Boutique Biologiquement.comLe phénomène des Nappy Girls

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Si vous surfez sur la toile, que vous lisez régulièrement des magazines féminins ou que vous fréquentez assidument votre salon de coiffure afro préféré, vous aurez sans doute entendu parler des Nappy Girls. Sinon, cet article est fait pour vous !

Origines du phénomène

Nappy peut avoir plusieurs significations. Celle qui nous intéresse est d’origine américaine. Le mot Nappy est un néologisme issu de la contraction entre plusieurs mots anglais.

La première origine est un mélange entre « Naturally et Happy » qui signifie Naturelle et Heureuse. La seconde origine est une contraction entre « Naturally et Pretty », c’est-à-dire Naturelle et Jolie.

Le phénomène des Nappy Girls
Le phénomène des Nappy Girls

Coiffure Afro et produits naturels

Vous l’aurez compris, ce phénomène a été lancé par des filles qui ont renoncé aux artifices et qui affichent leurs cheveux afro au naturel. Fini les défrisages et les rajouts, elles ont sauté le grand pas du Big Chop (opération nécessaire qui consiste à couper la partie défrisée pour laisser repousser les cheveux naturels).

Les Nappy Girls utilisent des produits naturels à base de plantes (comme des huiles essentielles, du beurre de karité…) pour prendre soin de leurs chevelures et affichent sans aucun complexe leurs cheveux crépus. N’allez pas croire qu’en ayant renoncé aux défrisages et aux rajouts elles ont abandonné toute créativité et qu’elles n’ont plus aucune possibilité de coiffer leurs beaux cheveux crépus.Bien sûr elles arborent leurs coupes afro avec beaucoup de fierté, mais elles se font également des vanilles ainsi que des coiffures locks et des tresses.

La base du phénomène est le « Black is Beautifull » et l’envie d’abolir les codes implicites datant de l’époque de l’esclavage qui veulent que l’on a honte de ses cheveux crépus et qu’il faut les cacher. Les Nappy Girls assument totalement leurs belles différences et veulent les mettre en valeur plutôt que de les cacher. Si ce phénomène vous intéresse, vous pouvez facilement trouver de nombreux forums, blogs et sites de Nappy Girls qui livrent toutes leurs astuces et secrets de beauté.

Boutique Biologiquement.comQuelques huiles et beurres végétaux pour prévenir les vergetures de la femme enceinte

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Même si on n’a jamais eu de vergetures (huiles et beurres végétaux), on a toutes les chances d’en avoir après l’accouchement.

De nombreux kilos pris, un petit être tendant la peau du ventre… Quand tout cela cesse, la peau a perdu de son élasticité.

Pour éviter cela, ou du moins limiter les traces, certains gestes simples sont à adopter.

Selon de nombreux témoignages, utiliser une huile végétale sur le ventre, les cuisses et la poitrine préviendrait l’apparition de vergetures.

Le faire le matin, et le soir, dès le début de la grossesse peut paraître inutile de prime abord mais vous évitera des désagréments cutanés ^^

J’ai donc fait oune petite sélection de quelques trésors de la nature qui devraient vous venir en aide.

Quelques huiles et beurres végétaux pour prévenir les vergetures de la femme enceinte
Quelques huiles et beurres végétaux pour prévenir les vergetures de la femme enceinte

HUILES VÉGÉTALES :

– L’huile de baobab: Nourrissante et régénérante, elle redonne souplesse et prévient la peau du vieillissement cutané et des vergetures. Fonctionne également en traitement curatif des vergétures.

– L’huile de bourrache: Par la présence d’acide gamma-linolénique est très assouplissante : elle redonne élasticité et tonicité à la peau.

– L’huile de bourrache: Raffermit les tissus cutanés par son action sur la perte d’élasticité de la peau.

– L’huile d’avocat: Cicatrisante et calmante, elle fait des merveilles sur les petits bobos du quotidien et les vergetures.

– L’huile d’amande douce: Assouplissante et fortifiante, elle active la réparation de la peau.

-L’huile de macadamia: Assouplissante, nourrissante et anti-déshydratation, elle possède une composition en acides gras est très proche de celle du sébum.

– L’huile de rose musquée du Chili: Cicatrisante puissante, elle améliore l’aspect des cicatrices en profondeur : de nombreuses recherches montrent qu’après application régulière de cette huile, qu’elles que soient les cicatrices, la peau retrouve une texture et une coloration naturelle.

BEURRES VÉGÉTAUX:
– Le beurre de karité: Régénérant cutané, il revitalise les tissus et redonne son élasticité à la peau.

– Beurre de karité Nilotica: Ce beurre très souple et crémeux est mieux absorbé par la peau que la majorité des beurres, il laisse la peau veloutée et moins grasse qu’avec le karité classique.Réparateur et apaisant grâce aux phytostérols qu’il contient. Régénérant, il aide la cicatrisation et stimule le renouvellement cellulaire.

 

Boutique Biologiquement.comLE STYLE « NAPPY » : UNE NOUVELLE TENDANCE

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Le style « nappy » : une nouvelle tendance

Alors que la tendance du look capillaire est au lissage brésilien et autres procédés consistant à lisser le cheveu, on observe une nouvelle tendance dans le monde de la chevelure afro : le style « nappy ». Une nouvelle mode qui prône la beauté du cheveu afro naturel. Exit les défrisage et autres techniques chimiques qui fragilisent les cheveux !

LE STYLE « NAPPY » : UNE NOUVELLE TENDANCE
LE STYLE « NAPPY » : UNE NOUVELLE TENDANCE

Etre une « nappy », contraction de « natural + happy », c’est tout simplement être heureuse d’être naturelle. C’est aimer et être fière de la beauté noire en laissant pousser ses cheveux au naturel. Garder ses cheveux crépus est un style. Pas de défrisage, lace wig ou tissage, on laisse exprimer sa vraie nature. Et oui, toutes les femmes « nappy » vous le diront. Peu importe si elles prennent du temps à démêler leurs cheveux ou à se coiffer, elles adorent leurs cheveux tels qu’ils le sont : crépus ! Beaucoup pensent qu’il est impossible de se coiffer avec un cheveu naturel et crépu. Mais ce n’est pas le cas, vous pouvez tout à fait adopter un style ethnique, retro, chic, BCBG, rock ou glamour. Le tout est de savoir quels produits utiliser pour obtenir au mieux le résultat souhaité ou créer son propre look.
Quels soins pour le cheveu crépu ? Le cheveu crépu étant naturel, il est conseillé de l’entretenir avec des produits naturels, contenant le moins d’ingrédients susceptibles de nuire à leur santé tels que : le silicone, l’alcool, ou encore les sodium laureth et lauryl sulfates,… Ces ingrédients empêchent l’hydratation du cheveu.
Le cheveu crépu est naturellement sec. Il convient donc de le soigner avec des acides gras essentiels : huiles végétales d’argan, de Baobab, de monoi, de jojoba,….
Pour celles qui supportent son odeur, le beurre de karité est vivement recommandé.

Voici quelques conseils qui vous aideront à mieux entretenir votre crinière naturelle :
– Ne jamais coiffer ou démêler les cheveux crépus à sec. Le cheveu crépu doit être coiffé en étant humide ou mouillé.
– Démêlez les cheveux avec un peigne à dent large ou une brosse à picot.
– Hydratez le cheveu tous les jours, voire tous les 2 à 3 jours, avec une huile végétale.
– Evitez de laver vos cheveux trop régulièrement. Une fois tous les 15 jours s’avère suffisant, sachant que le cheveu crépu est déjà sec, et plus il est crépu moins il se salit vite.
– Utilisez un shampoing doux, sans silicone. Moins le shampoing mousse, moins il agresse le cheveu.

Maintenant, vous savez l’essentiel pour adopter vous aussi une belle chevelure au naturel !

 

Boutique Biologiquement.comUn peu de poésie

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Femme noire, femme africaine, Ô toi ma mère, je pense à toi…

Ô Dâman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos,
Toi qui m’allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas,
Toi qui, la première, m’ouvris les yeux aux prodiges de la terre,
Je pense à toi…

Femme des champs, des rivières, femme du grand fleuve,
Ô toi, ma mère, je pense à toi…

Ô toi Dâman, ô ma mère, toi qui essuyais mes larmes,
Toi qui me réjouissais le coeur, toi qui, patiemment, supportais mes caprices,
Comme j’aimerais encore être près de toi, être enfant près de toi !

Femme simple, femme de la résignation,
Ô toi, ma mère, je pense à toi…

Ô Dâman, Dâman de la grande famille des forgerons,
Ma pensée toujours se tourne vers toi,
La tienne à chaque pas m’accompagne, ô Dâman
Comme j’aimerais encore être dans ta chaleur, être enfant près de toi. …

Femme noire, femme africaine, ô toi ma mère ,
Merci pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils, si loin, si près de toi !

Camara LAYE
L’Enfant Noir (1953)

Boutique Biologiquement.comAline Sitoé Diatta, reine et prêtresse, héroïne de la résistance casamançaise

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Née entre 1910 et 1920 à Kabrousse dans le quartier de Mossor, la fille de Silosia Diatta et d’Assonelo Diatta, est devenue le symbole de la résistance de la Casamance à toute forme de domination.

