Boutique Biologiquement.comLE “TAXAN BINNE”, UNE VIELLE RECETTE SONINKÉ À BASE DE FEUILLES DE BAOBAB

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Il y a des plats dans le patrimoine culinaire soninké qui sont aujourd’hui en voie de disparition. Le “Taxan Binne” (lire : Takhan binné) fait partie de ceux-là.

C’est un plat que les anciens apprécient, tant il est sain et bon pour la santé (pas de cholestérol).

Le “Taxaye” (en poudre) est en fait des feuilles de l’arbre Baobab (Kiide en Soninké – lire Kiidé) séchées et transformées en poudre. La feuille de baobab serait riche en protéines et en sels minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium, manganèse, phosphore, zinc, etc). L’arbre Baobab, appelé arbre pharmacien, est connu pour ses vertus et très utilisé en médecine traditionnelle africaine. Son fruit appelé aussi “pain de singe” (kiide en soninké) serait très bon pour la santé. C’est un arbre mythique en Afrique. Certains pays comme le Sénégal en ont même fait leur symbôle. Mais aujourd’hui cet arbre est en voie de disparition et ses feuilles, fruits sont rarement consommés de nos jours, en Afrique. Mais, les occidentaux, eux, ont compris l’intérêt de cette plante et une industrie est en train de se mettre en place autour de cet arbre.

Feuilles de Boabab antioxydant naturel puissant
Feuilles de Boabab antioxydant naturel puissant

Ingrédients:
– Taxaye en poudre
– Poisson frais
– Poisson séché ou fumé
– Farine de maïs ou de mil
– ail
– oignon (de préférence de l’oignon séché, à défaut, de l’oignon frais)
– du piment africain (ou antillais – piment lampion)
– de l’aubergine africaine

Préparation de la Pâte :
– Mettre la farine de maïs ou de mil de l’eau froide et mélanger
– Faire bouillir de l’eau
– Mettre le mélange de la farine obtenue dans l’eau bouillante sur le feu et mélanger.
– Si le mélange est trop liquide, rajouter encore de la farine jusqu’à obtenir une pâte.
– Mélanger de temps en temps jusqu’à cuisson complète.
– Certains rajoutent du sel dans cette pâte, mais, de préference, ne pas mettre de sel

Préparation de la Sauce :
– Faire bouillir de l’eau
– Plonger le poisson frais dans l’eau bouillante sur le feu et le retirer lorsqu’il est cuit
– Après avoir retiré le poisson cuit de l’eau bouillante sur le feu, mettre le poisson séché (ou fumé) (sans arêtes) , l’ail coupé en petits morceaux, l’oignon coupé en petits morceaux, le piment , l’aubergine africaine.
– Laisser le tout bouillir dans l’eau. Pendant ce temps-là, désosser le poisson afin de lui enlever les arêtes.
– Lorsque l’aubergine africaine est cuite, la retirer de la cuisson. Retirer aussi le piment.
– Rajouter la farine de “Taxaye” dans l’eau bouillante sur le feu et mélanger. Rajouter du sel selon la convenance (attention, en général, le poisson séché contient aussi du sel).
– Laisser cuire pendant 15 minutes environ en fonction de la quantité d’eau et mélanger de temps en temps jusqu’à la cuisson complète.
– Couper en morceaux le poisson désossé et le rajouter dans la cuisson, puis mélanger.

 

Boutique Biologiquement.comLa régénération du baobab

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Jeune semis de baobab

Lorsque les fruits sont bien mur, les bourrasques de vent parviennent à les faire tomber (baobab).

S’ils ne se cassent pas pendant leur chute les termites finissent par les ouvrir, libérant ainsi la pulpe et ses graines. Ensuite de nombreux animaux vont transporter les graines loin des arbres, il y a les singes, les écureuils, les rats, le bétail, les éléphants, les oiseaux,…. Les fruits sont aussi consommés et dispersés par les hommes qui en apprécient ses qualités gustatives et thérapeutiques.

Les fruits peuvent aussi être dispersés par les eaux, eau de pluie, eau des fleuves, qui conduisent un moment ou un autre à la mer.

Le baobab africain ( Adansonia Digitata) étant caractéristique des forêts d’épineux et des savanes, des craintes ont été exprimées suite aux nombreuses sécheresses qu’a subit l’Afrique sub-saharienne. Ces sécheresses successives nuisent à la régénération naturelle des baobabs. Les sécheresses entrainent aussi de nombreux feux de brousse qui stoppent la croissance de jeunes plants. Tout aussi important est la tendance à éliminer les baobabs quand ceux-ci se trouvent à proximité des zones de production de coton et de cacao parce que le baobab est connu pour être un hôte alternatif pour les organismes nuisibles qui affectent ces cultures. En Afrique de l’Est, la diminution des populations de baobab a été considérée comme le résultat d’une augmentation de la quantité d’éléphants dans les parcs nationaux.

