tâche de tresser les femmes nobles.
Dans des contrées comme Khaso, Macina, Bwatu, chaque coiffure avait une signification. Le modèle de coiffure permettait d’identifier une nouvelle mariée, une veuve, une femme libre de tout engagement (divorcée), une fille nouvellement excisée. Mais l’amour, la déception, le déshonneur, le deuil s’exprimaient également par la coiffure.


Tresses (Afrique de l’Ouest. 1960)
©africanloxo

Les coiffeuses traditionnelles avaient une place fondamentale dans la cohésion familiale, communautaire et sociale parce qu’en tant que confidentes privilégiées des femmes, souvent des reines et des princesses, elles savaient tout sur tout le monde, sur les origines et l’histoire des lignées et des parentés. De manière générale, l’art de la coiffure en Afrique noire était transmis de génération en génération et de mère à fille. Le coiffage, loin d’être simplement fonctionnel, constituait une véritable pratique sociale, rituelle, cérémonielle, initiatique ou tout simplement conviviale, à laquelle on consacrait des heures voir des jours. Les nattes et les tresses sont parfois le fruit d’un véritable travail d’orfèvre, faisant appel à une géométrie aux lignes pures et aux arabesques recherchées. Malgré sa fantaisie apparente, la coiffure africaine était très codée. Dans certaines communautés, où le haut du crâne représente le siège de l’âme, on observe encore de nombreuses coiffes correspondant à des étapes de la vie : la naissance, l’initiation, le mariage et le deuil.


Coiffure d’une jeune fille Vezo (Madagascar, 1903)

Chaque pays et ethnie de l’Afrique sub-saharienne ont su créer leur propre style avec des matériaux aussi divers que l’argile, le karité, la laine, le raphia, le fil d’or, les coquillages et les perles. Les cheveux ont toujours fait l’objet de nombreux soins. Ils peuvent être enduits de graisse animale mêlée d’une teinture ou d’une pâte végétale (comme chez les Masaï) qui a pour but principal, indépendamment de son côté “esthétique”, de protéger la tête des parasites (mouches, moustiques, tiques). Ces coiffures stylisées bien que diverses et variées obéissent souvent à des règles de base communes. Elles se réalisent d’abord au moyen d’un large peigne de bois sculpté, à grandes et épaisses dents, pour “ouvrir” la chevelure en une masse souple. Celle-ci est alors divisées en parties régulières qui font chacune l’objet d’un travail particulier. C’est vraisemblablement pour faciliter les soins de leurs cheveux que les femmes africaines ont eu recours à la méthode du tressage depuis la nuit des temps. Il y a le tressage longitudinal, vertical ou latéral, la constitution de petites boules érigées en soleil sur la tête et dont le bas est enroulée de fils à coudre noir tandis que le haut forme une boule régulière. On trouve également un jeu de nattes et de turbans perlées ou un montage savant de peignes, de foulards, de bijoux ou d’autres objets décoratifs.


Tresses (Afrique de l’Ouest. 1969)
©africanloxo

Cet art typiquement africain qui consiste à sculpter la chevelure est malheureusement en train de disparaître, et avec lui tout un imaginaire et un univers esthétique que nous ont légué nos ancêtres. La raréfaction de cette pratique culturelle ou plutôt le rejet dont elle fait de plus en plus l’objet de la part des jeunes générations n’est qu’un symptôme parmi d’autre de la déliquescence des cultures africaines. Avec l’occidentalisation de nos sociétés, de nos mœurs, de notre identité, nous perdons cette capacité à créer nos propres rêves et à définir nos propres critères de beauté. L’occident, ses valeurs morales et esthétiques, sont devenus nos principales références et ses fantasmes, son idéal féminin sont devenus les nôtres. C’est pourquoi la peau et les cheveux, c’est-à-dire ce qui fait notre spécificité africaine et noire, sont les premiers symboles que nous détruisons de manière consciente ou inconsciente. L’acceptation de soi est certainement le combat le plus dur et le plus long que les Noirs africains et Noirs afro-descendants auront à mener pour gagner le respect, mais surtout pour reconquérir leurs richesses culturelles.

Par Belinda Tshibwabwa Mwa Bay

Source : pourelle.griot.com