Avec la mort prématurée de son père elle sera prise en charge par son oncle paternel Elaballin Diatta. Très jeune, elle quitta son village pour aller travailler à Ziguinchor comme docker. Mais à cause des conditions de vie éprouvantes, elle va quitter la Casamance pour Dakar, où elle sera bonne à tout faire chez un colon du nom de Martinet, Régisseur des produits de base dans l’Ouest africain. Elle devait avoir 18 à 19 ans.

Pour certains elle eut sa première révélation en 1941 à Dakar, lui demandant de rentrer chez elle, d’où elle mènerait une lutte pour sauver le « Sénégal » du colon. D’autres sources précisent que c’est le 8 mars 1940, en se rendant au travail, qu’elle entendit une voix lui dire « Rentre chez toi, ou il t’arrivera malheur ».Mais elle n’a pas obtempéré. Au quatrième jour, à son réveil, elle constata qu’elle était paralysée. Elle sera ramenée en Casamance où la paralysie cessa dès son arrivée, mais elle en gardera des séquelles, notamment en boitillant.

Elle demanda à son peuple le refus catégorique de toute activité imposée par les colons (refus de payer l’impôt en espèces ou en nature, rejet de la culture d’arachide au détriment de celle du riz, recrutements/enrôlements pour la guerre) et engagea celui-ci sur le chemin de la résistance. En outre, elle disait aussi être porteuse d’un message divin qui consistait en un retour aux sources. Ainsi, elle réhabilita l’ancienne semaine diola des 6 jours (5 jours travaillés et repos le 6e jour), ordonna des sacrifices, de nouvelles formes de prières, une nouvelle religion traditionnelle.

Faiseuse de miracles

Aline Sitoé Diatta

Une sécheresse s’étant abattue sur son village, la population lui demanda d’agir. Pour certains, c’est après une concentration, suivie de ses incantations que la pluie vint, et que la sécheresse fut balayée. Pour d’autres, c’est après le sacrifice de boeufs noirs que les pluies bienfaisantes arrosèrent les rizières desséchées.

Elle fut aussi capable d’accomplir des miracles. Elle commença par guérir des malades rien que par une imposition de mains. Cela s’était produit presque à son insu. Elle rendait visite à une famille et, miraculeusement, dès qu’elle tournait le dos, un homme ou une femme alités retrouvaient leur entrain grâce à la poignée de main d’Aline.

Son nom se répandit dans toute la région. De nombreuses délégations villageoises se rendirent à Kabrousse pour la rencontrer. L’audience de la prophétesse ne cessa de croître car, en plus des différents miracles qu’on lui attribuait, son message de respect pour les traditions, touchait tous les groupes ethniques, quelle que soit leur obédience religieuse. Et comme l’ancien Roi de Casamance était mort, et que son successeur ne pouvait être qu’une personne douée de pouvoirs surnaturels, on pria Aline Sittoé d’assumer la charge. « Elle fut sacrée reine » et beaucoup de monde venait en pèlerinage, ou pour faire les sacrifices qu’elle réclamait en vue du pardon divin (ou pour que la pluie tombe, etc.)

Rebelle et insoumise

Devant le nombre de plus en plus important de gens qui venaient en « pèlerinage » ou qui se réclamaient de ses « idées » ou qui désobéissaient aux toubabs, les colons sentant le danger grandir de plus en plus, se lancèrent à sa recherche… L’administration coloniale décréta qu’elle était rebelle et insoumise, qu’elle prônait une insurrection rampante, qu’elle s’opposait à la France et qu’elle était à abattre. C’est ainsi que les soldats arrivèrent un jour où elle était en règles « menstruelles » (chez les diola, les règles sont considérées comme impures et la femme en règles doit, entre autres, quitter son domicile pour aller dormir dans un lieu réservé à cet effet). Ils tirèrent sur ceux qui se trouvaient dans les alentours tuant une femme qu’ils prenaient pour Aline Sitoé, (sa coépouse nous dit-on). Le lendemain, pour éviter que d’autres innocents furent tués, elle alla elle-même se présenter aux colons.

Aline Sitoé Diatta fut arrêtée, le 8 mai 1943. On mit aussi son mari aux arrêts. Il sera libéré des années plus tard. La Reine-prêtresse de Kabrousse alla d’une prison à l’autre au Sénégal et en Gambie et finalement fut déportée à Tombouctou, au Mali, où elle sera déclarée morte en 1944. Elle a probablement succombé aux brimades, aux tortures aux privations de nourriture et au refus de la soigner lorsqu’elle tombait malade.

Boutique Biologiquement.comLa femme dans la société sénégalaise

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Cette question n’a pas cessé, depuis plusieurs décennies, d’alimenter les discussions ou de permettre des prises de positions assez tranchées, au sein même de cette société, mais aussi et surtout en dehors de celle-ci.

Longtemps considérée dans certaines coutumes africaines, et même sénégalaises, comme inférieure à l’homme et devant se soumettre à lui, ou du moins comme une personne devant seulement s’occuper de son foyer, la femme africaine a fini par se mettre à l’écart de toutes les sphères de décisions même dans la société moderne. Elle devait obéir à ses parents, à son époux ; son avis n’étant presque jamais tenu en compte. Elle n’est pas consultée avant les prises de décisions même pour ce qui la concerne. Son rôle principal était non seulement de s’occuper du foyer mais aussi d’assurer la pérennisation de la famille : pour cela la femme sans enfant était peu considérée.

Bien que marquée encore par le poids de la coutume, la femme sénégalaise semble aujourd’hui sortir progressivement de ce stéréotype qui l’a longtemps caractérisée.
Le Sénégal est un de ces pays africains dans lesquels les femmes se sont mises, au fil des années, au premier plan dans la vie sociale, politique et économique. Les associations féminines y sont florissantes, ce qui a conduit au niveau étatique à la création du Fond national pour la promotion de l’entreprenariat féminin (FNPEF).

Les principaux éléments qui rendent minimes la participation des femmes à la vie de la cité dans ce monde moderne sont : le taux élevé de l’analphabétisme, la faible participation ou intégration dans les activités socio-économiques et le poids des coutumes ou traditions.

Elles étaient totalement absentes des activités génératrices de revenus. Aujourd’hui, la pente connaît un réel redressement et il n’est pas rare de voir, dans certains foyers, la femme tenir le rôle traditionnel de l’homme, c’est-à-dire pourvoir aux besoins de la famille et même parfois prendre aussi en charge économiquement son mari.

La femme sénégalaise, quoi qu’on puisse dire, a une indépendance et une autonomie plus ou moins importante, selon les régions et la religion. Elle est aujourd’hui présente dans tous les domaines économiques (financier, agricole, commercial, …) ; nombres d’entres elles sont arrivées aux plus hauts postes administratifs ou rangs sociaux du pays (députés, ministres, leader de parti politique, PDG…).

Comme dans beaucoup de pays en voie de développement, l’illettrisme et l’analphabétisme sont importants au Sénégal et sont un frein à la croissance. Ils constituent en fait dans notre société moderne le point principal de la relégation de la femme en seconde zone. Dans le monde rural et dans une moindre mesure, dans le monde urbain, les parents investissent plus facilement dans le suivi scolaire du garçon que dans celui de la jeune fille. En effet, selon certaines statistiques, au Sénégal seulement 20% des femmes sont alphabétisées (une sur cinq) contre 45% des hommes (presque un sur deux). Depuis quelques années maintenant, le gouvernement sénégalais a mis sur pieds un programme de lutte contre l’analphabétisme et l’illettrisme. L’accent est surtout mis sur l’accès des jeunes filles à l’école au même titre que leurs compagnons garçons.

Longtemps, dans beaucoup de coutumes africaines, on a pensé que la scolarisation des filles n’était pas nécessaire, vu que celles-ci sont appelées, par les liens du mariage, à quitter leur famille d’origine. Mais force est de reconnaître que l’élévation du niveau d’éducation des filles a une incidence favorable sur la croissance économique. Une éducation, dépassant les dix ans de scolarisation, conduit, selon des études, à un pouvoir économique accru, à un taux de fécondité inférieur, à une amélioration de la survie infantile, et à une réduction de la mortalité liée à la maternité. Selon Mark Blackden, spécialiste principal des questions d’inégalité entre les sexes de la région Afrique à la Banque mondiale. «En Afrique subsaharienne, les efforts de lutte contre la pauvreté ont été entravés par la discrimination dont souffrent les femmes».

Dans certaines villes du pays et particulièrement dans la capitale, Dakar, on voit la situation s’inverser petit à petit et des experts pensent que d’ici cinq ans, la population féminine, au niveau lycée dans la région, sera supérieure à la population masculine.