On sait étonnamment peu de choses sur les taux de régénération naturelle, mais à une grande échelle ce pourrait être parce que les semis ne sont pas facilement reconnus, car il manque à l’évidence ses feuilles facilement reconnaissables et son tronc gonflé si caractéristique. En outre l’association des baobabs avec les parcs d’élevage ou de savane est une association volontaire en raison de l’utilisation des feuilles de baobab pour le pâturage. Mais le bétail n’est pas regardant, il mange aussi bien le fourrage qu’on lui donne que les jeunes pousses bien tendres qu’il trouve.

Pour les raisons ci-dessus, de nombreuses populations de baobab sont à proximité des villages en tant que vestiges des anciens modes de peuplement humain. Toutes les parties du baobab étant fortement appréciées des populations villageoises, dans le passé, certains groupes ethniques au Mali comme les Dogons, Kagolo et Bambara ponctionnaient des boutures dans la nature pour reboiser les abords de leurs villages.
Par exemple le peuple Dogon plantait des plants de baobab près de leurs toilettes afin de recevoir les eaux usées et permettre ainsi une meilleure croissance des baobabs et une production plus abondante de feuilles.

Dans des conditions naturelles le taux de germination des graines est généralement inférieur à 20% (Danthu et al. 1995). En outre, les plantes régénérées doivent être protégés contre les animaux errants pendant la saison sèche sous peine d’être mangé. Des tressages à base de matériaux naturels assurent cette protection indispensable.

De plus en plus les populations perçoivent l’intérêt de protéger les baobabs et de faciliter leur croissance. L’exploitation du baobab serait une grande opportunité financière pour les villageois. Car de son fruit on tire une pulpe aux propriétés nutritives et antioxydantes qui séduit de plus en plus l’occident, l’ huile extraite de ses graines ravie les amateurs de cosmétique naturelle et la farine issu de la transformation des graines est riche en protéine.

Vous pouvez acheter sur ce site des jeunes plants de baobab originaires du Sénégal et issu du commerce équitable.

Un baobab à la maison

Boutique Biologiquement.comUsages traditionnels et thérapeutiques du baobab

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Partout en Afrique, les différentes parties du baobab – racines, tronc, écorce, feuilles, pulpe, graines – sont exploitées à des fins thérapeutiques, nutritionnelles et dans la pharmacopée traditionnelle africaine où le baobab entre dans la préparation de nombreux remèdes, tout particulièrement pour les problèmes digestifs mais aussi pour ses vertus anti-inflammatoires.

Ses feuilles ont des vertus médicinales éprouvées : on y trouve de la gomme et du mucilage, très efficaces pour lutter contre la dysenterie. Elles sont diurétiques, diaphorétiques, toniques et généralement utilisées contre la fièvre, la diarrhée, la dysenterie, les coliques, le lumbago ou l’ophtalmie, le ver de Guinée, les infections urinaires. Leur efficacité dans le traitement de l’asthme est aussi prouvée. Les écorces fébrifuges traiteraient le paludisme, l’inflammation du tube digestif, la carie dentaire, le rachitisme, l’anorexie et le lumbago. Les racines fortifiantes sont indiquées dans le traitement du paludisme. La pulpe du fruit cicatrisante et fortifiant pour l’enfant, traiterait la diarrhée, la dysenterie, l’inflammation de l’intestin et du foie. Les fibres rouges emménagogues sont utilisées pour traiter l’aménorrhée chez la femme. Les graines galactagogues sont considérées comme remèdes dans le traitement de la carie dentaire, la gingivite, le paludisme, la rougeole et la gastrite. La sève est indiquée pour stopper la carie dentaire. La gomme utilisée comme désinfectant pour les blessures, demeure efficace dans le traitement des maux de dents.

Boutique Biologiquement.comUn universitaire souligne l’efficacité pharmacologique de certaines plantes africaines

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Dakar, 15 oct (APS) – Le professeur Lamine Guèye, enseignant à la faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop, a vanté l’efficacité ‘’pharmacologique’’ de certaines plantes africaines comme le baobab utilisé contre les maladies diarrhéiques et le bissap contre la fatigue.