Au Sénégal, les femmes détiennent quasi le monopole du petit commerce et de l’exploitation des fruits et légumes. En association ou de manière individuelle, elles sont présentes dans tous les marchés du pays. La micro entreprise est aussi un lieu dans lequel la présence féminine est très importante. «Il est évident que le manque d’accès des femmes aux ressources économiques, à la propriété et aux titres fonciers contribue à anéantir les efforts de lutte contre la pauvreté en Afrique […] Les femmes africaines sont des agricultrices et exécutent 70% au moins, des tâches agricoles. L’agriculture est de loin, la principale source d’emplois et de revenus des pays au Sud du Sahara. Paradoxalement, une grande partie des revenus des activités économiques revient aux hommes, les femmes n’ayant pas leur mot à dire », explique Blackden de la Banque Mondiale.

Aujourd’hui, les femmes africaines sont de plus en plus actives dans le domaine de la micro finance. De fait, depuis quelques années, s’est développé au Sénégal un phénomène assez particulier et qui gagne de plus en plus du terrain, même en zone rurale. Ce nouveau phénomène est celui des « Tontines ».

Ce nom viendrait de Tonti : nom d’un banquier italien (Lorenzo TONTI ) du XVII siècle. Son invention est la toute première tentative d’utilisation de lois de probabilité pour constituer des rentes .
Ce système d’épargne semble répandu sur l’ensemble du continent. Il est quasi exclusivement pratiqué par les femmes. La tontine est avant tout un système de répartition des ressources à l’échelon local, et elle dépasse rarement le cadre du petit groupe d’amis ou du quartier ou du village. Le principe de la tontine pratiquée au sénégalaise est simple : chaque semaine la mère de famille donne une somme fixe (habituellement entre 500 et 1000CFA) et, mensuellement, une ou plusieurs familles se voient attribuer à tour de rôle, et généralement en présence de tout le groupe, une somme importante. Cette somme attribuée à l’avance permettra à la famille nécessiteuse d’avoir une importante somme avant que son tour suivant n’arrive.

Si ce système a connu et connaît encore de beaux jours, c’est certainement à cause d’une confiance mutuelle régnante entre les femmes qui composent ce groupe et qui se connaissent généralement toutes ; mais aussi à cause de leur solidarité, avec la possibilité du groupe d’intervenir dans des cas particuliers directement envers l’une d’entre elles qui éprouveraient des difficultés réelles. Il faut aussi préciser qu’avec la « Tontine », la personne ne rembourse pas le montant alloué, mais devra simplement s’acquitter de sa cotisation chaque semaine. Ce qui rend ce système plus acceptable que les banques traditionnelles pour nombre d’africains : c’est que dans la plupart des cultures, et particulièrement dans les cultures sénégalaises, les gens sont moins portés à contracter des dettes, mais plutôt à faire le troc ou l’échange. Sans oublier que, avec les prêts, les banques poursuivent en justice en cas de non remboursement et vous arrachent tout ce que vous leur devez.

Un des nombreux problèmes que rencontrent les femmes au Sénégal, et dans tant d’autres pays africains, est bien celui de la polygamie. Elle est massivement rejetée par les femmes qui de plus en plus optent pour la monogamie, même si au sein de certaines religions, traditionnelles at musulmane, l’homme a droit à prendre plusieurs épouses. Celles qui s’y opposent le plus sont surtout celles qui sont instruites ou qui vivent en ville. Mais il faut reconnaître que cela n’est pas exclusif, parce qu’il n’est pas rare de rencontrer une intellectuelle deuxième épouse ou le contraire : une femme de zone rurale, peu ou presque pas instruite pent refuser un homme parce qu’il est déjà marié. La pression familiale ou sociale reste toujours forte et le mariage forcé ou arrangé existe encore. Les femmes, pour lutter contre les abus, ont créé des associations, mais parfois peu connues.

La culture, comme mode de vie d’un peuple quelconque avec ses expériences propres, plante toujours ses racines dans un passé plus ou moins lointain et qui le caractérise. Elle n’est pas une chose statique ; elle est appelée à évoluer, à se parfaire avec le temps et les nouvelles expériences faites par cette société. Le contact avec une culture étrangère a toujours été, et de manière souvent inconsciente, un moment d’échange, ou mieux, de copie et intégration mutuelles de certaines valeurs de l’autre, absentes ou moins en exergue dans l’une.

La rencontre avec la culture européenne a, dans ce sens, permis à la société africaine de prendre conscience, sur certains points, du rôle plus ou moins secondaire qu’occupe la femme. Cette situation ne semble pas générale, car il existe des sociétés africaines où la femme n’envie pas sa consoeur européenne considérée comme la plus émancipée. Nous pouvons citer au Sénégal l’exemple de la Reine Aline Sitoe qui a dirigé la résistance dans le royaume Diola Kassa au Sud du pays contre les colons européens

S’il est vrai que la femme africaine, particulièrement sénégalaise, cherche encore à se frayer une place confortable dans la société du point de vue de l’égalité homme-femme, il n’en demeure pas moins qu’à ce jour, elle puisse se sentir de plus en plus autonome et libre dans ses activités quotidiennes, et de pouvoir, comme les hommes, exercer une activité génératrice de revenus qui lui soient propres.

Ce qui semble manquer le plus à la femme sénégalaise, c’est bien cette autonomie financière qui l’amènera à ne pas dépendre entièrement de l’homme ; mais aussi l’égalité des chances à l’éducation. La volonté politique de changer cette situation qui est un frein à la croissance même de ce pays pourra créer, et de manière peut-être imminente, une nouvelle force tant sur le plan économique que social : la force féminine qui se présente de plus en plus en Afrique comme une voie obligatoire pour un développement durable et global.

Boutique Biologiquement.comKadiatou Soumaré :styliste

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La naissance d’Afrodiziak Touch


Une jeune créatrice férue de mode qui entre dans le monde du stylisme ethnique. Une marque pour les femmes qui aiment l’Afrique et le stylisme contemporain.Vous êtes d’origine malienne?
Oui, je suis née en France de parents originaires du Mali, issus des ethnies Bambara par ma mère et Soninké par mon père.
Qu’est ce qui vous a donné envie de vous lancer dans la mode ethnique ?
Tout d’abord, ma passion pour la mode, j’aime tout ce qui touche à la créativité et l’originalité ! Ensuite mon grand intérêt pour les pays du monde, notamment l’Afrique.
Qu’est ce qui vous différencie des autres créateurs ethniques?
J’espère apporter aux femmes d’aujourd’hui, la touche d’originalité et de fraîcheur qu’elles attendent dans leurs garde-robe, car côté produits, fidèle à son univers, Afrodisiak Touch fait ressortir une double personnalité de chaque pièce par ses jeux de matières ou de couleurs…
Les silhouettes sont « chic » dans les matières ethniques, et imposent le glamour et la séduction dans des matières comme la soie, le satin.
Quel est votre parcours
Mes parents sont commerçants de tissus africains et bijoux, j’ai donc pu bénéficier de leurs expériences dans ce domaine. J’ai su me distinguer dans le mannequinât,
mais également dans mes engagements dans le domaine associatif, entre la France et le Mali. De ces expériences captivantes au cœur même de l’Afrique, j’ai su créer un univers artistique propre, métissé, contemporain et intemporel en composant à partir de coupes modernes, de
textures ethniques et de formes atypiques.
Qu’est ce qui vous inspire pour vos créations ?
Mon concept Afrodisiak Touch joue avec le mélange des cultures et signe des collections mariant design et modernité, ainsi qu’une intense inspiration ethnique, où les couleurs rythment la cadence, ponctués par une
touche d’originalité.
Les ambitions pour la marque.
Quelles ont été vos difficultés en tant que créatrice?Le plus difficile actuellement, est que j’occupe différentes casquettes,pour faire vivre Afrodisiak Touch : Le contrôle qualité et le choix des tissus, le design et la création des produits, la préparation et l’expédition des colis, ainsi que le suivie clients, la comptabilité et la gestion des stocks.
Je gère en parallèle, les shootings photos et spots publicitaire vidéo,l’administration du site internet et
la communication avec tous les supports marketing…
Bref, la grande difficulté est d’être partout en même temps, mais tout se passe très bien ! Je suis perfectionniste, très engagée et j’adore mon activité !
Quels sont vos objectifs ?
Internationaliser mon concept à travers le monde, développer des partenariats avec des prestataires de qualité et complémentaires à mon activité et qui partage la même passion.

Quelle est l’actualité d’Afrodisiak touch ?
Je suis nominé au concours de jeunes Talents Soninké « Linondaade », dans la catégorie Styliste.
Je participe en tant que Styliste l’élection de Miss mali France 2010
Bientôt des parutions dans les pages Mode des magazines Afro-caribéens.
Un défilé de mode prévu pour le 2ème trimestre 2011.
Votre mode est adressée à quel type de femme ?
Toutes les femmes plurielles, mon objectif est d’allier toutes les cultures du monde et de proposer des créations accessibles à toutes !
Que représente pour vous la femme “Noir au Féminin”
Une femme qui s’assume et qui n’a pas peur d’exprimer ses pensées…
Citez nous 5 qualités qui mettent en valeur la femme
L’originalité
La créativité
La perfection
L’intelligence
L’ambition
Pour découvrir son talent et sa collection :
AFRODISIAK TOUCH
Tour Pleyel, 153 Bd Anatole France – 93571 St Denis Cedex
Hotline : 06.29.58.49.74
Mail : support@afrodisiak-touch.com
Site : www.afrodisiak-touch.com
Partez à la découverte de l’univers mode de Kadiatou Soumare dédié aux femmes du monde…

Boutique Biologiquement.comDécouvrez les secrets de beauté du baobab

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La pulpe de baobab comme masque de soin est une une excellente source d’oligo-éléments qui contribue à nourrir et entretenir votre peau .

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Retrouvez toute la force du baobab et ses secrets de longévité dans un masque à la pulpe de baobab 100% naturel et 100% d’actifs végétaux qui laisse votre peau radieuse et rajeunie.

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Boutique Biologiquement.comNtozake Shange, poétesse, dramaturge et écrivain noire-américaine

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Plusieurs fois primée et jouée à Broadway, sa pièce “For Colored Girls Who Have Considered Suicide When The Rainbow is Enuf” va être adaptée au cinéma par le réalisateur et producteur Tyler Perry. Au casting, Janet Jackson, Phylicia Rashad ou encore Macy Gray.

Ntozake Shange, poétesse, dramaturge et écrivain noire-americaine

Contrairement à ce que son nom pourrait faire croire, Ntozake Shange n’est pas africaine, mais afro-américaine. Née dans le New Jersey le 18 octobre 1948, Paulette L. Williams est issue d’un milieu bourgeois. Son père était chirurgien de l’armée de l’air, et sa mère assistante sociale et éducatrice spécialisée en psychiatrie.

Paulette L. Williams a changé de nom en 1971, après des épreuves personnelles (divorce et dépression) qui ont failli la pousser au suicide. Pour sortir de ce qu’elle considère comme une aliénation, Paulette L. Williams choisit de se définir désormais par des termes Xhosa (Afrique du Sud), et qu’on pourrait traduire par « celle qui vient avec ses propres idées et marche avec les lions ».

“For Colored Girls” bientôt au cinéma

Le producteur, réalisateur de films à succès Tyler Perry va adapter au cinéma la pièce de théâtre “For Colored Girls”. Pressentie au départ pour faire partie d’un casting comptant plusieurs Vip afro-US, la chanteuse Mariah Carey n’y sera finalement pas.

Féministe convaincue et très intéressée par les problématiques raciales, Ntozake Shange est aussi l’auteure de pièces de théâtres et recueils de poésie comme « Mother Courage and her Children », « Boogie Woogie Landscapes », « Where The Mississipi Meets the Amazon », « Nappy Edges », et de romans comme « If I Can Cook You Know God Can », « Liliane », « The Black Book » ou « Betsey Brown ».

Boutique Biologiquement.comBaobab city, un portail web pour la diaspora africaine

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BAOBAB CITY : Quand l’art, la culture et la beauté se rencontrent pour une expérience inédite d’entrepreneuriat sur Internet

Investir de façon originale dans l’e-commerce, c’est le défi auquel s’est lancé Diane ASSOUMOU, jeune Gabonaise vivant en France depuis 7 ans. Son diplôme en Finance et Marketing en poche, Diane vient de mettre sur piedBaobab City, un portail en direction des Africains vivant en France et plus généralement des amoureux de la culture et des arts africains.
Diane ASSOUMOU est accompagnée dans cette aventure par son conjoint. De la réalisation technique du site aux conseils de gestion, il est là pour soutenir l’initiative de sa compagne. CultureFemme a voulu en savoir plus sur Baobab City et sa patronne dont le leitmotiv rentre complètement dans notre philosophie : “Entreprendre ! Créer ! Produire !”
Baobab City est né du désir de Diane ASSOUMOU d’être indépendante et de partager la culture de son continent. Mais comment concilier cet impératif économique (être à la tête d’une entreprise), et le souci de partager sur l’art africain, tant il est vrai qu’en ce domaine, le Gabon est une référence. Les statuaires fang par exemple, la pierre de Mbigou, Diane connaît, ayant baigné dedans. Lui vient alors l’idée de proposer un site généraliste multifonctions où les Africains peuvent tout à la fois découvrir et partager des recettes de cuisine africaine, trouver des associations, des restaurants ou des commerces afros proches de chez eux, acheter des produits cosmétiques ethniques ou des objets d’art… en un mot, un véritable supermarché afro sur la Toile. Sur celui-ci, l’internaute peut y trouver une large gamme de produits ethniques de qualité à des prix très compétitifs ; et comme le dit la fondatrice de Baobab City, “Nous essayons d’être les moins chers du web – même si c’est difficile !” Côté marques, on y retrouve tous les grands noms de la cosmétique ethnique, Nature’s Therapy de l’Oreal, Cantu, Softsheen Carson, Motions, Organic Root Stimulator et bien d’autres… Pour les cheveux, outre les produits soins, Baobab City propose des tissages naturels, postiches, lace front… Côté Art et Déco, le choix est immense entre de magnifiques masques africains, et des tableaux en pierre de Mbigou. De la lingerie fine est aussi vendue sur le site, de même qu’une sélection de livres d’auteurs africains.
Un site multifonctions, à l’image du baobab, son emblème
Investir au féminin n’est pas une gageure, il faut d’abord y croire, et surtout, trouver l’idée originale qui fera qu’on apporte un plus au public visé. Sur ce point, Diane ASSOUMOU nous dit en quoiBaobab City est différent des autres sites afros : “Je pourrais parler des descriptions détaillées des produits, des prix attractifs…mais en réalité, la particularité de Baobab Cityc’est de ne pas être qu’un site de e-commerce parmi d’autres. Le baobab est appelé en Afrique ‘arbre à palabres’ : c’est l’endroit où tous les membres du clan se retrouvent pour discuter des problèmes de la société ; c’est le lieu de rencontre autour duquel se tissent des liens sociaux…”
Justement, le baobab ! Il est partout sur le site, normal, c’est son logo. Mais cet arbre qui étend ses branches impressionnantes, recèle, tout un art de vivre, toute une philosophie qu’on retrouve dans la démarche de Diane ASSOUMOU. Du design, des couleurs chaudes appelant à la convivialité aux produits proposés, Baobab Cityinnove en allant plus loin qu’un simple site de vente. Ici, en plus des produits classiques (beauté, cheveu, lingerie, etc.), de nombreux services permettent aux Africains de France et leurs amis de se retrouver : comme un annuaire gratuit et convivial pour les associations, les restaurants et les commerces africains en France, des recettes de cuisine africaine que les internautes sont invités à enrichir. Qualité et exigence à prix compétitifs alliées à une interactivité pour que l’internaute soit plus qu’un simple client, une phrase qui pourrait caractériser Baobab City, et qui a sans doute à voir avec le cursus universitaire de Diane ASSOUMOU (Finance et Marketing).
Diane ASSOUMOU, Fondatrice de Baobab City et sa madeleine de Proust : “Lorsque je regarde un tableau en pierre de Mbigou ou partage un repas africain avec mes amis, j’ai l’impression d’être à l’ombre du Baobab…”
Alors, “j’investis dans… ” ?
Comme Diane ASSOUMOU, on peut décider de se lancer dans l’entreprenariat 2.0, mais pas n’importe comment. Il s’agit de se donner toutes les chances de réussir, et surtout d’apporter un plus, tant la compétition est grande sur Internet. Alors, outre le fait de se baser sur le bagage qu’on a déjà (cursus scolaire ou expérience salariale, associative, etc.), on peaufine au préalable son projet en s’entourant de personnes ressources (boutiques de gestion, chambres de commerce…), et de fournisseurs de premier choix. Diane l’a compris, et alors queBaobab City ambitionne de devenir une référence dans l’e-commerce ethnique en France, la jeune femme fourmille déjà d’idées et de projets qui viendront petit à petit enrichir le site et la gamme de services proposés : une librairie spécialisée ; de la musique en ligne, des services de mise en relation pour du transport groupé…

 

Boutique Biologiquement.comDes fesses sexy

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Trop basses, trop généreuses, molles, plates ou tombantes : nos fesses, c’est toute une histoire. On rêve toutes d’un joli popotin, bien ferme et rebondi façon Jennifer Lopez ou Heidi Klum. Alors vite, plus une minute à perdre on remplace la graisse par du muscle grâce à une bonne alimentation, des exercices de gym ciblés et des soins malins. Action !

Comme le ventre et les jambes, les fesses font partie des zones à problèmes du corps féminin. En cause : l’élasticité des tissus (en prévision d’une éventuelle grossesse) et la structure particulière des cellules adipeuses. Ces deux phénomènes favorisent l’accumulation desgraisses et de l’eau. D’où des rondeurs “molles” et un effet peau d’orange.

Les muscles des fessesOutre de bonnes réserves de graisses, les fesses abritent 3 muscles différents.

Le grand fessier ou “postérieur” : situé à l’arrière du bassin, il est le plus volumineux et le plus superficiel des muscles fessiers. Il constitue l’essentiel de la région fessière. Tonifié, c’est lui qui donne l’aspect bombé des fesses.