’’L’efficacité pharmacologique de certaines plantes africaines n’est plus à démontrer. C’est l’expérience de milliers d’années en Afrique. Les fruits du baobab sont utilisés contre les diarrhées et le bissap contre la fatigue’’, a-t-il dit lors d’une conférence organisée par le comité du colloque international sur ‘’les plantes alimentaires, médicinales et cosmétiques en zone sahélienne’’.
Cependant, a-t-il souligné, il y a des choses qui sont scientifiques, ce sont les doses. ’’Il faut savoir à quelle dose le produit utilisé est bon pour la diarrhée et à quelle dose il devient toxique pour l’organisme’’, a poursuivi l’enseignant.
‘’Il y’a une différence entre une plante qui calme les signes et une plante qui soigne’’ a-t-il indiqué, ajoutant que les tradipraticiens, pour soigner les troubles sexuels, donnent des plantes qui dilatent les vaisseaux sanguins des patients. ’’Mais cela ne veut pas dire qu’on a traité leur problème’’, a-t-il dit.
Le directeur de l’Université mixte internationale (UMI) et président du conseil scientifique du Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS), Gilles Boetsch, a pour sa part estimé que ‘’les relations entre l’homme et la plante sont beaucoup plus compliquées que les relations entre l’homme et l’animal’’.
Il a dit qu’il est ’’nécessaire de faire parler tous les spécialistes dans d’autres domaines’’.
L’enseignant d’écologie végétale à la faculté des sciences et techniques de l’UCAD, Aliou Guissé, lui, a insisté sur la valeur alimentaire de certaines plantes de cueillette.
’’Les plantes de cueillette permettent de compenser beaucoup de déficit sur la plan nutritionnnel.Certains fruits qui apparaissent pendant les périodes de soudure sont très riches en vitamines’’ a-t-il expliqué.
Le colloque sur ‘’les plantes alimentaires, médicinales et cosmétiques en zone sahélienne’’, prévu du 20 au 22 octobre à l’UCAD, verra la participation de médecins, de biologistes, de sociologues, d’anthropologues et de tradipraticiens.
L’objectif général de ce colloque international est ‘’de réunir des représentants de la communauté scientifique internationale et interdisciplinaire pour contribuer à la valorisation des espèces végétales dans la zone sahélienne’’ souligne un document remis à la presses.
Il s’agira également de partager les connaissances disponibles sur les espèces végétales potentielles et leurs usages et d’affiner les techniques et les expériences.

 

Boutique Biologiquement.comAspects nutritionnels et économique du Baobab

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Le Baobab est un arbre qui s’avère très utile pour l’homme :

  • Ses feuilles sont transformées en poudre dont l’intérêt peut être alimentaire ou cosmétique .
  • Les graines se consomment grillées en substitut du café, réduites en poudre comme farine ou alors pressées, on en obtient une huile d’une grande qualité, riches en phosphate, elles sont aussi utilisées pour la fabrication de savon et d’engrais.
  • Son écorce offre des fibres très solides pour confectionner des cordes.
  • Les jeunes pousses et les racines des jeunes plants sont consommées comme des asperges.
  • La pulpe des fruits frais ou séchée, riche en oligoéléments et vitamines) est utilisée pour la confection de boissons. Il faut dire que la pulpe du fruit de cet arbre africain renferme trois fois plus de calcium (380 mg/100g) que le lait ainsi que 300 mg de vitamine C pour 100g (contre 50 mg pour les oranges). Sa capacité antioxydant flirte avec celle du jus de raisin. Elle contientquatre fois plus d’énergie que la banane : 387 kcal pour 100g (contre 87 kcal).

Au Sénégal, la poudre de feuilles de baobab séchées ou « laalo », riches en calcium et en fer, est incorporée aux céréales ou aux sauces, notamment lors de la préparation du couscous de mil.

A Dakar, la glace au « pain de singe », le nom donné à la pulpe blanchâtre entourant les graines du fruit de baobab, fait fureur. Conditionnée en poudre, la pulpe est utilisée comme arôme dans les pâtisseries, comme complément alimentaire pour les femmes enceintes et comme médicament antifièvre. Enfin, dans certaines parties d’Afrique, la pulpe de baobab est brûlée pour fumiger les insectes qui parasitent le bétail domestique. Les écorces servent à la fabrication de corde d’instrument de musique, cordages, liens, filets, nattes, teinture rouge.

Ce nouveau commerce pourrait créer plusieurs milliers de nouveaux emplois.

Feuilles, pulpe et graines de Baobab

Toutes ces ponctions peuvent être effectuée sans jamais nuire à l’espérance de vie de l’arbre. Bien que l’activité pastoral peut amener des problème car les troupeaux mangent les jeunes plants et se nourrissent des feuilles quand la saison des pluies se fait trop attendre. Mais ce problème est en phase d’être résolu depuis que les populations ont compris l’intérêt économique du baobab . Le baobab a aussi été préservé de la déforestation  massive que subi la zone soudano sahélienne, c’est du en  partie à son bois spongieux qui ne brûle pas et qui ne flotte pas. Mais il doit aussi sa protection à l’aura sacrée qui l’entoure . Depuis peu une technique de greffage a été mise au point au Mali qui permet la production de fruit dès la troisième année.

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