Le moyen fessier : situé sur le côté du bassin, en haut, c’est un muscle épais et court en forme d’éventail. Tonifié, c’est lui qui souligne le haut des fesses et leur apporte leur galbe.

Le petit fessier : il est situé plus en profondeur et un peu plus bas, sous le moyen fessier. Tonifié, c’est lui qui évite les débordements sur le côté, à la jonction entre la cuisse et le bassin, là où se niche justement la masse graisseuse.

Quand ces muscles sont peu sollicités, ils se relâchent facilement et laissent les rondeurs s’installer.

Les activités pour solliciter les fessiers Le pire ennemi de notre popotin ? La sédentarité, qui nous fait passer de nos sièges de voiture…à nos fauteuils de bureau… à nos canapés !

Comment bouger au quotidien ?

Marchez : Déplacez-vous au maximum à pied. Poussez sur vos jambes et allongez la foulée.

Prenez les escaliers : Montez les marches deux par deux, une fois lentement et une fois rapidement en poussant bien sur vos jambes. Finis les escalators et les ascenseurs !

Serrez les fesses : En faisant la cuisine, dans les transports, sous la douche : contractez vos fessiers le plus souvent possible, en vous tenant droite et en maintenant la position.

Les bons sports pour compléter (2 à 3 fois par semaine)

La course à pied : Non seulement elle fait fondre les graisses, mais en plus elle tonifie les fessiers. Pas la peine de chercher la vitesse, privilégiez la durée (au moins 30 à 45 minutes) et la régularité.

L’aquagym : Ça muscle, ça masse et ça draine. C’est l’idéal.

La natation : Battements de jambes ou mouvements de brasse, tous les muscles fessiers sont intensément sollicités et massés. Avec des palmes, c’est encore mieux. -La danse : Salsa, rock, danse africaine : quand la jambe travaille, les fessiers aussi.

Le step et l’élliptique. C’est le même principe que monter des escaliers, mais en musique et avec un professeur. Donc moins rébarbatif !

A vous de jouer, pour avoir des fesses dignes de Shakira !

Le bouye ou pulpe de baobab est un très bon complément alimentaire qui vous aidera à garder la ligne tout en conservant votre tonus et en vous faisant plaisir.

Boutique Biologiquement.comQuels vêtements porter pour mettre en valeur ses fesses sans pour autant être vulgaire?

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Comment mettre ses fesses en valeur

La femme noire a des fesses naturellement cambrées et rebondies, pourquoi cela? Comment est-ce possible? Nul ne le sait mais c’est un atout de séduction qui peut être mit en valeur. Il ne faut pas en avoir honte et plutôt le prendre comme un atout à exploiter. En effet les peoples ne cachent pas leur atouts et les affichent pleinement, prenez l’exemple de Jennifer Lopez ou d’Eva Longoria Parker qui s’affichent avec des tenues mettant en avant leur chutes de reins. Alors mesdames pourquoi vous en priver et négliger ce qui fait partie de la beauté noire, donc voici quelques astuces pour souligner vos fesses.

1. Avec un pantalon :

En ce moment la tendance est au pantalon taille basse qui soit disant mettent en valeur les fesses des demoiselles alors qu’au contraire il les abaisse et donc les dévalorise. En effet c’est un préjugé qu’il faut oublier. Sachez que taille basse est synonyme de fesse basse. Donc mesdames quand vous portez un pantalon, optez pour les pantalons tailles hautes, car ils vont souligner vos fesses et leur donner du rebondi, en suivant la courbe de votre corps. Et si vous avez de petites femmes et que vous souhaitez les mettre en valeur, alors choisissez des pantalons avec des poches plaquées au milieu de vos fesses, ça va leur donner un semblant de volume et les rendre plus grosses.

2. Avec une robe :

Lorsque vous souhaitez porter une robe, choisissez une robe qui va souligner la chute de vos reins. Il existe différents styles de robes appropriées. Tout d’abord la robe bustier, qui va faire ressortir la forme naturelle de votre corps dans la mesure où elle sert du haut en bas. Il est préférable de la choisir droite plutôt qu’évasée car une robe évasée va vous faire  paraître plus grosse. Ensuite vous pouvez opter pour une robe pull, c’est très tendance cet hiver avec une petite leggins. Et n’oubliez pas l’accessoire phare, la ceinture large mise très bas.

Et enfin si vous portez une jupe (de préférence droite), ou un pantalon taille haute, rentrer votre tee-shirt ou votre pull à l’intérieur de votre bas. C’est plus élégant et plus glamour.

Sachez que vous pouvez conserver votre ligne en consommant régulièrement de la pulpe de baobab

Boutique Biologiquement.comComment avoir de jolies fesses

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Africaine sexy et jolies fesses

Avoir de belles fesses, bien musclées, fermes et jolies à voir, c’est possible. Il vous suffit juste de pratiquer les conseils d’entretien et exercices que nous vous proposons ici.

S’il y a une partie du corps que l’on néglige souvent, c’est bien les fesses.
On les plaque ou on les serre dans des pantalons et des jupes qui ne leur laissent aucune possibilité de respirer. Mais ce n’est pas tout. Ceux qui travaillent, à longueur de journée dans les bureaux, les écrasent aussi de tout leur poids en s’asseyant dessus sans prendre le temps de se détendre en quittant leur siège de temps en temps. Idem pour les chauffeurs qui font de longs trajets ! Franchement, si les fesses pouvaient parler, elles diraient : «On est fatiguées !»

Alors, on va prendre de bonnes résolutions, afin de les ménager un peu, s’il vous plait.- Songez à les masser de temps en temps pour bien faire circuler le sang à l’intérieur, évacuer les tensions et les toxines qui leur confèrent une mauvaise mine.

– Après la douche à l’eau fraîche, de préférence, optez pour une bonne crème hydratante ou huile naturelle (karité,huile de baobab…)

– Une à deux fois par semaine, masques de beauté à l’argile et gommage sont exigés. Plus vous débarrasserez vos fesses des impuretés et mieux ce sera.

– Mettez-vous au sport aussi. La natation, par exemple, est excellente !

– Ayez l’habitude de prendre les marches des escaliers de votre immeuble matin et soir au minimum. La montée, surtout, est un excellent exercice. Alors, voilà une bonne raison pour ne plus prendre l’ascenseur. Au sol, à quatre pattes, agenouillez-vous en vous appuyant sur vos coudes.

– Autre exercice à faire si vous êtes assis (e):

Contractez les muscles fessiers et décontractez-les! Pour ceux qui n’ont pas bien compris, plaquez vos fesses l’une contre l’autre, de sorte à ne pas laisser d’espace au milieu (au niveau de la raie) pendant une ou deux minutes-les danseuses de mapouka le font très bien quand elles sont debout, immobiles, pratiquement et qu’elles jouent de leurs muscles fessiers.

– Au sol, à quatre pattes, agenouillez-vous en vous appuyant sur vos coudes. Inspirez et tendez une jambe en orientant le talon vers l’arrière. Expirez sur le mouvement, puis revenez à la position de départ. Et recommencez. A faire une vingtaine de fois minimum, tous les jours.

Source: S.Joyce, starducongo.com

Boutique Biologiquement.comLes astuces de stars pour paraitre dix ans de moins

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Elles ont la quarantaine passée, elles sont belles, pleines de vie et donnent l’impression de rester d’éternelles jeunes. Pour se maintenir et être toujours désirables, nos vedettes féminines ont de nombreux secrets. Nous avons fait une sélection, à vous de suivre ces recommandations pour rester dans le vent, à tout âge.

Faire du sport comme Wèrè Wèrè Liking

Les astuces de stars pour paraître dix ans de moins

Danse, vélo, marche, natation, footing…les vedettes ivoiriennes y vont à fond la caisse pour travailler leur physique. De toutes les façons, faire du sport permet de garder la ligne et un corps sain. Dépouillé de toutes les intoxications, l’organisme répond mieux aux exigences du temps.

 

 

 

 

Une africaine belle et sexy.

– S’habiller jeune comme Savan’ Alla ou Chantal Taiba

Exit les ensemble pagne-maxi aux coupes strictes. Exit aussi les tenues qui font un peu trop responsables. Vous voulez un coup de jeune ? Vite ! Changez votre garde-robe et osez les tenues teen-agers dans le style jean, chemise-pantalon, jupe assortie de hauts chic, décolletés …Vous pouvez même oser le port des robes. Misez aussi sur les couleurs vives, harmonieuses et suivez la mode…Mais pas trop quand même. Les minishorts qui montrent le ras des fesses ou les jupes un peu trop courtes, ça ne fait pas trop vous ! Les tenues trop voyantes, moulantes, hyper sexy sont aussi à bannir ainsi que les jupettes plissées, les hauts trop échancrés. Il faut savoir faire le mélange des genres et de l’âge ! Vous voulez faire jeune, mais faites-le sans excès. Soyez jeune et sexy, mais avec élégance et classe.

Belle et zen

– Zen comme MC Koissy

La jeunesse, ça se passe dans la tête ! Alors, ne paniquez pas. Dites-vous simplement que chaque jour qui passe est une occasion de vivre encore mieux qu’hier. Ne voyez pas la quarantaine ou la cinquantaine comme la fin de votre parcours féminin, même si la ménopause frappe à la porte ! Chaque tranche d’âge a son charme, ses valeurs, ses joies. A vous de vous organiser pour profiter de la vie, style Marie-Catherine Koissy qui ne fait pas du tout ses 45 ans. Il faut aussi garder le sourire comme Elisabeth Tanoh ! ça vous donnera de très belles rides à la longue.

Belle et naturelle

– Naturelle comme Antoinette Konan ou Tiane

Pour préserver son corps, il faut éviter les excès en tout genre du point de vue maquillage, coiffure, tenue vestimentaire…La journaliste Awa Ehoura fait le juste nécessaire sans s’encombrer. En ce qui concerne la coiffure, elle suit les conseils des spécialistes : plus on prend de l’âge, plus les cheveux doivent être assez courts. Il faut donc bannir les longs cheveux détachés, les coiffures avec beaucoup de volume, les franges sur le front. Privilégiez les coupes carrées, les dreads ou le court assorti de grandes boucles cerceaux qui donnent une allure jeune. Pour le maquillage, zappez les rouges à lèvres trop vifs, les crayons noirs épais qui durcissent les traits. Puis côté vêtement, misez sur la simplicité ! En somme, restez discrète dans votre façon de vous mettre en valeur.

– Surveiller l’alimentation comme Tina Glamour

Le secret de la chanteuse sexy, c’est une bonne alimentation. Tina glamour, la quarantaine passée, boit beaucoup d’eau au cours de la journée. Elle prend souvent du magnésium et évite de manger trop de viande rouge parce que ça donne la graisse et ça rend lourd. Son truc à elle, c’est plutôt le poisson.

Belle et énergique

– Soyez énergique comme Antoinette Allany

L’âge ne doit pas constituer un frein à la fougue ou à l’énergie. Et la chanteuse Antoinette Allany en est l’exemple le plus palpable. Elle a su développer, au fil du temps, une sacrée énergie qui fait d’elle une boule de feu sur scène et même en dehors ; tout en elle est chaud et show ! Peut-être la prochaine Tina Turner…africaine. Elle donne donc une vraie leçon de vie : ne jamais perdre ce tempo pour vieillir moins vite !

Boutique Biologiquement.comLe Prix Féminin «Afrologique»

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concours exclusivement réservé aux majeures
concours exclusivement réservé aux majeures

Le Prix Féminin «Afrologique»

Après le prix Mo’ Ibrahim récompensant le meilleur leader politique africain, qui n’a toujours pas de lauréat depuis 2 ans, une cinquantaine d’esthètes et mécènes afro ont décidé de réunir des fonds afin de consacrer la femme noire la plus authentique, lors d’un concours exceptionnel de beauté qui aura lieu à Adoua (Ethiopie) tous les deux ans. Il a fallu 3 ans environ pour atteindre cet objectif. Plus de 370 millions de dollars ont déjà été réunis pour organiser la première édition du prix « Afrologique ».

Il y a près d’un siècle, l’honorable MARCUS GARVEY déclara « J’apprendrai au Nègre à reconnaître sa beauté ».Le Negro World, organe de presse de son mouvement, l’ U.N.I.A (Universal Negro Improvement Association) faisait déjà la promotion de la beauté noire authentique, afin de lutter contre les complexes légués par l’esclavage et la colonisation. Toute publicité de produits éclaircissants, de défrisage et autres destinés à éloigner le Nègre de sa beauté originelle y était proscrite. Or, 70 ans après le décès du plus grand visionnaire Nègre de tous les temps, ce sujet demeure encore d’actualité, vu l’obsession d’un grand nombre de Nègres et négresses à vouloir se dénégrifier (syndrome de la peau sauvée oblige). Pour honorer sa mémoire et aider la négraille (expression empruntée à A. Césaire) à sortir de l’ornière, à partir du 4 août 2011, vingt sept boeings seront affrétés par diverses compagnies aériennes africaines et mis à la disposition des candidates au concours sur les quatre coins du monde. La finale aura lieu le 17 août 2011, date marquant le 124e anniversaire de la naissance de l’honorable MARCUS GARVEY. Mais avant d’effectuer le voyage, les candidates seront d’abord soumises à un test de sélection. Celles qui seront retenues se verront aussitôt attribuer un billet aller/retour en classe économique.

Voici quelques critères d’éligibilité :

Coiffures autorisées :

. Tresses (tous styles confondus),

. Coupe afro,

. Boule à zéro (ou crâne rasé),

. Cheveux coupés,

. Dreadlocks,

. Chignon (sans défrisage),

. Petites boulettes,

. Cheveux naturels,

. Perruques naturelles afro…

Voici quelques critères de recalage :

. Perruques non afro,

. Défrisage,

. Tissage,

. Cheveux colorés,

. Curling,

. Waves.

. Cheveux décrêpés,

. Pantalon taille basse,

. Anneaux sur le visage et la langue,

. Peau dépigmentée,

. Faux ongles,

. Faux accent (singerie),

. Produits de maquillage industriel (fond de teint, mascara, rouge à lèvres…),

. Tatouage…

Ce concours est exclusivement réservé aux Négresses majeures (tous teints et gabarits confondus, albinos inclus). Il est ouvert aux valides et non valides. Toutes celles qui voudraient y participer peuvent s’inscrire en laissant leurs nom, prénoms, âge, nationalité, lieu de résidence et coordonnées en guise de commentaire. Elles seront contactées dès le 9 décembre 2010, afin que leur soient indiquées les coordonnées du centre de sélection le plus proche. Il n’y aura aucun frais d’inscription. Par contre, toute candidate devrait maîtriser sa langue maternelle ou une autre langue de son pays d’origine (créole, lingala, bambara, swahili, yoruba, poular…) ou l’argot local pour les ressortissantes des pays où l’on ne parle que des langues coloniales. La lauréate de ce concours recevra un chèque d’1 million $ et séjournera pendant 10 jours dans les 52 Etats membres de l’Union Africaine. L’hébergement sera assuré par le meilleur palace de chaque Etat. 18 groupes hôteliers et 6 compagnies aériennes locales ont déjà accepté de sponsoriser cet événement singulier. Chaque Etat membre de l’U.A devrait verser 156 000 $ au Comité d’organisation. Sur 38 Etats contactés, plus de la moitié a répondu favorablement. Il n’y aura pas de prix pour les dauphines, l’objectif étant d’inciter les candidates à être le plus nègre possible, d’autant plus que les scarifications et autres signes ethniques seront considérés comme une plus value. 22 stylistes afro ont déjà été sélectionnés pour habiller les candidates. Les tenues leur seront offertes à la fin du concours. Le jury sera mixte et composé exclusivement des militants panafricains du monde entier (artistes, hommes de lettres, peintres, acteurs politiques et de la société civile, ouvriers). La date limite d’inscription est fixée au 30 novembre 2010. Au-delà de cette date toute demande de candidature sera systématiquement rejetée.

Faites circuler ce message, car il est urgent que la beauté originelle ressurgisse en chaque nègre. Le temps de la dépigmentation et des cheveux trafiqués est révolu. Tressez vos fillettes dès le berceau, afin de favoriser l’émergence d’une nouvelle race de Nègre décomplexée. Brisez vos chaînes mentales et jeter les à la mer, le 17 août 2010, nous allons célébrer ensemble la fin de la laideur. « Negro ! Be yourself ».

Ngombulu Ya Sangui Ya Mina Bantu LASCONY

Membre du comité d’organisation d’Afrologique

Conseils :

Préparez votre peau et votre corps avec le baobab et l’hibiscus dont les propriétés cosmétiques et thérapeutiques n’ont pas fini de nous surprendre.

Lisez nos articles sur le fruit du baobab “la pulpe de baobab comme cosmétique bio” et sur le bissap ” le bissap, pourquoi c’est su bon pour notre santé”

Boutique Biologiquement.comPeaux Noires en Danger

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La sombre réalité des produits éclaircissants
À l’ère où la tendance est à la peau dorée en toute saison ; cabines d’UV et autres techniques de bronzage ont le vent en poupe. Mais, méconnu du grand public, le phénomène inverse connaît un essor inquiétant chez les peaux noires. Les femmes noires sont de plus en plus nombreuses à user et abuser de produits à vocation éclaircissante. Ces produits sont pour certains interdits mais pourtant en vente libre. Tous sont hautement nocifs, responsables de cancers ou de diabète.

Le visage dissimulé, Maïmouna se confie à voix basse. Ce n’est qu’au fil de l’entretien, que la jeune femme accepte finalement de se dévoiler. Les marques sur son visage parlent d’elles-mêmes. Marbrures et taches purulentes attestent d’un usage quotidien de produits de dépigmentation, ces quatre dernières années. Elle confie avoir toujours eu conscience des risques encourus à vouloir dépigmenter son visage. « J’en ai profité maintenant je paie le prix ».

Cette tendance prend de l’ampleur en région parisienne. Selon un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), 1 femme sur 5 aurait recours à cette dépigmentation barbare. Une mort certaine vendue en petits pots, en toute impunité, dans les rues de Paris.

Un réseau en plein cœur de Paris

Alarmés par la recrudescence des cas, des collectifs de dermatologues ont tiré la sonnette d’alarme depuis la fin des années 80. Malgré les lésions graves et irréversibles imputables à ces produits, il est désarmant de facilité de s’en procurer. L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé classifie ces produits dans la catégorie cosmétique. De fait, ils échappent à toute réglementation émanant de l’Institut de Veille sanitaire (INVS). Ce flou administratif se traduit par une carence de rapport sur la question. Effectivement, ni les services de l’Afssaps ni ceux de la répression des fraudes ne savent à qui en référer.
Le Docteur Khadi Sy Bizet, dermatologue, déplore ce problème de fond : « L’ordre des pharmaciens n’est pas consulté quant au contenu de ces produits. La création d’une loi systématisant la vérification des ingrédients de tous produits, serait un premier pas vers l’éradication de ce fléau qui touche la femme noire. » Ces produits dangereux bénéficient de la difficulté de contrôle de leur nocivité, leur circulation légale ou pas en est facilitée.

Château Rouge dans le 18e, ce sont bel et bien des médicaments qui nous sont proposés. Effectivement, deux types de produits éclaircissants circulent sur le marché. Ceux de la première catégorie sont dits légaux, mais sont tout aussi agressifs. En réalité, il s’agit de médicaments à haute teneur en cortisone prescrits sous ordonnance, Habituellement utilisé dans le traitement de réactions allergiques. Le plus courant restant le Diprosone, pommade prescrite en cas d’eczéma. Entre deux voitures garées, une « vendeuse », tubes en main prodigue ses conseils pour une peau belle lisse et claire. « Tu mets ça sur ton visage, trois fois par jour, bien épais, tu verras. Dans 15 jours déjà tu seras moins noire »
Le second type de produits éclaircissants nécessite un peu plus d’insistance. Pour un résultat plus rapide ou pour un changement plus radical, les vendeuses finissent par nous indiquer quelques adresses. Dans ces boutiques de coiffure ou de maquillage ; on trouve aisément ces fameuses crèmes magiques. De type Carolight ou Clobetaderm ; ce sont ces produits qui font la hantise des dermatologues. Fortement dosés en hydroquinone, ces cosmétiques interdits font la fortune des commerçants. Pourtant, l’usage d’hydroquinone dans la fabrication cosmétique est interdit dans l’Union Européenne depuis février 2001.
Toujours à Paris, dans le quartier de Château d’Eau, l’achat en gros de ces produits n’est pas plus compliqué. Les magasins de beauté noire, à l’instar de MGC, HT26 ou Makari, y ont pignons sur rue. Les produits à base de cortisone tranquillement exposés en vitrines, les commerçants sont selon eux rarement inquiétés. Ils garantissent une fabrication métropolitaine et des produits révolutionnaires tous à base de plantes. Des crèmes aux plantes vertueuses fabriquées en France sont vantées par les responsables mais ce sont bien 110 000 crèmes à base d’hydroquinone, pour une valeur de 1 million d’euros, en provenance du Congo qui ont été saisis en juillet par les services de Répression des Fraudes.

La mort en vente libre

Si les dermatologues s’insurgent, rares sont les patients qui réalisent l’ampleur du danger. Ces crèmes à base d’hydroquinone ou de cortisones entraînent des affections qui dépassent bel et bien le simple cadre esthétique ou cutané. Entre idées fausses et vraies complications, le Docteur Khadi Sy Bizet, auteur du Livre de la beauté noire rétablit la vérité.
Ces substances réduisent l’épaisseur de l’épiderme. Rapidement la peau est aussi fine que du papier à cigarettes. Ainsi le passage de ces substances du derme vers l’organisme est facilité.
Par ailleurs, en cas de blessures ou d’opération la cicatrisation est quasi impossible du moins beaucoup plus longue que la normale. Sans oublier le développement de la pilosité faciale, de l’acné ou de vergetures irréversibles. Mais le plus dramatique reste que la peau devenue si fine est ultrasensible aux rayons du soleil. Provoquant plaies, brûlures et même cancers de la peau.
Par ailleurs des études cliniques menées en Afrique noires démontrent le lien de causalité entre les crèmes éclaircissantes à corticoïdes et la propension au diabète et l’hypertension chez la femme. Autre effet secondaire surprise, l’effet d’addiction. L’organisme est accoutumé à recevoir des doses régulières d’hormones corticoïdes. Les femmes qui souhaitent se sortir de ce cercle vicieux éprouvent une sensation de manque. Le Dr Khadi préconise un accompagnement médical pour se sevrer de ces crèmes et sortir du schéma de la dépigmentation au plus vite et à moindre mal.

Les racines d’un traumatisme post-colonial

Le phénomène de femmes noires prêtes à se dépigmenter est des plus complexes et dépasse le cadre de la mode et de l’esthétique. Quand bien même l’objectif relève de la beauté ou du paraître. Les tenants et aboutissants sont de l’ordre du bien-être ou en l’occurrence du mal-être.
Selon le Docteur Migerel, psychologue spécialisée dans la psychologie des communautés noires ; ce mal prend ces racines il y des siècles, à l’époque de la colonisation. La dépigmentation chez les patients noirs d’un profond traumatisme post-colonial. Dans l’inconscient, le colon, et sa peau blanche restent un modèle de supériorité.

A l’origine de ces maux des communautés noires, un complexe d’infériorité ancré dans l’histoire du continent africain. Effectivement, le Congo est l’un des pays africain où la colonisation fut particulièrement rude et brutal. Et c’est aussi un pays où les crèmes éclaircissantes rencontrent énormément de succès chez les hommes comme chez les femmes.
Le Docteur Migerel va plus loin et évoque la représentation chrétienne colportée par les colons. “Le christianisme a depuis une influence conséquente en Afrique. La représentation exclusivement blanche des figures de la bible a atteint l’inconscient des peuples noirs. Ce concept est conforté par le symbole des couleurs dans l’univers chrétien. L’opposition entre les ténèbres et les cieux, le clair et l’obscur. Concept où le noir s’oppose toujours à la pureté du blanc.”

Les interprétations sociologiques et historiques blâment un poids colonial dont les candidats à la dépigmentation ne se seraient pas affranchis. Il est certes plus facile d’y voir un simple effet de mode. Mais cette analyse n’est pas pour autant erronée. Directrice du Label Beauté Noire , Isabelle Mananga est agacée par l’expression « crème blanchissante ». Elle y voit de la coquetterie et non pas une imitation de la femme blanche. « Ces femmes, avant de vouloir éclaircir, veulent surtout unifier leur teint et non pas devenir blanche. » Au sein de son label ; elle lutte contre la commercialisation de crèmes toxiques et commercialise les cosmétiques adaptés aux problèmes des peaux noires. Mais elle tient à remettre les pendules à l’heure. « Cessons de stigmatiser ces femmes, elles sont malades. Psychologiquement et souvent physiquement. Cessons de les traiter en coupables, ce sont des victimes. Tout le monde ignore l’effet de dépendance de ces crèmes. Il faut plus que de la volonté pour ce sortir de ce cercle vicieux. Elles ont besoin d’aide pas de jugements de valeurs »

Sortir de ce cercle vicieux. Véritable parcours du combattant. Ces femmes repenties doivent supporter le sevrage. La sensation de manque mais aussi une peau qui réagit en régressant.
Pourtant, Fenda l’a traversé ce parcours. Entre sa première application et la dernière sa peau est passée par plusieurs carnations. Mais c’est surtout sa maturité qui a gravi les échelons.

source : topsantepeauxnoires.blogspot.com

Margaret François, Gaëlle Jotham & Koudiedji Sylla

Pour celles qui souhaitent arrêter et retrouver leur peau naturelle je leur conseille quelques recettes maison à base de plantes du pays telle que le bissap et le bouye.

Le bouye ou pain de singe: sa richesse en vitamines, minéraux, acides aminés en fait un excellent régénérant
Je vous laisse lire l’article complet sur le site “la pulpe de baobab comme cosmétique bio” :
Recette  : mélanger une quantité de poudre de bouye avec un peu d’eau pour obtenir une pâte ni trop liquide, ni trop épaisse. Enduisez votre corps, le visage aussi, et laissez pendant une quinzaine de minutes . Renouvelez l’opération 2 ou 3 fois par semaine. Votre peau retrouvera son teint naturel, sa souplesse et sa luminosité.
Le bissap lui est riche en mucilage,anthocyanes et acide de fruit .
Découvrez les intérêt cosmétique du bissap sur l’article qui lui est consacré sur le site ” le bissap, pourquoi c’est si bon pour notre santé”.
Recette : commencez par faire un macérât bien concentré, c’est à dire un jus mais sans sucre! Faite le à froid en laissant tremper toute la nuit pour préserver au mieux les qualités de la plante. Ensuite dans un bol au bain marie faite fondre deux parts de beurre de karité pur, très doucement, mettez y 1 parts de bissap et mélangez bien au fouet, ensuite enduisez vous le corps et le visage avec ce mélange le soir avant de vous coucher. 2 parts de karité pour 1 parts de bissap. Etant donné qu’il n’y a pas d’émulsifiant le mélange va se séparer, il vous suffit de le faire fondre à nouveau. Faites de petite quantité car le beurre ne va pas aimer être réchauffé plusieurs fois. Vous pouvez aussi choisir une huile liquide comme l’huile de baobab dont les propriétés restructurantes sont aussi intéressantes que le karité.

Boutique Biologiquement.com“Femme noire” Poème de Leopold Sedar Senghor

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“Femme noire” Poème de Leopold Sedar Senghor

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J’ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu’au coeur de l’Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l’éclair d’un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui faislyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d’Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire

A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.

Pour celles qui se sont égaré dans la dépigmentation et qui souhaitent arrêter et retrouver leur peau naturelle je leur conseille quelques recettes maison à base de plantes du pays telle que le bissap et le bouye.
Le bouye ou pain de singe: Sa richesse en vitamines, minéraux, acides aminés en fait un excellent régénérant
Je vous laisse lire l’article complet sur le site “la pulpe de baobab comme cosmétique bio” :
Recette  : mélanger une quantité de poudre de bouye avec un peu d’eau pour obtenir une pâte ni trop liquide, ni trop épaisse. Enduisez votre corps, le visage aussi, et laissez pendant une quinzaine de minutes . Renouvelez l’opération 2 ou 3 fois par semaine. Votre peau retrouvera son teint naturel, sa souplesse et sa luminosité.
Le bissap lui est riche en mucilage,anthocyanes et acide de fruit .
Découvrez les intérêt cosmétique du bissap sur l’article qui lui est consacré sur le site ” le bissap, pourquoi c’est si bon pour notre santé”.
Recette : commencez par faire un macérât bien concentré, c’est à dire un jus mais sans sucre! Faite le à froid en laissant tremper les fleurs toute la nuit pour préserver au mieux leurs qualités . Ensuite dans un bol au bain marie faite fondre deux parts de beurre de karité pur, très doucement, mettez y 1 parts de bissap et mélangez bien au fouet, ensuite enduisez vous le corps et le visage avec ce mélange le soir avant de vous coucher. Etant donné qu’il n’y a pas d’émulsifiant le mélange va se séparer, il vous suffit de le faire fondre à nouveau. Faites de petites quantités car le beurre ne va pas aimer être réchauffé plusieurs fois. Vous pouvez aussi choisir une huile liquide comme l’huile de baobab dont les propriétés restructurantes sont aussi intéressantes que le karité.

Boutique Biologiquement.comLes bantu Knots

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Le Bantu Knots (noeud Bantou, du nom des peuples africains de type négroïde) est une coiffure africaine traditionnelle qui consiste à séparer les cheveux en petites portions et à réaliser enrouler la mèche sur elle-même après l’avoir twistée afin d’abtenir un petit noeud en relief.

Petite video de démonstration :

Bantu knots : technique de réalisation

Technique de réalisation suite

L’huile de baobab est reputée pour le soin et l’hydratation des cheveux . N’hésitez pas à l’essayer, l’hiver qui arrive est la pire saison pour nos cheveux, il faut donc bien les nourrir et les protéger .

Boutique Biologiquement.com3 conseils pour les peaux noires et métisses

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Pour les peaux noires et métissées, on a souvent tendance à vouloir utiliser des crèmes éclaircissantes (pour la plupart à base d’hydroquinone). Mais il faut savoir que ces crèmes fragilisent et rendent la peau beaucoup plus fine. Il est donc préférable d’éviter d’utiliser ce genre de crème.

Sachez tout de même que vous pouvez obtenir un très bon teint lumineux sans devoir pour autant l’éclaircir. Il existe plusieurs solutions afin d’éviter que votre peau soit terne ou pigmentée.

Premièrement, ne pas choisir les produits à base d’alcool. Car se sont des produits qui sont beaucoup trop agressifs pour une peau qui fragile. Privilégiez les produits pour la peau sensible, surtout si votre peau est sèche.

Deuxièmement, il est conseillé de faire un gommage du visage au moins une fois par semaine, et ce de préférence le soir.

Démaquillez-vous quotidiennement avec douceur, si vous vous maquillez tous les jours. Utilisez des produits spécifiques pour le démaquillage : lait démaquillants, lotions, lingettes etc.… Ne surtout pas vous démaquillez à base d’eau pure uniquement.

Le matin, appliquer une crème hydratante après avoir nettoyé votre peau. Aujourd’hui, une large gamme de soins de la peau sont spécifiquement conçus pour les besoins de la peau noire.
Une fois hydraté, utilisez un maquillage spécifique à votre peau. Par contre éviter d’utiliser les crèmes pour les peaux blanches qui sont inadaptées et souvent trop grasse.

Enfin, pensez à faire des cures de soins aux acides de fruits pendant une, deux ou trois semaines maximum (pour éviter un phénomène d’accoutumance).
Les acides de fruits sont connus pour donner de l’éclat à la peau, de la douceur et de la netteté. Pendant cette période de cure, vous n’aurez pas besoin de faire de gommage.

Saviez vous que le bissap est riche en acide de fruit, c’est donc un allié incontournable pour une peau douce et éclatante.

 

Boutique Biologiquement.comLe Baobab fou de Ken Bugul

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Le Baobab fou de Ken Bugul

Incapable de comprendre pourquoi elle a été arrachée à sa mère, Ken Bugul se persuade que ‘personne ne veut d’elle’. Le sentiment d’être rejetée, qui domine toute son enfance, est exacerbé par les rencontres qu’elle fait au cours de son adolescence. Lors de son arrivée en Belgique, elle découvre que l’Europe n’est pas à l’image du monde ouvert et accueillant qu’elle avait imaginé. Privée d’idéal et de points de repères, Ken Bugul se laisse alors glisser sur la pente de la déchéance…
Dans les années 50 au Sénégal, dans le Ndoucoumane, une petite fille en mal de mère grandit a l’ombre d’un baobab séculaire. Petite dernière, un peu en marge, elle découvre l’école française, comme un chemin de traverse qui va la mener aux études supérieures et au grand départ pour le « Nord référentiel, le Nord Terre promise ».En Belgique, c’est le choc, le désarroi,les mille et une expériences et la découverte que ce Nord des promesses est aussi celui des allusions et des illusions.
Drogue, sexe, prostitution: un récit de vie et une publication par lesquels – il y a 27 ans déjà – le scandale arrive! Mais force est de constater que depuis, Le Baobab fou n’a pas pris une ride! Sans doute parce que les réflexions qu’il soulevait, avec la franchise qui caractérise l’auteur, étaient des plus profondes: introspection fine a la recherche de soi et en quête d’appartenance, le portrait de la narratrice Ken Bugul pose aussi la question des conditions du dialogue et de la fraternité et dessine les rapports particuliers qu’entretient avec le Sud un Occident en plein désarroi qui reclame « sa part d’exotisme et de culpabilité». Des questions toujours d’actualité pour un livre fondateur et qui contient en germe toutes les réflexions des ouvrages à venir; une réédition qui permet aussi de redécouvrir la beauté d’une écriture réussissant l’équilibre précaire entre témoignage « choc » et transparence lumineuse des paysages d’enfance.
Incapable de comprendre pourquoi elle a été arrachée à sa mère, Ken Bugul se persuade que ‘personne ne veut d’elle’. Le sentiment d’être rejetée, qui domine toute son enfance, est exacerbé par les rencontres qu’elle fait au cours de son adolescence. Lors de son arrivée en Belgique, elle découvre que l’Europe n’est pas à l’image du monde ouvert et accueillant qu’elle avait imaginé. Privée d’idéal et de points de repères, Ken Bugul se laisse alors glisser sur la pente de la déchéance…
Dans les années 50 au Sénégal, dans le Ndoucoumane, une petite fille en mal de mère grandit a l’ombre d’un baobab séculaire. Petite dernière, un peu en marge, elle découvre l’école française, comme un chemin de traverse qui va la mener aux études supérieures et au grand départ pour le « Nord référentiel, le Nord Terre promise ».En Belgique, c’est le choc, le désarroi,les mille et une expériences et la découverte que ce Nord des promesses est aussi celui des allusions et des illusions.Drogue, sexe, prostitution: un récit de vie et une publication par lesquels – il y a 27 ans déjà – le scandale arrive! Mais force est de constater que depuis, Le Baobab fou n’a pas pris une ride! Sans doute parce que les réflexions qu’il soulevait, avec la franchise qui caractérise l’auteur, étaient des plus profondes: introspection fine a la recherche de soi et en quête d’appartenance, le portrait de la narratrice Ken Bugul pose aussi la question des conditions du dialogue et de la fraternité et dessine les rapports particuliers qu’entretient avec le Sud un Occident en plein désarroi qui reclame « sa part d’exotisme et de culpabilité». Des questions toujours d’actualité pour un livre fondateur et qui contient en germe toutes les réflexions des ouvrages à venir; une réédition qui permet aussi de redécouvrir la beauté d’une écriture réussissant l’équilibre précaire entre témoignage « choc » et transparence lumineuse des paysages d’enfance.